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Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mars 2008
C'est une jeune femme qui vient de subir un licenciement et qui va éprouver toutes les peines pour retrouver un nouvel emploi. C'est cette femme si solitaire, si renfermée qui n'y va jamais par quatre chemins. C'est cette femme tourmentée familialement, dans l'impossibilité d'aimer tant qu'elle n'aura pas trouvé un job. C'est cette femme qui rêverait d'une vie conventionnelle. C'est cette femme qui société contre elle, est prête à tout pour s'en sortir, quitte à balancer son meilleur ami de ses fraudes. C'est cette femme qui jamais ne pourra se relever tant qu'on ne le fera pas pour elle. Cette fois-çi les frères Dardenne abusent de la caméra épaule pour nous immiscer dans le quotidien de cette femme, qui par moment se révèle moins accrocheur car redondant. Mais "Rosetta" est tout de même un bon film, social, qui défend les problèmes de l'emploi. Brillant!
Drame social, ce film a reçu une Palme d'or à Cannes en 1999. En le voyant, je comprends facilement pourquoi. Malgré de petites longueurs ici et là qui ne gênent pas l'avancée du récit, Rosetta nous captive du début à la fin. Il nous fait entrer dans la vie de cette adolescente nommée Rosetta, qui vit dans un vieux mobil-home avec sa mère alcoolique et dépressive. Rosetta ne veut pas finir comme sa mère et fait tout ce qu'elle peut pour trouver un emploi. Elle a parfois des crises, et ses réactions peuvent être violentes. Elle se démène comme elle peut pour joindre les deux bouts. Elle finira par rencontrer un garçon, mais leur relation tournera au vinaigre... J'ai trouvé la réalisation intéressante, malgré le manque de moyens évident. Je crois d'ailleurs que c'est ce que j'ai aimé dans ce film : son côté artisanal, presque à la façon d'un documentaire, qui nous fait vraiment entrer dans l'intimité de Rosetta. Une réalisation avec un gros budget pour parler de précarité n'aurait pas eu le même impact, car il y aurait eu trop de distance entre la réalisation et le sujet traité. Pour finir, mention spéciale à l'actrice principale qui est à fond dans son personnage.
Palme d'or à Cannes en 1999, Rosetta des frères Dardenne ne manque pas de qualités : l'interprétation de Emilie Dequenne notamment est remarquable. Cependant ce drame social peine à convaincre, tant il fait preuve de misérabilisme. Les situations désespérantes s'enchaînent en effet de manière systématique et parfois grossière, si bien que l'on reste un peu à l'extérieur du film.
acteurs pas du tout crédibles, on n'y croit pas une seconde, surtout la mère de rosetta complétement négligée, une étoile pour l'intention du film qui aurait pu se concrétiser dans un film dur mais réaliste à la bruno Dumont, ici c'est exagéré du début à la fin: rosetta souffle comme une vache du début à la fin même quand il n'y a pas lieu de s'essoufler, bref du gros n'importe quoi en revanche "l'enfant" des frères dardenne beaucoup plus sobre est bien mieux réussi ici la palme d'or n'est offerte que parce que les film met en scène des gens dans la misère ce qui plait toujours aux riches jurés qui ont ainsi l'occasion de tenter de démontrer leur sensibilité à ces problématiques sans trop s'engager car finalement le message politique ou même social du film est inexistant.
Un drame social glacé qui prend véritablement aux tripes. Des scènes d'un réalisme et d'une force hors du commun encore accentuées par la technique caméra à l'épaule et la mise en scène minimaliste. Emilie Dequenne est incroyable, profonde et mature. Une grande Palme d'Or puissante et, à mon sens, justifiée.
J'écris cette critique pendant que le regarde a la tv tellement je m'ennuie . C'est nul c'est mou , aucun scénario, dialogue nulle décor nul histoire nulle, absolument rien ne va je peux pas dire mieux, ça a été littéralement un calvaire. Une palme d'or pour ça , et bin punaise ça pique .
Palme d'or à Cannes, Rosetta est un film particulier, dont la forme et l'histoire ne plaira pas à tout le monde. Tout d'abord les réalisateurs ont choisi de filmer leur héroïne avec une caméra à l'épaule, peut-être par souci de réalisme. Cela donne un rendu assez moyen, le début étant vraiment peu lisible avec ces personnages qui bougent beaucoup, mais cela s'améliore par la suite. En ce qui concerne le parcours de Rosetta, il est extrêmement dur mais montré sans misérabilisme. Elle ne se lamente pas sur son sort, se bat pour trouver un travail stable et aider sa mère alcoolique, qu'il faut surveiller comme on surveille un bébé. Il est intéressant de montrer des gens réellement pauvres (les deux femmes vivent dans une caravane) qui se heurtent à l'impossibilité de trouver un travail, et ce malgré toute la volonté qu'elles peuvent y mettre. Le film dégage un grand sentiment d'injustice, d'autant plus que Rosetta devra subir la tentation du vol, du travail au noir et de la délation. Elle finira par céder à l'une des trois, et on comprend parfaitement son geste puisqu'on a vu tout ce qu'elle a vécu. Le film présente beaucoup d'idées de mise en scènes (les clients de la baraque à gauffre) et est servi d'excellents acteurs : Émilie Dequenne crève l'écran tant son personnage est fort et son jeu juste. Contrairement à ce qu'il pourrait laisser penser, Rosetta n'est pas un film déprimant, il montre au contraire tout l'espoir de cette jeune fille qui veut s'en sortir.
La palme d'or attribuée à rosetta paraît extrèmement généreuse voire pas méritée du tout au premier abord. Néanmoins après revisionnage de ce film , celui-çi semble se bonifier en partie grâce à un style se rapprochant du dogme danois finalement, à savoir absolument aucune sorte d'artifice. Ce style est bien plus complexe à mettre en oeuvre qu'il n'y paraît , et si les dardenne y excelle, c'est avant tout grâce à une direction d'acteur franchement exceptionnel. Sans cette capacité , ce style de film devient tout simplement d'un ridicule inégalé , et théatral au possible. La toute jeune emilie dequenne , non-professionnelle au moment du tournage de ce film, y est admirable de sincérité , avouons le , et suivre ses pérégrinations est loin d'être désagréable,malgré les passages pouvant sembler totalement inutile, et par conséquent, particulièrement ennuyeux .
La rage ! L’image bouge, secoue, défile, arrache une moitié de visage, des bribes de murs sales écaillés, une route grise, les caravanes en panne de voyage... Les Dardennes ne tournent pas pour les premiers rangs de la salle de cinéma… Pour apprécier le film, le comprendre, il faut prendre du recul… La rage. Courir. Chercher ! Pas de temps, pas de pause ! La société en offre t’elle à Rosetta ? De stage en stage avec à la clé un retour à « la dalle », jours de faim, jours d’errance, jours de quête d’un « vrai » travail… Rosetta est un Charlot qui n’amuse pas disent génialement les Dardennes ! Quand on est condamné à crever la bouche ouverte, rigole-t-on ? L’urgence ? Survivre et soutenir cette mère qui a déjà largué les amarres… qui picole et qui baise avec le premier venu pour survivre. Rosetta veut relever sa mère : elle l’engueule, l’épie. « Je »… « tu »… La nuit parfois elle voudrait dialoguer avec elle… Mais elle n’a que ses quelques mots, aucune possibilité d’exprimer son désir… « J’ai un travail » « tu as un travail »… Courir, solliciter, quémander. La rage, encore la rage… Ne pas être pris au piège comme un poison… Ne pas s’enliser, se noyer ! Obsession qui aliène la perception des autres ! Comment s’en sortir quand il faut chaque jour réenfiler les bottes du ghetto ! L’humiliation génère l’injustice… Voit-elle Riquet ? Lui tendra t’il/elle la perche ? Lui il est à ses côtés… aussi pauvre en mots qu’elle l’est ! Trahison ! La rage encore la rage… Le remord confondu avec les vrombissements d’une mobylette que ne masquent pas quelques demi-sourires commerciaux… Retour. Les bottes. La mère est encore là, écroulée ! Il faut la trainer… La rage fait place au désespoir. Stop le boulot ! Sifflement du gaz dans la caravane. Mais la bouteille de gaz est vide ! Vite en finir, aller en chercher une nouvelle… Calvaire … La chute. Les pleurs.………Enfin! Et puis une main tendue ! Film improbable et totalement nécessaire! Ici le mot "génie" n'est pas galvaudé!
L'arnaque scénaristique 100 % décomplexée. Bien emballé dans le moule ultra cliché du film """réaliste""" (pas de musique, décor naturel, lumière plate, caméra au poing, etc.), le film déroule le scénario d'un court-métrage - comprenant 5 scènes "choc" de 4 mn - sur 1 H 30. Par quel miracle ? En filmant toutes les actions sans intérêt de manière complète et avec force détails. Je range l'argent dans la caisse de ma boutique - 1 mn 30 - Je me fais des oeufs à la coque - 5 mn - Je ferme ma boutique - 2 mn 30 - etc, etc,. Et quand on n'a plus d'idées, l'héroïne se balade d'un point A à un point B, avec à chaque fois le trajet complet ! Palme d'Or, sérieusement ???
Le film pour les critiques par excellence ! Les frères Dardennes se moquent des spectateurs: si ils s'ennuient, ce n'est pas grave, de toute façon, ils n'oseront pas l'avouer pour ne pas passer pour des idiots. Car Rosetta est dans la catégorie film d'auteur, donc soit disant intelligent... Si le film Rosetta est sans intérêt, l'analyse de sa notoriété auprès des jurys Cannois est enrichissante: A mon avis, le jury s'est d'abord sentit tolérant vis-à-vis de la misère humaine en supportant ces affreuses images de pauvreté; ensuite leur ego a été flatté car Rosetta se bat pour s'insérer dans la société, c'est-à-dire devenir comme eux, et elle n'y arrive pas (c'est donc pas évident et ils ont du mérite). Si Rosetta avait été une clocharde qui refuse d'entrer dans le moule social, le film n'aurait pas été encensé... Ce film n'est donc qu'un infâme navet dont la morale nauséabonde est la suivante: Les pauvres, les SDFs, les clochards, battez vous pour devenir comme nous et s'ils vous plait souffrez en silence.
Rosetta en gros plan, toujours, comme si elle ne pouvait pas voir d'avenir, comme si il n'y avait aucun horizon. Une jeune fille qui n'exprime aucune émotion, sauf à la toute fin du film, comme une note d'espoir. C'est gris, c'est triste. Le décor oscille entre ville et nature à l'abandon. Et toujours ce coin de mur : on ne sait pas ce qu'il va se passer derrière, chaque minute est une inconnue.
Pour regarder le cinéma misérabiliste de frères Darden il faut être armé d'un moral d'acier,car ce que montre de la société ces deux réalisateurs et le plus sombre des conditions de vie que peu connaitre l'homme. Subir les films des frères Darden affect considérablement le moral,tout est noir et sans espoir.
Bon, je mets d'entrée de jeu des gants : j'ai vu ce film à sa sortie, je l'ai pas revisionné depuis, et peut être qu'avec un oeil neuf, je l'appréhenderais différemment. En tout cas, je m'en souviens, comme d'une oeuvre assez complaisante et misérabiliste, une palme d'or un peu tristounette, un enfant surestimé de plus des frères Dardenne. Une fois n'est pas coutume, un film suicide pour le public, démagoque pour les critiques.