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jspl
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0,5
Publiée le 8 octobre 2012
Qu'est-ce qu'ils avaient à Cannes quand ils ont distribué leurs prix ? Ils avaient trop bu ou quoi ? Ils voulaient faire la promotion des copains ? Ce film est d'une lenteur affligeante, à tel point que je me suis endormie, et ce n'est pas une façon de parler. Le sujet est mal traité et maltraité, l'ensemble est d'une vulgarité crasse et complètement gratuite. Bref, ce film est une catastrophe et c'est une vraie perte de temps et d'argent.
Ça aurait fait une bonne séquence un dimanche soir sur France 3 dans l'émission Strip-Tease. 20 minutes et basta ! Mais là, c'est vraiment trop long, surjoué et la fin… on aurait préféré que tout ça se termine dans un bain de sang. Sinon, le travelling d'ouverture est impressionnant, mais à part ça...
Cela cafouille pas mal dans Reality de Matteo Garrone, Grand Prix du Jury à Cannes, cette année. Avec son scénario qui est tout sauf limpide (Gomorra, malgré ses qualités, avait le même problème), l'émergence d'un thème central se fait attendre très longtemps. Il arrive enfin avec la névrose de ce poissonnier napolitain qui vient à croire qu'il va être choisi pour participer à la plus célèbre émission de téléréalité italienne, Grande Fratello. Garrone passe à côté de la critique de ce phénomène de société se dispersant dans des scènes inutiles et ne parvient qu'en de rares moments à traiter son sujet, soit l'abandon du réel par un quidam moyen pour un monde imaginaire. Pas franchement raté, mais loin d'être réussi.
Deuxième Grand prix du jury cannois consécutif (on se demande !) pour Matteo Garrone après Gomorra (que je n'avais pas du tout aimé). Cette fois-ci le tout se tient un peu plus mais je n'ai pas plus adhéré. On attend une satyre sociale dézinguant la télé-réalité et ses ravages, et on attend surtout une comédie (comme annoncée sur l'affiche), même grinçante. Pour moi c'est juste un drame pathétique. Je n'ai pas trouvé cela drôle du tout... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-reality-110874412.html
Ca commence comme un mauvais rêve. Un long est très beau travelling suit une espèce de carrosse doré tiré par deux chevaux blancs. Nous arrivons dans un luna-park à mariage où plusieurs couples ont du s'endetter pour fêter leur union dans ce lieu rococo et kitsch à souhait. L'apothéose de cette soirée, est la venue d'une vedette de la télé-réalité, qui tel un dieu cathodique, bénira, en quelque sorte et durant trois minutes chrono, chacune des noces présentes. Une fois l'hystérie passée, tout le monde rentre chez soi et retrouve son habitation d'un quartier déshérité de Naples. Chacun retire son beau costume, sa robe pailletée et retrouve un quotidien fait de travail, de chamailleries, de petites escroqueries et d'une télévision berlusconienne omniprésente dans tous les foyers. Poussé par le hasard et par ses enfants, il se trouve sélectionné pour le casting final d'une émission de télé réalité du style "Secret story" chez nous. Là, le rêve est à portée de main et l'espoir d'une hypothétique richesse se profile à l'horizon. En prenant son temps (trop peut être), Matteo Garrone suit son poissonnier qui tombe dans la paranoïa puis dans la folie douce. Son monde va s'amenuiser à mesure que son obsession pour ce divertissement minable va s'installer dans se tête. Satire de l'impact de la télé sur une population démunie, "Reality" brosse un tableau émouvant de l'Italie du Sud. Bien que fellinesque, la famille du poissonnier est filmée avec respect et tendresse, comme les victimes involontaires d'un système qui les dépasse. Ils veulent le quart d'heure de gloire factice promis par Andy Warhol, comme si c'était l'unique espoir d'une vie de sacrifiés. Seulement la machine médiatique, cynique et impitoyable, les broiera tous dans une indifférence carnavalesque. La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/10/reality-de-mateo-garrone.html
Déçu déçu. Je m'attendais à une comédie italienne, certes on est plongé dans la ville de Naples (c'est ce qu'il y a de mieux du film), mais c'est d'une lenteur... Et l'histoire est pauvre.
Un homme du peuple, obnubilé par le miroir aux alouettes que peut provoquer certaines émissions de la télé-réalité, va peu à peu succomber à la paranoïa et perdre toute raison. Ce film est un miracle du début à la fin. Tout d’abord, un film italien de cette envergure, je n’ai pas le souvenir d’en avoir vu un comme celui-ci depuis des décennies. Les références à Fellini pour la forme et à Ferreri pour le fond s’imposent. Ensuite, quel régal que ce casting prodigieux composé de trognes et de personnalités hors-normes. L’acteur principal, Aniello Arena, est tout bonnement extraordinaire. Matteo Garrone signe une mise en scène époustouflante qu’accompagne à merveille la partition musicale d’Alexandre Desplats. On rit, on est ému et l’immersion dans ce quartier populaire de Naples est totale. Bien qu’ancrée dans le contexte social et économique du vingt-et-unième siècle, cette plongée au coeur de ce microcosme pittoresque, attachant, dégage un indicible sentiment composé de nostalgie mais aussi d’euphorie. « Reality » a fort judicieusement reçu le Grand Prix au dernier festival de Cannes.
Au premier degré,il sagit d'une satire néo réaliste des réality shows à l'Italienne ,c'est-à-dire avec des gens affreux,propres et gentils,simples et pour tout dire pas très futés.Mais c'est au second degré qu'il faut voir ce film:c'est nous-mêmes qui sont dans le réality show par notre façon de paraître et non d'être et que nous alimentons par notre voyeurisme.Tout est lumineux dans le dernier 1/4 heure.C'est génial.A voir absolument en VO pour l'exhubérance italienne.
A l'image de Gomorra c'est un film bling-bling, en effet c'est un petit joyau qui se déguise en diamant strass de pacotille. Pour évoquer le mensonge permanent des médias qu'on nous infiltre sous perfusion, nul n'est besoin de démasquer les armes de destructions massives que n'eut jamais l'Irak, il suffit de montrer le pouvoir d'attraction de la fête éternelle que constitue les émissions de télé réalité, leur image de bonheur dont on peut se parer l'esprit comme un sourire sur le visage. En théorie c'est mieux que de faire la gueule... En théorie. Or c'est du jetable, et on le jette sans rechigner, pour le prochain sourire, la prochaine fête... A vide. C'est la pratique. Pas de quoi se vanter. Le héros du film sombre dans la folie douce, juste un peu plus que les autres, comme un premier dans la file d'attente vers un enfer en cauchemar climatisé, les autres sont derrière, sauf ceux qui feront la queue pour ce Reality, d'une extraordinaire homogénéité, acteurs, cadrage, lumière, i tutti cuanti, pourtant la mise en scène mesure les effroyables abîmes que ce vide laisse entre les gens lorsqu'il se comble de mensonge inepte hypnotisant, plutôt que des drames ordinaires ou extraordinaires qui faisait vibrer la vie des gens dans les anciennes comédies italiennes qu'on ne pourrait plus refaire (ô mon dieu tous ces chefs-d'oeuvre, il sorpasso, etc.) maintenant. Garrone nous prouve que ce n'est pas faute de talent, mais à cause d'un changement de civilisation. Le grand Pier Paolo Pasolini nous interpellait; le fascisme a moins changé le paysage italien, les coeurs italiens, les mentalités, que la démocratie. En bien? Pas au niveau de la corruption... Ni au niveau des centres commerciaux lieux de vie de nos villes... Aniello Arena nous offre un grand numéro d'acteur, un des meilleurs de l'année 2012. Garrone lui a offert un grand film moderne.
Avec Reality, Matteo Garrone explore un sujet rare au cinéma : le choc que peut causer la télé réalité pour les candidats qui échoue. En effet, il nous montre la destruction d'un homme qui mise toute sa vie sur un casting pour une émission stupide de télé réalité. Malheureusement, il n’explore pas assez le sujet et les dégâts sur le personnages reste finalement assez peu important. Cependant, le film tire son épingle du jeu grâce à sa réalisation, énormément basée sur les plan séquence dont certain sont vraiment magnifique (le plan d'ouverture). Au final, bine que décevant dans son approche du sujet, le film reste intéressant ne serait ce que pour sa réalisation.