Deuxième volet de la saga James Bond et sans doute l’un des meilleurs. Autant Dr. No semblait kitsch de bout en bout, autant From Russia with Love est encore solidement ancré dans la réalité. Certes la guerre froide n’est plus d’actualité, mais une intrigue solide et relativement complexe fait que cet opus est davantage axé espionnage que le précédent, plutôt à mi-chemin entre le polar et le film d’aventures exotiques. Le rythme y est également beaucoup plus soutenu que dans Dr. No. Quant au suspense, il ne faiblit pour ainsi dire jamais et va même crescendo. Pour ce qui est de la mise en scène, Terence Young est à nouveau aux manettes et laisse loin derrière lui les incertitudes de Dr. No. Son film, à l’image d’un Sean Connery beaucoup plus à l’aise dans son costard d'agent secret, témoigne d’une certaine assurance vraiment la bienvenue qu’on savoure dans quelques morceaux de bravoure comme le duel dans le compartiment de l’Orient-Express où Bond est aux prises avec l’imposant Robert Shaw. Filmé à la manière d’un Hitchcock (on peut d’ailleurs noter un clin d’œil appuyé à La Mort aux trousses dans la scène de l’hélicoptère), From Russia with Love jouit d’un certain standing encore absent dans Dr. No. Côté récit, on peut regretter que l’intrigue, au demeurant fort intéressante, soit dévoilée trop tôt, ce qui gâche un peu la surprise quand Bond découvre que le SPECTRE se cache une nouvelle fois derrière tout ça. On peut également regretter l’absence d’un vrai méchant, défaut déjà présent dans Dr. No. En lieu et place, on découvre une palette de personnages plutôt bien écrits. Bond se fait ainsi un allié de poids avec Kerim Bey pour affronter Rosa Klebb et son imposant champion Grant. A noter aussi la première apparition fugitive de Blofeld, numéro 1 de l’organisation du SPECTRE, dont on ne connaîtra à la sortie que la voix … et le chat blanc. Bref, un épisode de qualité qui servira de référence pour les suivants. Et le charme de Daniela Bianchi en James Bond Girl YES
Deuxième opus de la longue et durable saga des James Bond, Bons Baisers de Russie vient juste avant la déferlante Goldfinger qui façonnera le mythe et fixera les codes. Le film reste donc sobre en comparaison à ce qui suivra et peut encore se targuer d’appartenir au genre de l’espionnage contrairement à la plupart des 22 épisodes de la saga qui sont plus des films d’action. Un rythme assez lent domine le film qui pourra déplaire à certains mais aussi en attirer d’autres, une affaire de goût en somme. Pour ma part je n’ai pas trouvé ça déplaisant mais il aurait peut-être fallu mieux utiliser la bande originale de John Barry, qui au passage est superbe. En effet celle-ci crée indéniablement une ambiance pas assez exploité à cause d’un mauvais placement des morceaux, par exemple lorsque Bond inspecte sa chambre la musique semble quelque peu inadéquate. Ce problème se retrouve dans 2 ou 3 scènes au cours du film, dommage, avec le matériel qu’a fourni Barry je pense qu’on aurait pu aller plus loin. Terence Young est efficace derrière la caméra, surtout dans les séquences de filatures qui fonctionnent très bien. Les personnages du film sont mémorables, juste ce qu’il faut de caricature et de charisme, on fera rarement aussi bien dans la suite de la saga. Par ailleurs, ils démontrent que parfois, si les bons comédiens sont là et que les idées sont bonnes, un personnage n’a nullement besoin d’être développé pour être marquant et mythique. Tout le casting est bon, les femmes sont jolies et Sean Connery rappelle qu’il reste l’incroyable interprète de 007 rarement égalé par les comédiens qui suivront. Le scénario s’appuie sur un MacGuffin que n’aurait pas renié Hitchcock, un scénario qui amène beaucoup plus le coté aventure et voyage aux aventures de Bond et donc annonce ce qui viendra ensuite. Bref, Bons Baisers de Russie reste un pilier de l’édifice toujours en construction que représente la saga James Bond, un pur plaisir de spectateur.
Dès la surprenante sequence pré-générique, on s'en rend compte : le 2e Bond est meilleur que le 1er. Sean Connery est toujours aussi à l'aise dans le costume de 007 (charismatique, cynique, séducteur...), la James Bond girl Daniela Bianchi est plutot pas mal (bien qu'un peu "soumise") et on retrouve le legendaire theme de John Barry (accompagné d'une superbe BO). Mais ce qui fait la difference ici, c'est un meilleur scénario, une mise en scène plus rythmée (avec plus d'action) et encore plus de méchants (le tueur Grant incarné par Robert Shaw, la terrible Rosa Klebb...). De plus, on en apprend davantage sur le SPECTRE (avec son mystérieux chef, n°1) et Bond est desormais armé des gadgets du génial Q. Côté allié, on notera le rôle étonnament important de Pedro Almendariz. Petit défaut cependant : Bond ne reprend pas encore toutes ses habitudes (sa phrase fétiche, son vodka Martini, sa voiture...).
Un deuxième épisode qui en reprenant les ingrédients délivrés dans Dr No nous livre le grand film d'espionnage que l'on était en droit d'attendre... Les anglais contre les russes, une machine à code à récupérer, la valise gadget, la belle russe qui hésite entre les deux camps...autant d'éléments qui vont écrire la légende, peut être plus que dans Dr No. En effet, ici le scénario beaucoup plus inspiré nous fait voyager et nous délivre une belle panoplie de "bonne tête", mais surtout nous offre quelques scènes époustouflantes qui feront date dans nos mémoires: la longue scène du train avec la bagarre finale, la scène avec l'hélicoptère ("La mort aux trousses"??), l'école des "Méchants" du SPECTRE au début... James Bond s'est donc définitivement affirmé dans ce second film et a fini d'y écrire ses derniers codes. A voir et revoir, un Classique!
Moins kitsch que le premier volet, ce second James Bond continue des poser les bases de la saga en introduisant l'organisation criminelle Le Spectre à laquelle James Bond aura souvent à faire dans les volets suivants, tout du moins jusque dans les volets des années 80. Le film nous présente différents membres de cette organisation, membres qui sont baptisés par des numéros indiquant leur position dans la hiérarchie du Spectre, ce qui est depuis devenu culte. Le n°1 fait son apparition mais n'est que suggéré (brillante idée de mise en scène), on n'entend seulement sa voix, on le voit de dos, on sait qu'il est chauve et qu'il a un chat blanc. Et c'est ainsi que James Bond fait son grand retour sous fond de guerre froide avec cette terrible organisation qui veut mettre le feu aux poudre entre les deux grandes puissances de l'époque. Si j'ai pris la peine d'évoquer tout ça, c'est que le scénario du film promettait beaucoup, d'autant plus que Le Spectre avait sélectionné un des ses agents grand blond hyper baraqué digne d'un aryen pour s'opposer à James Bond et que leur duel promettait de bons moments en perspective. Seulement voilà, si le film met effectivement en avant tout ces éléments prometteurs, ils sont mal exploités et ce "Bons Baisers de Russie" manque cruellement de rythme. On s'ennuie pas mal durant le film à attendre le fameux duel contre le champion du Spectre d'autant que les scènes d'action était à l'époque assez peu ambitieuses et se résumaient la plupart du temps à des petites fusillades assez décevantes. Heureusement, la James Bond Girl de cette opus a quelques dialogues sympathiques en plus d'être charmante. Ses petits échanges avec un James Bond décidément très macho sont plutôt rafraichissants. Pour ma part, je retiendrai surtout le final dans le train plutôt original même si je regrette que James Bond ait finalement plié le champion que lui opposait Le Spectre trop rapidement. Ce second James Bond a donc un peu mal vieilli, dommage. Tout juste moyen
Une seconde apparition de l'espion britannique plus envoûtante que la première. Un film plus stylisé, un scénario plus abouti, un Sean Connery plus sûr de lui: Dr No était un bon film, Bons Baisers de Russie est un excellent film.
Un James Bond de son temps, le seul réellement marqué par les heures chaudes de la Guerre Froide, ce qui peut le rendre un peu démodé. Mias il n'en reste pas moins un classique, Sean Connery s'affirmant de plus en plus dans le rôle de 007 alors que le personnage reste encore un homme comptant plus sur son intelligence que sur ses gadgets (la mallette de Q reste dans le domaine de possible) pour se sortir des situations difficiles. Le film développe la menace de "Dr. No", le SPECTRE, organisation criminelle du génial Blofeld (qu'on ne verra jamais de visu) aidé de l'infame Rosa Klebb (Lotte Lenya, y'avait qu'elle pour jouer cette harpie pas aussi tendancieuse que dans le roman cela dit), meilleure ennemie de Bond. Le film présente des scènes mémorables pour tous les fans avec le combat à mort des deux gitanes ou l'affrontement Bond/Red Grant dans l'Orient Express, meilleur combat a mains nues de la saga superbement filmé par Young et monté par Peter Hunt. Pedro Armendariz incarne lui l'allié le plus charismatique et mémorable de Bond (il ne profitera pas du succès du film malheureusement), quant à Robert Shaw en Grant et Daniela Bianchi en agent soviétique dépassée ils sont tout deux très bons (la rencontre de 007 et de la fille est encore utilisée aujourd'hui pour les screens tests des prétendants au rôle de l'agent secret). Le film prend enfin ses quartiers dans les superbes extérieurs d'Istambul, les décors ayant toujours été l'un des points forts de la saga. Bref, du tout bon. Enfin, c'est juste mon avis !
En 1961 , les producteurs Albert Brocolli et Harry Saltzman décidèrent d'adapter James Bond a l'écran avec le film "Dr NO" . Aprés un succès phénoménal au cinéma , nos 2 associés décidèrent de sortir un film de 007 par an ! Et lorsque , sur un magazine littéraire des USA , le président Kennedy affirmait que "Bons baisers de Russie" constituait un de ses romans préférés , les producteurs ne furent plus douteux quand au titre du prochain épisode ! Broccoli et Saltzman décident alors de soritr les grands moyens : Terence Young toujours a la tete de la réalisation , Sean Connery renfile le blason du célèbre agent secret et on fait appel aux plus belles femmes du monde pour incarner les James Bond girl ( Daniela Bianchi , alias miss Italie 1961 , absolument magnifique dans son role ) . Le résultat est alors un film spectaculaire , aux scènes d'action inventives ( le combat entre femmes est hors du commun ) , avec un humour féroce , des acteurs parfaits dans leurs roles , une musique somptueuse de Jhon Barry ( qui donne toute sa force a la bataille du camp gitan ) , le tout accompagné d'une bonne dose de violence et de suspense avec nottament la scène du train devenue culte ! Meme la petite anecdote y est du fait que "bons baisers de Russie" voit l'apparition d'un acteur emblèmatique des Bonds : Desmond Llewelin alias Q , le spécialiste des gadgets , avec sa 1ère invention qui consiste en une valise équipée de tous les instruments pour partir en guerre ! Malgré ses difficultés de tournage avec surtout la mort de Pedro Armendarez au milieu de la production et , bien sur , les paparazzis qui bloquèrent souvent le tournage en Russie , "BONS BAISERS DE RUSSIE" a réussi a surmonter tous les obstacles sur son chemin pour finalement faire rentrer le mythe James Bond dans l'histoire , et du meme fait s'imposer comme l'un des films les plus incroyables et emblématiques de la saga !
Ce deuxième opus est un régal ! La partie turque est délicieuse avec de somptueux décors et un charme 60's incroyable. Certes, la James Bond Girl est un peu froide et le costaud blond peu charismatique mais il y a cet allié turc bon vivant et cette vieille rousse vicieuse qui ajoutent un peu de piment à la sauce.
Peut-être pas le meiller épisode mais Sean Connery reste impeccable et le tout a gardé une élégance irréprochable.
Un des meilleurs de la série. Je ne me lasse pas de le revoir. Un mélange d'action, d'espionnage à l'ancienne, car le propos du film est vraiment daté. Sean Connery y est parfait, mais les méchants aussi (impressionnant Robert Shaw). C'est un régal que de se replonger dans une histoire ancrée dans la guerre froide, avec ses personnages caractéristiques et ses décors de cartes postales. J'adore l'ambiance. Et la musique gagne en puissance pour accompagner l'agent secret.