Voilà le genre de film bobo parisien que j'adore ! Ces états d'âmes de quadras (quinquas ?) au tournant de leur relation m'a bien fait rire. Si le fond peut s'avérer sérieux (les sans-papiers, crise du couple, rapport au père, culpabilité...), la forme est légère et pétillante. On rit mais on rit finement, on n'est pas ici dans la comédie grasse franchouillarde. Le scénario et les dialogues sont joliment et intelligemment écrits (et assez cruellement aussi). Le tout sur une mise en scène aussi fluide que précise. On ne s'ennuie pas une minute... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-cherchez-hortense-110038689.html
Il est presque étonnant que Pascal Bonitzer arrive à intéresser jusqu'au bout les spectateurs avec un film dont le scénario est aussi plein de grosses ficelles, un film dont les rebondissements sont souvent difficiles à accepter tellement ils sont peu crédibles. Ce film très parisien est presque entièrement porté par les épaules (solides) de Jean-Pierre Bacri, bien aidé par Kristine Scott Thomas, Isabelle Carré, Claude Rich et Jackie Berroyer. Sans appuyer lourdement, le film parle de la lâcheté des élites en prenant prétexte de la situation d'une femme d'origine serbo-croate qui se retrouve immigrée sans papier alors qu'elle a été élevée en France. Tout au long du film, je suis resté un peu entre deux eaux, parfois irrité, parfois amusé. Je ne me suis pas ennuyé mais j'ai rarement trouvé prétexte à m'enthousiasmer.
Nous sommes introduit dans la vie d'un couple de parisien de bonne société ou chacun va à ses occupations. Les evènements de la vie, l'entourage, les actes manqués vont provoquer des péripéties toutes très personnifiées. Est traité principalement l'histoire de Bacri. Un moment dans la vie ou l'on ne cache plus le besoin de reconsiderer le "moi", ou l'on vie, ou l'on ne peut vivre en fait que pour ca. Il ne faut chercher trop âme, trop de poesie, trop de brutalité, c'est juste des parcours de vie que se croisent, se séparent ou se rejoignent. C'est simple, parfois très hilarant et d'autre plutôt touchant.
Un casting tentant. Le nom du réalisateur, Pascal Bonitzer a vaguement réveillé un lointain écho, pas suffisant toutefois pour se souvenir qu'il s'agissait du metteur en scène de "Rien sur Robert" qui nous avait paru assez hermétique et poussivement comique lors de sa sortie. On aurait dû se méfier !
Pêle-mêle : des profs, des gens de théâtre, des hauts fonctionnaires, des coiffeurs, une sans papiers, un ado ; des français, des serbes, des japonais ; des relations père-fils, mère-fils, mari-femme, amants, hétéros, homos ; théâtres, cafés, restos, appartements parisiens, bien sûr, plus le Conseil d'Etat...
L'affiche représente un puzzle, c'est aussi une auberge espagnole. Vous y apporterez ce qui vous plait, vous comprendrez ce que vous pourrez. On comprend bien en revanche que Bacri fait du Bacri : très mal rasé et ronchon. Et pourtant il est encensé par l'ensemble des critiques !
Cela se veut-il une comédie ou une farce ? On sourit à peine. Une tragédie ? N'exagérons rien. On concède quelques traits d'humour, vaches mais trop faciles. "L'ivresse du pouvoir" de Chabrol nous avait épatées dans ce registre et dans la critique des puissants ; ce n'est pas en confiant au même acteur, Philippe Duclos, une scène qui se voudrait d'anthologie que le talent souffle sur le cinéaste !
Ajoutons une précision : grâce à une référence qui se veut émue à la place Tien An Men, nous apprenons que Bacri est censé avoir passé son bac en 1988. C'est peut-être le seul moment du film où nous avons ri !
De Pascal Bonitzer, on ne peut pas dire qu'il soit un metteur en scène prolifique. Huit longs métrages, c'est bien peu pour un réalisateur de 66 ans. Et c'est bien dommage. Parce que ce qu'il vient de tourner est en tous points remarquable. J'avais été enthousiasmé par "Petites coupures" (2003), j'ai adoré "Cherchez Hortense". Pour moi, le cinéma d'auteur, c'est ce que fait cet homme. Histoire peu élaborée certes, mais un quotidien que chacun vit ou va vivre un jour dans son existence. Simple mais d'une grande richesse de sentiments et admirablement bien filmée. Et pour donner encore plus de poids à un scénario passionnant, nuls autres que Jean-Pierre Bacri, Kristin Scott Thomas, Claude Rich et Isabelle Carré, n'auraient à ce point donné vie et émotion aux personnages plus vrais que nature qu'ils interprètent avec si grand talent...
Une comédie subtile emmenée par un Jean-Pierre Bacri qu'on est heureux de retrouver ! Des dialogues savoureux et une mise en scène efficace. Assurément le film français de l'année..
Ce film est brouillon, part dans tous les sens, essaie, par toujours avec succès de jouer sur l'esthétisme et est parfois extrêmement ennuyeux. Il se repose beaucoup trop sur le jeu des acteurs qui, trop souvent, n'en peuvent plus de le porter sur les épaules, donc ils font du Rich, du Bacri, du Carré, etc. et c'est pesant.
Trouvé! Alors oui, c'est elitiparisianiste, tout ne fonctionne pas parfaitement, mais il y a de gros moments de plaisir là-dedans. Un peu comme une troisième barre de chocolat dans un pain au chocolat. Pour en apprécier la saveur, il faut aimer Bacri, car Bacri, c'est le chocolat. Noir, intense et fondant, mais toujours le même quoique parfois avec plus ou moins de subtilités selon d'où il vient et selon nos papilles aussi. Moi, j'ai beaucoup aimé Bacri hier soir car il m'a révélé toute sa saveur. Sur quelques plans, on le redécouvre et c'est sublime. J'ai beaucoup aimé aussi Claude Rich qui s'est régalé lui aussi. Isabelle Carré est touchante mais j'en ai presque marre pour elle qu'on la voit fragile quand on la sent forte, c'est très compliqué (l'amour c'est compliqué).Le reste du casting est acceptable, mais quel Bacri. Hop, un C-C-C-César. Ses défauts sont ses qualités maintenant.
Pascal Bonitzer offre à Jean Pierre Bacri un grand et beau rôle. Il excelle de bout en bout. Ses face à face avec Claude Rich sont cruels dans les mots, jubilatoires dans l'interprétation. Un vrai régal. Kristin Scott Thomas est parfaite dans un rôle inattendu. Isabelle Carré est magnifique et lumineuse. Le scénario, en revanche, rassemble trop d'histoires dans le récit et se perd dans la deuxième partie du film. La caméra s'attarde alors sur les ors des palais de la république. Sur les regrets de ces hommes qui se croyaient indispensables et balayés malgré tout, par le temps qui passe. Leçon bien vue, mais trop rapide. Tout aussi appuyées, les images d'une secrétaire particulière en charge de servir les cafés et chaussée par Louboutin Tout ne va donc pas si mal. Mais le film y perd son intérêt premier. Il manque de mordant, et d'un certain suivi pour être totalement abouti. http://cinealain.over-blog.com/article-cherchez-hortense-108481099.html
Encourager par de bonnes critiques, et appréciant Jean Pierre Bacri, je suis aller voir ce film , j'ai trouver l'interprétation très bonne Claude Rich toujours égal à lui-même, Jean Pierre Bacri excellent, je ne me suis pas ennuyer mais je m'attendait cependant à mieux, avec toujours un petit gout d'inachevé maintenant coutumier au cinéma français. La manif des sans papier apparait dans le film comme un cheveu sur la soupe. Bonne distraction cependant, même si le film aurait mérité d'être mieu travailler.