Derniers Avis : Il était une fois dans l'Ouest - Page 12
Il était une fois dans l'Ouest
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carbone144
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5,0
Publiée le 9 avril 2020
Un des plus grand et des plus importants films de tous les temps selon moi. Il est parfait à tout point de vue : histoire, personnages, image, décors, son (musique surtout), émotion.
Il était une fois dans l'Ouest... Ou "comment on arrivait à régler les problèmes de voisinage au far-west sans Julien Courbet"...
A voir absolument rien que pour la première scène du film qui nous montre qu'on peut, si on a le talent, étirer une séquence sans pour autant faire de longueur... Un pied de nez à tous ces films qui nous font perdre 2 heures en l'espace de 5 minutes...
Le pitch : A la toute fin du far-west (le train arrive et va supplanter les chevaux), plusieurs personnes convoitent une ferme à l'agonie au beau milieu de nulle part et se battent pour la récupérer... Les uns parce qu'ils sont chez eux (Claudia Cardinale qui est à tout jamais magnifique), les autres (Jason Robards en truand ignoble et intrépide) parce qu'un trésor y serait caché enfin les derniers (Henry Fonda... Premier acteur vedette utilisé à contre-emploi pour nous montrer que le mal peut avoir une belle gueule... tandis que Gabriele Ferzetti, jouant en fauteuil roulant, (film inclusif avant l'heure) montre que même les handicapés peuvent être crasseux ) agissant en promoteurs veulent juste un bout de terrain prometteur.... Et comme y-a-pas de julien Courbet à l'époque, c'est l'Homme à l'harmonica (Charles Bronson qui n'est jamais aussi bon que lorsqu'il se tait) qui doit s'y coller pour ramener la paix... ou presque...
Sans conteste un des plus grands films de cowboy de tous les temps... Tout y est... Image fabuleuse, traitement des couleurs magistrale (Delli Colli) sens du détail et de la construction de la scène inouï (Sergio Leone est aux manettes), musique iconique (si on peut risquer cette analogie bizarre pour du son) du maître Enio Morricone... On en arriverait presque à oublier qu'en fin de film un gars recommande à une Donzelle de se laisser tripoter le pare-chocs arrière par les clients car c'est bon pour les affaires.... On mettra ça sur le compte de son année de réalisation... 1969... comme chantait l'autre année quoi déjà ?...
LE western mythique ! Alors qu’il pensait en avoir fini avec le genre après Le Bon, la brute et le truand, Sergio Leone est amené à y retourner et décide d’en offrir une sorte de version ultime. Chaque séquence est poussée vers le grandiose et le prouve dès les quatre premières séquences de présentation qui sont chacune complètement mythiquespoiler: (l’affrontement entre les tueurs de Frank et Harmonica, l’assassinat de la famille McBain par Frank et ses hommes, l’arrivée de Jill et sa traversée de l’Ouest, l’introduction de Cheyenne qui se trouve confronté à Jill et Harmonica) . Ainsi, Leone utilise chaque élément dont il dispose pour offrir du pur cinéma : chaque cadre est extrêmement travaillé et réfléchi ; les costumes et les décors, du plus petit détail au plus gigantesque (Monument Valley en hommage au western classique et surtout à John Ford), également ; le travail sur le sons atteint des sommets notamment en jouant sur le silencespoiler: (la première séquence, servant de générique, reste mythique pour cela ; les grillons qui s’arrêtent annonçant la présence des hommes de Frank à la ferme des McBain…) … Pour ce qui est du son, il est impossible de ne pas évoquer la sublime musique d’Ennio Morricone. Le compositeur italien atteint le sommet de son art et l’aboutissement de son travail sur le western. Chaque "héros" possède son propre thème et tous sont monumentaux tout comme le reste de la bande originale. Leone considère Morricone comme un coauteur du film et applique une méthode rare (la musique est composée en amont et, le son étant postsynchronisé, est diffusée en direct sur le plateau pendant le tournage des séquences) permettant d’accorder parfaitement la musique et la mise en scène. Même si on pourrait regretter que la partie centrale semble être traitée trop rapidement pouvant donner l’impression de trous dans la narration (pourquoi Harmonica et Cheyenne ne tuent-ils pas Morton aussitôt ?), le tout atteint des sommets et est un aboutissement de la vision que possède Leone de l’Ouest. Ainsi, même si les méchants absolus sont clairement Morton et surtout Frank, aucun personnage n’est irréprochablespoiler: : Cheyenne est un criminel évadé, Jill était une prostituée et n’hésite pas à s’offrir à l’homme qui a tué son mari pour survivre, Harmonica trahit Cheyenne (rappelant en cela les rapports Blondin-Tuco du Bon, la brute et le truand) . L’Ouest est un monde qui s’est construit sur la violence et le machisme. Ce dernier aspect est pour une fois souligné par Leone en offrant un des principaux rôles (voire LE principal) à une femme (Jill)spoiler: qui, après avoir subi de multiples violences, sera finalement présentée comme un des éléments positifs du nouveau monde en construction (elle materne les hommes installant les rails de chemin de fer dans la séquence finale) . Les acteurs de leurs côtés ne seront jamais aussi sublimes que sous la caméra de Leone : Claudia Cardinale, Henry Fonda, Charles Bronson, Jason Robards… Tous sont à leurs paroxysmes bien qu’ils possèdent tous une sacrée carrière. Que dire donc d’autre d’Il était une fois dans l’Ouest que tout y est mythique et que Leone y atteint des sommets (même si certains pourront lui préférer la trilogie des dollars pour sa plus grande présence de l’humour). Et pourtant le cinéaste sera capable de livrer un film peut-être encore plus grand avec Il était une fois en Amérique.
Sergio Leone signe une nouvelle un monument du western et du cinéma en général. Pas ou peu de fausses notes dans "Il était une fois dans l'ouest". La mise en scène est splendide et parfaitement maîtrisée, la BO magnifique et les acteurs charismatiques. On en fait plus des western de ce calibre et c'est bien dommage...
Du grand Sergio Leone de la musique d'ennio moriconne des images aux acteurs une grande fresque du western injustement qualifié de spaghetti par les incultes
Chef d’œuvre, un opéra baroque dans l'ouest, paysages, décors, plans, séquences, musique, jeu d'acteur, tout est millimétré et juste, je ne me lasserai jamais de revoir ce film. C'est mon n°1.
Sûrement le plus grand western jamais réalisé, probablement dans les 15/20 meilleurs films de l'histoire, je pense que c'est un un bon moyen pour qualifier cette œuvre culte qui est parfaite de A à Z, lui trouver un défaut revient à chercher une mauvaise note ds une composition de Mozart...c'est impossible.
A voir et à revoir ce très grand film réalisé par Sergio Leone. Le maitre du genre nous offre une histoire captivante, une mise en scène extrêmement efficace, et des images grandioses avec de très gros plans devenus cultes. Ce chef d'œuvre nous offre une multitude de scènes intenses, des dialogues bien écrits et une BO sublime d'Ennio Morricone, elle aussi devenue culte. Ajoutez aux multiples qualités de cette réalisation, un casting prestigieux ave la belle Claudia Cardinale, le charismatique Jason Robards (Cheyenne) et deux monstres du Western que sont Charles Bronson et Henry Fonda.
Peut on parler de film à ce niveau là.c est du chef d œuvre que Sergio Leone nous offre, je l ai vu pour la première fois 6 ans, il m à d abord marqué par certaines scènes qui pour l époque et pour mon âge m impressionnaient, tant pour la violence que la froideur des personnages.Prises de vues, acteurs, musique, scénario etc font de ce film un chef d œuvre à voir et à revoir. Et aussi depuis ce jour je manque pas d écouter le maître, monsieur morricone.
Scénario: 3/4 Mise en scène: 1,5/2 Montage: 1/1 Musique:1,5/2 Photo/effets: 1,5/2 Casting: 1,25/2 Jeux acteurs: 0,75/1 Coup de cœur: 4,5/6 Total: 15/20
Mythe absolu du cinéma ayant posé les bases du genre Western, ce film, comme beaucoup d’œuvres de Sergio Leone, n’a pas pris une ride. Est-il besoin d’en rajouter?
Si vous voulez du western vif, passez votre chemin ! C'est lent et contemplatif avec quelques sursauts. Mais cette lenteur qui peut sembler rébarbative crée une ambiance pour pouvoir mieux démonter le mythe merveilleux de la Conquête de l'Ouest. Et Sergio Leone joue et détourne une nouvelle fois les codes de ce style. Alors adieu le valeureux shérif qui défend la veuve et l'orphelin des bandits, laissez place au capitaliste véreux et son odieux porte-flingue qui éliminent les obstacles à la réalisation de Leur rêve américain. Et le tout sur une partition simple mais efficace et porteuse. Quelques incongruités scénaristiques et temporelles (une blessure par balle qui disparait en quelques heures, des scènes qui semblent se passer des jours et semaines l'une de l'autre mais ou finalement l'action se déroule sur à peine quelques jours, une vente aux enchères qui débarque sans raison après une scène improbable entre Henry Fonda et Claudia Cardinale, des flingueurs qui causent plus qu'ils ne tirent . . . ) Mais au final, pour qui sait démarquer les westerns US des autres, un agréable moment qui aurait pu ne durer qu'1h30 mais qui s'étend comme le Grand Ouest Américain.