Babel
Note moyenne
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1 314 critiques spectateurs

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116 critiques
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Galactus999
Galactus999

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2026
Un drame brûlant qui vous prend aux tripes dès les premières minutes. Tout débute par un accident en apparence banal, presque anodin, mais dont les répercussions vont bouleverser plusieurs vies aux quatre coins du monde. Rien que cette idée est vertigineuse. Le film ose une construction originale, déroutante, qui intrigue sans cesse : on ne sait jamais vraiment où le réalisateur veut nous mener, mais on le suit, captivé, avec un intérêt grandissant.

La maîtrise de la mise en scène et du scénario est impressionnante. Chaque scène semble pensée au millimètre, chaque silence a un poids, chaque regard raconte quelque chose. Le film ne prend jamais son spectateur par la main : il le déstabilise, le questionne, l’oblige à ressentir. Et c’est précisément ce qui le rend si passionnant du début à la fin.

Je reste épaté par les changements de décors, d’une audace folle : on passe du désert marocain à l’hyper-urbanisme japonais, puis à la chaleur vibrante et festive d’un village mexicain. Ce voyage permanent est aussi improbable qu’inoubliable. Les amoureux du voyage, du dépaysement et des cultures s’y retrouveront pleinement.

J’ai particulièrement aimé cette façon de faire graviter les personnages autour d’un terrible accident dont personne n’est réellement coupable — du moins sans intention de nuire — et pourtant, les conséquences sont dévastatrices. Le film interroge avec finesse la responsabilité, le hasard et la fragilité des existences.

Au-delà de son récit, le film délivre une multitude de messages forts : l’individualisme, les préjugés, l’abus de pouvoir, la solitude, l’incommunicabilité… Autant de thèmes universels qui résonnent longtemps après le générique de fin.

Si vous aimez le cinéma qui bouscule, qui dérange autant qu’il fascine, et qui laisse une empreinte durable, alors ce film est tout simplement incontournable.
Thierry D
Thierry D

45 abonnés 317 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 février 2026
Mauvais n’est pas le bon terme. Juste que le film n’est absolument pas pour moi. J’ai passé tout le film à me demander pourquoi on me montrait ça et en quoi cela m’intéressait. C’est triste à mourir, long et va toujours plus loin dans le pathétique. On est entre le drame et le melo, dans un endroit où le cinéma ne m’intéresse pas souvent. Et c’est confirmé ici.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2025
Pour son troisième long-métrage sorti en 2006, Alejandro González Iñárritu livre une œuvre qui, bien qu’agréable à regarder, ne laisse pas un souvenir impérissable. Son choix de signer un film choral à travers le destin croisé de plusieurs personnages vivant aux quatre coins du monde permet de passer d’une intrigue à l’autre en un claquement de doigts. La mise en scène autant contemplative que nerveuse procure une sensation d’apesanteur. Malheureusement, les émotions se diluent au fil des minutes en raison d’une durée de film excessive. Avec pour fil conducteur la souffrance humaine, on ressent les inégalités selon les origines sociales ou ethniques. C’est certainement l’essentiel du message porté par le réalisateur mexicain. Bref, un drame parfaitement maîtrisé mais sans grande originalité.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2025
A travers trois segments se déroulant respectivement au Japon, Mexique et Maroc qui sont liés entre eux le réalisateur Alejandro Gonzales Iñárritu démontre une nouvelle fois sa capacité de conteur d’histoire et conclut brillamment sa trilogie sur les relations humaines avec un sens de la dramaturgie aiguisé tout en proposant un regard juste et nuancé sur les trajectoires croisées de ses personnages tous interprétés avec conviction et justesse par un casting universel. Avec sa thématique principale de la communication, le cinéaste signe une œuvre dense et bouleversante.
Melissa
Melissa

4 abonnés 110 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 août 2025
Babel m’a vraiment touché. J’ai adoré la façon dont le film relie plusieurs histoires à travers le monde pour montrer que, malgré nos différences, on partage les mêmes émotions et les mêmes fragilités. La réalisation est superbe, parfois dure mais toujours juste.

Les acteurs sont excellents, que ce soit Brad Pitt, Cate Blanchett ou même ceux qu’on connaît moins, tous apportent une vraie sincérité. Ce qui m’a marqué surtout, c’est la façon dont le film montre les incompréhensions entre les êtres humains, qu’elles soient linguistiques, culturelles ou émotionnelles.

Ce n’est pas un film facile à regarder, mais il reste en tête et fait beaucoup réfléchir. Un film marquant que je recommande vraiment.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2025
“Babel” te laisse avec un nœud dans le ventre, comme si le monde entier parlait en cris étouffés qu’on ne comprend jamais vraiment.
Chaque histoire est un écho de l’autre, même si elles ne se touchent presque pas — c’est ça qui dérange : l’illusion de la distance.
Le film t’épuise doucement, comme un long soupir coincé dans la gorge.
La caméra frôle les corps, les silences, les ratés, sans chercher à réparer.
Et au final, tu restes là, un peu hébété, face à ce chaos humain trop vaste pour être expliqué.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2025
Troisième volet de sa trilogie du chaos, après Amours chiennes et 21 grammes, le film s’épanche sur l’illusion d’un monde unifié, où la technologie et la mondialisation se vantent d’avoir aboli les distances. Dans cette fresque éclatée, un simple coup de feu, perdu dans l’immensité du désert marocain, résonne à travers les continents, sur des existences éparses.

Là où 21 grammes déconstruisait le temps, Babel disloque l’espace. Le désert brûlant du Maroc, la frénésie néonisée de Tokyo, la frontière aride du Mexique : chaque décor n’est pas seulement un lieu, mais un état d’âme, une géographie de l’isolement. Ces mondes s’effleurent sans jamais fusionner, soulignant l’ironie cruelle d’une connexion qui n’existe que dans l’illusion.

Chaque segment de cette fresque témoigne d’une impossibilité à dire, à entendre, à comprendre. Richard et Susan (Brad Pitt et Cate Blanchett), touristes américains en crise, se retrouvent bloqués dans un Maroc qu’ils ne peuvent décoder, exposant la précarité de leur confort occidental face à l’imprévu. Deux jeunes bergers marocains, prisonniers d’un engrenage d’injustice et de violence, payent le prix d’un malentendu globalisé. Amelia (Adriana Barraza), nourrice mexicaine, voit son destin basculer en voulant simplement honorer un devoir maternel, heurtant de plein fouet l’impitoyable mur des politiques migratoires. Et puis il y a Chieko (Rinko Kikuchi), silhouette mutique errant dans le tumulte assourdissant de Tokyo, dont la surdité métaphorise cette incapacité universelle à établir un dialogue.

Ici, Iñárritu évite l’artifice d’un commentaire musical pesant, privilégiant les silences, les respirations, les bruissements du réel. L’une des scènes les plus marquantes en est l’incarnation parfaite : Chieko, dans une boîte de nuit, danse frénétiquement au milieu d’une foule en transe, mais pour elle, tout est silencieux. L’image pulse au rythme des flashs stroboscopiques où le monde autour semble hurler.

Si Babel met en lumière des trajectoires entrelacées, il refuse toute vision humaniste d’une interconnexion bienveillante. Ce que le film révèle, ce n’est pas un monde unifié, mais un tissu d’inégalités et de fractures béantes. L’Occident y est aveugle et sourd, enfermé dans ses propres récits ; les frontières, loin de s’effacer, se durcissent au contact des réalités humaines. Derrière l’éloquence du titre biblique, Iñárritu ne propose pas un espoir rédempteur mais un constat amer : nous parlons tous une langue que personne ne veut entendre.

Babel est une œuvre qui ébranle, un film à la fois ample et intime.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2025
Deux gamins pauvres gardent des brebis dans les montagnes du Maroc et jouent avec un fusil...
A partir d'un fait divers anecdotique, le réalisateur Alejandro Gonzalez Inarritu semble vouloir refléter un aspect de la condition humaine, sous l'angle de la violence qu'elle génère et qu'elle subit. En alternance, le cinéaste investit trois lieux, trois continents, où son propos s'illustre suivant une approche déterministe.
Après le préambule marocain, le film se transporte spoiler: au Mexique, où des enfants sont sous la garde de leur nounou, puis, plus inattendu, au Japon, sur les traces d'une adolescente sourde et muette.

Les mouvements nerveux de caméra fondent eux-mêmes, sur la forme, la brutalité d'un film dont les trois décors introduisent des contrastes forts: sécheresse du bled marocain, opulence de la ville japonaise. Le tempo vif est utile à entretenir l'attention relativement à un récit fragmenté aux perspectives incertaines. On a cependant le sentiment à la fin du film que ce traité de la maltraitance de l'homme par l'homme (par le policier aussi...) verse volontiers dans le mélodrame; du moins, le réalisateur appuie un peu ses effets.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2024
Iñárritu a une maîtrise assez irréprochable de son art, encore une grosse claque pour changer. Dernière œuvre de la trilogie de la Mort, avec cette fois 4 intrigues distinctes qui se rejoignent d’une matière où le spectateur va en prendre un coup. Chaque intrigue possède sa force et des personnages attachants, où vit le désespoir, la peur avec eux, c’est tout bonnement maîtrisé sur tous les points. La mise en scène encore ici est parfaite, je pense que c’est le gros point fort du réalisateur sur chacune de ses œuvres. La chose qui me manque réellement ici est une performance XXL, mais j’ai aimé toutes les interprétations.
Wolfgang Petersen
Wolfgang Petersen

6 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2024
Honnêtement, je pensais que Babel aurait de meilleures critiques françaises.
Pour ma part, j'ai adoré du début à la fin.
Mon histoire préférée est celle des jeunes marocains qui tirent sur le bus.
La moins bien est celle de la japonaise.
Ce film montre à quel point les pays sont imbriqués les uns sur les autres, malgré les différences de cultures.
Le suspense est à son comble et on ne s'ennuie pas une seconde.
Magnifique film avec musique envoûtante, à ne pas manquer.
Sylvain B
Sylvain B

35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2024
Dans la symbolique biblique, l'incommunicabilité entre les hommes était due aux différences de langues ; dans le film d'Inarritu elle se situe au sein de chaque langue. Au sein de ce couple américain en crise qui ne se comprend plus, entre ce père japonais et sa fille dont il ne perçoit pas le profond désarroi, entre ce père marocain et ses deux enfants qui finissent par lui faire prendre conscience de l'écart entre l'éducation modèle qu'il pensait leur avoir inculqué et la réalité, entre cette nourrice mexicaine clandestine et les autorités américaines qui font appliquer la loi sans état d'âme...
Au-delà de la métaphore brillamment illustrée par cet entrecroisement de quatre histoires différentes, on retient surtout un film d'une extraordinaire puissance dramatique (l'épisode marocain avec Brad Pitt et Cate Blanchett est le point culminant, mais les épisodes mexicain et japonais sont également bouleversants), à la mise en scène virtuose et à l'image magnifique, qui bénéficie également d'une distribution épatante.
Un nouveau grand film d'Inarritu, essentiel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 juin 2024
Babel est un film qui montre que l'acte le plus insignifiant peut avoir de grandes conséquences, et que, comme le veut la théorie "Un papillon qui s'envole en Inde déclenche un ouragan en Louisiane", tout est lié, et rien n'est vraiment prévisible.
Le film n'est pas facile à résumer, Alejandro González Iñárritu montre dans ce film un vrai talent pour construire une narration. Je regrette seulement quelques séquences impudiques inutiles. spoiler: Il imbrique les différentes histoires de manière surprenante, mais dont la logique apparaît au cours du film.
La construction du film est parfaite, et elle permet au spectateur de toujours rester éveillé et attentif aux détails, spoiler: à la trame des différentes histoires qui n'en font en fait qu'une, ainsi qu'à la concordances temporelle des évènements montrés,
ce qui donne une meilleure appréhension de ce qui se passe. Babel montre que chaque détail est important, et cela vaut autant pour le film en lui-même que pour les actes des personnages.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2024
"Babel", réalisé par Alejandro González Iñárritu en 2006, s'impose comme un labyrinthe cinématographique où les destins s'entremêlent avec une précision presque mathématique, dessinant une cartographie émotionnelle qui traverse frontières et langues. Ce film, ultime volet de la "trilogie de la mort" d'Iñárritu, illustre une fois de plus la capacité du réalisateur à peindre la condition humaine dans toute sa complexité et sa fragilité.

Le film commence avec une prémisse aussi simple qu'effrayante : un coup de feu accidentel au Maroc qui lie les vies de plusieurs personnages autour du globe. Les jeunes marocains Ahmed et Youssef, les touristes américains Susan et Richard, la nounou mexicaine Amelia, et la jeune sourde japonaise Chieko, voient leurs vies catapultées dans un chaos indescriptible par des événements apparemment minuscules.

La réalisation d'Iñárritu, appuyée par le scénario poignant de Guillermo Arriaga, navigue habilement à travers ces différentes narrations. La caméra de Rodrigo Prieto capte avec brio l'isolement et la connexion, dans des décors qui vont des montagnes arides du Maroc aux rues néons de Tokyo. La musique de Gustavo Santaolalla enveloppe ces récits d'une atmosphère poignante, renforçant l'universalité des thèmes de douleur et de rédemption.

Pourtant, "Babel" n'est pas exempt de défauts. Par moments, le film semble succomber sous le poids de ses ambitions, avec des arcs narratifs qui, bien que magnifiquement interprétés par un casting international stellaire, incluant Brad Pitt, Cate Blanchett et une exceptionnelle Rinko Kikuchi, tendent parfois vers une dramatisation excessive. Certaines subplots semblent moins développées ou perdent en intensité émotionnelle, ce qui peut amener à une expérience parfois inégale pour le spectateur.

De plus, si "Babel" excelle dans l'illustration de la tragédie humaine et de la confusion interculturelle, il flirte parfois avec un certain cynisme sur l'impossibilité de surmonter les barrières linguistiques et culturelles, un point qui ne résonnera pas de la même manière chez tous les spectateurs.

En conclusion, "Babel" est une œuvre ambitieuse et profondément humaine, qui réussit à captiver et à provoquer la réflexion, malgré ses imperfections. C'est un film qui, à l'image de son titre, explore la complexité des communications humaines dans un monde globalisé, un thème toujours d'actualité. Son exécution est par moments irréprochable, bien que l'ensemble soit parfois moins que la somme de ses parties. Un voyage cinématographique qui, malgré les turbulences, mérite d'être entrepris pour son audace et la beauté de sa réalisation.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2024
À trop vouloir voir plus grand, Innaritu se casse un peu les dents sur la crédibilité de ses personnages et de l'environnement dans lequel ils évoluent, souvent trop stéréotypé. Le mélo est toujours appuyé, peu subtil, mais il sert à accompagner des histoires profondément émouvantes, avec quand mêmes des moments de vie où la joie est communicative avec des moments de morts/dramatiques souvent plus majoritaire dans son cinéma.
Kilian V.
Kilian V.

27 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2023
Magnifique
Doit se revoir plusieurs fois pour lire les différentes approches et idées du réalisateur et du film
Grande Innaritu
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