Rosetta
Note moyenne
3,1
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154 critiques spectateurs

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GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mars 2022
Palme d'or au festival de Cannes en 1999, ce long-métrage de Jean-Pierre et Luc Dardenne appartient clairement à la catégorie des films d’auteur dont le caractère austère peut rebuter le spectateur. Dépouillé de tout artifice, sans aucune structure scénaristique et tourné caméra à l’épaule, ce film brosse le portrait d’une jeune femme dont la merde est collée à ses bottes. Alors totalement inconnue, Emilie Dequenne interprète cette personne miséreuse et misérable qui se bat pour survivre. Si le concept de l’anti-héros possède un intérêt, ici les réalisateurs poussent la notion tellement loin que l’on éprouve aucune empathie pour leur personnage principal. Bref, une œuvre sombre et ennuyeuse.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 novembre 2021
En fait, c'est un peu toute l'œuvre des Dardenne que de dépeindre la misère à travers l'animalité humaine. Guidée à travers la société par son instinct de survie, Rosetta en est un exemple parfait. Elle est un animal sauvage, blessé, qui va devoir jouer de la loi du plus fort si elle veut s'en sortir. Et comme d'habitude chez les deux réalisateurs, l'adolescente désespérée est à un tournant : ce que couvre le film définira le reste de la vie du personnage.

Ses choix sont-ils les bons ? Pour elle-même, sans doute, cependant ils ne sont pas responsables. Doit-on s'autoriser à la juger parce que la société l'a précipitée dans le besoin et l'égoïsme ? À l'inverse, est-il juste de justifier son comportement par le fait qu'elle n'a aucun autre moyen de subsister ?

Rosetta est un appel déchirant à la compassion. L'œuvre est elle-même froide et sans issue (plus encore que La Promesse qui avait un petit côté démagogue), montrant que la moindre attention devient précieuse quand on n'a plus rien, et qu'être humain, c'est parvenir à percer les habits ternes que revêt le désespoir. On n'est jamais qu'à un geste d'accomplir le miracle social d'une jeune fille accédant à une vie juste.
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2021
Rosetta en gros plan, toujours, comme si elle ne pouvait pas voir d'avenir, comme si il n'y avait aucun horizon.
Une jeune fille qui n'exprime aucune émotion, sauf à la toute fin du film, comme une note d'espoir.
C'est gris, c'est triste. Le décor oscille entre ville et nature à l'abandon.
Et toujours ce coin de mur : on ne sait pas ce qu'il va se passer derrière, chaque minute est une inconnue.
Sacha P
Sacha P

2 abonnés 29 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 novembre 2020
L'arnaque scénaristique 100 % décomplexée. Bien emballé dans le moule ultra cliché du film """réaliste""" (pas de musique, décor naturel, lumière plate, caméra au poing, etc.), le film déroule le scénario d'un court-métrage - comprenant 5 scènes "choc" de 4 mn - sur 1 H 30. Par quel miracle ? En filmant toutes les actions sans intérêt de manière complète et avec force détails. Je range l'argent dans la caisse de ma boutique - 1 mn 30 - Je me fais des oeufs à la coque - 5 mn - Je ferme ma boutique - 2 mn 30 - etc, etc,. Et quand on n'a plus d'idées, l'héroïne se balade d'un point A à un point B, avec à chaque fois le trajet complet ! Palme d'Or, sérieusement ???
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 octobre 2020
Si j'avais su que ce film avait été tourné dans le style exaspérant je ne l'aurais jamais regardé. Néanmoins j'ai pris une dramamine pour le mal de mer et je l'ai essayé. J'ai duré très, très, très longtemps quarante minutes avant d'abandonner. Je sais que souvent dans la vie les choses ne se passent pas comme dans un conte de fées ou avec optimisme. Mais finalement absolument rien ne se passe dans Rosetta. Ce film est juste ennuyeux et prétentieux et c'est juste une perte de temps. Un film récompensé a Cannes vraiment du n'importe quoi...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 juillet 2019
La misère sociale franco-belge à son état brut, une même structure de mise en scène des frères réalisateurs dans leurs films, c'est le style d'amateur professionnel cinéaste, ça fait documentaire sur le pathétisme des conditions sociales. Il n'y a aucune évolution depuis hier jusqu'a aujourd'hui, la dépression sentimentale la supplantée que s'en ait devenue dépassée. Toujours des scènes répétitives, ça n'avance pas, un ralentissement de la locomotive, rien de neuf à signaler, la réalisation ne laisse ressentir de la sympathie pour ces personnages. Cette Rosetta de Belgique peut-être une collègue de travail, une personnalité complexe, au moins que l'on voit le visage de ces gens du voyage vivant dans les caravanes, l'alcool fait des ravages, les gaufres comme met de luxe. Je préfère le festival de Cannes à la palme d'or anglo-irlandaise amplement méritée, ça touche le fond du cœur humain dans les moments difficiles, l'économie en berne. Dans ce genre de film, c'est du cinéma belge typique que j'ai l'habitude de voir, un début et une fin, le gros plan cadrage sur face et un point c'est tout pour aujourd'hui, pendant 1h30 de durée.
Julien B.
Julien B.

9 abonnés 235 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 avril 2019
Laid, d'une agitation inutile, totalement irréaliste, ce film ne peut probablement séduire que ceux qui ne connaissent rien à la précarité sociale réelle et s'extasient à la croire révélée de la sorte, avec pour grande originalité technique et esthétique, la caméra à l'épaule.
Heureusement qu'il y a des Ken Loach, des Nicolas Silhol, des LJ Petit...
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 octobre 2018
Palme d'or en 99, c'est le film qui a révélé les frères Dardenne. Sujet évidemment sociale, mise en scène abrupte, sec et volontairement moche, le film n'est pas facile à apprécier. Et c'est pas son but de toute façon... Parfois redondant, parfois lent mais parfois aussi hypnotisant, l'héroïne n'est pour une fois pas vue icomme une victime de la crise sociale, elle est assez antipathique et guerrière dans ce monde sans merci. Reste que le film aurait mérité un peu plus de sens et le sujet aurait pu amener un peu plus de romanesque ou alors il aurait fallu faire un documentaire....
Parzival
Parzival

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2018
On est en droit de ne pas aimer ce film dont le style brut, caméra à l'épaule, et l'ambiance terne peut en rebuter plus d'un. Pourtant dans leur style, les frères Dardenne racontent et dressent le portrait sans concession d'une jeune fille qui lutte avec ses armes à elle contre une société égoïste et individualiste, où tout les coups sont permis (allant jusqu'à la trahison) pour se faire une place dans le monde du travail dans cette Belgique en crise. Refusant toute facilité de sombrer dans la prostitution et la petite-délinquance, Rosetta entend bien s'intégrée coûte que coûte et restant dans la légalité pour survivre malgré sa situation de laissé-pour-compte, vivant dans une caravane avec une mère complètement irresponsable de son sort et celle de sa fille. Mais Rosetta c'est aussi la révélation d'une superbe actrice criant de vérité, Emilie Dequenne. Elle ne joue pas Rosetta, elle l'est corps et âme. Et par sa force brut de décoffrage, la caméra la suit et l'accompagne dans cette guerre quasi-quotidienne contre le chômage. C'est pas gaie du tout mais cela donne à réfléchir sur la nature humaine et l'on ne peut être qu'empathique envers cette battante aux allures rondes et aux joues rougies surtout lorsqu'elle finie par baisser les bras et décide d'en finir avant que le destin finisse par lui tendre la main sous les traits de celui qu'elle avait pourtant "trahie". Le prix d'interprétation est mérité mais la Palme d'or reste discutable même si cela reste le meilleur film des frères Dardenne selon moi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2017
Sans truands, sans flics, mais avec les mêmes ingrédients que dans le films noirs : Survivre dans un monde impitoyable, se compromettre, trahir, se venger, dépendre du chef, et descendre aux enfers... Le tout baigné par la grisaille des polars les plus sombres. Les Dardenne ont initié un nouveau genre cinématographique.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2017
Rosetta est à la fois porté par sa volonté de mouvement et par son obsession de la recherche d'ancrage dans la vie réelle où la seule nécessité est la survie. Filmé avec une grande efficacité caméra à l'épaule, Rosetta est d'une grande puissance et d'un rythme effrené digne des meilleurs films d'action. Les frères Dardenne suivent au plus près les courses de l'héroïne comme autant de fuite en avant. Une jeune fille boudinée, mal fagotée, à l'air buté mais volontaire qui n'a qu'une seule envie travailler pour survivre ou mieux exister, être comme les autres. En filmant au corps, les cinéastes réussissent à nous faire vivre avec Rosetta, affronter l'aboulie de sa mère, l'ambivalence de son ami, les injustices sociales du monde du travail. Mais, il n'y a point ici de manichéisme. Olivier Gourmet, une nouvelle fois génial dans un rôle qui lui sied bien, celui du petit patron, n'est pas à priori négatif, il est juste, compatissant mais surtout impuissant. Le monde qui entoure Rosetta n'est composé que de fantôme, d'être à peine réels ou de personnes pusillanimes. Rosetta est le seul personnage à courir pour se changer, subvenir à ses besoins, proactive. Emily Dequenne, la révélation du film est remarquable, elle campe un personnage qui ne cherche pas à s'embellir mais juste survivre socialement et atténuer ses douleurs abdominales (règles douloureuses ou symboliques) comme signaux d'alertes. Gris, froid, terne le film est pourtant passionnant et d'une dureté implacable. C'est ce qui fait sa qualité majeure. La nature se réduit ici à des points d'eau vaseux, de la terre, des branchages en opposition avec des lieux totalement impersonnels. Rosetta, à l'image des courses répétitives de ses personnages et de ses poursuites en mobylette (une ultime scène poignante), laisse au cinéphile une douleur térébrante qui le ne lâche pas.
James Betaman
James Betaman

72 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2017
La première fois que j’avais vu un film des frères Dardenne, c’était le Gamin à Vélo, j’étais en cinquième… je m’étais ennuyé comme rarement je l’avais fait.
Je suis longtemps resté fâché avec les Dardenne, j’étais sans doute pas assez mature pour être bien réceptif à leur cinéma.
Je ne suis pas encore mature pour ce genre de film.
Je m’étais bien préparé, je savais que ça allait être un drame social, je savais que ça allait être larmoyant, triste, que ça allait pas aller très loin dans l’action…
Mais vraiment, les Dardenne, ils m’aident pas.
Rosetta, comme beaucoup des films Dardenne, montrent des gens en détresse, des gens de mauvaises classe sociale qui vont tenter de s’en sortir. C’est quelque chose d’intéressent, c’est quelque chose avec lequel on peut faire quelque chose de vraiment bien.
Et les Dardenne en font quelque chose de vraiment bien.
De nombreux plans se répètent pour montrer la monotonie du personnage, la caméra à l’épaule avec des plans qui bougent dans tous les sens nous donne vraiment le sentiment de suivre en direct l’intrigue. On est vraiment témoin de l’enfer quotidien des personnages.
Mais les plans qui bougent trop, ça facilite pas du tout la compréhension, souvent je me demande ce qui vient de se passer. Un mal pour un bien… mais, aïe.
Et puis, le personnage est vraiment… détestable. Je veux bien croire qu’il s’agit là d’un personnage en détresse qui n’a plus d’attache et qui a besoin de faire des fois des choses déguillasses pour s’en sortir. Mais quand tu vois que le mal qu’elle fait, c’est finalement pour dire « bah finalement, je veux pas de ce boulot »… j’ai vraiment envie de la baffer.
Et j’avais oublié avec le temps, mais je remarque que c’est une habitude chez les Dardenne, y a pas de fin. Alors, je viens bien croire, qu’à un moment il faut s’arrêter, qu’on ne peut raconter toute la vie d’un personnage. Mais on arrête pas un film comme ça. C’était le même problème avec le Gamin à Vélo, la fin est placée là, sans que l’on sache pourquoi, et je n’y trouve aucun sens, aucun message, aucun objectif. Une amie m’a fait cette remarque à la fin : « on a l’impression que les réalisateurs en ont eu marre et qu’ils ont bâclé la fin ». Et quand j’y repense, ça me donne vraiment cette sensation.
Donc, le cinéma Dardenne, c’est des fins bizarrement placées, des personnages tête à claque. Ça peut avoir du sens, je veux bien croire que des gens peuvent aimer et y trouver un charme, mais moi, ça ne m’attire vraiment pas du tout. C’est vraiment trop larmoyant.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2016
Aucun doute, "Rosetta" est un miracle ! Celui d'assumer un misérabilisme total et de néanmoins réaliser un film fort. On ne peut nier que les frères Dardenne ne ménagent en aucun cas le spectateur, le plongeant dans le froid, la boue, la vase et en lui donnant à voir un tableau social déprimant. L'intelligence des Dardenne est de prendre conscience de ces éléments et de ne jamais les aseptiser, de ne jamais rendre ses personnages sympathiques ou de placer ça et là un humour qui désamorcerait la morosité ambiante. Cet univers existe et aucune raison - morale ou cinématographique - n'est suffisante pour ne pas le représenter tel qu'il est. Les cinéastes prennent donc leur sujet à bras-le-corps, comme en témoigne une mise en scène dynamique et cohérente, qui consiste essentiellement à suivre Rosetta de très près, caméra à l'épaule et sans jamais connoter ses actions. Les cinéastes se gardent bien de tout jugement pour le réserver à l'intelligence du spectateur, qui saura faire la différence entre la légitimité du combat de la jeune fille contre le chômage et ses choix impardonnables, à première vue égoïstes mais qui se révèlent être tristement nécessaires. Ce cinéma réaliste et sans concessions est toujours animé par l’ambiguïté de ses personnages, qui reflète exactement celle de la nature humaine : ni bons ni méchants, les hommes essayent simplement de survivre par tous les moyens dans un monde qui ne leur fait aucun cadeau. Complexe jusqu'au bout et refusant logiquement tout revirement scénaristique facile, le film se conclut sur une dernière séquence magistrale d'intensité dramatique et sur un dernier regard inondé par le désespoir : si Rosetta ne gagne pas, c'est bien le cinéma qui sort grand vainqueur de cette épreuve rude, sèche et puissante.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 23 octobre 2015
Un film sur la misère sociale mis en scène par des gens (les frères Dardenne) qui manifestement ne maîtrisent pas leur sujet. Et acclamé vigoureusement par d'autres dont force est de constater qu'ils ne sont pas plus avancés en la matière.
"Comme c'est continuellement miséreux, sale et triste, c'est que ça doit être représentatif de la misère humaine du 20ème siècle" a du se dire le jury à Canne.
C'est une mise en scène grotesque et déconnectée de la réalité. Bref, un film sans grand intérêt.
Pour ceux qui sont intéressés par le thème de la misère sociale, je recommande l’excellent "La tête haute", sorti en 2014. Là on peut parler de quelque chose de réaliste.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2015
Une histoire très noire dont la mise en scène des frères Dardenne (palme d'or à Cannes) est fantastique et superbement efficace. Les décors sont crus et tristes : le camping en bordure du périph, la zone industrielle... Le montage de scènes courtes s'enchainant rapidement, donne à l'histoire un rythme soutenu. Emilie Dequenne, Prix d'interprétation féminine à Cannes en 1999, et Fabrizio Rongione délivrent un jeu d'acteurs très brillant.
Le pitch : Rosetta vit avec sa mère alcoolique dans un mobilhome : elle vient de terminer son contrat temporaire à l'hôpital. Gros plans sur sa lutte pour sa survie, sa recherche d'un nouveau travail, bref pour tenter d'avoir une vie normale. Camera à l'épaule, nous suivons son combat pour garder sa dignité, son calvaire pour trouver de l'argent, spoiler: Elle va se faire un nouveau copain Riquet, qui vend des gaufres.
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