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Sebmagic
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5,0
Publiée le 8 avril 2023
Ca y est, j'ai terminé mon cycle Sergio Leone. Ca a un côté déprimant mais d'un autre côté, ça m'a permit de découvrir un genre cinématographique complètement jubilatoire et notamment 7 films que je prendrai plaisir à regarder des dizaines de fois. C'est certainement le meilleur moyen de savoir si un film nous a réellement plu d'ailleurs. Mais une fois le film terminé, on n'a qu'une envie c'est de se le refaire. Il était une fois dans l'Ouest c'est la classe par excellence, c'est la puissance musicale, la jubilation contemplative et la splendeur du non-dialogue. Ce film est un chef d'oeuvre à tous les niveaux et s'avère être le genre d'expériences que j'aime savourer. L'un des rares objets cinématographiques à imposer au spectateur des scènes à la fois extrêmement longues et extrêmement réjouissantes. C'est vraiment difficile d'expliquer pourquoi des scènes très longues comme l'attente du train (au début) sont si plaisantes à regarder, je crois que je ne le sais pas moi-même. Je me suis juste senti à fond dedans, impregné par l'ambiance et impressionné également par la reconstitution de cette époque. Je pense qu'avec de tels films, Leone a bien saisi l'essence du western en nous montrant des hommes dégueulasses, agissant pour leur propre compte, et évoluant dans des décors sales et poussiéreux mais tellement réalistes. Les paysages sont proprement hallucinant, on a vraiment l'impression de ce retrouver dans le far-west avec ces grandes étendues désertiques, ces canyons. Certains scènes sont visuellement à tomber, d'autant que Sergio Leone ne filme pas avec ses pieds. La réalisation et la mise en scène sont prodigieuses, et on savoure les plans larges comme les gros plans, les zooms, bref : les plans sont d'une virtuosité éblouissante. Je savoure également les jolies prises de vue où un protagoniste se trouve au premier-plan et regarde d'autres personnages en arrière-plan. C'est un peu une spécialité chez Leone si je ne m'abuse (notamment pour les scènes de duel), et ce genre de plans complètement fous ne se trouve quasiment nulle part ailleurs. Ou alors, si c'est le cas, je veux bien savoir où car ça m'intéresse ! Encore une fois, Sergio Leone nous offre des séquences totalement inoubliables par le biais d'Ennio Morricone qui signe l'une des BO les plus jouissives du cinéma. Outre le duel final qui m'a encore laissé la mâchoire au sol, j'ai été saisi par la première apparition d'Henry Fonda avec le massacre de la famille à Sweetwater. Cette classe impressionnante qu'ont les 5 hommes en apparaissant derrière les dunes, avec en fond la musique frissonnante de l'harmonica, c'est du pur bonheur. "La classe", l'énorme classe, c'est le mot qui me semble être le plus proche de ce qui me passe par la tête quand je vois de telles scènes. Qui plus est, dans Il était une fois dans l'Ouest la plupart des protagonistes ne sont pas de si gros enfoirés que ça, à part évidemment Frank qui n'hésite pas à déglinguer des enfants, même de la manière la plus sadique qui soit. Mais pour Cheyenne comme pour l'Homme à l'harmonica, il y a vraiment un sentiment de bonté qui les traverse, visiblement notamment à l'égard de Jill McBian -jouée par Claudia Cardinale que je ne connaissais pas). Qui plus est, dans cet univers presque exclusivement masculin et viril il se trouve que Jill a un rôle plus qu'important et absolument pas cruche comme on pourrait s'y attendre dans de tels univers. Charles Bronson a une dégaine impressionnante, une vraie présence, une belle stature qui fait effet tout au long du film. Son regard et son visage marqué alliés à l'instrument qui le caractérise (l'harmonica) lui donnent une dimension presque plus forte que celle de Clint Eastwood dans l'autre trilogie. Qui plus est, contrairement à l'homme sans nom de la trilogie du dollar, le personnage de Bronson nous dévoile un peu de son passé, ce qui est un léger début dans l'évolution Leonienne jusqu'à Il était une fois en Amérique. Jason Robards a également un regard, une classe qui donne à son personnage un caractère marquant. En conclusion, le film est brillant comme je m'y attendais. Il a comblé toutes mes attentes pendant presque 3 heures et je n'ai carrément pas vu le temps passer. Inoubliable et culte !
Je ne connaissais pratiquement rien au western ni à l'oeuvre de Sergio Leone avant de voir "Once upon a time in the west" (1968). J'avais simplement lu qu'après sa trilogie du dollar posant les jalons du western spaghetti, qui détournait les codes du western classique, la démarche de Leone était plus de l'ordre de l'hommage cette-fois. Et dieu que cet hommage est réussi, tant "Once upon a time in the west", qui s'inscrit dans le développement du chemin de fer en direction de la côte pacifique, cumule les (très) bons points : - un rendu visuel de toute beauté, permis par la technique de Hollywood et le savoir-faire inégalable de Leone, forgé à Cinecitta. - des personnages charismatiques incarnés par des acteurs au top : le "gentil" Henry Fonda est parfaitement crédible en ordure intégrale, idem pour Bronson le justicier taiseux, Robards la crapule au grand coeur, et de nombreuses gueules dans les seconds rôles. - la sensualité de Claudia Cardinale, belle à se damner, qui dégage un érotisme torride mais aussi une personnalité bien affirmée. - enfin et surtout, la musique d'Ennio Morricone, belle et lyrique, magnifiée par le travail sur les silences et les sons isolés du Far West (un moulin rouillé, une mouche, comme dans l'introduction de 13 minutes!) Alors pourquoi ma note ne grimpe-t-elle pas davantage? Par manque de point de comparaison, étant un béotien du western, et surtout parce que la lenteur (voulue, je le sais bien) et le rythme languide du récit m'ont dérangé, voire fait sortir de l'histoire par moments, rallongeant inutilement ce (très) long métrage.
J'ai revu ce film une 3ème fois, dans des conditions exceptionnelles puisque c'était au cinéma dans une nuit consacrée à la trilogie "Il était une fois". Et, alors que je lui avais auparavant mis 4 et trouvé quelques défauts, là je ne peux que m'incliner. Au cinéma, sur grand écran, ce film ne souffre d'aucun défaut et il est tout simplement prodigieux. Le film s'ouvre sur la meilleur scène d'introduction de l'histoire de cinéma, une intro de presque 15 minutes, sans parole, au bord d'une gare dans l'ouest américain. Puis, chacun des 5 personnages de l'histoire va avoir droit à sa scène de présentation, très long également. Et c'est ça le génie de Leone. Il prend son temps, il peint sa fresque sur la conquête de l'ouest, sur la fin de cet ouest sauvage, l'arrivée de la civilisation, des capitalistes, du train, des grandes villes. C'est tout ce sous-texte, toute cette page de l'histoire de l'Amérique qui est décrite ici, et brillamment. Les plans sont magnifiques, lents, majestueux, les acteurs parfaits, mention spéciale pour Henry Fonda. Peut-être le plus grand western de tous les temps, à côté du Bon, la Brute et le Truand évidemment !
Plus profond, plus triste et plus sombre que Le Bon, la Brute et le Truand, ce chef d'oeuvre du maître incontesté du western spaghetti est à pleurer. Il faut le voir et le revoir, goûter au nectar des dialogues, vibrer à la musique lancinante d'Ennio Morricone, étudier le Far West et la face cachée du rêve américain...C'est un film riche, une pépite noire, un poème épique. C'est totalement désespéré mais dénué de misérabilisme. C'est parfois très drôle mais aucunement grotesque. C'est beau, fort, intense. C'est une galerie de personnages d'une épaisseur rarement égalée : Cheyenne, Morton, Mc Bain et sa femme, Franck et l'Harmonica ( chacun possède d'ailleurs son propre thème musical, qu'il soit cruel ou flegmatique, fou de pouvoir ou marginal...). Certaines scènes sont bouleversantes, comme celle où Morton rampe vers une flaque boueuse, métonymie de son rêve maritime. En définitive, ce film apporte un regard profondément humain à la pire des ordures. L'introduction dans la gare est anthologique ( bande son parfaite, presque organique ), Claudia Cardinale respire le fort caractère, Henry Fonda est impérial...Bref, je m'égare dans ce flot de louanges. J'aimerais en dire plus mais les mots me manquent. Un film essentiel, un monument, une claque. Sergio Leone est grand.
Sergio Leone est un génie! Je pense que personne ne fera des westerns aussi bien que lui! Je savais, puisque je l'avais déjà vu, qu'"Il était une fois dans l'Ouest" était un grand, un très grand film, mais quelle claque j'ai pris quand même! Ce film est juste parfait! Jamais, dans l'histoire du cinéma, la musique n'aura été aussi importante! Et, bien sûr, la musique est signée par le grand, l'énormissime Ennio Morricone, célèbre acolyte de Leone. C'est pour moi la musique et l'ambiance du film qui lui donne toute sa qualité! J'ai aussi un rapport assez étrange avec ce film, puisque c'est ce chef d'oeuvre que j'avais un après-midi regardé avec mon grand-père et durant lequel il m'avait expliqué tout ce qu'il y avait à savoir d'important sur le film, il m'avait fait remarqué que chaque acteur avait sa musique, etc... Et je garde un excellent souvenir de ce moment! Je ne sais pas pourquoi, mais c'est celui-là que je retiens alors que j'ai sans doutes vu des centaines de films avec mon grand-père quand j'étais petit! Je me répète, mais ce film est juste parfait! Les trois acteurs principaux sont plus charismatiques les uns que les autres, ils renvoient à l'actor Studio les Clint Easwood ou Lee Van Cleef ( ce n'est que mon simple avis ). Charles Bronson est culte dans son rôle de l'Homme à l'harmonica, Henry Fonda est terrible en Franck, le méchant. J'ai d'ailleurs été très étonné de voir que c'était son premier rôle de mauvais, tellement il est parfait dans son rôle! Et le troisième, un peu moins prestigieux, Jason Robards, magnifique aussi dans son rôle de Cheyenne. Et pour un peu de tendresse, Sergio Leone a choisi L'Actrice la plus glamour de l'époque, j'ai nommé la sublimissime Claudia Cardinale! Un film culte aux scène d'anthologie qui fait toujours plaisir à revoir! Et bien que le film dure 2h45, il pourrait se prolonger encore très longtemps tellement le film est véritablement magistral sur tout les points!
Avec "High Noon" ("Le train sifflera trois fois"), ce film est le meilleur western jamais réalisé sur le plan esthétique, BO et scénario. La trilogie de Hawk : "Rio Bravo", "Rio Lobo", "El Dorado" avec John Wayne est excellente, mais, un ton en dessous de ce chef-d’œuvre. Les prises de vues sont hallucinantes, les couleurs magnifiquement étalonnées et les décors grandioses. Pourquoi, cependant, il fut réalisé en Technovision, le 70mm du pauvre. Bien sûr, sur un écran de cinéma moyen, la définition du film est confortable et permet un angle de vision aussi large que le cinémascope, mais, comme cette technique n'utilise que la moitié de la surface des photogrammes de 35mm pour imprimer des images de 35x16mm, la projection sur des surfaces géantes comme au REX était légèrement granuleuse. Ce procédé était couramment utilisé en Europe et plus économique en pellicule à cette époque, c'est sans doute la raison. Le transfert en HD est remarquable et vient aisément à bout de ce petit défaut. A voir et à revoir ...
Premier film du diptyque "Il était une fois ..." de Sergio Leone et véritable réussite en matière de Western. En effet l'histoire, les personnages et la musique sont justes mythiques. Ce film s'inscrit dans le cadre de la fin du grand Ouest, il paraître long en durée mais est très intéressant, notamment grâce aux style du réalisateur. Les trois personnages principaux semblent calquer toutefois aux trois personnages principaux du précédent film de Leone; le héros taciturne et mystérieux(l'harmonica), le méchant brutal(Frank) et l'aide de camp du héros et bandit(le truand). Bref, en son genre ce film est un chef-d'œuvre. 5/5
Il était une fois dans l'ouest, c'est un peu le western suprême, la quintessence du genre, et, de mon humble avis, le plus grand film du regretté maître Sergio Leone. On attend dans ce film une perfection inégalée en matière de westerns. Le scénario, complexe et confus au début de l'histoire, se révélé totalement à la fin. On retrouve bien sûr ces décors splendides et cette photographie sublime de l'ouest américain, dont les paysages nous ont tous au moins une fois émerveillé. Il était une fois dans l'ouest a pourtant cette dimension profonde et dramatique qu'aucun autre western n'a atteint. Bien que le film soit très lent, on ne s'ennuie pas une seule seconde, car chaque scène aide à caractériser les personnages, leurs relations, ou donne une infime parcelle de l'histoire. Derrière chaque plan se cache un travail monstrueux, qui relève du génie. En effet, chacun d'eux est travaillé, et sublime l'oeuvre de Leone ( les gros plans des yeux sont devenus mythiques, les travellings sont magnifiquement placés, bref Sergio est véritablement le maître de la caméra ). Les personnages sont profonds et les acteurs qui les interprètent trouvent leur meilleur rôle : Charles Bronson est fait pour le personnage de l'harmonica, mystérieux et peu bavard, Claudia Cardinale est sublime, et apporte la touche féminine au film, Jason Robards est très cool, Henry Fonda trouve l'un de ses seuls rôles d'ordure et son regard est mythique, et enfin Gabriele Ferzetti se débrouille vraiment très bien dans la peau d'un infirme. Les costumes sont très réalistes ( le légendaire cache-poussière ). La scène du duel entre l'harmonica et Franck est indescriptible tellement elle est culte, tout comme la première scène du film, qui bien que longue de quinze minutes et sans paroles, vous plonge dans l'ambiance lente et desciptive du film. Le réalisateur montre quelque-chose qu'il a rarement montré dans ses westerns, la fin de ce monde sauvage, remplacé par un monde civilisé ( représenté par le train ), où les derniers cowboys s'affrontent une dernière fois à coups de revolvers ( les fusillades sont peu nombreuses mais ne manquent pas, et quand elles arrivent elles sont très bien réussies ). Pour finir, la BO d'Ennio Morricone est magnifique et très diversifiée. Ce qu'elle a de vraiment génial, c'est que chaque personnage a son thème propre qui lui sied à merveille ( qui pourra un jour oublier l'harmonica de Charles Bronson ? ). Il est incroyable de voir que Leone, avec le même genre de films, réussis à réaliser des westerns très differents, que ce soit au niveau tonalité ou au niveau scénario. Cette homme a définitivement marqué le cinéma. Il était une fois dans l'ouest est le western spaghetti par excellence, un film qu'il faut voir à tout prix avant de rendre l'âme.
Il s'agit du chef d'uvre incontestable de Sergio Leone, signant le western le plus marquant qu'il n'ai jamais été réalisé. On retrouve l'univers qui fit la célébrité de Leone : Les superbes décors des Rocheuses Américaines jusqu'à l'horizon, la reconstitution de villes entières du Far West ( on ne lésinait pas sur les moyens à l'époque !) ; Des acteurs extraordinaires, jouant parfaitement, Charles Bronson, le mystérieux Harmonica, le redoutable Franck alias Henry Fonda, et la sublime Claudia Cardinale, "qui n'a rien de la veuve éplorée". Tous les personnages du western sont très travaillés et ne sombrent jamais dans la caricature ou le manichéisme hollywoodien à la "John Wayne". Aucun des cow-boys ne vaut mieux que l'autre, ce sont des survivants, de simples hommes, condamnés à disparaître par l'avancée de la technologie symbolisée par le chemin de fer. On retiendra la musique mythique de Ennio Morricone et les inoubliables refrains d'harmonica. Le génie de Leone reposant dans une mise en scène qui montrait plus qu'elle ne disait, il avait compris que certains regards sont plus expressifs et explicatifs que cinq minutes de parlotte ! Le générique de début est ainsi inoubliable, voyant trois hommes attendant à la gare sans dire mots et de longs plans sur leurs visages, travaillées par l'usure de cette vie de cow-boys dans l'ouest sauvage, insistant sur ces personnages qui termineront leur course sur les quai de cette gare anonyme. Un film culte que tout cinéphile se doit de posséder.
Que dire de ce film, sinon qu'il est merveilleux. C'est mon film de chevet. L'un des meilleurs Sergio Leone avec Le bon, la brute et le truand et Il étais une fois en Amérique. Comme d'habitude toute l'équipe se surpasse autant au niveau des acteurs (Charles Bronson, Henry Fonda,Claudia Cardinale, Jason Robards,...) au niveau de la musique (à l'harmonica cette fois ci) de Ennio Moriconne et les gros plans sur le visage des acteurs. Ce film est aussi magnifié par sa durée de 2h45. Un régal comme on e fait plus et qui, on peut se le dire franchement, nous manque cruellement.
On ne va pas faire les réactionnaires en disant que c'était mieux avant, mais il est clair que "Once Upon The Time In The West" est un véritable chef d'oeuvre. Ici, point d'effets spéciaux toutes les 5 secondes pour masquer le vide du scénario, faire passer un acteur banal pour une star et point de scénario tellement alambiqué qu'on finit par décrocher. Pour résumer tout simplement ce que sont les grands films : c'est la parfaite alchimie entre des acteurs doués et charismatiques, dirigés à la perfection, avec une réalisation de génie, et hanté par une B.O immensément expressive. Rarement un film aura autant fait l'unanimité. A voir et à revoir sans aucune modération.
L'homme à l'harmonica, Henry Fonda en méchant, l'incroyable musique d'Ennio Morricone... Voilà, j'ai enfin vu ce mythe, cette légende. Alors même si pour moi, la trilogie du dollar est encore meilleur au même titre que l'est, Il était une fois en Amérique, Sergio Leone a néanmoins réalisé un très grand film!
Chef d’œuvre du western, le film grandiose amène Sergio Leone à son apogée. Tout y est : l'histoire, ses rebondissements, le rythme de narration, la musique sublime d'Ennio Morricone, un nombre incalculable de figurants. Les acteurs sont d'une justesse incroyable dans leur rôle, même pour la seule présence féminine du film, Claudia Cardinale. Chaque plan filmé est magique, ils dégagent une ambiance unique, jamais vue dans un western.
N'étant ni amateur de westerns ni de vieux films je découvre ce film tardivement. Je suis estomaqué par les cadrages et le montage tout comme la restauration de l'image sur Blu-Ray qui est magnifique. Le son, bien qu'en DTS HD Master Studio vieillit inévitablement. Mais cela ne suffit pas à me passionner par l'histoire, de même que malgré le travail de bruitages, tout cela ne fait plus très réaliste aujourd'hui (vol d'oiseaux, claque à 20'...). Un talent immense que je suis forcé de reconnaître, mais je ne suis pas le public pour ça.
Tel un opéra baroque italien, Sergio Leone réalise un chef d’oeuvre légendaire qui allie aussi bien la quintessence du western dit classique que le lyrisme et la violence du style "spaghetti". Une mise en scène magistrale, nullement précipitée, où le temps s’étire à l’infini à l’image de la mythique séquence d’ouverture. Chorégraphiés au millimètre, les plans, les cadrages et les travellings sont une pure merveille pour les yeux. La partition musicale d’Ennio Morricone, à raison d’un thème spécifique pour chaque personnage, ainsi que l’importance du moindre des détails sonores, un vrai plaisir pour les oreilles. « Il était une fois dans l’Ouest », c’est le cinéma avec un immense C majuscule où Henry Fonda, Charles Bronson, Jason Robards et la magnifique Claudia Cardinale sont au sommet de leur charisme. Monumental.