Genre qu'est ce qui se passerait si… Mais c'est débile... Ça ne fait rien on prend l'idée quand même… Ben oui, c'est le principe même de la science-fiction. L'idée est même un tiroir de Pandore et les suites risquent de proliférer comme des lapereaux. Voyons maintenant le film, à tous les coups le scénariste venait de revoir des "Chiens de Paille" dont il fait mine de s'inspirer. Sauf qu'ici on n'est pas dans un film d'auteur mais dans un film d'angoisse. Le miracle c'est que ça fonctionne, l'ambiance est oppressante, le couple d'acteurs est bien, il y a peu de temps morts, le petit garçon est exécrable mais son joujou téléguidé est génial. A déplorer quelques poncifs (le père de famille qui dégomme cinq assaillants à lui tout seul) et une scène ratée parce que trop téléphoné (celle ou le black vient renverser la situation vers la fin). Sinon cette série B se révèle d'un très bon niveau et tient parfaitement la route. Quant au message il n'y en pas et pourquoi y en aurait-il un, sauf à dire qu'on ne répond pas à la violence par la violence… Peckinpah, lui disait qu'on ne répond pas à la violence par la non-violence, on finit par plus savoir, ma brave dame !
James DeMonaco signe un film vraiment très intéressant et efficace dans ses premières 50 minutes et devient bêtement divertissant dans sa dernière partie sous forme de “survival” grotesque et assez plat. American Nightmare si il avait moins l’ambition de plaire à un large public (et pourtant on est dans un film indépendant à seulement 3 millions de dollars), aurait pu être un vrai brûlot politique. On regrettera alors son manque de sérieux et nous obligera à voir le film tel qu’il est…un divertissement pur et simple qui dans sa catégorie et ce qu’il entreprend rempli le tableau des charges avec brio, car il se laisse suivre sans déplaisir et est même plutôt prenant, mais surtout très efficace. LA SUITE DE CETTE CRITIQUE DANS LE LIEN CI-DESSOUS... *FreshBuzzCinéma*
Par un propos de départ assez risqué et sentant bon le torture porn estival , The Purge s'installe comme la petite surprise de l'été et risque de fortement inquiéter au box-office les blockbuster que sont Insaisissables et Lone Ranger . Ayant fait un carton plein aux Etats Unis emmagasinant plus de 30 millions de dollars pour un budget 3 millions , The Purge marque le retour d'un cinéma multigenre dignement hérité de l'aire Carpenter . :" Vigilante" pour le côté autodéfense et :" Assault on Precinct 13 " pour l'aspect huit-clos , le film de James DeMonaco est une bien bonne surprise pour un synopsis qui si il était interessant laissait présager le pire . Ce qui frappe dès les premières images c'est l'aspect réaliste des événements et son parti pris très clairement anti-américain ou plutôt anti société de consommation . Crise économique , crise identitaire, délinquence , tous les maux de la société actuelle servent de point de départ à ce terrible jeu sadique qu'est la :" purge" à savoir un événement annuel retranscrit à la télévision tel un jeu de téléréalité où tous les délits peuvent être commis dans une durée de 12 heures sans crainte de se faire poursuivre en justice . spoiler: A une réalisation tappe à l'oeil et épileptique faisant la part belle à l'hémoglobine , le réalisateur préfère se tourner vers un film de série B dans un huit-clos terriblement efficace .
Après le très bon film français Nid de Guêpes digne héritier de l'Assaut sur le Central 13 de John Carpenter , aucun réalisateur n'avait été véritablement très adroit sur le thème de l'encerclement d'un seul et unique lieu par une bande .
L'essai du réalisateur Jean François Richet en 2005 dans le remake du film de Carpenter tiendra plus du petit blockbuster sympathique que d'un film misant tout sur la tention .
Car l'une des forces de The Purge c'est sa constante tention accentuée par le fait que la rue ne sera pas un échappatoire .
Si certains pourraient trouver le parti pris de confronter les classes sociales ( Les pauvres et les sans domiciles fixes sont des cibles de premier choix tandis que les personnes aisées s'avèrent avoir des pulsions meurtrières ) délicieusement :" cliché" , le film a de sérieux atout qui feront vite oublier cet air de déja vu .
The Purge peut également être vu comme un film sécuritaire au sens propre du terme . L'oeuvre de James Demonaco dresse le portrait au vitriol d'une société nihiliste où les valeurs disparaissent au profit de la lutte pour la vie .
Demonaco noie le poisson en présentant une famille bien sous tout rapport et visiblement pacifiste jusqu'au moment où les tentions s'intensifient .
L'arme du père incarné par l'excellent Ethan Hawke est ainsi confiée à son fils tel un outil comme un autre . Choquant et l'on prends peu à peu compte du danger que constituent la législation des armes à feu .
Pour parler un petit peu du casting il est intéressant de noter qu'à part Ethan Hawke aucune tête connue à l'affiche ce qui accentue le côté réaliste du film ainsi la famille Sandin est tout à fait crédible au même titre que les assaillants .
The Purge a le défaut d'être relativement court , trop court .
A défaut d'être long , The Purge est un film engagé qui prêtera matière à réflexion entre deux bains de mer ! .
A voir !
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Dans une Amérique dystopique, où le gouvernement a instauré une nuit annuelle de purge permettant tous les crimes, une famille fortunée se retrouve assiégée dans sa propre maison après avoir offert refuge à un homme traqué. Tandis que la violence explose à l’extérieur, les tensions montent également entre les murs de leur maison, révélant que la vraie menace pourrait venir de l’intérieur.
Note : ★★☆☆☆ - (2/5) - Décevant
L’idée de départ d’American Nightmare est prometteuse : une société où la violence est institutionnalisée pour réguler les instincts humains. Malheureusement, James DeMonaco n’explore qu’en surface les thématiques sociales et politiques qu’il introduit. Le film bascule rapidement dans un huis clos convenu, laissant de côté la critique sociétale pour se concentrer sur des scènes d’action prévisibles. Les personnages manquent de profondeur et leurs décisions frisent parfois l’absurde, rendant difficile toute empathie.
La tension, censée être le moteur du récit, peine à s’installer durablement en raison d’un scénario répétitif et d’un manque de subtilité. Cependant, la direction artistique et l’esthétique oppressante du film parviennent parfois à captiver, donnant un aperçu du potentiel inexploité de cet univers.
Point fort : L’atmosphère angoissante, accentuée par une esthétique soignée et un concept original, laisse entrevoir ce qu’aurait pu être American Nightmare avec un développement plus audacieux.
Film d'anticipation, le concept est original et fait froid dans le dos; la mise en scène est particulièrement réussie en intérieure tandis que l'exterieur ne nous montre que des scènes de violence gratuite. PLV : enfin un film dont vous ne connaissez pas totalement l'issue en voyant le débu
Qu’a-t-il pris aux distributeurs français de changer le titre de ce film qui ne s’apparente bel et bien qu’à une purge? Certes, le concept de la nuit où le crime est autorisé pouvait être propice à un film particulièrement violent et cruel, mais après nous l’avoir expliqué au moins quatre fois dans la première demi-heure débute enfin un schéma de home invasion des plus banals qui tue dans l'oeuf toute la portée morale du processus. Pour rendre un tel scénario crédible, encore aurait-il fallu que James DeMonaco sache utiliser une mise en scène de huis-clos mais la maison en question est tellement immense (à moins que le scénario n’ait strictement aucune cohérence architecturale, ce qui est plus plausible) que l’on s’y perd et que ce qui se passe dans chaque recoin n’est même pas perçu par les occupants des pièces adjacentes. Les personnages étant en plus terriblement creux, il devient impossible de ressentir un quelconque suspense pour leur sort, le sentiment de peur ne se cherche dès lors que dans quelques jump-scares eux-mêmes terriblement prévisibles car mal amenés, et donc purement inefficaces. Le terrible ennui de ce ridicule jeu de massacre ne prend un semblant de rythme que dans une unique scène de baston que la mauvaise idée d’avoir filmer en plans serrés a rendue parfaitement illisible. On espérait d’Ethan Hawke d’apporter à un minimum de crédibilité aux ridicules retournements de situations qui caractérisent le scénario de ce film mais ce n’est en fait que le look terrifiant du jeune Rhys Wakefield dans le rôle du jeune sociopathe qui mérite d’être retenu.
Un concept qui ne tient pas la route une seconde, des personnages aux comportements ridicules et incohérents, aucune tension ne se fait ressentir, ... rien,... le vide total,... le nénant....
James DeMonaco n'en est pas à son premier coup d'essai. En 2009 il proposait un thriller-policier intitulé Little New York qui n'a pas marqué les esprits. Quatre ans plus tard, il décide de revenir sur le devant de la scène dans un tout autre registre, le thriller-horrifique. La bande annonce est fort alléchante, mais le long métrage se révèle être bien trop timide. Le pitch de départ était très intéressant, mais la forme est terriblement classique. Le gouvernement américain, excédé par les meurtres et autres massacres, décide de créer une nuit annuelle, dite la purge, où chaque meurtre ou crime est légalisé et non puni par la loi. Cette journée doit servir à assouvir les pulsions meurtrières de chacun, mais aussi de se débarrasser des maux de la société, ici les pauvres et malades. Ultra patriotique (on pose un bouquet de fleurs devant chez soit pour manifester son soutient), on ne cesse pas de rendre grâce aux nouveaux pères fondateurs de la nation américaine pour cette merveilleuse loi. Jusqu'ici tout paraît normal, mais vient l'élément perturbateur, un jeune clodo qui est en quête d'aide et qui est recueilli par une famille. S'en suit un jeu du chat et de la souris où chacun veut sauver sa peau, où chacun veut régler ses comptes avec son ennemi. terriblement classique et dénué de surprises, le film enchaine les séquences chocs sans logique, ni même schéma pré-définie. On pouvait espérer quelques scènes flippantes vu que le film se déroule intégralement en intérieur et que les méchants sont masqués, pourtant il n'en est rien. On ne voit rien, pas de surprises (si on oublie la fin), ni de suspens. Cette histoire est sous-exploitée alors qu'il y avait de quoi faire bien mieux. On est cantonné à un piètre thriller-horrifique sans saveur, pas ennuyant, mais pas folichon ni même recherché, dommage. Pour participer à la fête locale, le réalisateur à sut sélectionner des acteurs sur une bonne pente. Il fait donc rempiler ce cher Ethan Hawke (Sinister, Daybreakers) dans un énième rôle horrifique. Il est très à l'aise dans le rôle du père prêt à tout pour défendre sa famille. La mère est magistralement interprétée par Lena Headey (Game Of Thrones) qui est habituée à ce genre de rôle. Enfin les enfant sont joués respectivement par Max Burkholder (Parenthood) et Adelaide Kane (Teen Wolf). Mention particulière au méchant du film qui est joué par Rhys Wakefield (Sanctum) et qui reste la révélation de ce film tant il est criant de réalisme. La réalisation est très bonne, toujours avec la méthode moins de budget pour un maximum de rentabilité. On a le droit à quelques séquences chocs, mais pas de quoi justifier une telle interdiction. Les décors sont au nombre incroyable de un (l'intérieur de la maison, si l'on ne compte pas le jardin et la rue), à la limite du huit clos. Je pense qu'il y avait matière à plus jouer sur l'enfermement des personnages, le tout avec des musiques oppressantes, pourtant il n'en est rien, dommage. En gros, ce film peut se résumer à du potentiel assez mal exploité.
Les + : les acteurs, quelques bonnes séquences, la fin Les - : l'histoire pas assez exploitée, l'ambiance pas assez noire
Note : 11 / 20
Un très gros potentiel qui est hélas mal exploité à cause d'une mise en scène classique qui ne garde aucune surprise. L'histoire est un huit-clos banal dénué de suspens, mais pas ennuyant pour autant. Les acteurs semblent impliqués mais il ne peuvent pas convenablement s'exprimer à cause du scénario qui fait du surplace. Il en va de même pour la réalisation qui assure le spectacle mais qui aurait pu jouer d'avantage sur la purge et sur l'ambiance malsaine que représente cette nuit. En gros, American Nightmare c'est du potentiel gâché par une mise en scène classique sans prise de risque. Pas transcendant, pas ennuyant mais diablement classique.
Une affiche réussie et un titre qui se permet de sous-entendre une dénonciation du système Américain. Un scénario qui rappelle le très réussi Battle Royale et qui vient titiller nos instincts les plus sombres. Une nuit durant laquelle le meurtre est légal. On se voit déjà avec la morale sans dessus-dessous, étouffée par toutes les questions qui naissent d'un tel postulat de départ même si la mention "Par les producteurs de Paranormal Activity et Sinister" nous laisse craindre un pétard mouillé. Le film commence pourtant sur une note plutôt positive. Un générique aux allures de concentré de journal télévisé nous impose des vidéos de caméras de surveillance montrant meurtres et passages à tabac. Le malaise est immédiat. La mise en place de l'histoire dans l'attente de cette nouvelle purge annuelle nous permet d'imaginer les actes les plus barbares et finalement, on frétille d'impatience de voir les choses se lancer. Quel sera le cauchemar de cette famille qui ne se sent pas concernée par la purge et par les instants de haine qu'elle permet à chacun d'extérioriser ? On espère les voir tiraillés, déchirés dans leur âme et conscience par les choix qui vont s'offrir à eux. Et pourtant, lorsque l'engrenage est enfin en place, passé la découverte des masques des assaillants et le visage angélique au sourire démoniaque de Rhys Wakefield, le film s'embourbe dans la convenance la plus totale. On se laisse surprendre par certaines choses mais le récit reste malgré tout très convenu. On ne tremble pas vraiment pour cette famille et quitte a apprécier le côté sadique de l'idée de La Purge, on espère presque les voir se faire abattre les uns après les autres juste pour que le film ne se pende pas lui même avec les ficelles qu'il tente de tirer. Et lorsque les ultimes rebondissements surviennent, ils sont aussi grotesques qu'inattendues. La fin s'enfonce bêtement dans une morale qui permet une scène à la fois réussie et complètement absurde si l'on pousse la réflexion au delà du générique de fin. Bref, American Nightmare se loupe dans son ensemble même si il réussit à nous garder captivé du début à la fin.
Une bonne petite surprise malgré tous les mauvais commentaires que j'avais pu lire. Du home-invasion efficace dans le genre de "Panic Room" ou "Otage". Malgré ses défauts scénaristiques, comme l'élément déclencheur un peu forcé ou certains arcs inutiles son postulat est génial. Car derrière cette fiction c'est bien de notre société actuelle dont il est question : de la vente des armes et du marché très lucratif de la sécurité aux États-Unis, et de qui nous sommes quand il n'y a plus de lois pour sanctionner nos actes. Peu de moyens mais un bon concept. Un film noir et violent mais qui amène aussi à la réflexion. (Bien)
C’est le succès surprise du moment aux Etats-Unis. A mi-chemin entre horreur et science-fiction, American Nightmare (The Purge en VO) s’est emparé de la tête du box-office américain il y a quelques semaines. Et on se demande vraiment pourquoi ! Le postulat de départ est original mais le film devient prévisible et conventionnel. Sortie prévue en France le 7 août 2013, d’ici là, lisez la suite, vous éviterez de perdre 1h25 de votre vie.
American Nightmare, voilà un film qui a lourdement attiré la curiosité de pas mal de monde. Il faut dire que sur le papier, le film présente tout de même un concept vraiment original, bien pensé, et qui offrait d’énormes possibilités! Qu’en est-il au final? Un film certes très sympathique, qui propose de très bonnes choses, mais qui rate complètement son coup quant au traitement qui est fait de son idée. En effet, le film manque cruellement d’ambition, et prend la forme un peu fainéante d’un home invasion sans grande originalité. On reste sur cette désagréable impression que ça aurait pu être beaucoup mieux. Mais, il faut quand même lui accorder qu’il ne se plante pas sur tous les points, et si ce huis clos est finalement sans grande surprise, il n’en reste pas moins efficace, offrant des scènes sous tension, qui font vraiment leur petit effet sur grand écran, en profitant de l’énorme paranoïa qui s’installe et qui se mélange parfaitement à l’ambiance oppressante du film, grâce à cette idée de base. Le scénario propose même une réflexion pas si bête que ça sur le sujet, et nous pousse, en tant que spectateur, à imaginer nos réactions personnelles face à une telle situation. Dans les bons points, on notera aussi les acteurs. Si leurs personnages ne sont pas spécialement très intéressants, ils livrent une prestation loin d’être mauvaise qu’il sera intéressant de redécouvrir en version originale sous-titrée! On y retrouve un Ethan Hawke qui semble prendre de plus en plus de plaisir à jouer dans des productions horrifiques, et qui convainc ici déjà beaucoup plus que dans Sinister, et une Lena Headey assez attachante, dû au côté victime de son personnage, mais qui se réveille quand même vers la fin du film, pour une séquence brutale et méchamment drôle. Mais ce qui fait la réussite du film, c’est bien l’immense folie furieuse qui vient habiter les personnages ennemis, qui ne font qu’augmenter agréablement le niveau d’intensité et de paranoïa du film. La menace est partout, peut surgir de n’importe où, et est terriblement oppressante et violente sur le plan psychologique , puisque l’on sait qu’elle sera complètement gratuite, et sans conséquences. Néanmoins, cette boucherie, certes assez sympa, finie par rapidement tuer tout le suspense du film, et devient même un peu prévisible sur la fin à cause de certaines choses qui se répètent. En conclusion: Pari à moitié réussi pour James DeMonaco avec ce thriller horrifique qui manque cruellement d’ambition, et qui n’exploite pas son concept au maximum du potentiel qu’il pouvait offrir (un tel concept ferait d’ailleurs une excellente série!). Néanmoins, la tournure prise par le film n’est pas mauvaise, offre de bons moments de tension, une boucherie plutôt divertissante et des acteurs qui croient dure comme fer au concept, et qui le montre à l’écran par des prestations complètement folle. American Nightmare ça aurait donc pu être mieux, mais on boudera pas son plaisir! A découvrir en salles, pour de meilleures conditions de visionnage, qui jouent beaucoup sur la réception du film!