J'ai 22 ans, et c'est seulement mon premier Jarmusch ! Ghost Dog ou le " remake " en quelques sortes ou du moins fortement inspiré du film de Melville Le Samouraï ( à revoir ). Forest Whitaker sort l'une de ces plus grandes prestations au cinéma mais ce n'est pas étonnant venant de sa part, il est vrai qu'il joue dans des long métrages audacieux et peut se targué d'avoir une filmographie qui sort de sentiers battus ! Tout ces partenaires sont aux diapasons et notamment Isaac de Bankolé qui me fait marré autant qu'il me touche que se soit dans son interprétation ou sa voix et comment il joue avec ces répliques, merveilleux. RZA, pas seulement pour les fans de Rap la B.O est l'une des meilleurs du XXe siècle ... Une chose est sure, je vais visualisé la suite des réalisations de Jim Jarmusch !!
Étonnant mélange polar / justicier noir au code d honneur emprunté d une influence japonaise en tout cas un rôle parfait pour Whitaker. Scénario et action au rendez vous, une référence des années 90.
'aime beaucoup Jarmusch pour le peu que j'ai vu de lui, entre l'atypique Coffee and Cigarettes aussi fin que drôle et l'envoûtant Broken Flowers. Ghost Dog m'a beaucoup plu dans l'ensemble pour son mélange des genres et son ambiance très particulière. J'avais juste une crainte au début, celle de l'omniprésence de la culture rap. Or il n'en est rien, et en plus ça se conjugue très bien avec l'univers du film. La bande-son composée par RZA est très bonne à vrai dire, j'adore d'ailleurs le thème musical du générique d'introduction, très doux et poétique. J'ai énormément apprécié l'atmosphère du film qui combine à la fois le film de mafieux, le western et la comédie noire. Jarmusch tourne en dérision ses personnages, notamment les gangsters, en leur conférant un côté presque grand-guignolesque. Ils regardent des dessins-animés, se déhanchent sur du hip-hop, ont la tête clichée du mafieux italo-américain, c'est assez jouissif! Le personnage de Ghost Dog est fascinant, il m'a un peu fait penser à Yojimbo d'ailleurs dans sa façon d'évoluer, comme une sorte de "justicier" dans une société en contradiction avec ses valeurs inspirées directement du code Samouraï. Les relations qu'ils tissent ont quelque chose de touchant, il vit seul sur le toit d'un immeuble au contact des oiseaux qui représentent en quelque sorte la forme de "pureté" qu'il recherche dans son idéal de vie. Son amitié avec un vendeur de glaces francophone qui ne parle pas un mot d'anglais est également intéressante, les deux personnages ne se comprennent absolument pas mais ont les mêmes pensées, les mêmes dires et sont amis malgré cela. Forrest Whitaker et Isaach de Bankolé sont très convaincants d'ailleurs.
La mise en scène de Jarmusch est très élégante, certaines séquences très inspirées avec en prime une photographie très agréable. Les quelques touches d'humour sont très bien dosées, le passage de la salle de bains vers la fin est juste hilarant. Ca défie toute logique, c'est drôle et ingénieux! Le rythme est bien calibré aussi. C'est lent et calme, on est transportés par cette atmosphère envoûtante. La vision de la vengeance par Jarmusch est intelligente. Trahi par ses commanditaires, Ghost Dog n'est pas un adepte du bourrinage et appliquera une revanche minutieuse, très méthodique, en accord avec ses propres principes. De ce fait le film peut dérouter avec ce ton inhabituel qui caractérise rarement ce genre de films. Je trouve juste qu'il lui manque un peu de substance, comme il en manquait un peu à mon sens aux deux autres films que j'ai vu du cinéaste mais globalement j'ai beaucoup aimé ce film qui a su brasser différentes genres sans se planter
Une fois encore, Jim Jarmusch prouve qu'il est sans doute l'un des réalisateurs les plus doués de sa génération. Sans doute à ce jour (2009), son meilleur film. En tout cas, son film le plus abouti. "Ghos Dog" frôle la perfection : scénario inouï, ellipse insolente, bande son magique (on se croirait dans un film de Tarantino !), interprétation extraordinaire de Forest Whitaker et d'une pléiade de seconds rôles exceptionnels, mise en scène maîtrisée de bout en bout, sujet resserré à l'extrême, simplicité et profondeur métaphysique. Que rajoutez à cela ? Rien. Il faut le voir pour le croire !
Un petit moment de poésie de Jim Jarmusch tâché par la violence et le sang. Forest Whitaker à l'apogée de son art crève l'écran. Les références de Jarmusch sont par ailleurs très appréciables notamment pour le meurtre du boss où Ghost Dog utilise la canalisation pour tuer son ennemi. Un copie conforme de Seijun Suzuki dans "La marque du tueur" qui est de très bon goût. Jarmusch est encore classe et esthétique, un grand réalisateur.
Jim Jarmush étant effectivement un réalisateur de la classe cinématographique dite "intellectuel" et "nouvelle" avec d'autres metteur en scènes tels que Quentin Tarantino ou Tim Burton. Dans Ghost Dog, Monsieur Jarmush exploite le sujet sur le milieu de la mafia caricaturant et rendant ridicule et grotesque chaque bandit l'un après l'autre les faisant regardé des cartoons. C'est tout un univers qui se mélange avec ce film, l'univers melant culture Japonaise et Italo-Américaine.Le résultat de cette recette est un film mérveilleux déroulé à la façon d'un conte de fée et énergiquement filmé façon Jarmush. Grandiose de bout en bout, une réussite rythmé par une superbe musique de RZA, et entrecoupé par moment d'extrait du livre des samourai, Forest Whitaker est génial!
Sur le rythme posé de Jim Jarmush, notre sympathique Forest Whitaker se mue en tueur à gages qui a le sens de la loyauté, contrairement à ceux avec qui il traite. Ça donne quelque d'agréable à suivre, mais qui laisse un peu sur ça faim, si ce n'est qu'il déçoit. En effet, notre Ghost Dog nous récite ses principes de samourai, sans qu'on en comprenne vraiment la signification, si ce n'est qu'il est loyal au point de se considérer comme le vassal de celui qui lui sauva la vie avant de le lui reprendre, dans une scène de sacrifice comme on en voit qu'au cinéma. De la pure fiction comme toutes les scènes d'actions, qui loin d'être réalisable descrédibilisent un peu notre personnage. On a un authentique personnage original (Ghost Dog avec ses rites, ses pigeons, son entourage avec Raymond et la petite) qui en termes d'action produit des choses assez banales pour un film d'action (très habile arme à la main, sans aucun scrupule pour tuer alors qu'il semble pourtant être un homme sensible). Film réussi mais qui semble avoir un potentiel pas totalement exploité.
La lenteur du film pourra rebuter certains. Mais si vous acceptez d'entrer dans le monde que Jim Jarmusch propose, monde plein de spiritualité, de sérénité, de poésie, vous apprécierez ce film. Forest Whitaker (excellent) incarne un "samourai" moderne face à un clan vieillissant et bedonnant de mafioso.
Musique magique ( flying birds de rza ). Très bien joué . Une scène mythique entre les trois mafieux et sony . Les pigeons . Extraits de la voie du samourail . La fille au cheveux noirs . La copine de frankstein ( la petite lectrice ) . Et Mr je parle une autre langue et je lis l'ours, livre en français ( j'ai lu le même tout petit ). Bon c'est sur, les fusillade, les effets spéciaux ou encore le coup de la boite magique pour la voiture c'est pas toujours super . Ce film n'en est pas moins génial .
J'ai apprécié le film, la mise en scène, sa lenteur, sa bo, les citations de samouraï, la morale ou le manque de morale.
Il se met au service d'un mafieux qui lui à sauver la vie, Il menace une prostitué et son client, on s'attend au pire au moment ou il rencontre des braconniers.
Il punis des gens qui doivent être punis, mais en les tuant.
Un film sur le temps et sur les valeurs?
Après avoir parcouru les critiques allociné, je déplore le manque d'analyse car, j'aurai aimé en voir pour essayer d'y voir plus claire, mais non.
"Un film incroyable, pleins de sagesse, grandiose, chef d'oeuvre, un monument du cinéma"
Mouai, le film est bien, mais mérite t'il autant d'éloge juste parce que ce n'est pas conventionnel?
Cela dit, c'est beaucoup moins chiant que Broken flowers.
Un thriller très réussi , très spirituel et d'une sensibilité surprenante , le genre de film qui casse les codes pour mieux les développer. Comme un passage de relais , le scénario raconte la vie solitaire et honorable d'un tueur a gages qui suit scrupuleusement le code du Bushido et qui va devoir supprimer ses anciens employeurs après un contrat étrangement réussi , une intrigue qui parle d'honneur , de respect et de tradition avec une justesse de ton et un cynisme presque drôle dans la façon dont les codes du cinéma de mafieux traditionnel sont détournés. Dans le silence le plus total et respectueux, Forest Whitaker est vraiment excellent , il impose un style et une présence tout en apportant un côté nounours, une douceur qui rend le personnage plus contrasté et très attachant et respectable, face aux seconds rôles de mafieux souvent plus clownesques ou encore le fantasque frenchy Isaach De Bankolé. Transformant l'ambiance violente de la ville, la mise en scène de Jim Jarmusch est très simple, le cinéaste filme la vengeance nécessaire de son samourai avec beaucoup de détente et de réflexion, pas de violence exagéré : juste une mise en scène zen et pleine d'honneur. Un film simple, cool et zen , le parcours d'un samourai dans une époque qui arrive a son terme.
Même si Jarmusch se laisse aller à qques facilités (le côté mystico-zen et les supers gadgets de l'ami Ghost Dog), on imagine très bien ce qu'un tâcheron aurait pu faire de ce scénario tout bête mais magnifié par Jim. La photographie est splendide, l'ambiance superbement rendue, et Forest Whitaker a un charisme fou. On n'oublie l'admirable B.O. signée RZA. Simple mais trop bon !
j'ai beau ne pas être un grand fan de Jarmusch je dois dire que ce film là m'est terriblement sympathique. Sorte de polar tragi-comique à l'univers décalé représenté par ce tueur" gangsta samourai", Ghost dog repose sur les épaules d'un des plus grand comédiens actuel, je parle bien évidement de Forest Whitaker. Le slogan "force tranquille" semble avoir été inventé pour lui tant il est imposant, débordant de charisme sans avoir des masses de texte, il lui suffit simplement de se montrer. Le tout est bercé par du vrai hip-hop symbolisé par l'apparition de The Rza, rien à voir avec le rap de supermarché entendu dans beaucoup de films.