Ils étaient quatre garçons dans le vent dans les années 60 mais leur postérité n'a pas été pas celle des Beatles, c'est le moins que l'on puisse dire. Reste une poignée de tubes dont le connaisseur moyen n'avait pas la moindre idée qu'ils aient été signés par les Four Seasons, ces Jersey Boys dont Clint Eastwood nous raconte l'histoire en adaptant une comédie musicale dont il a conservé les comédiens, tous inconnus. Du cinéma classique pour évoquer les problèmes d'égo d'un groupe musical, dans une sauce vintage agréable et assez peu piquante, délayée dans une longueur excessive. Le problème est tout simple : on connait la chanson, de la modestie des origines des garçons à la moue de départ des maisons de disques en passant par les groupies hystériques, la vie de famille sacrifiée et donc les dissensions internes qui conduisent à la chute. Jersey Boys est un film sage comme une (belle) image, dont on devine la réalité édulcorée et qui donne, parfois, envie de se bouger sur son siège. C'était le but, non ?
une fois de plus Monsieur Clint Eastwood nous surprend avec un biopic sur un groupe des années 50/60 quasi inconnu pour moi. mais dès le début quelques airs deviennent familiers et les chansons qui s'enchainent nous font littéralement plonger au cœur des states. la reconstitution de cette époque est fabuleuse et rien n'est laissé au hasard que ce soit les coupes de cheveux, les voitures, ou les costumes. les acteurs sont bluffant et les 2 h 15 passent comme l'éclair. a 84 ans j'espère encore que le maitre pourra nous faire encore quelques chef d'œuvre.
Quand Clint Eastwood, grand mélomane et parfois compositeur de ses films, se met à la comédie musicale, on se jette tout de suite dessus, surtout si c’est une adaptation du classique de Broadway Jersey Boys.
On pouvait craindre cependant se trouver devant du théâtre filmé mais la mise en scène de Clint Eastwood parvient parfaitement à se démarquer du matériau originel sans pour autant le dénaturer, tout en reprenant John Lloyd Young comme protagoniste principal de cette histoire des Four Seasons. L’acteur se trouve être très à l’aise à l’écran, à l’image du quatuor principal, cependant dominé par Erich Bergen et Vincent Piazza, absolument excellents. Le supporting cast est tout aussi performant, avec de très bonnes interventions de Joey Russo et Jeremy Luke. Quant à Christopher Walken, il fait tout ce qui a fait sa légende : il parle doucement tout en parvenant à être à la fois inquiétant, paternel et montre son grand talent de danseur dans un final fabuleux. Eastwood se dépatouille d’ailleurs très bien des numéros musicaux en ne cédant pas à la mode contemporaine de multiplier les angles de caméras improbables. Il filme tout ça avec l’habituelle douceur dont il fait preuve depuis maintenant près de vingt ans derrière la caméra et gère aussi très bien la reconstitution du New Jersey des années 50 aux années 70. On retrouve d’ailleurs sa retenue dans des scènes plus touchantes et les rend donc encore plus efficaces. Cependant, ses rôles féminins sont encore un peu absents et ce n’est pas la pourtant bonne actrice Freya Tingley qui sauve cet aspect.
Aussi académique qu’efficace, Jersey Boys se trouve être une bouffée d’air frais dans le monde du film musical et on ne peut alors que regretter le projet maudit d’Eastwood, un remake de A Star Is Born. Très bon film.
Eh ben le nouveau film de Clint Eastwood ne lui ressemble pas. Il est ringard et chiant. En montrant un groupe pop devenu célèbre dans les années 50, composé de quatre garçons dans le crime qui s'en sortent grâce à la musique, il nous fait découvrir un groupe qui a marqué son époque, mais ne nous marque pas. C'est figé comme un vieux pot de yaourt. Il a perdu son talent, hein, le pauvre, là. Mais il va le retrouver vite. Cet orchestre lui a pas porté chance. Eh ben oui, je suis sévère.
Le succès de la comédie musicale Four seasons sur les planches de Broadway et de Londres ont permis à Clint Eastwood de s’atteler à un projet qu’il avait en tête depuis quelques années déjà celui de réaliser un film musical. De plus, le thème du biopic d’un groupe et le contexte des années cinquante et soixante de cette histoire sont des éléments qui poussé Eastwood à se retrancher dans l’académisme qu’on lui connait. De cette réalisation lisse et aseptisée, aucune passion ni aucune émotion ne se dégage de cette reconstitution (même dans le climax dramatique du film, spoiler: la mort de la jeune fille du héros , traité d’un revers de main). La seule idée de mise en scène est l’usage de cet effet, rendu populaire par la série House of cards, de s’adresser directement face-caméra, mais ici cet appui narratif ne fait que rendre plus factice encore ce long-métrage fastidieux pour lequel il faudra attendre jusqu’au générique pour voir enfin Christopher Walken, seule star présente au casting (les autres acteurs étant ceux de la pièce) effectuer quelques pas de danse.
Les films se succèdent et se ressemblent pour le grand Clint, qui enchaîne les déceptions. Ce Jersey Boys n'est pas un mauvais film, Walken y est très bon par exemple, mais le scénario est trop classique. Et toujours ce recours au "gnan-gnan", certes moins affirmé que pour Invictus mais tout même gênant. Mauvaise passe pour Eastwood, en espérant que son American Sniper redresse la barre.
Une histoire assez violente, de très bons comédiens pour relater les déboires de ce groupe peu connu en France, bien que leur musique le soit. Un bon film, puissant et émouvant.
Un film inintéressant sur un groupe insipide de variété Américaine, ne pas oublier que lors de leur premier "tube" en 1962: 1er janvier : Les Beatles auditionnent chez Decca. Mars : Chubby Checker lance le twist avec Let’s Twist Again (après The Twist en 1960). 19 mars : Columbia Records du premier album de Bob Dylan, intitulé Bob Dylan. Orienté folk, Il contient essentiellement des adaptations de chansons traditionnelles, et deux compositions originales: Talkin' New-York et Song To Woody. Octobre : Parution chez les Disques Vogue, du premier album de Françoise Hardy. L'année suivante, il sera distingué par le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros et recevra le Trophée de la télévision. 4 septembre : Les Beatles signent un contrat avec la compagnie Parlophone et enregistrent le single Love Me Do (avec P.S. I Love You en face B) qui monte en dix-septième place dans le hit parade britannique. 26 septembre : John Coltrane et Duke Ellington enregistrent leur premier et unique album. 5 octobre : sortie de Love Me Do / P.S. I Love You, premier 45 tours des Beatles. 24 octobre : Concert de James Brown à New York. 30 octobre : Françoise Hardy apparaît à la télévision avec la chanson Tous les garçons et les filles, lors de la soirée consacrée aux résultats du référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel. 16 décembre : Création à Paris de Madoror, musique de Maurice Jarre, chorégraphie de Laurent Petit. Apparition d'un nouveau style musical, le ska, en Jamaïque. Le groupe de rock les Rolling Stones se forme au Royaume-Uni. No comment ! La réalisation de Clint Eastwood, aussi nulle que cette musique, date aussi de cette époque Yéyé en France qui ne faisait que des reprises de succès Américains, sans le dire, comme Claude François ... Film à éviter si comme moi vous aimez la musique et le cinéma. Je vous conseille de regarder plutôt le documentaire "Shine a Light" de Martin Scorsese en 2008 ou le concert des Stones enregistré à Hyde Park à Londres le 6 juillet et le 13 juillet 2013 et diffusé au cinéma et sur France 4 sous le titre "The Rolling Stones - Sweet Summer Sun, Hyde Park Live" Sorti le 4 novembre 2013. Sans parler de Chuck Berry 1956 et Little Richard 1957...et de Bob Dylan dont le premier album "Bob Dylan"est sorti en 1962. Ils sont toujours vivants et sortent encore des disques .
Depuis "Lettres d'Iwo Jima" (2006), "Mémoires de nos pères" (2006), en passant par "Invictus" (2009) et "J. Edgar" (2011) Eastwood ne s'est intéressé qu'à des biopics ou fortement inspirés par des histoires vraies. Ici c'est aussi le cas... ou presque ! En effet ce film est adapté d'une comédie musicale (créer par Bob Crewe et Bob Gaudio producteurs-auteurs et chanteurs-auteurs du groupe The Four Seasons) elle-même adaptée de l'Histoire vraie du groupe The Four Seasons - pour info ce groupe était le plus gros vendeur de disques des années 60 derrière Elvis, Beatles et juste devant ray Charles ! - ... Le tout est de savoir si on doit faire abstraction des inexactitudes historiques ou doit-on prendre ce film comme une comédie musicale à part entière ?!
Bof bof. C'est pas un grand Eastwood. Le film est long, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Je n'ai pas trop aimé la voix du chanteur principal. Non, ce film m'a laissé plutôt froid.
La bande originale n'est pas mauvaise. Le film est sans plus. La vie du groupe n'est pas passionnante. Présentés ici comme des semi mafieux aux belles voix, on a carrément l'impression qu'ils ne chantaient que pour l'argent tout en continuant les combines mafieuses dont le film n'offre que l'écho sans l'image. Il y a beaucoup trop de narration face à la caméra et celle-ci est peu intéressante. Bref, une biographie fade dont seule quelques titres sont très bien reproduits et très bons, ce qui est maigre pour un tel réalisateur.
Le cinéma de Clint Eastwood a perdu de sa superbe depuis les ratés d'Invictus et d'Au-delà. Les grands films bouleversants et humanistes comme Gran Torino et Million Dollar Baby avait laissé place à un cinéma plus artificiel avec des ficelles assez vulgaires. Si J. Edgar n'était pas un mauvais film, il était bien en dessous de ses oeuvres précédentes. Disons-le tout de suite, Jersey Boys ce n'est pas du grand Eatswood. Le film est un biopic assez classique soigné au niveau de la mise en scène et qui préfère la sobriété aux effusions larmoyantes (bon, ça c'est tout à son honneur). Problème cette sobriété empêche certaines scènes de fonctionner (la mort de la fille du héros sabré en deux minutes, l'alcoolisme de sa femme, ses crises de couple : tout est balayé sans aucun développement). Le film s'intéresse, et c'est là ou il réussit le mieux, à présenter l'ascension et la chute d'un groupe venant du New Jersey. Alors, on aura le droit à un super bande son sixties, a une superbe reconstitution d'époque et on s'attachera aux personnages même s'ils sont assez peu développés. Jersey Boys est un le film qui prouve que Eastwood n'a rien à prouver. C'est un divertissement plaisant avec ses défauts (atroces maquillages finaux) et ses qualités (esthétique et musicales). On aurait aimé adorer mais l'ensemble est trop propret. On regrettera aussi le sous-emploi de l'excellent Christopher Walken. Bref, Jersey Boys n'est ni long ni ennuyeux mais manque un peu de souffle et de grâce. Sympa mais à mille lieux des grandes oeuvres du cinéaste.