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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
C'est filmé à la Lars von Trier, et par conséquent, ça vous donne le mal de mer. Pour la Palme d'or, c'est franchement du snobisme culturel. A voir juste pour la prestation d'Emilie Dequenne.
Dites moi que c'est une blague ! Ce film a reçu la palme d'or à Cannes ? Dans ce cas, je ne comprends plus le mot "cinéma". Ce côté néo néo réalisme donne un côté original dans le sens où on a l'impression que c'est montré, et non filmé. On nous fait croire qu'il n'y a pas de mise en scène, pas de montage ou de raccord. Mais voilà, c'est ça le problème, au début, ça fait un peu mal à la tête, voire beaucoup, ça tremble sans arrêt, on ne voit pas très bien les événements. Ensuite, ça donne un côté sympa, on est vraiment à côté de Rosetta, donc on est au coeur de l'action. Mais ce côté sympa dure que quelques minutes, parce qu'après, j'avais envie d'arreter. On nous montre sans arrêt la même chose, au niveau de l'histoire c'est un cycle, les événements se répètent, comme si on nous montrait le quotidien de Rosetta. Au niveau des plans, toujours la même chose, les gros plans sur Rosetta, à aucun moment, on peut voir 2 mètres plus loin que Rosetta. Cela me donnait l'impression d'être complétement enfermé. Peut-être les frères Dardenne ont voulu nous dire que Rosetta était enfermée dans une vie qu'elle ne pouvait s'échapper. Pour finir, je dirai que ce film ne m'a pas vraiment passionné, ni dans l'histoire, ni dans la mise en scène.
le misérabilisme et le pessimisme se retrouvent à travers le personnage de la mère, et du gardien. leur couple sordide reflète le coté miséreux du film, sa part neutre. rosetta en revanche, représente le courage, la ruse, la froide détermination qui jalonne le chemin vers la réussite. l'esprit néolibéral est présent partout, surtout dans la scène redondante de la pèche. rosetta est une riche petit fille pauvre. mis à part cette thèse, il n'y a rien d'autre qu'un formidable interprétation d'emilie dequenne, et une méthode de tournage décidemment exaspérante.
L'archétype du "naturalisme" dans tout ce qu'il a de faux-cul, d'affécté, de surfait et de fondamentalement stupide en fait. Sous couvert de modestie "documentaire" (le refus de la fiction passant pour un gage d'objectivité), se cache la prétention inouie de dire aux spectateurs "voila la rélaité!". Bien sur, les Dardenne connaissent la réalité et nous, pauvres crétins probablement téléphages et consuméristes selon eux, avont fort besoin d'être éduqués. Ils ne se privent d'aucuns effets de manche (caméra à l'epaule juste histoire de nous donner envie de vomir, exacerbation des bruits ambients, temps gris,....). Tout flaire le trucage et rien n'est dit finalement sauf que Rosetta est une conne que la misére avilit et rédime à la fois. Soupe crypto-catholique, parfaite pour les lecteurs des Inrocks, de Télérama, de Libé et consorts.