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Nyns
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5,0
Publiée le 28 janvier 2015
Un drame brulant qui nous prend aux tripes. Tout commence par un simple accident dont les retombés seront le bouleversement de plusieurs vies aux quatre coins du monde… Rien que dans l’idée je trouve ça géant. Le sujet, la parfaite maitrise de la mise en scène et du scénario, tous les messages de ce film en font un véritable bijou de cinéma. Je reste ébahis pas les changements de décors d’un pays à l’autre : on transite du désert marocain à l’hyper urbanisme japonais, en passant par la chaleur festive d’un village mexicain, improbable et indescriptible. Les amoureux des voyages s’y retrouveront. Comme dans 21 Grammes, j’ai adoré cette façon de faire transiter les personnages autour d’un terrible accident dont personne n’est réellement le coupable (à ceci j’entends pas de désirs de nuire), mais dont les conséquences sont astronomiques. Une façon de remettre en cause la justice peut être. Beaucoup d’autres messages dans ce films : l’individualisme, les préjugés, l’abus de pouvoir, la solitude… Bref je ne vous dis pas tout mais si vous aimez les bons films tout simplement, il faut que vous regardez celui la. Quant à moi, il ne me reste plus qu’a me dégoter Amours chiennes…
Une réécriture moderne et poignante de la page de l'Ancien Testament. Chaque personnage est confronté à une situation extrême, proche de sa mort -ou de celle d'un autre- on le voit se débattre dans un sursaut d'humanité annihilant tout orgueil. La mise en scène est savamment orchestrée, le spectateur est pris dans ces méandres géographiques et psychologiques. L'histoire se déploie pièce par pièce comme un grand puzzle dont l'image est une toile de maître.
Un film qui prend aux tripes. Encore un chef d'oeuvre d'Alejandro Gonzalez Inarritu (21 grammes ). Il a un style unique, une maestria narrative incroyable pour réaliser des films puzzle qui forment un tout cohérent et sublimé. Une tension permanente, avec des images sublimes, un rythme, une lenteur, portés par une musique omniprésente et entêtante. Une quadruple intrigue du Japon, au désert marocain, en passant par le Mexique et un lien incroyable, une imbrication géniale qui part d'un petit événements aux conséquences dramatiques déclenché par 2 enfants marocains gardiens d'un troupeau de chèvres. On est toujours au bord de la rupture , de la tension dramatique extrême avec un jeu d'acteurs au summum de Brad Pitt, Cate Blanchett et Rinko Kikuchi en particulier. Un vrai chef d'oeuvre émotionnel, une grande leçon de cinéma.
Certainement l'un des meilleurs films, voir le meilleur film sortis cette année, tout est captivant. Les acteurs n'en font pas des tonnes, ils jouent. Le scénario est habile et arrive à nous captiver pour toutes les quatre histoires qui ont lieu dans des cultures et des lieux différent. On ne peut pas s'ennuyer une seule seconde. Il est impossible de rester insensible à ce cris d'humanisme, cet appel à la diversité culturelle. L'isolement c'est le véritable thème du film, le délaissement total, l'incapacité de pousser les autres à agir, à s'interresser un temps soi peu au problèmes.
Après les magnifiques "Amours Chiennes" (2000) et "21 Grams" (2003) ce film est le troisième et dernier opus de la trilogie existentielle du réalisateur mexicain. "Babel" reprend le concept de film choral dans lequel un paramètre accidentel relie les uns et les autres malgré eux, une sorte d'effet papillon qui va interagir sur leur destin. Les liens entre les uns et les autres sont parfois très minces mais démontrent aussi qu'un tout petit évènement à l'autre bout du monde peut avoir des répercussions terribles pour des inconnus. Un grand film qui clot de manière cohérente la trilogie de Inarritu.
Un film parfois long, mais qui n'en reste pas moins intéressant avec ces différents destins croisés, que l'on regarde avec attention. Une mise en scène bien maitrisée !
L'axe Mexique-Maroc-Japon marche à merveille, un film humain et cosmopolite qui montre bien 3 tranches de vies qu'appriori tout sépare mais qui sont reliés par un incident tragique qui nous rappelle que dans certains cas, on est tous pareille, la Tour de Babel a séparé les Hommes, le Film Babel essaye de les réunir !!!
Cest le risque des « auteurs à style » comme peut lêtre Inarritu : cest que chaque nouveau film a parfois du mal à se distinguer de ses prédécesseurs. Cest un peu ce quon ressent avec ce "Babel" tant la patte du Mexicain se fait tout de suite sentir. La chose aurait pu passer si seulement le propos avait été limpide et lhistoire sans longueur. Malheureusement ce nest pas le cas. Le film reste néanmoins de très bonne qualité, et certains moments sont fortement appréciables, mais lensemble semble au final trop inégal et artificiel pour emporter ladhésion. Un bon moment donc, mais pas inoubliable.
Inarritu et son fidèle scénariste et producteur Guillermo Arriaga sont les spécialistes des films dits « à tiroir » ou en « poupées russes » qui font se rejoindre lors du climax final plusieurs histoires qui a priori n’avaient aucune relation entre elles. Le coup d’essai d’ « Amours chiennes » (2000) s’est transformé en coup de maître. Le procédé a été repris depuis par d’autres sans jamais atteindre la même maîtrise hormis le grand Sidney Lumet qui pour son dernier travail avait montré qu’on ne la lui faisait pas. Si les trois histoires d’ « Amours chiennes » se déroulaient au Mexique, cette fois-ci les deux compères ont choisi d’internationaliser le propos en couvrant la planète entière, passant successivement du Maroc au Japon en passant par le Mexique. L’histoire de la petite étudiante japonaise sourde muette en quête de la normalité à travers sa sexualité naissante semble un peu plaquée artificiellement sur les trois autres fortement imbriquées les unes dans les autres. Inarritu et Arriaga ont sans doute atteint là les limites du procédé, pas toujours évident à rendre parfaitement harmonieux. Ce n’est pas trop grave tant l’affaire centrale des jeunes marocains criminels par mégarde est captivante et en dit long sur la domination financière des pays occidentaux sur le reste de la planète. Qui a indirectement armé les deux jeunes bergers si ce n’est un occidental venu chasser le mouflon dans les montagnes de l’Atlas ? Inarritu et Arriaga dénoncent clairement cette colonisation qui ne veut plus dire son nom mais qui perdure bel et bien sous d’autres formes. Le couple formé par Brad Pitt et Cate Blanchett se sortira sans trop de mal de cette mésaventure touristique sur fond de crise matrimoniale mais la gouvernante mexicaine qui a dû s’adapter avec les moyens du bord à l’absence de ses employeurs finira expulsée des Etats-Unis. Les entrelacs des quatre récits sont parfaitement détricotés par le duo qui introduit en sus des décalages temporels harmonieusement agencés. Le choc est moins brutal que pour « Amours chiennes », le procédé narratif étant désormais connu mais la portée humaine du propos montre qu’Inarritu a encore plein de choses à mettre dans ses films qui allient tout à la fois le grandiose et l’intime. Une qualité rare de nos jours.
Du Maroc au Mexique, en passant par la ville de Tokyo, des fragments de vies sont unis les uns avec les autres par un incident aussi tragique qu’involontairement inconscient. Au-delà de son intensité et de la force émotionnelle qui lui est donnée, seule l’adolescente sourde-muette en pleine crise et en recherche de repères, sort légèrement de ce trait d’union. « Babel » est un puzzle dramatique et humain magnifiquement mise en scène par Alejandro González Iñárritu, où la plupart des rôles, qu’ils soient interprétés par de parfaits inconnus ou des acteurs confirmés (Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia Bernal), sont véritablement poignants. Un beau film choral intéressant, mais qui souffre, malgré ces indéniables qualités, de quelques longueurs et laisse certaines questions en suspens.
J'ai enfin vu Babel et bordel quelle claque, toute ces misères, tout ces pleures, toute ces souffrance à cause d'une minable balle, comme quoi une petite chose peut avoir d’énorme conséquence et ce film en est la preuve, quatre histoires liés, quatre langues différente et quatre souffrances, le casting est plus que grandiose, chaque acteur est impeccable, la réalisation est parfaite, la bande son est magnifique, les décors sont sublime et bien évidemment un scénario travaillé à la perfection, y'a rien de plus à dire ce film est un pur chef d'oeuvre, impossible de le rabaisser au niveau de sympa ou encore navet car ce serait une pure connerie.
"Babel"(2006)est une tragédie prenante,intelligente,poignante,d'une qualité étourdissante.Alejandro Gonzalez Inarratu,passé maître dans l'art de maîtriser un récit choral et déstructuré,livre un film techniquement irréprochable.Le montage,entre moments d'intimités et chaos ambiant,est représentatif d'un monde en perte de repères.La caméra s'attarde sur des visages,des paysages,des expressions.Un évènement a priori anodin,va avoir des répercussions en chaîne entre le Maroc,le Mexique et le Japon.Parmi les thèmes évoqués avec insistance:l'incommunicabilité et la solitude des êtres,la banalité d'actions qui peuvent dégénérer en situations extrêmes.Inarratu milite en faveur d'un certain multi-culturalisme,et adapte sa mise en scène en conséquence.Frénétique et intriguante dans sa description d'un Tokyo impalpable à travers les yeux d'une sourde-muette(très étonnante Rinko Kikuchi).Instable et contemplative dans les montagnes de l'Atlas,où les destins de 2 fils de berger et de 2 touristes américains en crise(Brad Pitt et Cate Blanchett,remarquables)se croisent.Folklorique et désespérée dans le désert califorinen,où une sans-papiers déambule avec les enfants de ses patrons.Le film dégage une émotion inconcevable,à chaque fois différente,soulignée par une musique d'instruments à cordes.Magistral.
Revoilà ce cher Monsieur Inarritu, ce spécialiste du "je cache mon vide scénaristique sous un montage parkinsonien et un découpage de l'histoire en flash back/retour vers le futur et autres polluants de l'histoire". Nouvelle trouvaille en date : la mondialisation ; histoire de faire voyager le spectateur, si ce n'est dans son imaginaire, au moins dans sa géographie. Malheureusement, ça ne marche toujours pas. Pour ceux qui s'attendent à être sur les fesses en découvrant le lien entre les différents lieux, attendez vous à être déçu. Il est médiocrissime. Bref, je n'adhère pas au cinéma de ce type. Pourtant, et c'est l'unique justification de mon étoile, les acteurs sont irréprochables et l'histoire au Maroc se suffirait presque à elle-même.
Après "Amours chiennes" et "21 grammes", Alejandro González Iñárritu conclue sa trilogie thématique avec "Babel", film choral typique. Dans ce dernier, le cinéaste tisse un scénario intelligent en entrecroisant plusieurs histoires se déroulant sur trois continents et qui sont liées d'une manière ou d'une autre. C'est à partir d'un fil rouge narratif que s'amorce différents drames humains. Passionnant d'un bout à l'autre, "Babel" véhicule ce qu'il faut d'émotions pour rendre ces histoires touchantes sans en faire des tonnes. Chaque personnage possède sa propre psychologie, travaillée et profonde, qui soulève des questionnements particuliers mais aussi généraux. Le message humaniste véhiculé par le cinéaste est subtilement développé et son universalité concerne tout un chacun. Un beau film qui montre une nouvelle fois le talent d'Iñárritu mais aussi de son scénariste, Guillermo Arriaga.