The Search
Note moyenne
3,8
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148 critiques spectateurs

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schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2014
La reconstitution de la guerre de tchétchénie est époustouflante. La couleur générale du film, dans les tons bruns, noirs, gris, verdâtres, tristes, désolation, pauvreté, pollution de la nature est parfaite tout au long du film. La folie de la Russie poutinienne parfaitement décrite. Voilà un film sur trois sujets forts : le soldat russe forcé, l'orphelin de l'horreur (admirable Abdul Khalim Mamatsuiev/Hadjij), et enfin la bobo européenne humanitaire perdue (Bérénice Bejo). Mais autant la partie militaire et violente du film est sublime, autant l'histoire de BB et de sa relation à l'orphelin sont d'une grande niaiserie. D'autres actrices auraient probablement donné au rôle plus de structure/consistance/crédibilité.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2015
Je n ai pas plus accroché que ça. Même si on sent l envie de la part d Hazanavicius de sensibiliser le spectateur au conflit ignoré en Tchétchénie, je n ai pas été emballé par ses choix de narration. Notamment le personnage de Berenice Bejo qui joue l occidentale qui découvre le conflit avec laquelle il devrait se créer en empathie sensée représenter le point de vue du spectateur qui est dans cette situation de découverte. Seulement de mon point de vue l empathie ne se fait jamais, j ai même fini par trouver ce personnage assez agaçant au final. Alors oui il y a quelques beaux moments de cinéma, l horreur de cette guerre qui ne dit pas son nom est par moment très bien retranscrite, mais une fois de plus j aurais préféré un récit plus immersif qui a mon sens aurait été bien plus marquant et original, comme il réussit à l être dans toutes les scènes qui touchent le jeune soldat russe.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2017
Totalement passé au travers de l’attention du public après un accueil très mitigé par la critique, "The search" est un film totalement méconnu. Et pourtant, Michel Hazanavicius a tenu compte des remarques les plus récurrentes de la part de la presse concernant les nombreuses longueurs en raccourcissant son film d’une vingtaine de minutes pour le présenter en salles. Et il nous reste aujourd’hui quand même plus de 2 heures de spectacle. Enfin quand je dis spectacle, c’est une façon de parler. Parce que franchement, l’interdiction faite à l’encontre des moins de 12 ans n’est pas volée. C’est violent, le langage est largement fleuri du côté des soldats, et pas mal d’images choc parsèment le long métrage. Et ça commence par cette séquence de type amateur tournée avec un caméscope, cette même séquence qui d’entrée prend à la gorge le spectateur pour ne plus le lâcher et le faire flipper quant à ce qui va suivre dans l’immédiat. Remake du film "Les anges marqués" de Fred Zinnemann (1948), Hazanavicius a tout réécrit pour en changer le contexte tout en parlant de ce qu’a pu endurer sa famille lors de la Seconde Guerre Mondiale et tout en s’appliquant à faire quelque chose de différent. Ainsi pour ceux qui connaissent le long métrage de Zinnermann, je suppose qu’ils n’auront pas ou peu de sensation de déjà-vu. Pour les autres, c’est à se demander pourquoi Hazanavicius a implanté le contexte au sein de la seconde guerre de Tchétchénie, soit en 1999. Est-ce pour dénoncer au passage les exactions commises par l’armée russe ? Nous savons bien que les russes n’ont pas été toujours irréprochables, qu’ils n’ont pas toujours fait une guerre propre (comme tous les autres d’ailleurs…). Il n’y a qu’à aller voir par exemple du côté de "Les innocentes" d’Anne Fontaine (2015), bien qu’on n’y voie pas les soldats russes à l’œuvre. Mais dans "The search", est-il possible que ça aille aussi loin que ça ? Attendez, là, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Pire, c’est tout un système qui est fait pour broyer des gens pour en faire des machines à tuer. Et c’est tellement énorme que ça en parait exagéré, totalement cliché. C’est à regretter que Hazanavicius n’ait pas gardé les témoignages tels qu’il les a recueillis (il les a réécrits et fait jouer par de véritables comédiens, très crédibles soit dit en passant). Après, on doit reconnaître l’implication des acteurs, à commencer par Maxim Emelianov dans la peau de Kolia (ce jeune enrôlé contre son gré) puisqu’il est allé jusqu’à recevoir de vrais coups… pour que ça fasse plus vrai ! Cependant Hazanavicius s’impose ici comme un maître tisseur, en entremêlant quatre destins tous liés entre eux. Pour ma part, c’est l’aspect le plus technique le plus intéressant du film, si je passe outre de la très belle photographie, de la maîtrise de l’éclairage en dépit des conditions météorologiques, et du fait que le film se passe quasi intégralement sans musique. Ce qui est remarquable aussi, c’est la façon dont le réalisateur a réussi à boucler sa boucle sans qu’on ne la voit venir. Mais là n’est pas la plus grande attraction de ce film. En ce qui concerne mon plus vif intérêt, c’est l’interprétation de ce jeune Abdul Khalim Mamutsiev qui représente l’atout majeur de ce film. Le conseil d’aller voir sa performance m’a été donné par une tierce personne, et il est vrai que ça vaut le détour. Nous avons beau avoir des comédiens aguerris tels que Bérénice Béjo et Annette Bening, le jeune garçon éclabousse tout le monde de son jeu d’acteur, lequel se résume à de la seule et unique expression scénique. On parvient même à douter qu’il puisse parler un jour, cependant je ne peux en dire plus afin de ne pas trop en dire. Alors est-ce qu’il finit par parler ou pas, je vous laisse le découvrir. Mais qu’est-ce qu’il fait passer comme choses, rien que dans son regard, ses postures !! C’est hallucinant !!! Le spectateur n’a d’yeux que pour lui, et il est tellement bon dans ce rôle, qu’on trouve presque Bérénice Béjo mauvaise (ce n’est pas le cas, hein), que les dures scènes avec Maxim Emelianov ne sont là que pour nous rappeler que nous sommes en pleine guerre de Tchétchénie, guerre à laquelle Helen (Annette Bening) essaie tant bien que mal de palier à son petit niveau (si j’ose dire en vue du travail de titan à accomplir). Ecoutez, c’est simple : dans le regard perdu de ce petit garçon, il y a de la peur bien sûr ; mais aussi du remords, voire de la culpabilité ; de la tristesse, et même du désespoir ; un brin de fatalisme aussi, ou une certaine résignation. Et malgré tout cela, il parvient toujours (ou presque) à faire les meilleurs choix. Tout du moins les plus raisonnables. Enfin c’est très difficile à décrire. Le fait est qu’il a trouvé le ton juste de son jeu, et je crois qu’on peut féliciter celui ou celle ou ceux qui l’ont dirigé, conseillé, sûrement patients comme jamais. Car quoiqu’on en dise, il n’est pas facile de faire travailler un gamin de cet âge. Et on se prend à espérer pour lui. A espérer qu’il retrouve les siens. Mais on ne voit pas comment. Ça nous semble même impossible. Alors on espère que sa rencontre avec Carole (Bérénice Bejo) va fructifier, bien qu’elle semble dans l’impasse. Alors ? Happy end, ou pas happy end ? A vous de concrétiser cette "recherche", ou pas.
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2015
Long-métrage intéressant par son aspect historique et dramatique, "The Search" manque néanmoins de vivant pour réellement entraîner le public dans l'histoire. Le scénario est assez bien écrit et les acteurs sont convaincants dans l'ensemble mais la réalisation reste seulement juste sans pousser un peu plus le film dans ses retranchements. De fait, c'est une œuvre qui est bien travaillé dans son ensemble mais sans plus.
Adrien B.
Adrien B.

23 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2016
Michel Hazanavicius delaisse la comedie et le pastiche pour nous parler d un sujet qui lui tient a coeur.
Poignant et difficile, The Search semble etre un nouveau defi pour le realisateur d OSS 117. The Search reste un melodrame abouti ou la relation entre le personnage de Berenice Bejo et l enfant tchetchene est tres bien ecrite.
Cependant le film met du temps a demarrer et souffre de longueurs.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2016
Bien que trop long, trop froid et trop académique "The search" est brillamment filmé et interprété, et a l'extrême mérite de raconter un pan terrible de l'histoire européenne, souvent oublié, dont les occidentaux se sentent peu concernés. Utile, intéressant, "The search" est une belle leçon d'histoire et d'humanisme.

https://www.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
Wolverine1992
Wolverine1992

138 abonnés 405 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2016
Michel Hazanavicius, le réalisateur de "The Artist" et des deux "OSS 117", surprend en signant ce drame intense, humain, où quatre destins se croisent durant la deuxième guerre de Tchétchénie, en 1998. Le personnage le plus réussi est clairement le soldat russe, embrigadé de force, qui découvre l'horreur. Le reste est moins passionnant. Néanmoins, c'est très bien filmé, la mise en scène est remarquable, et Bérénice Bejo est convaincante, mais la palme revient aux deux jeunes acteurs Abdul Khalim Mamatsuiev et Zukhra Duishvili qui sont tous les deux très touchants.

En conclusion, "The Search" est un film courageux, qui lève un coin de voile sur une guerre peu représenté au cinéma, mais qui souffre de quelques maladresses, et de certaines longueurs.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2014
"The Search" ne déplace pas les montagnes mais est un film important, sur un conflit quelque peu délaissé dans la mémoire des gens. Une oeuvre construite sous forme de "passerelles" entre les histoires et les personnages, où la pudeur et la sincérité l'emporte sur la violence. Bérénice Béjo joue très juste, comme à son habitude.
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2014
Très beau film. Très émouvant. Michel Hazanavicius donne enfin un visage à cette guerre dont on entendait parler au détour des bulletins d'information. On ressort, accablé par la bestialité de l'homme, attendri par le petit Tchétchène dont le jeu est remarquable. Il faut voir ce film aussi pour les visages extraordinaires des figurants, ces visages édentés, burinés, ravagés par la douleur, dans lesquels la guerre s'est gravée et a creusé ses sillons, les visages graves et les yeux tristes de ces enfants assis sur un banc et qui ne jouent plus. La boucherie de la guerre n'en est que plus désespérante.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2015
Au sortir de l’immense succès de The Artist, certains polémiqueront encore là-dessus, Michel Hazanavicius, attendu au tournant, change radicalement de registre avec The Search. Délaissant un cinéma populaire à forte consonance comique et nostalgique, le metteur en scène s’emploie, pour l’occasion, à nous plonger brutalement en plein conflit tchétchène, au plus près d’une population dans l’errance, au sein même, aussi, d’une jeune armée russe complètement paumée et répondant à cette déperdition pour la violence. Oui, lors de son apparition à Cannes, apparition qui n’a emballé personne du côté de la Côte d’Azur, le réalisateur si prodigieux, selon les dires, en aura surpris plus d’un. Si l’on serait tenté de louer les efforts de reconversion d’un réalisateur ayant pour ainsi dire déjà tout gagné, nous ne pouvons hélas pas passer à côté de son manque sincère de franchise. The Search, aussi attrayant soit-il, sur le plan humain avant tout, n’en reste pas moins un film ne faisant qu’effleurer son sujet pour mieux bouleverser. Une forme de racolage, en somme.

Nous sommes donc propulsés en toute fin du 20ème siècle, durant ce que les officiels appellent la seconde guerre de Tchétchénie. Une guerre sale, une guerre masquée en chasse aux terroristes, en vérité aux indépendantistes, par une armée russe impitoyable de méchanceté mais aussi d’amateurisme. Le conflit, surtout, se démarque de par l’inintérêt de la communauté internationale. Nous suivons alors un jeune enfant exilé, sa sœur, une représentante des droits de l’homme et finalement un jeune citoyen russe enrôlé plus ou moins par sentence dans les forces armées russes. Tout ce petit monde convergera finalement vers une histoire commune, on s’en doute, quelque part sise entre les essais de Paul Haggis et les grands films chorales de jadis. Avec un certain sens de la narration, Michel Hazanavicius parvient à rendre crédible ces faits tragiques, l’errance de ces âmes bouleversées par la guerre. Certes, ceci est une adaptation et une téléportation des faits, mais le metteur en scène parvient à capter suffisamment d’énergie dramatique pour rendre son film tout à fait captivant.

Là où le réalisateur ne parvient pas vraiment à convaincre, c’est dans sa mise en scène à proprement parler. Si les décors naturels sont excellents, le jeu des différents acteurs n’est pas optimal, notamment celui des comédiens du cru, peu habitués à l’importance d’un tel récit. On pense là notamment à cette première séquence en found footage qui démontre le peu de capacité de certains comédiens à jouer le drame. Bref, tout cela ne serait que peu visible si le réalisateur ne lorgnait pas continuellement sur les capacités d’actrices de sa femme, la ravissante mais un peu paumée, pour l’occasion, Bérénice Béjo. Elle aussi couverte d’éloge pour sa participation à The Artist, l’actrice ne trouve que rarement les justes expressions, manquant cruellement de charisme, à l’exception d’une séquence de discours, face à la gravité des situations l’entourant. Mais par-dessus tout, on perçoit clairement la volonté un brin opportuniste du réalisateur de prendre les émotions faciles là où elles sont, en s’appropriant un récit dramatique à fort potentiel et le tout, sans trop y croire.

Jamais vraiment désagréable, parfois suffisamment troublant pour captiver, The Search n’est certes pas une nouvelle réussite majeure pour le réalisateur mais s’impose comme une production soignée, intéressée et noble, moralement parlant. Un film jalonné de défauts mais qui mérite visionnage du fait qu’il s’intéresse de très près à un conflit pas si ancien et quasiment ignoré de tous. Devoir historique, en somme, par un cinéaste toujours prometteur que l’on espère retrouver plus indépendant par la suite. 12/20
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2014
Que c'est long, décousu,Bérénice Béjo pas du tout convaincante, Michel Hazavanicius est bien meilleur dans les comédies, son film est bien trop manichéen et n'échappe pas à certains clichés.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 décembre 2014
The Search est un film qui a le mérite d’aborder un sujet compliqué et sans doute trop oublié et qui, par moments, réussit à le faire correctement. Il est juste dommage que l’ensemble soit bien trop manichéen, que trois films cohabitent en un et que le personnage de Bérénice Béjo soit à ce point raté… Belle intention, sans doute, mais pas assez bien mise en image…
MC feely
MC feely

84 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2015
L'horreur de la guerre et ses conséquences désastreuses sur les enfants et familles qui se brisent soudainement et laisse derrière eux des proches et enfants démunis,ce film transmet bien ce message la!,mais c'est un tant sois peu trop académique par moment et fait pressentir des passages du film assez facilement c'est le bémol que je lui ferais.3/5
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 21 mai 2015
The Search joue sur la gamme des bons sentiments pour délivrer un message politique. Je n'aime pas ce genre de film qui manipule grossièrement le spectateur.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 décembre 2014
Michel Hazanavicius a du courage à revendre. Qu’il aurait pu être aisé pour le réalisateur de The Artist de se reposer sur ses lauriers après une telle consécration internationale. Mais il n’en est rien, le papa d’OSS 117 s’aventure dans la seconde guerre de Tchétchénie en 1999 pour nous narrer quatre destins qui vont se croiser.

Formellement parlant, le cinéaste maîtrise son sujet de bout en bout. Ses cadrages sont impeccables, sa photographie d’un gris à vous en faire perdre la vie, et ses plans-séquences superbement chorégraphiés. C’est dans le montage que son film pêche. Ses plans, d’une longueur générale trop étendue, font souffrir The Search d’une terrible lenteur qui se transforme peu à peu en un ennui inavoué. 2h15 paraît bien trop long pour ces deux histoires mises en parallèle.

D’une part, l’enfant nous émeut et nous touche en plein cœur par son seul regard. Mais sa relation avec Bejo finit par lasser, la faute à un manque de communication qui finit par tourner en rond. D’autre part, nous avons l’histoire de ce pauvre jeune homme à l’innocence absolue qui devient soldat malgré lui. Bien plus intéressant, ce récit fait penser à l’excellente première partie de Full Metal Jacket avec sa critique de l’armée et son lot d’humiliations quotidiennes.

The Search est donc inégal et passe presque à côté de son sujet en livrant un dénouement sans relief. Seules les scènes introductive et conclusive permettent à Hazanavicius de boucler une boucle bien pensée qui fait de la guerre un fléau universel, de la violence une fatalité écrasante.
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