Mon dieu que ce film est décevant. Je n'ai pas lu le livre, mais j'ai nul doute que celui-ci ne peut être que meilleur. Seule Agnès Jaoui parvient à tirer son épingle du jeu. Je n'ajouterai rien mais partagerai la critique du Parisien avec qui je suis complétement d'accord, soit : "Mais quel dommage ! Disposer de pareilles pépites - un livre extraordinaire, des acteurs formidables - et parvenir à un résultat aussi plat, c'est à désespérer." DÉSOLANT.
Si l’Art de la fugue aurait pu être une comédie dramatique intéressante avec un casting efficace, l’arrivée en pleine face d’un détestable Benjamain Biolay casse tout engouement à voir un Lafitte en homo romantique. Tentant de mettre de côté ce rageant homme, la construction de ce long-métrage rappelle un Woody Allen. Mais la puissance de l’histoire reste faible et il donc trop tôt pour dire « je vais voir le dernier Cauvin ». Il nous reste à relever la justesse des dialogues dictés avec finesse. Les scénaristes ont réussis à adapter le roman The Easy Way Out aux préoccupations françaises. L’Art de la fugue est un long-métrage convenable qui aurait surement gagné à ne pas recruter un chanteur devenu acteur malgré-lui. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Bonjour. Comme je n'ai pas trouvé ce film terrible, je n'ai pas envie de m'étaler sur le sujet. L'esprit d'une famille déjantée y est tout de même bien rendu. Parmi la brochette de frère, Laurent Lafitte est très touchant mais Nicolas Bedos est le moins bons des acteurs qui jouent dans ce film. Même Benjamin Biolay est bien meilleur que lui. Agnès Jaoui, toujours très bien.
Ce qui se fait de pire dans le cinéma français. Pas moins de scènes de repas en 1h37 ! Et je ne compte pas les cafés entre homos, les soirées poker, les vaisselles, le champagne du dimanche, Biolay qui prépare la salade, les bières dans le canapé, le verre à la gare et les coups de fil de Marie-Christine Barrault qui veut faire un pot au feu. Tous ces acteurs installés devraient avoir honte d'avoir dit oui à ce film terne ennuyeux, sans risque, mal éclairé, pas réalisé. Il ne faudra pas venir se plaindre ensuite du niveau de notre cinéma national. Le réal-imposteur n'a peur de rien : il colle un sublime concerto de Ravel qui clôturait le grandiose Beautiful d'Innaritu sur son étron, priant pour que de l'émotion passe mais non.
[edit - je cherche même plus à comprendre les règles de censure sur ce site] J'ai rien contre ces films hexagonaux hérités de Truffaut ou Sautet, bien au contraire, ou de gentils petits-bourgeois un peu intello et assez névrosés se demandent s'il faut faire sa vie avec trucmuche ou tartempion. Mais un contrat, ça marche dans les deux sens. Si un réalisateur me demande du temps pour montrer un canevas 100 fois vus, il faut proposer des acteurs au top et des dialogues irrésistibles de drôlerie et/ou de légèreté, mais sans tomber dans la vacuité non plus. Exercice délicat donc, car lorsqu'on se vautre - et ici c'est clairement le cas - on sort un énième produit qui devient de la chair à canon pour les "haters" du cinéma français... Dommage ; seuls Laurent Lafitte et une fin aussi simple que juste évitent le naufrage intégral.
L'art d'écrire une comédie où chaque personnage est empêtré dans des situations à son insu. C'est très bien joué. Agnès Jaoui est comme toujours, un ton en dessus des autres. Le film dans sa longueur tire un peu la corde sur un scénario souvent pas très fournis. J'ai des doutes quant à la cohérence de Benjamin Biolay dans une comédie. Le film aurait eu plus de mérite si le récit aurait été plus étoffé en rebondissement.
Un film choral qui laisse un peu sur sa faim avec quelques longueurs. Un vrai plaisir de revoir Marie-Christine Barrault. Laurent Lafitte s’en sort pas trop mal, mais c’est loin d’être du Woody Allen. Film linéaire où le jeu des acteurs n'est pas totalement exploité et est un peu sage à mon gout !
L'archétype du mauvais film français....Psychologie à deux balles, problèmes existentiels dont on a que faire (parce qu'on les a déjà vus et revus 100 fois dans des pensums du même tonneau), personnages caricaturaux et j'en passe; Seule Agnès Jaoui apporte un peu de vie et de personnalité à ce ratage...Insuffisant hélas !!!
Un film moderne traitant d'un sujet moderne. Le casting l'est également. On aime la fraîcheur de la réalisation. Bien que le sujet ne soit pas passionnant, le jeu d'acteurs reste attrayant. A voir.
"Il vaut mieux avoir des remords que des regrets", c'est une citation du film que j'aime beaucoup et voilà c'est tous ce que j'ai aimé dans le film, j'exagère un peu mais le problème c'est qu'il ne se passe rien, scène après scène, les enjeux sont exactement les mêmes sans qu' il y ai eu une quelconque avancé. Bref, on tourne en rond et on s'emmerde. Vous pouvez passez votre chemin , vous n'allez absolument rien louper.
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1,0
Publiée le 9 juillet 2015
Une adaptation bien fade et ennuyeuse. L'histoire est inintéressante, les personnages pas attachants, on assiste à une succession de scènes sans intérêt qui ne sont ni drôles ni divertissantes. C'est vraiment dommage, car j'aimais bien le casting avec des artistes qui sont autant aimés que détestés par le public, mais ils n'ont pas la possibilité de vraiment s'exprimer dans un ensemble presque imbuvable tellement c'est ennuyeux.
Antoine (Laurent Lafitte) circule à vélo, il est homo, c'est un bobo. 2 autres bobos (et même des archétypes du genre, dans la vie) cultivent comme lui "L'Art de la fugue" (ne pas chercher d'illustration contrapuntique savante cependant...), ses frères, Louis (Nicolas Bedos) et Gérard (Benjamin Biolay) - c'est-à-dire en fait (et seulement) une indécision sentimentale chronique. Ce film à l'ambition "chorale" et "chronique familiale" (conjoints ou assimilés, et parents des 3 "héros" à ajouter au casting) est une triste guimauve, sans cohérence, intérêt ou style (en coscénariste du réalisateur, annoncé "linguiste" de formation, Brice Cauvin, la bobo Raphaëlle Desplechin - soeur de - et en "consultante", la super-bobo Jaoui, panouillant en "Ariel", tout ce petit monde adaptant une oeuvrette bobo d'Outre-Atlantique, par écrivain "gay" : n'en jetez plus, la cour déborde !), sans aucun attrait, même d'interprétation (sauf, faisant ce qu'il peut, LL). Ai lu quelque part que ce pauvre produit a failli ne pas sortir en salles - son destin aurait effectivement dû se situer du côté de la "fiction" de service public télévisuel. Formatée, frelatée, vide, "moderne", comme ce dernier sait en régaler le contribuable....
D’entrée de jeu, effaçons le doute que pourraient avoir certains spectateurs : ce film n’a rien à voir avec l’œuvre BWV 1080 de Jean-Sébastien Bach ! On ne l’entend d’ailleurs même pas dans "L’Art de la Fugue". Non, il s’agit d’une adaptation du roman homonyme de l’écrivain américain Stephen McCauley, paru en 1992. La réalisation de ce film est née de l’envie que Brice Cauvin et Agnès Jaoui avaient de travailler ensemble. Tourné fin 2011, début 2012, ce film a rencontré moult problèmes avant de pouvoir sortir 3 ans plus tard, en 2015. La cause ? Des problèmes juridiques entre réalisateur et producteur. "L’Art de la Fugue" est ce qu’on appelle un film choral (encore un clin d’œil vers le Cantor de Leipzig ?) même si un des personnages est davantage présent que les nombreux autres qui gravitent autour de lui. Le film choral n’est pas un genre facile : les personnages importants sont nombreux, il faut à la fois laisser du temps à chacun pour qu’il puisse exprimer sa personnalité tout en insufflant le rythme optimal à l’ensemble. De ce point de vue, Brice Cauvin ne s’en sort pas trop mal, même si, parfois, le film donne l’impression de tourner un peu en rond. Est-ce la présence de Raphaëlle Desplechin-Valbrune dans l’écriture du scénario, toujours est-il que cette histoire familiale n’est pas sans faire penser au cinéma de son frère, Arnaud Desplechin. Tout cela donne un film un peu frustrant, dans lequel on balance entre intérêt pour ce qu’on voit, tout sauf mauvais, et insatisfaction quand on pense à ce qu’on aurait pu voir.