probablement faut-il aimer Robert Redford pour apprécier ce film, ce qui est le cas de beaucoup de monde n'est ce pas..Quasiment de tous les plans, Redford représente l'homme au milieux de l'immensité des forces naturelles, son engagement écologique connu renforçant ce questionnement. Car JC Chandlor a visé la métaphore de l'homme et de son environnement, en privilégiant un rythme calme et continu, une absence de dialogue pour supprimer toute facilité scénaristique et coller de près à la réalité. Ce n'est peut-être pas (encore) un grand réalisateur, il n'a pas ce sens de la comtemplation, mais son absence d'esbroufe séduit donnant sérieux, maintien et discours à son film. Car difficile de ne pas percevoir la critique d'un monde abimé, (le bateau de Redford est endommagé par un détritus marin) et de l'indifférence du monde capitaliste des hommes qui passe sans voir ce pauvre homme échoué et balloté par les courants. La dernière scène finale est d'une grande beauté et d'une belle émotion
C'est ce que j'ai lu chez un critique presse : si vous avez aimé "Gravity", vous aimerez "All is lost". Et bien c'est faux !. D'abord, Gravity nous emmenait dans l'espace avec un réalisme saisissant (vu en 3D), et même si le scénario était pour le moins léger, la performance technique suffisait à faire aimer le film. Ici, beaucoup de réalisme aussi, avec des bruitages très réussis (a eu un prix). Mais beaucoup trop de questions en suspens : - que fiche un homme de 77 ans au milieu de l'océan indien tout seul ? ça existe vraiment des fêlés pareils ? - les bateaux d'aujourd'hui ont des radars avec alerte (pour permettre au navigateur de dormir). Alors pourquoi percuter un container ? - Robert Redford, vu la situation, est d'un calme olympien. C'est quoi cette plaisanterie ? - comme par hasard, l'antenne de la radio en haut du mât est débranchée : vraiment trop américain. Bref, et malgré la très bonne réalisation, le manque de crédibilité est trop criant pour accorder la moyenne. Dommage.
Un réalisateur qui se lance un défi. Bon très bien il se fait plaisir... Mais le spectateur dans tout ça on en fait quoi?! Oui au début un film avec un acteur et sans grand dialogue m’intéressait (cela me rappelait seul au monde sur la forme). Mais ce n'est pas le tut de vouloir faire comme il est aussi important de le reussir, en tout cas sur la forme. Certes, Redford joue bien (ce genre de performance n'est pas facile), mais cela ne sauve pas le film que je trouve long et répétitif (les mêmes actions se répètent régulièrement avec les mêmes résultats). Et ça aussi rend le film moins digeste, on a l'impression qu'il n y a pas d'avancement et d’accomplissement. La fin n'est pas particulièrement gênante, mais elle est surprenante et pas forcément bien construite (très soudaine). Bref, je ne le conseille pas forcément.
Un seul acteur dans un film presque muet ... cela pourrait être incroyablement chiant mais tout au contraire cela était passionnant et l’on suit le film de bout en bout sans s’ennuyer !!! Quel grand acteur !
Un "Gravity" marin, tout aussi puissant, stressant et touchant émotionnellement. La performance de Robert Redford (à 77 ans !), déguisé en vieux loup de mer, luttant corps et âme contre les éléments naturels pour sa survie est remarquable. On est happé par l'histoire, et on lutte avec lui.
Film audacieux, centré autour d’un seul acteur, quasiment muet et d’une intrigue minimal, le seul but est de s’en sortir. Le scénario est plutôt intéressant, les images sont belles, nous sommes en immersion totale avec Robert Redford. Huit clos très sympa.
Après 2h de mon temps dilapidées devant "All is lost", je dois bien reconnaître que je suis déçue car j'en attendais davantage d'un film pourtant si bien noté dont les critiques sont assez bonnes.
Je n'y connais rien en voile, et me retrouver naufragée serait sans doute le pire cauchemar de ma vie. Pourtant Robert Redford dans la peau de ce marin solitaire, semble être habitué à vivre ce genre de catastrophe, étant donné l'absence de réaction devant ces enchainements de galères, tant et si bien qu'on sait que la nouvelle scène va tourner au vinaigre d'une manière ou d'une autre. On s'attend même à ce qu'il renverse son petit bol d'eau récupéré par condensation, il y a quand même une scène braquée sur sa main tremblante qui attrape le bol, le soulève, le fait glisser, ça coince, on refait glisser, on le soulève, on hésite, et on le boit. Victoire, il a bu une gorgée, on va pouvoir passer à une autre scène.
0 réaction à la vue de ce trou énorme dans sa coque qui remplit sa cabine d'eau à une vitesse effrayante, il tourne si bien en rond et le tout, au ralenti, qu'on a envie de lui dire de s'asseoir et de se bouger à sa place.
Un trou dans la coque ? Mangeons un bon repas avant de le reboucher. Une tempête ? N'utilisons pas le gouvernail, d'ailleurs qui nous dit qu'il sait comment s'en servir. Oh tiens on coule, bon je fini d'ajuster ce petit pansement, attendez 2min59s voilà je sors du bateau, il était temps, il rejoint les poissons.
Pour la suite c'est du vu et revu : une tempête, la fuite, les requins, les paquebots qui ne le voit pas, c'est bon... Et que de lenteur, des scènes dont on aurait pu se passer qui n'avaient pas d'intérêt ni théâtrales ni grandioses, ni explicatives.
On a envie de hurler, pleurer, paniquer, parler à sa place. On ne sait pas qui il est, on ne connait même pas son nom, ni s'il a une famille, son but, combien de jours il va errer, ... et on ne saura même pas qui l'a sauvé, comment, ni rien.
En gros on passe 2h à regarder un type barboter dans de l'eau salée avec un fond vert, et une caméra qui bouge de sorte à ce qu'on ne puisse rien voir ni comprendre pendant les tempêtes. Pas le budget pour nous montrer une vue extérieure de la tempête, du bateau qui fait des tonneaux entre chaque vague, ...
Pour qui a une certaine connaissance de la navigation à la voile au large le film est truffé d'aneries et d'invraisemblances. Compte tenu du niveau de connaissance qu'il démontre dans le film, Redford n'aurait pas été autorisé à s'éloigner de plus de 5 milles des cotes dans la vrai vie. Ce qui achève le film est le manque de punch de Redford qui semble frappé de sénilité.
Un huis clos pour unique personnage qu’est l’acteur expérimenté Robert Redford, rare apparition moderne et qui se démène comme il peut face au averse des mers dans son bateau qui dérive dangereusement, c’est une originalité intrigante ne prenant pas la tête dans des dialogues à rallonge, que du paysage visuel maritime à contempler et pour connaître le mot de la fin pour l'ingénieux protagoniste débrouillard.
All Is Lost, c'est la preuve par neuf visant à démontrer l'incroyable maestria de J.C. Chandor, ce réalisateur de génie (oui, de génie !). Quelle mise en scène ! C'est beau, grandement maitrisé, parfaitement joué. Bref, c'est vivant, et c'est à vivre !
Dans l'Océan Indien, un homme vogue seul sur son voilier, lorsqu'il se fait percuter par un container. Cet événement ne sera que le début d'une longue série, lors de laquelle le sort va s'acharner sur notre personnage. Après une peinture froide et caustique des banques lors de la crise de 2008, J.C. Chandor pond ainsi une œuvre audacieuse : non contente de disposer d'un unique protagoniste, celui-ci ne prononce que très peu de dialogues. Robert Redford porte donc le film sur ses épaules, jouant tout en retenue un marin mutique, plein de ressources et tentant de garder le cap malgré l'adversité constante. En raison de ce silence verbal, et du côté déprimant de l'intrigue, "All is Lost" peut être difficile à suivre, mais il serait dommage de passer à côté. La réalisation de J. C. Chandor est parfaitement soignée, livrant plusieurs séquences oppressantes, en jouant avec le point de vue du protagoniste, les mouvements de caméra qui épousent ceux du bateau, ou le montage sonore crispant. Et si quelques lenteurs émaillent le début du film, le dernier acte est sans doute le plus prenant, offrant par ailleurs quelques très belles scènes (les dernières minutes notamment, sont superbes). Un film à part, à découvrir.
"All is lost" est un survival maritime plutôt réaliste ponctué également de quelques scènes spectaculaires très bien filmées. Robert Redford, l'unique acteur du film, est plutôt bon, même si le flegme avec lequel il encaisse l'empilement de déboires est un peu étonnant. Le plus gros regret est sa fin : spoiler: pourquoi avoir fait un happy end et qui plus est aussi ridicule ?
Un film trop lent, silencieux et ennuyeux, malgré certaines qualités techniques, visuelles et d’interprétation à remarquer. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Un célèbre journal a dit que All is lost était à la mer ce que Gravity est à l'espace, je crois qu'on ne peut donner une meilleure définition à ce film. Toutefois, il convient de modérer ce genre de propos car All is Lost est en tout point inférieur à son modèle spatial mais possède quand même de nombreuses qualités qui en font un bon film. Robert Redford est impressionnant dans ce rôle d'homme seul face à la mer mais on aurait aimé un peu plus de folie de sa part, des cris, des pleurs, il reste parfois un peu trop sobre alors que les circonstances devraient le faire changer. Le gros point fort du film reste les images et l'ambiance (comme Gravity), on est plongé dans cette houle déchaînée avec le héros et voir le film dans le noir avec un son home cinéma accentue notre expérience immersive. Enfin, le personnage étant seul, les dialogues sont forcement absent, et pourtant on ne trouve pas le temps si long que ça grâce à une bande originale de qualité.
Ce film de survie au parti pris plutôt radical, sans dialogue aucun, est entièrement porté par un Robert Redford inspiré, dont le personnage doit affronter un nombre incalculable de difficultés potentiellement mortelles. De très belles images.