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AdriBrody
19 abonnés
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4,0
Publiée le 5 juin 2021
Un grand film pour le grand Alejandro Gonzalez Inarritu ! Ce film, basé sur l'effet papillon, nous plonge dans un monde étonnamment réaliste. A aucun moment les acteurs en font trop ou pas assez, ils sont exactement là où ils doivent être. Le scénario nous emmène aussi dans une histoire qui découle dans d'un rien pour finir à l'autre bout du monde. Un incident au Maroc déclenche une enquête au Japon et à la fuite d'une nourrice au Mexique. Chaque action, aussi simple soit-elle a une conséquence, contrairement à certains films où les personnages prennent des décisions trop farfelues dans un vrai contexte. Mais ici, on sent à chaque fois, dans chacune des histoires, des personnages déboussolés au bord du gouffre. Ca prend aux tripes.
Un film d'une puissance émotive très rare. Plus on avance dans le film et plus la tension est palpable. Le récit est intelligent, mature et sincère. BABEL est un puzzle poignant parfaitement maîtrisé par Alejandro González Iñárritu. Il fait partie de ces films qui ne laissent pas indifférent.
Un film sur la douleur et la souffrance et pour le coup c'est vraiment brillant je dois dire. Les histoires développées au cour du film n'ont pas toutes tant d'importance les unes par rapport aux autres, seul un simple détail les relies à chaque fois. Et je pense que c'est en cela que beaucoup de personne n'ont peut-être pas su l'apprécier à sa juste valeur. Le génie de Innaritu dans ce film est précisément de ne pas raconter mais plutôt de faire sentir. Dès le départ on sent que la narration n'est pas classique, que ce film a quelque chose de différent, et c'est seulement à partir de la moitié, quand les événements s'allonge et n'ont aucun intérêt narratif pour certains, que l'on comprend au fur et à mesure que c'est un film d'expérience. Un film où la douleur et la souffrance sont portées à l'écran et c'est d'ailleurs de ça que nous parle le réalisateurs, la douleur humaine et universelle que chacun porte en soit et peut la ressentir (d'où le choix, tout d'abord, du titre Babel et le scénario en plusieurs points de vue séparés qui montre la diversité des émotions et donc des souffrances). J'ai beaucoup apprécié le montage hyper cut à certains moments du film où l'on s'attendrais plus à voir quelque chose de lent et calme. Petit conseil personnel : regardez ce film si vous êtes triste, déprimé, le moral à zéro, vous le vivrez mieux je pense.
Un chef-d'œuvre. Plongée en immersion totale dans des pays aux cultures très différentes, les individus et état d'esprit s'emmêlent d'un naturel profond. Une retranscription réaliste de situation. Ce film fait beaucoup avec peux. Voilà le truc.
6 217 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 12 octobre 2020
Babel porte bien son nom c'est le film le plus absurde, vide que j'ai jamais regarder. Un hommage à une mauvaise narration. Des histoires ennuyeuses et non pertinentes vaguement liées. Il y juste une série d'événements absurdes, malheureux, inexpliqués, ennuyeux et non liés causés soit par la pure négligence ou l'absence absolue de bon sens. Sommes-nous censés ressentir de la compassion pour une irresponsabilité idiote. Il n'y a pas d'ambulances, de médecins d'infirmières même de pansement ou d'alcool au Maroc. Un bus touristique en tournée au milieu de nulle part et ils n'avaient pas de trousse de premiers soins ou de fournitures d'urgence. Vous pouvez trouver une aide médicale basique même dans l'Arctique. Mais bizarrement ils ont la Police la meilleure, la plus rapide et la plus efficace de la planète. Ils sont arrivés sur la scène du crime dans des voitures rapides ont trouvé le propriétaire avec une arme non enregistrée et en l'espace de quelques heures ils ont trouvé les terroristes. Encore un mauvais scénario qui détruit d'assez bonnes prestations de Brad Pitt, Cate Blanchett ou Gael García Bernal...
Un film tout en sensibilité, constamment à fleur de peau ou le destin de plusieurs personnes s'entrechoquent. Ce n'est pas sans nous rappeler "21 grammes" d'ailleurs. Les paysages sont superbes et l'atmosphère dramatique reste troublante jusqu'au dénouement final. Le duo d'acteurs que forme B.Pitt et C.Blanchet est superbe. Seul bémol, c'est parfois un peu trop lent et larmoyant. A voir tout de même.
Eh oui, preuve s'il en était que dans cet univers monde , nous sommes tous inter reliés, un battement d'aile de papillon remis au dégoût du jour de notre monde agonisant avec ses armes à feu et ses inégalités intolérables ! Les US et le Japon étant les plaies de l'inhumanité ... mais pour combien de temps encore ? Film magnifique de subtilité servi par des acteurs au top !!!
Une belle mise en scène qui entremêle les histoires pour n'en former qu'une, tout en réussissant à les rendre crédibles et intéressantes. Le seul problème est que tout cela teste assez distant et froid émotionnellement.
Je n’ai pas forcément les références du film. Mais ce que je peux en conclure c’est qu’il m’a prit aux tripes. Tout est poignant, la triple intrigue, le jeu des acteurs, le rythme est très soutenu, les 2h20 passent en un éclair. J’ai pris une pause au milieu, trop perturbée. C’est de la même trempe que Parasite, pendant le générique, on se demande « mais de quoi sommes-nous partis ? » Ça parle de réalités, c’est ancré dans son époque, un film à voir.
comme d'habitude chez Inarittu, la réalisation, les histoires et les personnages sont très prenants. Le scenario de Guillermo Arriaga est parfait, maestro du scenario.
Ceci est un drame, point d’humour ou de joie, ne comptez pas dessus pour vous remonter le moral ou vous détendre, et à ne surtout pas aller voir en cas d’humeur triste ou tendue. « Babel » n’est pas mauvais, mais ce n’est pas un chef d’oeuvre non plus. C’est le récit de trois histoires dans les quatre coins du monde, l’une au Maroc, l’autre aux Etats-unis en passant par le Mexique et enfin la dernière au Japon. Toutes vont finir par se rejoindre à un moment donné mais il faut vraiment s’armer de patience, beaucoup de patience, car le bout du tunnel ne va commencer à apparaître que vers une bonne heure pendant laquelle on n’aura pas encore trop compris ce qui se passe. On s’impatiente par moments, on est même exaspéré parfois, on se demande à quoi rime tout ça, mais au bout du compte tout finit par s’expliquer. Dans ce genre de procédé, il faut savoir changer de rythme lors du dénouement, mais en fait ici non, la lenteur est de mise et ça ne s’accélère que bien trop tard. L’erreur est également fatale pour cette typologique de narration, et justement il y en a eu pas mal, elles viennent nous rappeller à quel point les américains adorent en rajouter. À commencer par les clichés, que de clichés ! Montrer le visage pauvre du Maroc ou du Mexique, dépeindre la misère et le mode de vie primitif de certaines populations, on veut bien, ce sont des choses qui existent, mais pourquoi donc persister à sous-évaluer également son contraste lorsqu’il s’agit de montrer le coté moderne de ces pays, tout aussi anarchique et insignifiant que les images veulent le prétendre ? Ce film dénonce l’autorité policière et son incompétence, mais est-ce spoiler: crédible quand les gendarmes commencent par brutaliser des pauvres bergers sans défense avant même de leur adresser la parole ? Qu’il menottent des vieillards au milieu d’un désert ? N’est-il pas exagéré de la part du réalisateur de les faire s’acharner à tirer des coup de feux à plusieurs, alors qu’ils ont déjà cernés des fugitifs terrorisés et peu hostiles, qui n’ont nulle part où fuir de surcroît ? Enfin, est-ce qu’un tel manque de prudence et de professionalisme est réaliste dans un poste aux frontières aussi critique ? De grosses tâches noires qui viennent compliquer celle d’un style qui a déjà du mal à être appréhendé avec enthousiasme. En fait, c’est même paradoxal quand on y pense, car le film tombe dans une typologie de clichés similaire à celle qu’il condamne justement. Une grossière erreur est aussi d’avoir impliqué spoiler: simultanément les enfants d’un couple déjà bien malchanceux dans des péripéties aussi extravagantes. L’effet papillon, pourquoi pas, mais il aurait fallu faire preuve de plus d’imagination que d’embarquer et leur nounou et leurs deux gosses dans une histoire invraisemblable conséquence d’une mésaventure en elle-même inédite, ça fait trop de mauvais sorts en même temps pour une seule et même famille quand même ! J’évite de m’attarder sur tout ce non sens spoiler: lié à la stupidité de la nounou vu les risques qu’elle prends, sur le seul baiser échangé par le couple occasioné par la femme qui est en train de pisser au même moment, et sur l’histoire japonaise qu’on ne sait toujours pas comment interpréter. Pourtant il y a de bonnes idées dans « Babel », le traitement médiatique de l’affaire qui laisse songeur, l’absurdité des démarches administratives et réactions d’ordre politique qui nous révoltent, le manque de coopération entre peuples différents, la bonté et la confiance des gens simples contrastées avec l’hostilité et la méfiance de gens plus aisés, et enfin la Loi de Murphy démontrée suivant une démarche originale et des protagonistes dont on retiendra bien des leçons de leurs mauvaises décisions. Avec un peu plus de rigueur sur la plausabilité du scénario, d’éclaircissements de certains points de vue, de retenue sur une vision trop américanisée des choses et une meilleure gestion du rythme, « Babel » aurait côtoyé les cieux, mais je trouve son langage reste assez peu universel pour atteindre autant de hauteur.
Pourtant pas grande amatrice d'Inarritu, il n'est besoin que d'une langue pour dire : Babel est plaisant. Son format de petites histoires qui se relient par l'effet papillon est intéressante, notamment car cela permet de varier les intrigues que l'on voit, mais aussi car cela nous oblige à suivre : vous pouvez passer des paysages désertiques rocailleux à un défilé de mariage au Mexique, à l'autre bout du monde en un seul changement de plan. D'ailleurs, le "co-spectateur" d'un âge certain a été plusieurs fois largué, et il a fallu subjectivement d'abord comprendre qu'on avait sauté dans une autre histoire, pour ensuite le dire au spectateur en difficulté. Pas évident, le style de Babel, mais c'est ce qui en fait l'originalité. Ce melting-pot d'intrigues représente symboliquement les mélanges de cultures et langues qui se font partout, et amènent des histoires incroyables à s'enchainer. Brad Pitt et Cate Blanchett se font vraiment discrets dans le casting qui ne les propulsent pas plus que les autres acteurs moins connus sur le devant de la scène, ce qui est tout à leur honneur. Il est juste dommage d'avoir cette durée de 2h20, trop longue, ajouté à une certaine complaisance de la mise en scène sur la nudité maladive du personnage de la jeune japonaise (on se demande à quoi cela rime ces gros plans sur les parties intimes, où l'intérêt de la scène de pelotage par l'inspecteur...). Comme le jeune musulman du film, on en est réduits à reluquer, mais sans en avoir envie, nous. À retenir pour les intrigues intéressantes jusqu'au bout, et la forme originale et déconcertante.
Un film qu'il faut absolument voir. Le fond - l'histoire et l'interprétation - mérite la note maximale mais la forme - une réalisation un peu trop classique et une durée un peu trop longue préjudiciable au rythme par moments - fait baisser ma note. Ce film est composé de trois histoires, en trois lieux distincts, liées entre elles et très plaisantes à suivre. Certaines situations sont très réalistes spoiler: : je pense notamment à l'attente des secours pour le couple d'américains livrés à eux-mêmes dans le désert marocain et à l'égoïsme des autres touristes par rapport au drame subi par deux d'entre eux. Cela prouve d'ailleurs que, quand la politique s'en mêle, les meilleures solutions - l'ambulance - ne sont pas forcément utilisées et les principaux acteurs du drame sont pris en otage par les pesanteurs de la diplomatie. Les autres histoires sont toutes aussi intéressantes. spoiler: La jeune japonaise est très attachante et la nounou mexicaine confrontée à des décisions difficiles accumule les mauvais choix. On s'attache aux personnages et on aurait envie de continuer à suivre leur histoire tant l'immersion du spectateur est réussie. Cette remarque est d'autant plus incroyable de ma part que, par moments, j'ai trouvé que le montage aurait mérité un coup d'accélérateur et en même temps j'étais sous le charme de ces histoires. Je ne suis pas à une contradiction près...