723 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
139 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
65 critiques
3
31 critiques
2
16 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 janvier 2013
le film a parfois quelques maladresses et utilise quelques tours de passe-passe un peu facile, mais l'ensemble est balayé par une humanité et surtout une drôlerie rare. Je crois bien que je n'ai jamais autant ri dans une salle de cinéma (par ailleurs tout aussi hilare que moi). Les 2 heures que dure la parade passent sans qu'on s'en rende compte
Est-ce parce que je m'attendais à voir un film très déjanté, peut-être même trop déjanté, toujours est-il que j'ai trouvé la première moitié du film assez molle du genou. Heureusement, la suite s'avère à la fois plus intéressante, plus émouvante, plus pêchue, en un mot, plus réussie. Le thème du film est bien sûr très intéressant, surtout dans la conjoncture actuelle : une poignée d'homosexuels serbes veulent organiser leur gay pride, tout en sachant qu'ils se feront tapés dessus par des hordes de néonazis; ils en arrivent à rechercher la protection d'un quintette d'anciens mercenaires du conflit yougoslave. Certes, se voir confirmer qu'il y a des pays (sans doute beaucoup) qui sont encore plus rétrogrades que nous en matière de mœurs ne peut pas être considéré comme une consolation mais en voyant la tronche des manifestants qui agressent la tentative de gay pride serbe (le mouvement Civitas, en pire !), on en vient presque à regarder avec un mélange de commisération et d'amusement les gamineries de Frigide Barjot et de Christine Boutin. Reste une question : pourquoi les affiches du film font-elles référence au film israélien "la visite de la fanfare" ? Les 2 films n'ont rien à voir, "La parade" étant loin, quand même, d'avoir la finesse de "La visite".
"La parade" est une comédie dramatique et sociale serbe traitant de l'homophobie. Pour cela, Srdjan Dragojevic joue avec les clichés liées à la communauté gay mais l'humour fonctionne plutôt bien et l'on se prend à rire régulièrement. Dans l'ensemble, le message de tolérance et son développement est convenu et suit un schéma narratif téléphoné. Il s'appuie d'ailleurs sur l'alternance de scène tendres et comiques pour toucher un large public. Le plaisir n'en est pas moins intact notamment grâce à des personnages attachants et drôles et des situations qui le sont toutes autant. On salue également le caractère engagé et audacieux (considérant le pays concerné) du film.
Vu par hazard. JE dois avaouer que j'ai été plutôt surpris. Un scénario original, qui au vue des moeurs du pays, n'a pas du plaire à tout le monde. MAis étrangement, l'émotion, l'amitié (ou on ne fat plus de différence), lh'umour... sont bel est bien présent. Pourtant le sujet, n'est pas ; à préter cela. Mais tout est réalisé d'une façon unique (loin des prod US ou Française^^) ou la mise en scène, le jeu des acteurs... passent brillament à l'écran. Coté humour, on assiste à des gags auquels ont aurait pas cru voir dans ce type de film (par rapport à un film se rapportant à des pays de l'ex-Yougoslavie). MAis l'esprit de dérision offre une vraie alternative, en ce qui concerne les réalisations des films de ce pays. Car cela, met ; un peu de fantaisie dans un cinéma peu exporté et pas autant plébiscité ou l'on ait en pleine reconstruction des pays d'Ex-Yougoslavie. On pourra toutefois noter et regretter par la même occasion, un humour un peu gras. Mais au vue de ce qu'il se passe dans ses pays. C'était un pari osé et plutôt réussit (même si chez nous la distribution ne suivera pas des masses). LE film a connu un grand succès dans son pays. Un bol d'air frais, original, unique et pourquoi ; plutôt bien pensé. Bien qu'il n'y ait pas de violence ou de sexe, cela reste un film ; qui est à voir pour un public adulte.
À l’heure où, dans notre pays, le projet de loi permettant à tous de se marier, quelle que soit l’orientation sexuelle, suscite maintes controverses et fait resurgir des attitudes scandaleusement homophobes qu’on pensait naïvement appartenir au passé, il n’est pas inutile qu’on nous administre une piqûre de rappel. À quelques milliers de kilomètres, au sein même de l’Europe, être gay et vouloir à ce titre participer à la marche des fiertés organisée pour la première fois à Belgrade (Serbie) représentent bien des dangers, conduisant à faire preuve d’ingéniosité et de débrouillardise. C’est sur cette trame tristement tragique que le réalisateur et scénariste serbe Srđan Dragojević articule La Parade qui présente et revendique tous les codes de la comédie : personnages truculents, quiproquos et rebondissements, mise en présence de caractères et de situations opposées et contradictoires. On émet beaucoup de réserves sur la vision rétrograde des homosexuels par le réalisateur qui fit une incursion sans percer à Hollywood pendant deux années. En effet, l’organisateur de spectacles qui doit se rabattre sur les mariages et son petit ami, un vétérinaire grassouillet, véhiculent les pires clichés imputés aux homos, version Cage aux folles : efféminés, pleutres, précieux et délicats. À la décharge de Srđan Dragojević, on peut lui reconnaitre que son point de vue sur les hétéros est au moins aussi chargé : machos, beaufs et bas de plafond. Ce n’est donc pas la caractérisation caricaturale et sans grande finesse qui retient l’attention, mais davantage les ficelles d’un scénario élaboré et touffu qui vont entremêler et nouer les trajectoires de notre couple gay, de leurs potes avec qui ils tentent de mettre sur pied la première Gay Pride à Belgrade, avec celles d’un gangster local, affublé d’une fiancée redoutable et infatigable, et toute une bande d’anciens mercenaires serbes, musulmans, bosniaques et albanais recrutés, suite à une cascade d’événements, pour assurer la protection des manifestants attendus de pied ferme par des hooligans prêts à en découdre et à casser du pédé. De cette promiscuité subie et détonante provient le meilleur du film qui sait se montrer drôle et chaleureux, même si les blagues salaces et faciles déclenchant un rire gras jalonnent trop les dialogues croustillants. Qu’ils soient hétéros ou homos, musulmans ou chrétiens, appartenant à une nationalité ou une autre, les personnages de La Parade ont en commun leur embonpoint et leur pilosité. Le film qui ne recule pas devant les bons sentiments en programmant une tolérance et une ouverture d’esprit généralisées n’en oublie pas pour autant de s’inscrire dans la réalité. Alors oui l’ensemble tient un peu d’un bric-à-brac décousu et hétéroclite où même les animaux (chiens, moutons et ânesse) trouvent leur place et où tous les anciens guerriers et mafiosi sont affublés de surnoms impossibles. Il y a ici quelque chose de la grandiloquence grotesque et bienveillante, du mauvais goût assumé et de l’énergie décapante qui semble être inhérent à la culture des Balkans entre fatalisme et résistance, entre empoignades viriles et embrassades réconciliatrices. C’est après tout un moyen honorable de faire passer le message et de braquer les faisceaux sur une situation terrible qui bafoue les droits élémentaires.
dans le courant de l'année 2012/2013, (suivant l'année du film), la communauté LGBT, à cette époque encore réunies entre transgenres et gay, BIEN AVANT d'être fracturé en plusieurs communauté transgenres, de leurs côté, et les communautés gay de l'autre. ont suis alors l'histoire d'un homme gay et d'une jolie jeune fille transgenre en Serbie(pays très dangereux surtout pour les communautés LGBT) . ensemble, ces deux activistes ce battent dans des manifestation et associations LGBT tout en faisant en sorte de ne pas être démasqué. L'homme lui, est malheureusement démasqué et ce fait attaquer par des homophobes, alors qu'ils était dans les locaux d'une association, Il est également rejeté de son père.
la femme transgenre, elle, vit la meilleur vie possible, avec un homme riche ET lui cache sa transidentité. MAIS son homme est un gros BOF stupide et un criminel, donc elle doit faire semblant d'aimer pour ce protéger,
Quand la police arrête son mari, il doit monter un groupe de mercenaires pour assurer la sécurité de la manifestation LGBT, en échange de sa liberté.
La tâche s'avère impossible car tout les gang, les mercenaires, ont prévu d'attaquer les groupes LGBT et refusent de les protéger par homophobie/transphobie. trouver des alliés devient alors, un lourd combat et même, une guerre civile ouverte.
L'histoire est incroyable, les personnages sont super attachant, y compris d'excellents acteurs/actrices. le film est très activiste et ouvert d'esprit, ont y voit les conséquences d'un pays contaminé par la masculinité toxique, l'homophobie, la transphobie, les moyens de résister. le film est touchant, très triste, c'est un excellent Drama.
"La parade" est immergée dans l'esprit Baltique à l'instar des films de Kusturica, sans l'égaler loin de là. On navigue à tout moment entre la caricature, la bouffonnerie et le brûlot militant dénonçant l'homophobie. Des redites et une intrigue rabâcheuse sont compensées par une jubilation, un enthousiasme et un esprit slave qui nettoient les esprits chagrins éventuels. A voir.
Difficile de vraiment apprécier ce film. Difficile de constater qu'il y a des pays "civilisés" et "démocratiques" où l'un des droits les plus élémentaires (aimer qui l'on veut) est à ce point bafoué. Difficile de se dire que c'est aujourd'hui et que vraiment, ces gens sont attardés... Et difficile ensuite de regarder par la fenêtre pour constater que chez nous, en 2013, il y a des gens pour défiler dans la rue, encore effrayés par l'homosexualité, refusant qu'on leur accorde les mêmes droits qu'aux hétéros (heureusement chez nous les skinheads pro nazis sont remplacés par des culs bénis, mieux élevés a défaut d’être plus intelligents). Du coup on ressent de la honte, de la haine, et aussi beaucoup d'ennuie, le film n'étant malheureusement pas très brillant, plutôt longuet et lourdingue. Mais il a le mérite d'exister, de montrer la bêtises des Hommes, et c'est déjà énorme.
Dommage que ce film que je qualifierai d'indispensable ne sera certainement pas visionné par ceux qui en auraient le plus besoin... L'histoire en est assez bien décrite dans le résumé du film. L'homophobie est ici clouée avec vigueur au pilori, ainsi que les préjugés sur les gens et ce qu'ils vivent. Ce film est heureusement truffé d'humour et c'est une très bonne chose, parce que, pris au premier degré, cela aurait pu être assez insupportable. Les scènes où il est question de "Ben Hur" sont totalement hilarantes. Plus sérieusement, le mouvement "anti-pédés" (sic) semble puissant en Serbie, et à Belgrade en particulier, la police ayant de plus pour principe de n'intervenir que lorsque casseurs et milices d'extrême droite ont eu tout le temps de sévir. Regardons quand même un peu chez nous : en dépit de changements récents, notre mentalité au sujet de la "différence" est-elle devenue si claire que ça ? Ce film est magnifiquement servi par une série d'acteurs inconnus de moi, mais tous fabuleux par la justesse de leur jeu. Dommage que la fin du film tire, de manière très réaliste, une conclusion pas très optimiste... A voir, d'urgence et sans réserve.
Un film de lutte contre l'homophobie dans un des pays européen les plus hostile. Sous la comédie, la réalité fait froid dans le dos. Certaines scènes sont un peu sommaire mais dans l'ensemble c'est drôle et on s'attache à tous ces personnages.
Du rires et des larmes pour un film qui invite à la tolérance. Un grand bravo pour le réalisateur de ce film, des personnages hauts en couleur et des situations très cocasses. Un bon film venu d'Europe de l'est qui mérite le coup d'œil.
Dénoncer l’homophobie dans un pays aussi violemment homophobe que l’ex-Yougoslavie semble n’avoir pu se faire que dans la démesure pittoresque. C’est donc en s’interdisant toute finesse scénaristique que Srdjan Dragojevic nous fait découvrir une pléiade de personnages trop caricaturaux pour s’avérer attachants mais suffisants amusants pour rendre le film divertissant. Cet essai sociologique s’avérait nécessaire pour montrer du doigt les différentes formes d’intolérance qui ravagent ce pays divisé et, à plus grande échelle, toute la société occidentale mais souffre de sa construction atypique mais fragile car basée sur des ressorts comiques mal combinés.
Sur un sujet aussi tendance, la possibilité de bénéficier d'une vision serbe était pleine de promesses. Une fois sorti des sentiers battus de Kusturica et de Tanovic, on ne connaît finalement pas grand chose du cinéma de l'ex-Yougoslavie, peu médiatisé en France. Alors que les 20 premières secondes du film répondent à de telles espérances, prenant appui sur la mosaïque culturelle des Balkans, par la suite le spectateur va de déception en déception. L'humour ? Maladroit, gauche, à la limite de la beaufitude. Dragojevic insiste à chaque fois lourdement comme pour être sûr que le public comprenne des blagues parfois fort douteuses. Les acteurs ? Ils théâtralisent à l'extrême leur jeu, ce qui devient vite pénible. Les personnages ? Caricaturaux au possible, excentriques à souhait, ils perdent rapidement toute crédibilité. La femme du gros méchant remporte la palme de la stupidité, et avec les félicitations du jury. Le scénario ? Sans grande surprise, excepté le final qui prend un virage à 180 degrés. Pourtant, tout n'est pas à jeter dans "La parade". Certains passages s'avèrent effectivement drôles, à cet égard le duo comique gangster-nounours gay fonctionne à merveille. La réalisation est dynamique, la fin touchante. Finalement, le plus grosse déception de "La parade" réside peut-être dans son manque de saveur. A aucun moment le spectateur n'a l'impression de partager un pan de la culture slave. Le film aurait pu se passer ailleurs, on n'y aurait pas vu une grande différence. On a l'impression d'une transposition des ficelles comiques américaines dans un univers slave, ce qui est dommage.
Si un jour on m’avais dit que je regarderai un film serbe qui traite frontalement d’homosexualité, j’aurai vraiment eu du mal à le croire tant le sujet est là-bas sinon à la limite du tabou du moins sujet à de violentes polémiques. Alors le réalisateur amadoue le spectateur balkanique en utilisant la comédie (le rire c’est bien connu permet toutes les audaces !) et du coup on se retrouve devant une version serbe année 2013 de la « Cage aux folles » où, sans être aussi caricaturaux que la version de 1978, les personnages gays sont quand même vachement clichés ! La scène où Radmilo apprend à boire virilement un shot de vodka (sans le petit doigt en l’air !…) n’est pas sans rappeler la scène de la biscotte de son illustre aîné. Le réalisateur se paye même le luxe de convoquer les vieux démons de la régions en faisant intervenir aux côtés des personnages serbes : des croates, des bosniaques et des albanais du Kosovo. On peut lui reconnaître un sacré courage. L’histoire se suit avec plaisir et, si elle est fourrée aux bons sentiments, elle nous épargne néanmoins un happy-end pour privilégier une fin douce-amère. On se laisse prendre par l’ambiance un peu foutraque du film et par ses personnages véritables condensés des stéréotypes tels qu’ils sont véhiculés dans la région, notamment au travers de la présentation où on nous énumère les surnoms peu flatteurs que se donnent entre elles les différentes ethnies du coin. Un film engagé qui permet de faire avec humour le point sur la situation des homosexuels dans un pays encore très nationaliste et patriarcal et qui a eu, presque incroyablement, beaucoup de succès dans son pays. Comme quoi la comédie genre peu prisé des critiques et des récompenses peut parfois faire venir en salles des spectateurs sur des sujets risqués. À voir tant pour le film lui-même, plutôt réussi, que pour un sujet qui même en France, où la situation des gays est sans commune mesure avec celle de la Serbie, ne rameute pas beaucoup de gens dans les salles obscures.