Un soir de réveillon
Note moyenne
3,0
9 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

5 critiques spectateurs

5
1 critique
4
1 critique
3
1 critique
2
1 critique
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2014
Encore une perle des années 1930 injustement oubliée. Il s'agit d'une adaptation d'une opérette à succès de Raoul Moretti et Albert Willemetz, créée un an plus tôt au Théâtre des Bouffes Parisiens avec les mêmes acteurs. Ce film est d'abord pétillant de joie et de malice. L'action se passe dans ce qu'on appelait alors le demi-monde (autrement dit les prostituées de luxe, leurs clients et protecteurs) et plus précisément dans l'hôtel particulier d'Arletty. Sa sœur interprétée par Meg Lemonnier se rend chez elle un soir de réveillon et lui demande de rester. C'est à ce moment qu'elle interprétera l'étonnante chanson "Être une poule". Parce qu'en fait ce demi-monde ne la dérange pas tant que ça, d'autant qu'elle y rencontre Henri Garat dont elle tombe amoureux et réciproquement. On a donc là une fable très osée, car même si la fin se termine (morale oblige) par une promesse de mariage, l'institution du mariage est sévèrement brocardée à plusieurs reprises dans le film. Certes, il s'agit d'un vaudeville facile, mais c'est bien fait et on rentre volontiers dans le jeu. L'interprétation est excellente, Meg Lemonnier est aussi charmante qu'étonnante et possède une fort jolie voix, Henri Garat s'en sort très bien (malgré quelques soucis de postsynchronisation), Dranem est à la fois énervant (mais c'est son rôle) et génial. Arletty n'a qu'un second rôle mais le réalisateur l'a placé au centre d'une incroyable scène de salle de bain, permettant à celle-ci de nous montrer plusieurs fois de suite sa jolie petite poitrine, son sourire et sa gouaille forment déjà la promesse d'une grande vedette. Les seconds rôles sont également très bons (comme souvent à l'époque) et tout cela se passe dans une ambiance joyeusement décontractée. La musique de Raoul Moretti est excellente et entraînante. Et puis il y a ce final, en forme de bal costumé vénitien qui ne mérite qu'un qualificatif : Grandiose. Un régal de fin gourmet à découvrir d'urgence.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 juin 2014
Raoul Mortetti, fut avec Maurice Yvain et Henri Christiné, l'un des meilleurs musiciens d'opérettes de l'entre deux guerre. Albert Willemetz pour sa part fut un talentueux librettiste et parolier. On comprend donc que nous tenons là l'une des opérettes phares de cette époque pourvu qu'on ait le bon goût d'apprécier le genre. Reste l'adaptation cinématographiques : il se trouve qu'elle est excellente avec un Henri Garat craquant à souhait (hum !) et l'injustement oubliée Meg Lemonnier. Et puis il y a Arletty, la merveilleuse Arletty. Dans le film elle tient un "salon particulier" (autrement dit un bordel haut de gamme) qui est le cadre de l'intrigue. Et tout cela se déroule dans la décontraction la plus totale dans une ambiance qui n'est pas sans rappeler certains récits de Guy de Maupassant, donc bien loin du politiquement correct de notre époque. Une oeuvre absolument joyeuse et charmante nonobstant le dénouement où il fallait bien que la morale bourgeoise finisse par triompher.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 mai 2014
Le film a pris un gros coup de vieux. Les acteurs ne sont pas spécialement marquants et le scénario plutôt pauvre. Quoi vous êtes encore là dans ce cas j'espère que vous aimez aussi l'opérette.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2026
Une jeune fille, Monique, se rend au réveillon d'une amie devenue demi-mondaine (Arletty, pas encore vedette et dans un rôle secondaire) où elle rencontre un riche séducteur.
L'intérêt et la singularité de cette comédie musicale, ou opérette, c'est de transgresser avec impertinence les convenances sociales et morales de l'époque. On a droit à des chansons rigolotes au paroles volontiers polissonnes ; surtout, dans ce réveillon de débauchés qui constitue la première partie du film, l'héroïne (Meg Lemonnier) apprécie d'être considérée comme une "poule" plutôt que comme une jeune fille. Quitte à ruser avec son chaperon, ce vieux serviteur de la famille (le fameux Dranem, comique sans beaucoup de tempérament).
Le film se mue ensuite en vaudeville classique et tout en bonne humeur avec, au cœur, une séquence assez mémorable spoiler: dans la salle de bain d'Arletty, nue dans sa baignoire,
et qui fait la causette avec quelques protagonistes de passage ! Dans cette comédie qui se dénoue dans une longue séquence de fête faisant écho à la première, la vertu des filles est un handicap, une charge, et les auteurs ne se privent pas d'ironiser à ce sujet.
En revanche, ils n'oseront pas la subversion jusqu'au bout : l'honneur de Monique est sauf et ça finit en spoiler: demande en mariage.
Tant d'allusions et de considérations coquines et d'audace pour finir par cette convention, c'est bien dommage !
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 413 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 novembre 2025
J'ai toujours beaucoup aimé Arletty par son jeu sans retenu avec son accent du faubourg. Mais ce film a effectivement pris un coup de vieux. Et je trouve que l'image donnée du demi-monde est trop angélique.
1933 c'est avant le code Hays et ce film est d'un érotisme torride et pourtant ce film n'est pas américain.
Les meilleurs films de tous les temps