Rosetta
Note moyenne
3,1
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154 critiques spectateurs

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17 critiques
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2026
Avec Rosetta, les frères Dardenne imposent une immersion d’une intensité rare dans le quotidien d’une jeune femme pour qui chaque journée devient une lutte acharnée contre l’exclusion sociale. Émilie Dequenne livre une performance physique exceptionnelle, transformant chaque déplacement, chaque souffle et chaque geste en expression d’une urgence vitale presque animale. La caméra portée au plus près du corps du personnage crée une sensation d’étouffement permanente, abolissant toute distance confortable entre le spectateur et la précarité qu’elle endure. Pourtant, malgré la force de ce dispositif radical et la justesse du regard social, le film paraît parfois réduire son héroïne à une trajectoire de survie si obstinée qu’elle en devient presque opaque émotionnellement. Une œuvre marquante et profondément sincère, dont la rigueur formelle impressionne durablement, mais dont l’austérité laisse une émotion plus admirative que véritablement bouleversante.
Seskapil
Seskapil

14 abonnés 217 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 mai 2026
Il n’y a rien à sauver dans ce film. C’est misérabiliste à souhait, mais surtout filmé à la truelle. La caméra à l’épaule qui tremblote sans arrêt et les gros plans permanents sont difficiles à supporter. Et le personnage même de Rosetta est absolument détestable. C’est impossible d’avoir la moindre empathie pour quelqu’un d’aussi désagréable. Les récompenses cannoises sont incompréhensibles.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2025
Le parcours difficile de l’héroïne, incarnée par la jeune révélation Emilie Dequenne, dont la caméra ne cesse de suivre au plus près le jeu à fleur de peau spoiler: .
Luc Dardennes a voulu faire de Rosetta une "guerrière qui ne se laisse jamais abattre"... Le problème s'est qu'on ressent pas cette combativité ou cette rage de survivre. spoiler:
le manque abyssal d’effet de mise en scène et d'habillage musical rendent ce spectacle morose quelque peu longuet
Simon Dujardin
Simon Dujardin

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2025
Tout est gris, tout est triste dans la vie de Rosetta qui n’aspire qu’à une vie normale : avoir un « vrai » travail, un ami et se sortir de la misère dans laquelle sa mère alcoolique l’a plongé durablement.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2025
Dès les premières secondes, on est projeté dans le corps de Rosetta et on ne le quittera plus. La caméra titube, halète, trébuche, épouse sa cadence. Elle fuit, elle tombe, elle se relève. Le plan ne se repose jamais. Il n’y a pas de pause, pas de digression, pas de décor. L’espace est toujours resserré, comme si l’image elle-même manquait d’air. Chaque cadre est une cage. Chaque son, une alerte.

Il ne faut pas chercher de métaphores : Rosetta ne parle pas « de » la précarité, elle la fait. Elle l’incarne dans l’obsession, dans la répétition, dans la fatigue. Rosetta ne rêve pas, ne s’indigne pas : elle veut juste un travail. Pas pour s’émanciper, mais pour survivre. Elle n’a ni idéologie ni discours. Son corps parle pour elle. Et ce que dit ce corps, dans ses contorsions, ses cris, ses gestes rageurs, c'est que le travail n’est pas un idéal, c’est une nécessité vitale. Sans lui, elle n’existe pas. Avec lui, elle s’abîme. Le piège est total.

Et pourtant, les Dardenne ne filment pas une victime. Ils filment une combattante. Une adolescente épuisée, qui lutte pour tenir debout, pour ne pas céder, pour ne pas devenir comme sa mère. Rosetta résiste à tout : à la pitié, à la tendresse, au regard même du spectateur. Elle ment, elle vole, elle trahit mais toujours pour un ticket de travail, pour un semblant de place dans une société qui la nie. On aimerait la juger. Mais ce serait trop simple. Les Dardenne nous refusent cette facilité. Ils nous la collent au corps. Ils nous obligent à rester avec elle.

Ici, traîner une bouteille de gaz, réparer une botte, refuser une main tendue : ce sont des actes politiques, pas des anecdotes. Le corps de Rosetta est un territoire sous pression. Il se referme, se contracte, se tend. Et parfois, il cède. Alors elle tombe. Et cette chute, la dernière, n’est pas une défaite, mais peut-être la première brèche. Le moment fragile où une main peut, enfin, être acceptée. Où l’autre redevient possible. Rien n’est dit, rien n’est souligné. Mais tout est là.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2025
La caméra épaule qui suit la jeune héroïne qui court partout m'a donné la nausée au bout de 5 min seulement.
La performance de la jeune Émilie Dequenne est louable certes mais le film est vite redondant et tourne en rond.
Un film ultra déprimant où il ne se passe pas grand chose.
Cinéma réaliste mais un film loin d'être essentiel.
Steven M
Steven M

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2025
Émilie Dequenne est Rosetta…Le prix d’interprétation cannois est oh combien mérité. Il est heureux à ce titre que le travail des frères Dardenne ait reçu la palme d’or également, leur direction cinématographique étant aussi directe qu’originale… Ce film est un coup de poing…
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2025
Palme d’or à Cannes en 1999, avec le prix d’interprétation pour Émilie Dequenne, qui vient de disparaître bien jeune, le film fit polémique à l’époque. Mais quelle Palme ne fait-elle pas polémique ? En tout cas c’est un film fort, brut, original, même s’il fait parfois penser à un film de Pialat ou de Bresson. Continuellement cadrée serré par une canméra à l’épaule, Rosetta se débat dans ses galères avec un courage, une rage et une détermination incroyables. La force du film est dans son naturel, alors qu’on pressent que tout est millimétré, dans son absence de misérabilisme et, surtout, d’explications psycho-sociales oiseuses. C’est du cinéma brut, qui prend aux tripes. Feu Émilie Dequenne, 17 ans au moment du tournage, est fantatstique, en guerrière se battant pour une « vie normale », pour sa fierté de « gens de peu » dirait Macron. Un film qu’on n’oublie pas et qui se démarque de tant de bavardages cinématographiques !
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2025
"Rosetta" où comment les frères Dardenne, nous plonge dans la société de l'ombre, qui souhaite éclaircir le monde du travail. Ce film est avant tout, un film de guerrier, car l'acharnement du personnage de Rosetta dans sa quête, est d'une puissance extra et unique. De plus, la mise en scène des Dardenne, nous plonge dans l'intimité du personnage, tout en ignorant le monde extérieur. Ce focus nous fait comprendre les motivations de Rosetta ainsi que ses faiblesses. Ce personnage est prêt à tout pour atteindre sa quête. Durant 1h30, le spectateur est attrapé pour cet acharnement, jusqu'à sa fin magistrale et logique de sens (la mise en scène permet cela). La regrettée Emilie Duquenne délivre la prestation d'une vie : celle de se battre jusqu'au bout, malgré le retour à la réalité et la difficulté de la vie qui nous entoure
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 avril 2025
Rare film sur une jeune femme au bord de la marginalité qui se bat pour s’en sortir. Est ce que cela mérite vraiment la palle d’or? Le scénario laisse sur sa faim.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2025
« Rosetta » fit du bruit à sa sortie. Remportant notamment, de manière inattendue, la Palme d’Or au festival de Cannes. Propulsant ainsi la carrière des frères Dardenne, et celle de la jeune Emilie Dequenne (RIP), 18 ans alors. J’avoue pour ma part que j’ai eu un peu de mal avec.
On y suit Rosetta, jeune femme brutalement licenciée à la fin de sa période d’essai. Survivant dans une roulotte minable avec une mère alcoolique, elle tente par tous les moyens de trouver un emploi afin d’avoir une vie « normale ».
Alors oui, les intentions sont nobles, et c’est très bien de faire du cinéma social. Les Dardenne dépeignent de manière caustique la misère des prolétaires. Entre ceux qui exploitent la pauvreté sans scrupule, des petits patrons qui n’hésitent pas à licencier pour des motifs peu valables, ou une protagoniste aux idées très noires, voire cruelles.
A ce niveau, Emilie Dequenne mérite les louanges reçues à l’époque, et je comprends parfaitement le tremplin qu’a constitué « Rosetta » pour elle.
Par contre, je n’ai pas été emballé par la mise en scène. De la caméra à l’épaule qui bouge sans cesse, des très gros plans sur les personnages… Certes, il y a cette volonté de faire du cinéma-vérité dépouillé, sans artifice, façon Dogme 95. Certes, c’était avant les années 2000 et l’invasion mortifère de la shaky cam. Mais c’est lourd et ça m’a empêché de rentrer dans le film.
Et puis il y a cette protagoniste étrange. Rosetta, hystérique dans la première scène parce qu’elle a perdu son emploi. Qui ne se montrera guère attachante par la suite. Et cette relation bizarre avec un vendeur de gaufres apparemment tombé sous son charme (?) malgré son agressivité et ses choix brutaux.
Je comprends pourquoi le film a pu diviser en son temps !
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2025
En suivant ce personnage mature trop jeune, les frères Dardenne signe une oeuvre radicale, tant par son sujet que par son traitement. Caméra à l'épaule, images instables, on suit Rosetta qui court pour fuir la précarité qui lui colle à la peau. La jeune fille tente de dompter une sauvagerie latente en elle, et on sent constamment que le personnage peut vriller à tout instant. Les réalisateurs excluent toute explication dans les attitudes de leur héroïne, laissant exprimer ses sautes d'humeur et de hargne de manière spontanée et fulgurante. Le film est sans concession et sombre. Mais derrière cette antipathie accentuée par une mise en scène pas toujours agréable, les émotions ressenties envers Rosetta sont intenses. Doublement primé à Cannes, remarquable par la prestation très incarnée d'E.Dequenne, cette plongée sociale douloureuse pas toujours plaisante a le mérite de faire réagir et de toucher sans détour notre sensibilité.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2025
Rosetta n’est que mouvements d’appareil retranscrivant les déplacements incessants de son personnage, eux même métaphores de ses mouvements intérieurs, de sa lutte sourde et farouche pour se faire une place dans une société qui n’a rien, ou pas grand-chose à lui offrir. Le cadrage est essentiellement serré sur les comédiens, en plans rapprochés voire en gros plans : cette esthétique néoréaliste caméra à l’épaule constitue à la fois la pertinente et la limite d’une œuvre qui, en appliquant un tel dispositif, empêche la distance pudique ou critique – la clausule sacrificielle est retranscrite de façon complaisante, construit un martyre de la jeunesse non sans lourdeurs démonstratives – et contraint son spectateur à une immersion davantage par le biais de l’image que par celui de l’émotion, en permanence agressé par la mise en scène comme Rosetta est agressée par le monde entier. D’autant que la force brute d’Émilie Dequenne, dont il s’agit ici de son premier rôle, suffisait à incarner cette rage de vivre et de vaincre au sein d’une Belgique désolée.
Alex Allart
Alex Allart

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 mars 2025
Un film sans sénario filmé caméra au poing insupportable ou il ne se passe rien et la fin alors? on n'avait plus d'idée de filmer du vide alors on arrête brusquement. Finalement on ne retient que Emilie Dequenne..palme d'or? un film sans aucun intéret, Gabin que je déteste disait un film c'est d'abord l'histoire,ici y'en a pas.
Jean Cherasse
Jean Cherasse

100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2025
Un grand film néo-réaliste, tourné caméra à l'épaule, sur le parcours misérabiliste mais follement courageux d'une ado belge qui s'efforce de survivre en affrontant tous les obstacles. Un rôle époustouflant magnifié par Emilie Dequenne !
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