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Un visiteur
2,0
Publiée le 8 septembre 2014
on apprend plein de trucs dans ce film avec moult DETAILS: enfiler des bottes, fermer une baraque à gaufres, faire les gaufres, les doses pour la pâte à pain et pour la pâte à gaufre, porter une bouteille de gaz ( vide et après pleine ! ), ne pas payer son loyer en faisant une gâterie au proprio, pêcher la truite avec une bouteille de jupiler c'est cool, inhabituel, mais finalement........... très chiant.
Davantage salué par la critique et les jurés cannois que par les spectateurs, Rosetta a pourtant marqué un renouveau dans le cinéma néo-réaliste européen et placé les frères Dardenne en porte-étendard de ses fictions volontairement déprimantes, à caractères sociales et dont les moyens de réalisations se veulent aussi fauchés que leurs personnages. Le parcours difficile de l’héroïne, incarnée par la jeune révélation Emilie Dequenne, dont la caméra ne cesse de suivre au plus près le jeu à fleur de peau, tente de jouer sur le misérabilisme exacerbé de cette pauvre fille, présentée comme une débrouillarde révoltée envers sa situation précaire, mais son caractère antipathique freine rapidement l’emphase entre elle et le public. Tout le charme de ce drame social grisonnant vient donc surtout, et paradoxalement, de la justesse crue avec laquelle est dépeinte la dureté du quotidien des protagonistes tandis que le système de caméra au poing et le manque abyssal d’effet de mise en scène et d'habillage musical rendent ce spectacle morose quelque peu longuet.
Cannes 2014 vient de s'achever et me voila à regarder Rosetta. Pour être honnête, les Dardenne ne m'ont jamais attiré plus que ça. Leur cinema social bien que légitime et nécessaire à tout point de vue, ne m'avait pas emballé du tout avec 'Le Fils', film que j'avais vu il y a quelques années. Alors pourquoi 'Rosetta' une soirée de mai 2014 ? tout bonnement parcequ'il faut des fois savoir réessayer une saveur que l'ont a trouvée fade dans le passé pour finalement lui trouver de l'intérêt dans le présent. J'etais donc septique et prêt a gaspiller cette heure et demie. Resultat? une belle surprise, un film que j'ai trouve poignant, sincère, captivant, curieux mais avant tout dans le vrai. Du debut a la fin, les Dardenne ne font pas dans le voyeurisme mais dans la démonstration. Ils font l'etalage de la gangrène qui ronge nos sociétés, cette misère qui prend de plus en plus racine, qui emprisonne jusqu au désespoir. Alors, pourquoi ce film? non ce film n'est pas destine aux pseudos bobos en quete de BA, mais pour vous gifler tous ! pour montrer que les gens rament, qu'il y a un quart monde ds nos sociétés aceptisees et qu'il est temps de s'y pencher sérieusement.
Pour regarder le cinéma misérabiliste de frères Darden il faut être armé d'un moral d'acier,car ce que montre de la société ces deux réalisateurs et le plus sombre des conditions de vie que peu connaitre l'homme. Subir les films des frères Darden affect considérablement le moral,tout est noir et sans espoir.
Puisque le nouveau film des Dardenne sort incessamment sous peu, je me suis dit qu’il fallait que je voie plus de films qu’ils aient réalisés. Jusqu’alors, le seul que j’avais vu c’était leur dernier, Le Gamin au vélo, et j’avais adoré. Ni une ni deux, je fonce emprunter Rosetta à la médiathèque du coin. Et on ne peut pas dire que je sois déçu, loin de là. C’est tout aussi grandiose que leur dernier film, voire même meilleur encore. Une très bonne palme d’or. Pendant une petite heure et demi, on suit cette jeune fille, simple, débrouillarde, caractérielle, qui vit pauvrement dans une caravane avec sa mère qui passe son temps à boire et à baiser. Et elle va essayer tant bien que mal de trouver un vrai job après s’être fait virer au début du film. Le film ne raconte rien d’autre que ça, et c’est magnifique. Parce qu’on a une putain de mise en scène, fluide, énergique, qui capte ce visage si particulier. L’actrice est vraiment magnifique. Je pense qu’on pourrait ranger le film dans la catégorie de ceux qui ont dévoilés de grandes jeunes actrices, comme A nos amours par exemple. Les autres acteurs ne sont pas en reste, Gourmet est comme toujours formidable dans ce rôle de patron, bien qu’on le voit assez peu comparé au reste du casting. Ce qui est bien c’est qu’a priori, ce genre de films sociaux pourraient tourner au vinaigre, sombrer dans le cliché ou le misérabilisme, mais c’est sans compter sur l’intelligence des Dardenne, qui nous montrent la vie d’une manière extrêmement simple et belle. Comme dans La Vie d’Adèle récemment, on vit complètement avec cette fille, on est parfois dans son intimité, je pense qu’une de mes scènes préférées du film c’est lorsqu’elle se masse le ventre allongée sur son lit, la caméra nous montre à la fois son visage et son ventre meurtri. Il y a beaucoup de tendresse dans ce film. Je pense là aussi à la scène de danse à l’appartement du mec (je ne sais plus son nom, le vendeur de gaufres), on voit peu à peu le visage et le sourire de Rosetta se crisper de moins en moins pour arriver presque à un rire, interrompu par le fameux mal de ventre. C’est sublime. Vraiment j’adore cette mise en scène, très belle, qui arrive à capter les instants de grâce, de beauté. Et la fin est très belle elle aussi, je ne m’attendais pas vraiment à ça, mais finalement, c’est un dénouement logique et intelligent, je pense qu’ils s’arrêtent au moment où il fallait pour que le film ne s’empâte pas dans quelque fin symbolique ou je ne sais pas. A fleur de peau. C’est une expression qui résume bien le film je trouve. C’est vraiment formidable, simple, beau, pur. On voit le quotidien, Rosetta prendre ses bottes dans son trou plusieurs fois, prendre de l’eau, faire à bouffer… Du haut niveau de cinéma. Décidément des gens à suivre.
L'attribution de la Palme d'or pour ce film est tout à fait compréhensible puisqu'il a permis à beaucoup de bobos de faire leur B.A. annuelle pendant la projection en le regardant, leur permettant de se faire croire à eux-mêmes qu'ils se soucient des déclassés, se donnant pleinement bonne conscience avant de regagner tranquillement leur chambre au Carlton ou au Majestic... Et pour donner bonne conscience, les frères Dardenne n'y vont pas avec le dos de la cuillère : mère qui se prostitue pour de l'alcool, licenciement abusif, délation, tentative de suicide, pensée de non-assistance à personne en danger, les coins les plus sinistres couplés à une atmosphère qui ne fait rien pour être autre chose que glauque, le tout en moins de 90 minutes avec un personnage en plus qui ne fait rien pour être attachant alors qu'il avait tout pour l'être... Un exploit qu'il faut saluer. Bon à ce qui paraît ce film a quand même donné naissance à une loi qui porte son nom permettant aux jeunes de mieux s'insérer dans le monde du travail en Belgique, et Émilie Dequenne se débrouille pas mal... Mais à part ça, le parti-pris de montrer l'histoire sous l'aspect le plus sinistre possible est vraiment vraiment très agaçant.
La moyenne, pour Emilie Dequenne, qui débutait, à 17 ans, l'âge du rôle-titre, une très belle carrière (premier film - Prix d'interprétation à Cannes en 1999, puis César en 2000 - Meilleur espoir féminin). Et quelques moments puissants, de (dis)grâce, dans la mise en scène. Pas plus, parce que cette plongée en enfer : soit deux personnages désespérants, appartenant au quart-monde le plus outré, une mère alcoolique, veule et marie couche-toi-là pour n'importe quelle bibine, une fille qui a les mêmes dispositions pour la bouteille - de bière, on est en Belgique, la seconde luttant façon Danaïde (ou Sisyphe - enfin, quelque chose de mythologique et d'inaccessible !) pour empêcher que la première ne sombre définitivement, luttant contre ses propres démons ataviques, luttant pour la pitance quotidienne, luttant pour rester au camping miteux où elles survivent, luttant pour trouver du boulot, et s'y maintenir plus de 2 jours..... est rapidement guettée par la surcharge. Une lueur, juste à la fin. Peut-être.... Du "noir" un peu trop cinégénique, tendance festivals ("Rosetta" fut la première des 2 Palmes d'Or - à ce jour - des Dardenne), pour être honnête.
Si Jean-Pierre et Luc Dardenne donnent vie et âme à cette boule de nerfs nommée Rosetta, on finit par se sentir un peu pris en otage par tant d'excès de littéralité.
Ce beau drame personnel de 1999 était en résonance parfaite avec une société inégalitaire et aux valeurs de plus en plus individualistes. Cela ne sait pas arrangé depuis, bien au contraire, et le cinéma social des frères Dardenne reste encore aujourd'hui un témoin objectif et sensible de notre monde sans repère comme celui de Ken Loach l'avait été avant lui.
Les dardenne filment comme des manches je fais mieux avec mon smartphone sinon quelle misere purée y 'en a des milliers comme Rosetta , la réalisation est un peu poussive avec son coté naturel limite pour avoir la palme
Les dardenne filment comme des manches je fais mieux avec mon smartphone sinon quelle misere purée y 'en a des milliers comme Rosetta , la réalisation est un peu poussive avec son coté naturel limite pour avoir la palme
Les dardenne filment comme des manches je fais mieux avec mon smartphone sinon quelle misere purée y 'en a des milliers comme Rosetta , la réalisation est un peu poussive avec son coté naturel limite pour avoir la palme
Pour être honnête, je n'ai absolument rien compris à ce film durant lequel j'ai eu tout loisir de m'emmerder. A part des réalisateurs reconnus qui filment une nénette dont la pauvreté apitoie réellement et dont la bêtise surprend plus encore, à la seule fin de récolter des honneurs avec la misère, ce film ne propose rien de cohérent. Voir toute la misère du monde a certainement paru novateur aux intellos du festival de Cannes qui ont lu une nouvelle critique du marasme ambiant et du pouvoir libéral qui laisse les pauvres gens livrés à eux-même. Mais Si Rosetta rate et gâche tout dans ce film, rien ne vient rattraper ce docu-fiction sans âme. On se croirait dans un mauvais Bresson.
Les frères, j'en redemande. Ce cinéma de proximité me plait, les sujets abordés également. Bien que n'ayant visionné que deux de leurs films, j'ai le sentiment que je pourrais choisir n'importe lequel de leur carte de visite, je serai conquis dans la mesure où cette griffe si palpable dans rosetta et l'enfant s'y retrouve. Une chose est sûr, les frangins savent manier une caméra, ils savent créer un mystère en choisissant leurs cadrages, ils savent narrer leur protagoniste sans mot mais bien sur base du contexte dans lequel il vit. Dans un film des Daedennes, chaque séquence est minutieusement découpées pour mieux nous laisser profiter du moment, l'action raconte, les silences également. Bref, ils nous démontrent qu'une scène simple dans sa conception peut-être très riche dans sa signification.
Un drame social glacé qui prend véritablement aux tripes. Des scènes d'un réalisme et d'une force hors du commun encore accentuées par la technique caméra à l'épaule et la mise en scène minimaliste. Emilie Dequenne est incroyable, profonde et mature. Une grande Palme d'Or puissante et, à mon sens, justifiée.