Le Colosse de Rhodes
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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2009
En pleine Antiquité, un héros grec, Dario, voyage jusqu’à Rhodes pour prendre du repos. Des charme féminin et des festivités fastueuses disposés par le roi, Dario va très vite se basculer dans une lutte armée qui oppose des révolutionnaires à la cour royale. A cet affrontement aux ressorts politiques s’ajoute la trahison du confident royal qui pactise avec les Phéniciens pour s’emparer du trône. «Il colosso di Rodi» (Italie, 1960) compte comme la première réalisation de Sergio Leone. Attelé au péplum avant de s’engager dans le western cinq films durant, Leone superpose une masse importante de références. Il est toujours très intéressant de deviner l'origine des images qui innerve l’imaginaire d’un premier long-métrage. Pêle-mêle, Leone invoque l’incunable Giovanni Pastrone et son «Cabiria» (avec la gueule en flamme dans laquelle sont jetés les prisonniers), Lang, de «Metropolis» à son diptyque «Das Indische Grabmal». Influencé, «Il colosso di Rodi», malgré sa globale médiocrité, influencera à son tour un autre film de Leone, «Giù la testa». Comme Juan Mirando dans «Giù la testa», Dario est de souche étrangère au sol où se déroule l’aventure. Il sera pris dans le flux des évènements, malgré son désir. Leone ira même jusqu’à filmer dans les deux films le plan semblable d’une foule de paria qui s’amasse dans un sous terrain. Le plus étrange, en vue de l’ensemble de l’œuvre de Leone, c’est que le dénouement du film repose sur une croyance envers la volonté divine. Le tremblement de terre et la pluie diluvienne qui anéantissent les rebelles autant que le pouvoir royal sont le fruit du divin. «Il colosso di Rodi» axe son regard vers une croyance religieuse. Sans dieu, pas d’issu aussi joyeuse (avec ce plan final qui renvoie à l’exode hébraïque). Or les six films que réalisera par la suite Leone s’attachent à composer un monde délaissé de tout divin.
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2024
Jalousie et complot au cœur de ce péplum passionnant.
Le récit qui s’articule autour de la fameuse statue mythique lui donne un grand souffle épique.
On rajoutera aussi les poursuites des innocents et surtout les combats finaux plein de fougue.
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2025
Au sein de la filmographie prestigieuse mais aussi très ramassée de Sergio Leone (7 films en 25 ans de carrière), « Le Colosse de Rhodes » n’est certes pas sa mise en scène la plus réputée mais comme pour tout réalisateur italien débutant dans les années 1960, le péplum constituait un passage presque obligé auquel le jeune homme a dû se résigner. Durant sa période d’assistanat très fournie (31 films dont une grosse douzaine où son nom n’est pas crédité), Leone a accompagné des réalisateurs aussi reconnus que Mervyn Leroy, Mario Bonnard, William Wyler ou Robert Aldrich qui pour certains venant d’Hollywood se sont essayés au genre alors de nouveau en vogue. Autant dire que pour un premier film en qualité de réalisateur principal, œuvrer en territoire connu est un atout. Pour l’écriture du scénario Leone est entouré de sept collaborateurs dont Ennio de Concini et Luciano Martino deux véritables spécialistes du genre. Le Colosse de Rhodes, sixième des sept merveilles du monde antique, statue de 32 mètres de haut, pensée par le sculpteur Charlès de Lindos et construite en 292 avant JC (abattue par un tremblement de terre en -222) à l’entrée du vieux port de Rhodes en mémoire de la victoire face au roi Démétrios 1er qui assiégea la ville, servira de repère central au déroulement de l’action. Ici point de mythologie revisitée ni de musculature huilée et saillante mais une plongée dans une histoire fictive insérée dans un contexte historique bien réel. La collégialité scénaristique citée plus haut ne va pas empêcher Sergio Leone de parsemer ce péplum plutôt classique de quelques indices de ce que sera son style à venir qui s’exprimera notamment dans le choix de Rory Calhoun en remplacement de John Derek initialement prévu pour tenir le rôle principal. Derek ne s’entendant pas avec Leone ni avec l’équipe technique est licencié et remplacé par Rory Calhoun faisant lui aussi carrière en Italie qui va apporter sa touche d’ironie personnelle. Une décontraction n’ayant sans doute pas déplu à Leone qui trois ans plus tard entamera sa trilogie des Dollars devenue son graal pour l'accès au succès international. Héros militaire venu rendre visite à son oncle sur l’île de Rhodes, Darios (Rory Calhoun) va se trouver pris au milieu de deux complots qu’il va devoir défaire tout en continuant à jouer les jolis cœurs avec la très belle Diala (Lea Massari). Rien de très original comme a dû s’en rendre compte Leone qui utilise à dessein la statue du Colosse pour agrémenter un dénouement final qui tente avec efficacité de revivifier un film jusque-là un peu soporifique et sans doute un peu trop long (139 minutes). On notera la présence du toujours efficace Georges Marchal qui avec Jacques Sernat était notre acteur de péplum national et qui apporte un peu de crédibilité salutaire à côté d’un Rory Calhoun sans doute un peu trop relâché par instant. Mais l’essentiel était acquis, Sergio Leone venait de réaliser son premier film qui de plus fut un succès. On connaît la suite.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 mai 2024
Des péplums, j’en ai vu de « Ben Hur » (1959 William Wyler) à « Agora » (2009 Alejandro Amenábar), de « La terre des Pharaons » (1955 Howard Hawks) à « Gladiator » (2000 Ridley Scott), de « Cléopâtre » (1963 Joseph Leo Mankiewicz) à « Troie » (2004 Wolfgang Petersen), de « Quo Vadis » (1951 de Mervyn LeRoy) à « 300 » (2007 Zack Snyder) en passant par « Spartacus » (1960 Stanley Kubrick) et « Caligula » (1979 Tinto Brass) ou encore « Alexandre » (2005 Oliver Stone).
Evidemment, la liste est longue et je pourrais souler mon monde en y ajoutant des séries comme « Spartacus », « Barbarians » ou « Rome ».

Comparé à ce que j’ai enduré ces derniers temps « Hercule se déchaîne », « La vengeance d’Hercule », « Les derniers jours d’Herculanum », « Cléopâtre, une reine pour César » et « Ponce Pilate » - les deux derniers sont acceptables, « Le colosse de Rhodes » est au-dessus du lot. Même si ça blablate, je ne m’y suis pas trop ennuyé.
C’est Sergio Leone qui est aux manettes.
Cela sous-entendrait-il que c’est une valeur sûre ?
Pourtant, ce n’était pas évident, c’était son tout premier film en tant que réalisateur à part entière. A cette époque, nous ignorions tous que Sergio Leone allait apporter une pierre importante à l’édifice du cinéma.
Quand il a commencé son « Colosse de Rhodes », Sergio Leone a fait ses armes dans le péplum avec « Quo Vadis » comme technicien et comme co-réalisateur pour « Les derniers jours de Pompéi ».
Et quelque part, ça se sent un peu même si son péplum reste dans l’esprit de ceux que j’ai cités ci-dessus, naïf et bavard.
Toutefois, ses nombreux figurants sont nettement plus concernés que les films cités. On sent une implication et un suivi à tous les étages de son film.
Une impression de rigueur…
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 janvier 2007
Pour son premier film, Sergio Leone réalise un péplum, dans la veine des plus réussis, mais à aucun moment on sent naître l'art du père d'"Il était une fois en Amérique". Un film secondaire, mais techniquement à la hauteur de l'enjeu.
Benjamin A

815 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2022
Si Sergio Leone fait fi de la réalité historique (et ce jusqu'au costume) lorsqu'il met en scène Le Colosse de Rhodes, et ce n'était de toute façon pas forcément son objectif, il propose tout de même un péplum intéressant à plus d'un titre.

Celui qui inaugurera et popularisa le western-spaghetti dès son film suivant, en est ici à son second long-métrage, un film qu'il a pris plaisir à tourner et où il apparaît à quelques reprises en tant qu'acteur parmi les foules. C'est le premier film qu'il a totalement à sa charge et si ça ne saute pas aux yeux, on retrouve quelques aspects qui deviendront typique de son cinéma, à l'image de la duplicité humaine ou tout simplement d'avoir un protagoniste qui se retrouve au milieu d'un conflit qui ne le concerne pas dans un premier temps.

Alors, Le Colosse de Rhodes ne laisse pas un souvenir forcément marquant, il lui manque principalement un souffle, une vision moins académique ou tout simplement l'alchimie que Leone trouvera dans les six films qu'il tournera par la suite. On passera aussi sur quelques passages trop longs et un ensemble qui manque finalement de tension ou d'émotion, mais on a là un film qui n'hésite pas à aller loin, à proposer de grandes scènes, qui tente d'insufler un souffle épique à cette histoire mêlant trahison et révolte.

Sergio Leone démontre déjà tout un savoir-faire, quelques séquences d'actions sont superbes, tout comme la traversée de Rhodes à cheval ou les percées au cœur de la ville ou sur le port. Les personnages sont intéressants, s'inscrivent dans une histoire qui l'est tout autant, avec des péripéties, surtout au milieu du récit, très bien amenés. Leone joue bien avec l'espace et les mouvements de foules, et sublime de somptueux décors. Devant la caméra, l'américain Rory Calhoun est charismatique en Darios, et la jolie Lea Massari lui rend très bien la réplique.

Le Colosse de Rhodes marque la fin du péplum pour Sergio Leone, qui s'en ira dépoussiérer le western par la suite, et c'est avec démesure qu'il dit adieu à ce genre, offrant un film imparfait mais généreux.
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2024
Un des premiers du genre côté Grèce antique, l'une des plus grandes merveilles de l'antiquité et faisant malheureusement partie des disparues de l'histoire. spoiler: Passionnant entretien en bonus DVD sur l'historique réel colosse et ses nombreuses impossibilités techniques et historiques que même Léone voulu mettre en scène, quitte à s'attirer quelques foudres (les plus connaisseuses). Visuellement grandiose, sans aucun numérique (évidement inexistant à l'époque) mais des mécanismes, cartons plaquer, pierres et autres polystyrènes, bref, des décors bien réellement authentiques. Un grand respect costumier et des paroles bien théâtralisées qui certes, rendent l'ensemble par moment "bisounours" mais bon, c'est folklorique de l'époque. Un récit sur le souhait de la conquête du monde Grecque par les souverains de la cité, tel les Troyens ou futurs Romains, la politique et souveraineté sont assez légères dans ce film tant aujourd'hui, tout est surenchérie mais tristement réaliste. Une romance, une traque, des prisonniers de guerre devenant les esclaves (comme chez les Romains, que c'est drôle) qui finiront par devenir les sauveurs d'une cité corrompue. Le final, exaltant et d'une mise en scène culte d'époque avec des effets sonores tellement reconnaissable, toutes ces maquettes s'effondrant une après l'autre et mettant à sac cette cité qui se voulait, l' "Athènes" à part d'Athènes et en dominer ses environs. Le colosse, une Tour Eiffel, un Empire State Building, un Christ du Corcovado ou Muraille chinoise, un monument, un temple en porte d'entrée dominant l'horizon et disant aux visiteurs : "Prenez garde !".
Mais voilà, techniquement faible, impossibilité architecturale et naturellement facile à abattre, la première catastrophe d'ampleur aura eu raison très rapidement de cet édifice. Comment les pyramides d'Egypte peuvent alors encore existées ? Pourtant "jambes" écartées ? Un péplum ayant bien vieilli mais qui reste culte pour son jeu et ses visuels.
Shiba Otoko
Shiba Otoko

56 abonnés 342 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2024
Ce film est un sommet du péplum kitsch des années 1950-1960. L'intrigue proposée est assez faible en soi, et absurde historiquement. Mais c'est une évidence, donc ceci dérange beaucoup moins que dans les oeuvres à vraie prétention historique. Ce film, dans un genre très limité, dégage une forme de charme suranné, avec ses décors, ses costumes, et se laisse voir volontiers.
kieran_h3ld
kieran_h3ld

36 abonnés 680 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2021
Premier film de Sergio Leone, et oui ce n'est pas un western mais bel et bien un péplum. Un péplum qui traite de la chute du Colosse de Rhodes. Malgré une histoire très intéressante, Sergio Leone n'arrive pas à faire prendre une ampleur considérable au récit. Pourtant il y a de magnifiques scènes de combats et des décors extraordinaires, mais je ne sais pas, c'est très mou dans la première partie. Et puis il n'y a pas de réel plus-value par rapport aux restes des péplums de l'époque, c'est très classique. Au delà de ca comme je l'ai dit les scènes de combats sont excellentes ainsi que les décors et costumes mais aussi la performance des acteurs. Je ne sais pas si ils sont réellement connu du grand public, je suppose que non, personnellement en tout cas je ne savais pas qu'ils étaient, et bien ça prend parfaitement.
Donc voilà un plutôt bon péplum sans plus, on ne ressent pas du tout la patte Leone, mais c'est pas si mal pour un premier film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 octobre 2006
c'est un grand film qui m'a beaucoup emu dans mon enfance de par la richesse des decors et de l'histoire emouvante qu'il apporte; il reste encore pour moi un film culte produit par l'un des plus grands réalisateurs de l'epoque.
je conseille vivement a tous ceux qui ne l 'ont pas vu d'explorer cette merveille
merci
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