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Biertan64
65 abonnés
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2,0
Publiée le 26 avril 2023
Cette histoire de cannibalisme au temps de la conquête de l'ouest n'a pas vraiment résisté au passage du temps. Pas assez de frissons pour un film d'épouvante, pas assez de tension pour un thriller, une intrigue devenant un peu soporifique, une musique trop omniprésente... Seule la présence d'acteurs phare des années 90 (Guy Pearce, Robert Carlyle) et un peu d'humour noir donnent un intérêt relatif à un visionnage.
Vorace est l’un des (très) rares films traitant directement de l’anthropophagie, plus couramment appelé le cannibalisme. Dû à une réalisatrice anglaise qui a déjà illustré des thèmes forts dérangeants, ce film est quasiment passé inaperçu à sa sortie, dû sans aucun doute à son sujet, l’un des plus grands tabous de la civilisation dite « développée ». D’emblée, le ton est donné dans la scène d’ouverture du banquet : un savant montage rappelle à John Boyd la réalité des combats sanglants et l’on partage son dégoût face à la vue du sang dans son assiette qui contient un beau steak saignant. Mais ce n’est rien face à ce qu’il va subir ensuite… L’originalité de ce film est de rester simple : il ne fait qu’illustrer le mythe du cannibalisme, bien connu dans les légendes, qui racontent que celui qui mange son adversaire prend toute sa force. Mais il l’illustre dans un contexte sauvage, celui de la guerre de Sécession, véritable boucherie et époque la plus noire des « dignes » états américains. Plus singulièrement, le film pourrait être considéré comme une parabole : le fait que l’action se situe en Californie, aujourd’hui état le pus peuplé des Etats-Unis, permet de faire la relation entre les fameuses grandes villes de la côte et la sauvagerie de l’histoire : la région est elle-même « cannibale », toujours avide de nouveaux gens qu’elle se permet d’expulser si ces gens sont trop faibles. Le fort prend toujours le pouvoir sur le faible. En réalisant son film hors des normes de Hollywood (voici d’ailleurs un exemple d’endroit « anthropophage ») et s’appuyant sur la performance de deux acteurs mémorables, Guy Pearce et Robert Carlyle, Antonia Bird réussit là un film effrayant, , non pas par ses effets gores et l’horreur de son sujet, mais par la cruelle et sidérante modernité que le film illustre : tout le monde rêve de plus de pouvoir et celui qui l’acquiert n’en n’est que plus insatiable : c’est une illustre et impitoyable critique du capitalisme qu’est Vorace.
Film d'horreur tragi-comique, la confrontation Pearce/Carlyle est tendue, les personnages sont fascinants d'ambiguïté. Un film à l'ambiance unique, bien aidé par l'excellente BO, les décors enneigés et le fond historique. un classique du film de cannibal. Bon appétit.
J'ai toujours une tendresse particulière pour les films originaux, en l'espèce un film d'horreur époque western (années 1840s plus particulièrement, conflit Etats-Unis/Mexique). Mais passé la joie de la nouveauté, on se trouve devant un film qui passe tranquillement, mais sans nous rendre l'histoire attrayante ou les personnages attachants, et l'on attend patiemment la résolution de l'intrigue, que je ne qualifierai pas de creuse mais de... limitée. Que le cannibalisme permette de prendre la force de celui que l'on a mangé, ce n'est pas une croyance nouvelle, merci. D'ailleurs quel est le but du "cannibale" en question ? Pourquoi vouloir resté dans cette région ? Et comment le lâche Capitaine Boyd devient soudainement un homme courageux, sans que l'on cerne l'évolution psychologique du personnage ??? Pour conclure, un film reposant sur une mise en scène solide et une bonne idée de base, mais qui se repose justement trop dessus, oubliant de développer un propos satisfaisant et des personnages intéressants. Dommage
Un drôle de film qui vaut le coup d’être vu. Cela a l'air d'un film raté, de série Z même, il y a des passages amusants presque ridicule, puis l'histoire (assez loufoque) arrive mais elle est assez "lourde" dans le genre .Les acteurs ne sont pas des bêtes de scènes et les moyens mis en œuvre pour ce film ne casse pas des briquettes, on se prend au jeu quand même. Après ou l'oubliera vite...
Une belle réalisation, la première partie du film est prenante avec une ambiance réussie. Par contre quand on commence à basculer dans du fantastique le film devient beaucoup moins convaincant, dommage la confrontation Pearce, Carlyle aurait pu être plus intéressante avec un scénario un peu différent.
Une bonne surprise que fut ce film : cette histoire de cannibalisme sur fond de guerre entre les Etats-Unis et le Mexique au milieu du 19ème siècle est une bonne idée bien exploitée par la réalisatrice ( c'est à souligner !!! ). Un mise en scène maîtrisée, un casting excellent ( Robert Carlyle tout particulièrement ), des scènes assez reussies ( notamment celle quand il découvre la grotte ), une ambiance quelque fois stressante et angoissante : tels sont les ingrédients qui font de ce film une brillante réussite assez originale à ne surtout pas négliger.
Vorace est vraiment une oeuvre à part entre le western et l'horreur avec une grosse dose d'humour noire. Les comediens sont trés bon et on ne peut qu'apprécier ce film intélligent.
Woah, le casting le laissait sous entendre, mais de là à tomber là dessus ! Je m'attendais à un gentil survival cannibal, et je tombe sur un splendide film de pacte avec le diable. Car c'est bien cela dont il est question, quand on voit l'étendue des vertues de la chair humaine exposés ici. Encore faut il céder à cet appel et oublier la morale. Car la fuite est en effet ici aussi un thème majeur (tous les personnages principaux ont fui dans leur vie). L'interprétation des acteurs est brillante, les enjeux sont admirables. Entre vivre de cannibalisme et mourir, la réponse finale est sans équivoque.
Entre 2 & 3 mon avis est plutot partagé! Après avori vu ce film je n'savais pas trop quoi en penser et avec du recul je vois le potentiel de ce film! Super original, il n'yen a pas deux comme lui! Etrange, original & plutot effrayant! A voir!
Film qui mêle horreur, science-fiction, cannibalisme, toxicomanie et far-West, very very far même, et inspiré du drame d’Alfred Packer qui dut manger ses compagnons d’expédition pour survivre, et qui défraya la chronique américaine dans les années 1870. Années 1840, Sierra Nevada, Est de la Californie, dont la côte est encore sous occupation mexicaine, aucune conquête de l’Ouest n’a encore eu lieu, et les militaires exilés dans les rares baraquements isolés qui font office de garnison sont souvent des parias de l’armée, des éléments débiles ou dangereux. Tel le Wendigo des amérindiens canadiens plusieurs fois évoqué dans le film, nos « héros » se laissent corrompre au départ par la nécessité alimentaire, puis une vicieuse mécanique, familière des toxicomanes et des despotes, de soif et d’exigence cannibale se veut de plus en plus impérieuse, meurtrière, sanglante, et néanmoins profondément pragmatique et auto-répugnante. Malgré l’opposition conceptuelle fondamentale entre les deux principaux protagonistes, triomphe surtout le vice boulimique et compulsif de la possession spirituelle et de l’ivresse du pouvoir, qui consiste à la fois à survivre, à vampiriser sadiquement les nouveaux venus, tout en absorbant l’essence vitale des « repas ».
Ceux qui s' attendent à voir du Lecter, du detour mortel ou du La colline à des yeux tournez les talons!!! Ce film n' a rien de gore ni d' effrayant, je ne sais pas ce que c' est! On dirait une pauvre tentative de film gore français...sauf que celui-ci est made in USA (oui je c l' exemple semble bizarre mais mes fans me comprendrons MDR)
Sur une musique de malade, des comédiens de génie s'affrontent selon un scénario original et grâce à une mise en scène percutante. C'est VORACE. Je reviens sur ma critique d'il y a 7 mois pour répéter que ce film est un chef-d'oeuvre ravageur, avec un Robert Carlyle proche de la perfection.
Passé inapercu lors de sa sortie en 1999, "Ravenous" est un de ces sales petits chef-d'oeuvre qui ont la faculté de se bonifier d'années en années. Le capitaine John Boyd, consideré à tort comme héro de la guerre se retrouve au fin fond de la Californie dans un camp, perdu au milieu de nulles part et abité par de singuliers personnages. Peu à peu, la petite troupe va devoir faire face à un capitaine cannibale rendu fou par le froid et la faim. Cette avec cette trame de base, inspiré d'un fait divers de l'Ouest Américain que le scénariste Ted Griffin(Ocean's 11)a écrit un scénario original mêlant "Western", "Horreur" et "Comédie". Un tout parfaitement maitrisé et très innovant dans le cinéma de Genre. Sublimement rendu à l'écran, Antonia Bird a effectué un travail de mise en scène vraiment exceptionnel. Ainsi la réalisatrice saute, sans prévenir d'une émotion à l'autre avec des personnages aux traits de caractères fascinants magnifiquement dirigés et interprêtés par des acteurs aux sommets de leur forme. Ainsi, le récit est crédible, diablement malsain et joue constamment avec les nerfs du spectateur sans la moindre seconde de temps mort. Vous l'aurez vite compris, "Ravenous" est un film culte et va encore plus loin en proposant un approche intéressante du cannibalisme. A ne louper sous auun pretexte...
« Vorace » le dernier des quatre films réalisés par la cinéaste britannique Antonia Bird a rapidement acquis le statut de film culte en dépit de son échec cuisant lors de sa sortie en salles en 1999, clôturant ainsi la carrière de cette artiste talentueuse qui après s’être repliée sur la télévision n’a guère eu le temps de rebondir, disparaissant en 2013 à seulement 58 ans. L’intrigue est inspirée d’un mélange plutôt baroque mais aussi fortement intrigant entre l’expédition Donner (durant l’hiver 1846-1847, un groupe de 87 pionniers en route pour la Californie se trouvant bloqué par la neige, le cannibalisme gagnera une partie des membres), l’histoire du cannibale Alfred Packer (soldat durant la Guerre de Sécession qui s’adonna au cannibalisme quand son détachement se perdit dans les Rocheuses) et la légende du wendigo (légende indienne qui veut que les cannibales en même temps qu’ils se nourrissent du sang de leurs victimes en absorbent la force). Le scénario est écrit par Ted Griffin qui attire l’attention de la Fox. Antonia Bird recommandée par Robert Carlyle déjà intégré au casting avec lequel elle vient de tourner « Face », arrive sur le projet après que deux réalisateurs ont été essayés sans succès par la productrice déléguée Laura Ziskin. Baroque on l’a dit « Vorace » diffuse une atmosphère très spéciale sans aucun doute favorisée par l’association improbable mais diablement efficace de Damon Albarn (cofondateur du groupe pop Blur) et de Michael Nyman pour la bande son du film alternant des ambiances souvent en décalage avec la scène illustrée. Violon, accordéon, guimbarde et banjo se succèdent pour conduire le spectateur dans les montagnes enneigées de Californie (en réalité la chaîne de montagnes Tatras en Slovaquie) où des événements très bizarres vont se dérouler menant les hommes confrontés à la dureté de la nature, l’isolement et la peur des horreurs de la guerre spoiler: vers l’innommable et le sacrilège. D’abord isolé le phénomène anthropophagique, va faire assez vite des adeptes, la promesse d’une vie éternelle valant bien quelques sacrifices même humains.
Le thème n’est certes pas complètement nouveau mais le traitement qu’en propose Antonia Bird est plutôt décapant demandant à ses acteurs de forcer souvent le trait pour introduire une dose d’humour allégeant quelque peu l’angoisse normalement générée par le propos général. Antonia Bird marche sur un fil mais parvient à rester en équilibre jusqu’au dernier plan, sachant tirer tout le parti des magnifiques décors naturels qui l’entouraient et à remarquablement orchestrer spoiler: la confrontation à la vie à la mort entre l’angélique Guy Pearce et le diabolique Robert Carlyle qui vertèbre la deuxième partie du film . Certes « Vorace » a perdu beaucoup d’argent (près de six fois son budget) mais le talent original dont a manifestement fait preuve la jeune réalisatrice dans ses quatre premiers films aurait sans doute mérité qu’une autre chance lui soit accordée.