Note moyenne
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Subversif, vous avez dit subversif ? Où ça, ou ça ? Moi je n'ai rien vue de subversif. Le début n'est pas si mal surtout en raison du personnage assez décalé joué par Jeffrey Jones, ça se gâte au cours de l'expédition de secours arrivant à la caverne, et ça se gâte encore plus quand Boyd revient au camp et que déboule nouveaux et anciens personnages sans que le récit réussissent à choisir son genre, entre western, survival, gore, vampire, morts vivants, on n'en sait plus rien d'autant que le rythme ne suit pas. La distribution est très moyenne avec un Guy Pierce en-dessous de ses capacités et un Robert Carlyle agaçant. On ne s'accroche à rien, il n'y a pas de tension et même l'interminable duel final ne parvient pas à nous sortir de notre léthargie. Reste une belle photo, une musique pas trop mal de Michael Nyman et Jeffrey Jones.
Appelée à la rescousse sur ce projet, après la fronde des acteurs contre R. Gosnell (futur réal de "Big Mama" et de "Scooby-Doo" notamment, ainsi que de pléthores de comédies indignes de ce nom par la suite) et le renvoi d'un autre réal au bout de 2 semaines de tournage, A. Bird, réalisatrice anglaise, s'impose comme un talent à suivre avec ce film... qui sera un tel échec que sa carrière sera stoppée nette. En effet, l'audace de montrer un héros lâche, qui ne dit pratiquement rien en 25 minutes de film (deux mots, un soupir et quelques cris), puis de planter son décor dans un désert loin de tout, où vivent des archétypes (l'officier lettré, le médecin ivrogne, le soldat défoncé, le soldat à fond dans le délire militaire, l'indien et sa soeur mystérieuse) avant de virer au survival hardcore qui se transforme en pensum philosophique, c'était effectivement assez audacieux. Hélas, le public ne suivra pas et c'est bien dommage. Certes, le film a peu de budget et ça se voit, mais bon sang, le casting est impeccable, avec un G. Pearce magnétique et charismatique, faisant face à un R. Carlyle impeccable, entouré de J. Jones et de plusieurs 2nds rôles sympathiques. Un film intéressant, dans son propos et son imagerie, avec quelques belles trouvailles, malgré un aspect bis dans ses ficelles de scénario. Tendu, éprouvant et perturbant, un film de genre presque parfait qui remue et pose des questions intéressantes. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Etonnant film que "Ravenous", qui débute comme un drame de guerre, où l'on suit un officier envoyé dans un fort reculé dans les années 1840. Sauf que celui-ci va faire la rencontre d'un étranger qui va s'avérer cannibale, et l'intrigue va muer en film d'horreur teinté de fantastique. Ainsi, l'ensemble est bourré de choix originaux, qu'il s'agisse de la BO atypique pour un film d'époque, des rebondissements assez inattendus, du fond politique mordant (les USA se construisent en dévorant leurs immigrés...), ou des touches d'humour noir fort sympathiques. Par ailleurs, les acteurs sont convaincants, et si Guy Pearce demeure sage, Robert Carlyle semble beaucoup s'amuser en grand adepte de la chaire humaine. Côté mise en scène, là encore pas mal de bonnes idées sur un traitement propre et efficace, avec du sanguinolent mais pas trop, et de bons décors. Une très agréable surprise.
Le plus grand film de tous les temps.
Pas un western, pas un film d'horreur, juste une allégorie des plus sombres sentiments de la nature humaine.
A voir absolument
Pas un western, pas un film d'horreur, juste une allégorie des plus sombres sentiments de la nature humaine.
A voir absolument
Une belle réalisation, la première partie du film est prenante avec une ambiance réussie. Par contre quand on commence à basculer dans du fantastique le film devient beaucoup moins convaincant, dommage la confrontation Pearce, Carlyle aurait pu être plus intéressante avec un scénario un peu différent.
Excellent scénario ! Excellente musique, excellents acteurs, excellents enchaînements ! C'est très inattendu comme film, même si le titre parle de lui-même, Robert Carlyle et Guy Pearce sont parfaits ! J'ai beaucoup aimé les scènes intenses, les poursuites sous une musique qui prête à rire avec noirceur et le final aussi surprenant que grandiose ! A découvrir
Les comportements des personnages sont plutôt bêtes, le scénario est simple (comportant son lot de dénouements attendus), "Vorace", avec son genre pourtant original de western-horrifique, ne sera finalement qu'un simple film sur le sujet du cannibalisme, traité de façon relativement faible, et oubliant de nous prendre un minimum aux tripes, aussi bien sur le plan visuel que psychologique, ni même de nous faire ressentir la moindre émotion. Guy Pearce y est particulièrement insupportable, muni dans ce film d'une tête de chien battu au regard d'un vide épatant (paye ta tête à claque), c'est bien Robert Carlyle qui viendra contrebalancer cette confrontation avec sa bonne prestation.
Ce film je l'aime pour une ou deux scènes, plutôt brèves pourtant impérissables : l'attente du "malade" devant l'entrée de la grotte, et la rencontre sur la falaise qui s'en suit peu après.
Ce sont 2 minutes à tout casser, mais l'atmosphère y est tellement unique. Musique, expression des visages, mouvement des corps : le malin sort de sa boîte ! Un grand moment de cinéma.
Ce sont 2 minutes à tout casser, mais l'atmosphère y est tellement unique. Musique, expression des visages, mouvement des corps : le malin sort de sa boîte ! Un grand moment de cinéma.
Un abord original du cannibalisme. Cela change des forêts épaisses et des populations d'ethnies étrangères. Là, on parle d'états-uniens, de bons soldats qui défendent leur pays et pourtant, cela vire vers une tout autre direction. Robert Carlyle est comme à son habitude excellent, et rien que pour sa prestation, le film vaut son pesant de cacahuètes.
Pour moi ce film est avant tout une critique de l'histoire américaine et de la fondation de ce pays par la violence. Je m'explique : Tout d'abord l'intrigue se déroule durant la guerre Mexicano-Américaine, grande guerre patriote qui marque la conquête de l'ouest, mais ce qui est intéressant c'est de regarder les victimes du cannibale Colqhoun et le symbolisme de ce film au niveau de l'histoire Américaine.
spoiler:
Colqhoun dit que sa première victime est un indien, clin d’œil au génocide amérindien,premier conflit des colons.Ensuite sa seconde victime est un noir de l’expédition, symbole de l'esclavagisme.Puis arrive les mineurs qui montre la conquête de l'ouest et la violence du déplacement des populations vers l'ouest en 1840 (ce qui entraînera des attaques des caravanes par les indiens et des actes inhumains comme le cannibalisme avec la donner party et le cas packer.), ensuite ce malade arrive au fort spencer et attaque les militaires : prochaine population victime de la création de ce nouvel état avec la guerre américano-mexicaine et la future guerre de sécession.Par son mélange amérindien et de colons (c'est un wendigo écossais) Colqhoun représente l'esprit national américain qui "cannibalise" les citoyens et les différentes populations de cet état pour mieux les unifier, et pour qu'ils servent mieux sa cause, son appétit.
Dans la seconde partie du film, Colqhoun devient le militaire Ives. Il passe du statut du colon sale avec ses habits abîmés à celui de vrai citoyen notable américain. Une seconde époque s'ouvre pour les Etats-unis. Il veut créer un "club anthropophage" où en mangeant ils sortent des citations des pères fondateurs, représentation de l'élite Américaine avec ses notables qui mangent les citoyens : Il y a Hart ,penseur et militaire, Ives qui est soit militaire ou homme d'église, et ils espèrent pouvoir compter sur Boyd, le héros patriote traumatisé et le général Slauson. On voit ici que dans la nouvelle Amérique l'armée et la religion vont se partager le pays.
De plus quand ives est en civil,il a le look d'un propriétaire terrien avec sa longue robe de pourpre, son cigare et son bouc accompagné de ses cheveux longs en arrière.Comme un esclavagiste du sud, il n'a pas honte de ses agissements et dévore ses semblables.C'est le sud.
Tandis que Boyd, lui tout dévasté, avec sa tunique bleu et hanté par ces victimes et la violence de sa nation, cru par personne concernant Ives et tenté par ce dernier, c'est les Yankees, c'est le Nord.
Dans cette seconde partie ,on voit que l'histoire continue avec une métaphore de la guerre de sécession.Le combat entre Boyd et Ives.Le "suicide" de Hart qui a goûté à la chair humaine et qui avec son look de père fondateur recherche le "Bonheur" est une représentation de l'héritage Américain qui ne croit plus en sa nation vu la violence qui y règne et qui charge Boyd de gagner ce schisme.
Finalement entre Ives et Boyd personne ne gagnera le combat, enfin si, vu que Ives meurt la violence est finit mais Boyd se sacrifie pour cela.Finalement c'est la violence qui règne en Amérique.
Colqhoun dit que sa première victime est un indien, clin d’œil au génocide amérindien,premier conflit des colons.Ensuite sa seconde victime est un noir de l’expédition, symbole de l'esclavagisme.Puis arrive les mineurs qui montre la conquête de l'ouest et la violence du déplacement des populations vers l'ouest en 1840 (ce qui entraînera des attaques des caravanes par les indiens et des actes inhumains comme le cannibalisme avec la donner party et le cas packer.), ensuite ce malade arrive au fort spencer et attaque les militaires : prochaine population victime de la création de ce nouvel état avec la guerre américano-mexicaine et la future guerre de sécession.Par son mélange amérindien et de colons (c'est un wendigo écossais) Colqhoun représente l'esprit national américain qui "cannibalise" les citoyens et les différentes populations de cet état pour mieux les unifier, et pour qu'ils servent mieux sa cause, son appétit.
Dans la seconde partie du film, Colqhoun devient le militaire Ives. Il passe du statut du colon sale avec ses habits abîmés à celui de vrai citoyen notable américain. Une seconde époque s'ouvre pour les Etats-unis. Il veut créer un "club anthropophage" où en mangeant ils sortent des citations des pères fondateurs, représentation de l'élite Américaine avec ses notables qui mangent les citoyens : Il y a Hart ,penseur et militaire, Ives qui est soit militaire ou homme d'église, et ils espèrent pouvoir compter sur Boyd, le héros patriote traumatisé et le général Slauson. On voit ici que dans la nouvelle Amérique l'armée et la religion vont se partager le pays.
De plus quand ives est en civil,il a le look d'un propriétaire terrien avec sa longue robe de pourpre, son cigare et son bouc accompagné de ses cheveux longs en arrière.Comme un esclavagiste du sud, il n'a pas honte de ses agissements et dévore ses semblables.C'est le sud.
Tandis que Boyd, lui tout dévasté, avec sa tunique bleu et hanté par ces victimes et la violence de sa nation, cru par personne concernant Ives et tenté par ce dernier, c'est les Yankees, c'est le Nord.
Dans cette seconde partie ,on voit que l'histoire continue avec une métaphore de la guerre de sécession.Le combat entre Boyd et Ives.Le "suicide" de Hart qui a goûté à la chair humaine et qui avec son look de père fondateur recherche le "Bonheur" est une représentation de l'héritage Américain qui ne croit plus en sa nation vu la violence qui y règne et qui charge Boyd de gagner ce schisme.
Finalement entre Ives et Boyd personne ne gagnera le combat, enfin si, vu que Ives meurt la violence est finit mais Boyd se sacrifie pour cela.Finalement c'est la violence qui règne en Amérique.
Film qui mêle horreur, science-fiction, cannibalisme, toxicomanie et far-West, very very far même, et inspiré du drame d’Alfred Packer qui dut manger ses compagnons d’expédition pour survivre, et qui défraya la chronique américaine dans les années 1870.
Années 1840, Sierra Nevada, Est de la Californie, dont la côte est encore sous occupation mexicaine, aucune conquête de l’Ouest n’a encore eu lieu, et les militaires exilés dans les rares baraquements isolés qui font office de garnison sont souvent des parias de l’armée, des éléments débiles ou dangereux.
Tel le Wendigo des amérindiens canadiens plusieurs fois évoqué dans le film, nos « héros » se laissent corrompre au départ par la nécessité alimentaire, puis une vicieuse mécanique, familière des toxicomanes et des despotes, de soif et d’exigence cannibale se veut de plus en plus impérieuse, meurtrière, sanglante, et néanmoins profondément pragmatique et auto-répugnante. Malgré l’opposition conceptuelle fondamentale entre les deux principaux protagonistes, triomphe surtout le vice boulimique et compulsif de la possession spirituelle et de l’ivresse du pouvoir, qui consiste à la fois à survivre, à vampiriser sadiquement les nouveaux venus, tout en absorbant l’essence vitale des « repas ».
Années 1840, Sierra Nevada, Est de la Californie, dont la côte est encore sous occupation mexicaine, aucune conquête de l’Ouest n’a encore eu lieu, et les militaires exilés dans les rares baraquements isolés qui font office de garnison sont souvent des parias de l’armée, des éléments débiles ou dangereux.
Tel le Wendigo des amérindiens canadiens plusieurs fois évoqué dans le film, nos « héros » se laissent corrompre au départ par la nécessité alimentaire, puis une vicieuse mécanique, familière des toxicomanes et des despotes, de soif et d’exigence cannibale se veut de plus en plus impérieuse, meurtrière, sanglante, et néanmoins profondément pragmatique et auto-répugnante. Malgré l’opposition conceptuelle fondamentale entre les deux principaux protagonistes, triomphe surtout le vice boulimique et compulsif de la possession spirituelle et de l’ivresse du pouvoir, qui consiste à la fois à survivre, à vampiriser sadiquement les nouveaux venus, tout en absorbant l’essence vitale des « repas ».
je ne m'en lasse pas. drôle, décalé jusque dans sa bo, bien écrit et une très bonne réalisation : un film à dévorer!!!
Disparue récemment, Antonia Bird réalisait en 1999 l'étonnant "Vorace" avec à l'affiche deux excellents acteurs, Guy Pearce campant un soldat poltron à la renommée usurpée et l'effrayant Robert Carlyle en cannibale plus vrai que nature. L'action prend place durant la guerre entre les USA et le Mexique et plus particulièrement aux confins d'un trou paumé, magnifié par la caméra de Bird par des plans superbes de très beaux paysages. On y retrouve un groupe de soldats recevant un surprenant visiteur au milieu du froid, ce dernier organisant une expédition pour retrouver son supérieur, apparemment devenu fou ... avant que n'éclate la vérité. Une réalisation vraiment surprenante bourrée de qualités et mêlant thriller et fantastique pour un résultat palpitant. Le tout accompagné de superbes musiques, parfois aux antipodes de l'action en cours. Du début à la fin, c'est extrêmement plaisant, ce "Vorace" s'affiche comme une très bonne surprise.
J'ai été surpris car je m'attendais a un simple film sur le cannibalisme et en faite l'histoire est originale, tout comme la bande son d'ailleurs qui est prenante et bizarre. On oscille entre horreur, fantastique et même comédie. C'était captivant!
"Vorace" est un film intrigant, mixant western et horreur avec un savoir-faire certain, le tout servi par une galerie de personnages déjantés (Robert Carlyle dont j'avais déjà pu apprécier le talent dans "28 semaines plus tard", ainsi que David Arquette qu'on ne présente plus, pour ne citer qu'eux). Même si certaines scènes peuvent sembler un peu longues (la fin, notamment), on se laisse prendre au jeu et on savoure ce film sympa, sans prétention, tout simplement efficace.
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