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Je ne réinventerai pas « Once upon a time in the West » par cette critique, juste quelques mots pour dire à quel point j’aime ce western, l’un des meilleurs à mes yeux ! La bande-son d’Ennio Morricone, en particulier les morceaux d’harmonica, me donnent chaque fois la chair de poule, tout comme le regard cynique et impitoyable d’Henri Fonda. La scène d’attente à la gare, incroyablement étirée, où chaque micro détail a sa place, est un délice cinématographique absolu !
Entré depuis sa sortie sur les écrans le 21 décembre 1968 dans la légende du western, « Il était une fois dans l’Ouest » relève en réalité d’un concours de circonstances quant à sa conception. Sergio Leone qui venait de conclure brillamment sa « trilogie des dollars » avec « Le Bon, la Brute et le Truand » (1966) qui popularisa pour une période de dix ans le western made in Italy dit « western spaghetti », souhaitait abandonner définitivement le genre. Fort de l’énorme succès remporté par ses trois derniers films, Leone pensait pouvoir convaincre les studios de le suivre dans la production de « Il était une fois l’Amérique », un film ambitieux au budget très conséquent relatant le parcours d’un mafieux italo-américain de son ascension à sa chute sur une période de 45 ans. Mais l’acceptation est soumise à la mise en chantier d’un ultime western destiné à gager un investissement jugé périlleux.
Ce sera donc « Il était une fois dans l’Ouest » qui inaugurera une nouvelle trilogie dite « du temps » dont « Il était une fois la révolution » sera le deuxième segment et « Il était une fois en Amérique » le troisième mais aussi le dernier film de Sergio Leone qui mourra en 1989 quatre ans après voir avec réalisé son œuvre la plus aboutie. Le film sera tourné en Espagne dans la région d’Alméria, aux Etats-Unis à Monument Valley en enfin à Cinecittà pour les scènes d’intérieur.
L’intrigue comme toujours épurée voit Leone s’adjoindre deux jeunes pousses ayant pour noms prometteurs Bernardo Bertolucci déjà réalisateur de deux films d’auteur et Dario Argento alors encore critique de cinéma. Elle prend pour cadre l’épopée de la construction du chemin de fer qui de 1863 à 1869 voit l’ambition économique dévorante du pays se concrétiser avec la jonction de la ligne intercontinentale entre Omaha (Nebraska) et Sacramento (Californie) qui s’effectuera le 10 mai 1869 à Promontory Summit dans l’Utah. Achèvement symbolique de la présence des colons sur tout le territoire grâce au cheval de fer qui remplacera la diligence.
Cette épopée qui marque l’entrée dans une nouvelle ère où le progrès technique au service du profit sera roi, sonne le glas d’un mode de vie qui s’éteindra sur quelques décennies et que plusieurs réalisateurs nostalgiques comme John Ford, Sam Peckinpah, Don Siegel, Clint Eastwood, David Miller ou encore Robert Altman décriront de manière tout aussi réaliste que poignante. L’avancée inéluctable des rails modifie les paysages, bouscule les activités, attise la convoitise et fait bourgeonner la corruption et avec elle la violence.
spoiler: Ce sont ces deux derniers éléments qui sont au centre du récit de Sergio Leone avec Frank un mercenaire (Henry Fonda) sans foi ni loi à la solde de Morton (Gabriele Ferzetti), un affairiste guère plus scrupuleux sans doute atteint d’une tuberculose osseuse. Y seront mêlés l’exécution d’une vengeance personnelle (Charles Bronson) et le destin d’une prostituée (Claudia Cardinale) venue de la Nouvelle-Orléans pour se marier et découvrant sur place l’exécution de son futur époux (Frank Wolff) et de ses trois enfants. Le scénario qui s’étale sur près de trois heures, entremêle habilement des parcours à priori parfaitement distincts.
Chacun des tournages de Leone étant le fruit d’une lente maturation, « Il était une fois dans l’Ouest » n’a pas dérogé à la règle.
Pour interpréter Frank le mercenaire psychopathe, le réalisateur toujours friand des paradoxes avait la ferme volonté de confier le rôle à Henry Fonda archétype de l’homme honnête. Il lui a fallu batailler ferme pour convaincre l’acteur alors âgé de 63 ans qui trouvait qu’il était sans doute un peu tard pour brouiller son image. Malin, Leone pour parvenir à ses fins fera appel à Eli Wallach, ami de Fonda qui était le Truand dans le dernier volet de la trilogie des dollars. Clint Eastwood déclinant le rôle de l’homme à l’Harmonica, Leone s’est tourné vers Charles Bronson dont il avait apprécié la prestation dans « Les sept mercenaires » de John Sturges. Jason Robards qui avait déjà côtoyé Henry Fonda deux ans plus tôt dans un western de Fielder Cook (« Gros coup à Dodge City ») est préféré à Kirk Douglas pour interpréter Cheyenne un chef de bande à qui Frank essayera de faire porter le chapeau de ses méfaits. Gabriele Ferzetti grand acteur italien sera l’homme d’affaire handicapé par la maladie qui le ronge et qui s’est juré de voir le cheval de fer rejoindre la mer avant de mourir. Enfin chose inédite chez Sergio Leone, le rôle pivot de l’intrigue est confié à une femme. Celui-ci échoit à Claudia Cardinale après que Sophia Loren ait été un temps, envisagée. Jack Elam, Woody Strode et Al Mulock sont recrutés pour la célèbre scène d’ouverture qui donne d’emblée la tonalité qui nimbera cet opéra tragique. La musique d’Enio Morricone indissociable des films de Leone parachève ce film qui fera définitivement entrer Leone dans le cénacle très fermé des grands réalisateurs de son temps.
L’intrigue ne dérogeant pas tant que ça aux canons du genre, « Il était une fois dans l’Ouest » trouve sa singularité dans le style si particulier et reconnaissable de Leone qui étire les scènes à l’infini pour créer une intensité originale émanant essentiellement des personnages dont les expressions sont filmées en très gros plans, immergeant totalement le spectateur dans l’action.
Le procédé déjà expérimenté sur « les dollars » est ici poussé à son paroxysme, pouvant faire dire à certains que la forme finit par prendre exagérément le pas sur le fond, confinant l’ensemble à un exercice de style un peu vain. Le point de vue peut certes se défendre mais difficile tout de même de ne pas être fasciné par une telle maestria technique qui donne l’occasion de vivre une expérience unique. Là était toute la magie du cinéma de Sergio Leone.
Ce sera donc « Il était une fois dans l’Ouest » qui inaugurera une nouvelle trilogie dite « du temps » dont « Il était une fois la révolution » sera le deuxième segment et « Il était une fois en Amérique » le troisième mais aussi le dernier film de Sergio Leone qui mourra en 1989 quatre ans après voir avec réalisé son œuvre la plus aboutie. Le film sera tourné en Espagne dans la région d’Alméria, aux Etats-Unis à Monument Valley en enfin à Cinecittà pour les scènes d’intérieur.
L’intrigue comme toujours épurée voit Leone s’adjoindre deux jeunes pousses ayant pour noms prometteurs Bernardo Bertolucci déjà réalisateur de deux films d’auteur et Dario Argento alors encore critique de cinéma. Elle prend pour cadre l’épopée de la construction du chemin de fer qui de 1863 à 1869 voit l’ambition économique dévorante du pays se concrétiser avec la jonction de la ligne intercontinentale entre Omaha (Nebraska) et Sacramento (Californie) qui s’effectuera le 10 mai 1869 à Promontory Summit dans l’Utah. Achèvement symbolique de la présence des colons sur tout le territoire grâce au cheval de fer qui remplacera la diligence.
Cette épopée qui marque l’entrée dans une nouvelle ère où le progrès technique au service du profit sera roi, sonne le glas d’un mode de vie qui s’éteindra sur quelques décennies et que plusieurs réalisateurs nostalgiques comme John Ford, Sam Peckinpah, Don Siegel, Clint Eastwood, David Miller ou encore Robert Altman décriront de manière tout aussi réaliste que poignante. L’avancée inéluctable des rails modifie les paysages, bouscule les activités, attise la convoitise et fait bourgeonner la corruption et avec elle la violence.
spoiler: Ce sont ces deux derniers éléments qui sont au centre du récit de Sergio Leone avec Frank un mercenaire (Henry Fonda) sans foi ni loi à la solde de Morton (Gabriele Ferzetti), un affairiste guère plus scrupuleux sans doute atteint d’une tuberculose osseuse. Y seront mêlés l’exécution d’une vengeance personnelle (Charles Bronson) et le destin d’une prostituée (Claudia Cardinale) venue de la Nouvelle-Orléans pour se marier et découvrant sur place l’exécution de son futur époux (Frank Wolff) et de ses trois enfants. Le scénario qui s’étale sur près de trois heures, entremêle habilement des parcours à priori parfaitement distincts.
Chacun des tournages de Leone étant le fruit d’une lente maturation, « Il était une fois dans l’Ouest » n’a pas dérogé à la règle.
Pour interpréter Frank le mercenaire psychopathe, le réalisateur toujours friand des paradoxes avait la ferme volonté de confier le rôle à Henry Fonda archétype de l’homme honnête. Il lui a fallu batailler ferme pour convaincre l’acteur alors âgé de 63 ans qui trouvait qu’il était sans doute un peu tard pour brouiller son image. Malin, Leone pour parvenir à ses fins fera appel à Eli Wallach, ami de Fonda qui était le Truand dans le dernier volet de la trilogie des dollars. Clint Eastwood déclinant le rôle de l’homme à l’Harmonica, Leone s’est tourné vers Charles Bronson dont il avait apprécié la prestation dans « Les sept mercenaires » de John Sturges. Jason Robards qui avait déjà côtoyé Henry Fonda deux ans plus tôt dans un western de Fielder Cook (« Gros coup à Dodge City ») est préféré à Kirk Douglas pour interpréter Cheyenne un chef de bande à qui Frank essayera de faire porter le chapeau de ses méfaits. Gabriele Ferzetti grand acteur italien sera l’homme d’affaire handicapé par la maladie qui le ronge et qui s’est juré de voir le cheval de fer rejoindre la mer avant de mourir. Enfin chose inédite chez Sergio Leone, le rôle pivot de l’intrigue est confié à une femme. Celui-ci échoit à Claudia Cardinale après que Sophia Loren ait été un temps, envisagée. Jack Elam, Woody Strode et Al Mulock sont recrutés pour la célèbre scène d’ouverture qui donne d’emblée la tonalité qui nimbera cet opéra tragique. La musique d’Enio Morricone indissociable des films de Leone parachève ce film qui fera définitivement entrer Leone dans le cénacle très fermé des grands réalisateurs de son temps.
L’intrigue ne dérogeant pas tant que ça aux canons du genre, « Il était une fois dans l’Ouest » trouve sa singularité dans le style si particulier et reconnaissable de Leone qui étire les scènes à l’infini pour créer une intensité originale émanant essentiellement des personnages dont les expressions sont filmées en très gros plans, immergeant totalement le spectateur dans l’action.
Le procédé déjà expérimenté sur « les dollars » est ici poussé à son paroxysme, pouvant faire dire à certains que la forme finit par prendre exagérément le pas sur le fond, confinant l’ensemble à un exercice de style un peu vain. Le point de vue peut certes se défendre mais difficile tout de même de ne pas être fasciné par une telle maestria technique qui donne l’occasion de vivre une expérience unique. Là était toute la magie du cinéma de Sergio Leone.
Lutte pour l'appropriation des terres lors de la construction du chemin de fer dans l'ouest américain. Un western magistral de Sergio Leone sur une musique mythique d'Ennio Morricone. Superbes images, gros plans sur les visages, montée de la tension avec les superbes Claudia Cardinale, Charles Bronson et Peter Fonda, ce dernier particulièrement excellent à contre-emploi.
Excellent dans l'ensemble, je pense que je n'ettoferais pas sur ce qui en fait un bon film, maintenant je pense que son gros point faible est le premier tiers. Car rien que les 5 premières scènes tiennent sur une longue heure, sans donner plus de contexte narratif que ça. N'ayant pas lu le synopsis avant d'entamer le film, il m'a fallu attendre plus d'une heure lorsque Cheyenne rencontre Jill avant d'avoir un bout de scénario/contexte.
Chaque tête d’affiche est au sommet de son art. Porté par une musique et des images exceptionnelles, je confirme, c’est un chef d’œuvre.
Null ! Que des longueurs, 80 % du film c'est des gros plans des visages des acteurs qui durent plus de 10 secondes, sinon le scénario réel ne dure pas plus de 20 min.
Allez voir La conquête de l'ouest, plutôt qu'il était une fois dans l'ouest.
Allez voir La conquête de l'ouest, plutôt qu'il était une fois dans l'ouest.
Sergio Leone réalise ce mythique western porté par une musique non moins mythique de Ennio Morricone le tout malgré un certain faux rythme. Charles Bronson trouve ici son plus grand rôle et l’assume parfaitement. Henry Fonda s’impose dans un rôle inhabituel de méchant, tandis que Claudia Cardinale joue de tout son charme.
J'ai cherché ce film magnifique en tout point dans la liste des critiques. Résultat, il n'est pas dans les 30 pages. Mais on trouve un Spider-man bien mieux noté. Tout les goût sont dans la nature dit-on ! Mais tout de même Sergio Leone c'est une autre monture, tout comme la musique de Ennio Morricone. Idem pour la distribution de ce chef-d’œuvre où Claudia Cardinal n'a jamais été aussi belle (j'en pleure). Pour pourait faire la remarque pour West Side Story en page 24 ou Psychose 26. Qui faut-il croire ? Les critiques ou d'avis des spectateurs ! Son propre avis en essentiel.
PS : merci pour le site Allociné qui est vraiment exceptionnel.
PS : merci pour le site Allociné qui est vraiment exceptionnel.
Un chef-d'œuvre absolu, et de ceux sur lesquels j'ai longtemps renoncé à écrire, de peur de ne pouvoir faire tenir en quelques phrases tout ce que ce film pèse en moi. Aujourd'hui je trouve le courage de m'y coller ; ce sera long, mais il le mérite. Alors je sors mon harmonica et j'y vais ! Car il y a des films qui racontent une histoire, et celui-là filme un monde. Le vieux Far West rend son dernier souffle pour laisser passer le rail, l'argent, le monde moderne.
Ici, chaque fondation est un enterrement. On ne bâtit jamais qu'au-dessus de ce qu'on ensevelit, et le vrai tueur n'est pas Frank mais le chemin de fer qui passe sur les hommes d'autrefois. Morton, l'infirme accroché à son tableau du Pacifique, en est le visage : la violence des duels est déjà morte devant celle de l'argent. Personne n'est pur, personne n'est innocent. On ne croise que des survivants d'un monde déjà condamné, des fantômes qui n'ont pas fini de mourir. On les accompagne pendant presque 3 heures, tranquillement, dans leur dernier rodéo, porté par un air d'harmonica, jusqu'à ce qu'ils rendent leur dernier souffle, un sourire en coin, nostalgiques de leur grande époque. Et quand la poussière retombe, c'est une femme, Jill, seule au milieu du chantier, qui hérite de l'avenir. Je trouve que le vrai génie de Leone tient dans sa façon d'étirer l'histoire : la durée est son vrai principe, tout avance comme un opéra, par blocs de tension nue, où les dialogues, rares, ne servent qu'à ce qui compte. Le silence et les regards. C'est tout, et c'est bien assez pour une explosion sourde d'émotion.
La scène d'ouverture reste pour moi la plus grande introduction de l'histoire du cinéma. Cette attente du train, cette mouche entêtante, ces longueurs qui devraient lasser et qui me happe pourtant complètement. JJe suis incapable de dire pourquoi, mais ça marche. Sinon que l'attente y devient le spectacle : il ne se passe rien, et pourtant tout est déjà là, suspendu dans un silence lourd du coup de feu qui approche. Le film est monté comme un puzzle : Harmonica demeure une énigme jusqu'au dernier flashback, si bien qu'on ne comprend vraiment qu'à la toute fin, quand tout gagne d'un coup une profondeur qu'on n'avait pas su deviner. Leone guette moins la durée de la violence que l'instant où le long silence bascule dans un bruit sec. C'est ce basculement, infime et inexplicable, qui donne au film toute sa puissance. Cette architecture qui le rend hypnotique plutôt qu'interminable.
Léone fait respirer le film entre deux échelles, panoramiques immenses sur le désert et très gros plans sur les visages, jusqu'au grain de la peau. Cette poussière, je crois la sentir. Sa caméra prend son temps, suit Jill le long du quai, puis s'élève d'un coup au-dessus de la gare pour découvrir Flagstone grouillante de vie, et le plan seul dit tout de ce monde neuf qui pousse. Mais s'il faut que je perde toute mesure quelque part, c'est sur la musique. Le Maestro, le grandissime, le légendaire Ennio Morricone. Notre cher Ennio avait décidé que ce chef-d'œuvre de Leone serait aussi le sien : il signe une partition unique, composée avant même le tournage, et sans doute l'une des plus belles que le cinéma ait connues. Elle n'illustre pas les émotions, elle les élève, et leur prête sa grandeur. Leone la diffusait sur le plateau, si bien que Claudia Cardinale, en portant le thème, en portait déjà le drame. Chaque personnage traîne le sien comme une ombre, et celui d'Harmonica (deux notes nues devenues mythique) est une blessure profonde, la vengeance faite son.
Leone sait aussi orchestrer ses acteurs comme des solistes. Il leur demande d'exister plutôt que de jouer, par un regard, un silence, une immobilité. Henry Fonda est le choc du film, et la trouvaille du casting. Voir la conscience morale du cinéma américain devenir un salaud absolu reste l'un des grands vertiges du genre. Surtout à cette première apparition, ces silhouettes qui émergent des broussailles au-dessus d'une famille massacrée, totalement mythique. Prendre le visage le plus honnête d'Hollywood pour en faire un tueur, c'est tout Leone : il saccage le mythe d'une main et le vénère de l'autre. Charles Bronson, minéral et taiseux, met tout son mystère dans son silence ; son regard porte à lui seul la blessure du personnage. La magnifique Claudia Cardinale tient le film debout comme une battante. Tour à tour jeune mariée, veuve, femme libre, et pour finir maîtresse de sa propre affaire, la seule à appartenir déjà à demain. Le plus grand rôle de l'une des plus grandes actrices du XXᵉ siècle. Jason Robards, en Cheyenne, apporte l'air, la chaleur et l'ironie sans lesquels tout cela manquerait d'humanité. C'est de ces personnages qu'on est toujours heureux de retrouver, à chaque nouvelle vision.
Voir ce film, c'est entrer dans une cathédrale qui ne vieillit pas et que le temps embellit. Un lieu bâti sur des tombes, où résonne encore la musique. Il m'en reste une nostalgie sans objet, le chagrin tendre d'une légende qui s'endort, le sentiment d'avoir aimé un monde que je n'ai jamais connu.
Ici, chaque fondation est un enterrement. On ne bâtit jamais qu'au-dessus de ce qu'on ensevelit, et le vrai tueur n'est pas Frank mais le chemin de fer qui passe sur les hommes d'autrefois. Morton, l'infirme accroché à son tableau du Pacifique, en est le visage : la violence des duels est déjà morte devant celle de l'argent. Personne n'est pur, personne n'est innocent. On ne croise que des survivants d'un monde déjà condamné, des fantômes qui n'ont pas fini de mourir. On les accompagne pendant presque 3 heures, tranquillement, dans leur dernier rodéo, porté par un air d'harmonica, jusqu'à ce qu'ils rendent leur dernier souffle, un sourire en coin, nostalgiques de leur grande époque. Et quand la poussière retombe, c'est une femme, Jill, seule au milieu du chantier, qui hérite de l'avenir. Je trouve que le vrai génie de Leone tient dans sa façon d'étirer l'histoire : la durée est son vrai principe, tout avance comme un opéra, par blocs de tension nue, où les dialogues, rares, ne servent qu'à ce qui compte. Le silence et les regards. C'est tout, et c'est bien assez pour une explosion sourde d'émotion.
La scène d'ouverture reste pour moi la plus grande introduction de l'histoire du cinéma. Cette attente du train, cette mouche entêtante, ces longueurs qui devraient lasser et qui me happe pourtant complètement. JJe suis incapable de dire pourquoi, mais ça marche. Sinon que l'attente y devient le spectacle : il ne se passe rien, et pourtant tout est déjà là, suspendu dans un silence lourd du coup de feu qui approche. Le film est monté comme un puzzle : Harmonica demeure une énigme jusqu'au dernier flashback, si bien qu'on ne comprend vraiment qu'à la toute fin, quand tout gagne d'un coup une profondeur qu'on n'avait pas su deviner. Leone guette moins la durée de la violence que l'instant où le long silence bascule dans un bruit sec. C'est ce basculement, infime et inexplicable, qui donne au film toute sa puissance. Cette architecture qui le rend hypnotique plutôt qu'interminable.
Léone fait respirer le film entre deux échelles, panoramiques immenses sur le désert et très gros plans sur les visages, jusqu'au grain de la peau. Cette poussière, je crois la sentir. Sa caméra prend son temps, suit Jill le long du quai, puis s'élève d'un coup au-dessus de la gare pour découvrir Flagstone grouillante de vie, et le plan seul dit tout de ce monde neuf qui pousse. Mais s'il faut que je perde toute mesure quelque part, c'est sur la musique. Le Maestro, le grandissime, le légendaire Ennio Morricone. Notre cher Ennio avait décidé que ce chef-d'œuvre de Leone serait aussi le sien : il signe une partition unique, composée avant même le tournage, et sans doute l'une des plus belles que le cinéma ait connues. Elle n'illustre pas les émotions, elle les élève, et leur prête sa grandeur. Leone la diffusait sur le plateau, si bien que Claudia Cardinale, en portant le thème, en portait déjà le drame. Chaque personnage traîne le sien comme une ombre, et celui d'Harmonica (deux notes nues devenues mythique) est une blessure profonde, la vengeance faite son.
Leone sait aussi orchestrer ses acteurs comme des solistes. Il leur demande d'exister plutôt que de jouer, par un regard, un silence, une immobilité. Henry Fonda est le choc du film, et la trouvaille du casting. Voir la conscience morale du cinéma américain devenir un salaud absolu reste l'un des grands vertiges du genre. Surtout à cette première apparition, ces silhouettes qui émergent des broussailles au-dessus d'une famille massacrée, totalement mythique. Prendre le visage le plus honnête d'Hollywood pour en faire un tueur, c'est tout Leone : il saccage le mythe d'une main et le vénère de l'autre. Charles Bronson, minéral et taiseux, met tout son mystère dans son silence ; son regard porte à lui seul la blessure du personnage. La magnifique Claudia Cardinale tient le film debout comme une battante. Tour à tour jeune mariée, veuve, femme libre, et pour finir maîtresse de sa propre affaire, la seule à appartenir déjà à demain. Le plus grand rôle de l'une des plus grandes actrices du XXᵉ siècle. Jason Robards, en Cheyenne, apporte l'air, la chaleur et l'ironie sans lesquels tout cela manquerait d'humanité. C'est de ces personnages qu'on est toujours heureux de retrouver, à chaque nouvelle vision.
Voir ce film, c'est entrer dans une cathédrale qui ne vieillit pas et que le temps embellit. Un lieu bâti sur des tombes, où résonne encore la musique. Il m'en reste une nostalgie sans objet, le chagrin tendre d'une légende qui s'endort, le sentiment d'avoir aimé un monde que je n'ai jamais connu.
Dans l’Ouest américain, un fermier organise son mariage. En pleine préparation, d’étrange personnage sorte des fourrés et tue le fermier et ses trois enfants.
En parallèle, à la gare, un indien jouant de l’harmonica descend de son train ou trois individus l’attendent.
Un western plutôt pas mal mais je trouve quand même que cela manque un peu d’accroche tout au long du film.
Mais l’histoire est plutôt bien et le film arrive quand même à nous happer.
Un film que je recommande.
En parallèle, à la gare, un indien jouant de l’harmonica descend de son train ou trois individus l’attendent.
Un western plutôt pas mal mais je trouve quand même que cela manque un peu d’accroche tout au long du film.
Mais l’histoire est plutôt bien et le film arrive quand même à nous happer.
Un film que je recommande.
Chef d'œuvre absolu du western spaghetti avec une bande musicale aussi exceptionnelle d'Ennio Moriconne.
sergio leone nous livre sa dernière lettre d'amour au western.
il brise les codes, nous livre ici un film qui signe la fin d'un genre, mais aussi d'une epoque.
a travers la construction du chemin de fer, qui represente la construction du nouvelle Amérique, et la fin du genre western au cinema.
car leone savait que le genre etait finis. la trilogie du dollar lui avait donner un dernier souffle, mais c finis. il nous sortir donc ce film, bijoux de mise en scene, de jeux d'acteur.
la scene du duel final est un des peak cinema. ces jeux de regards, cette mise en scene, avant en arrière plan le flash back qui comprendre les raison de cette affrontement.
spoiler: la mort d'Henri fonda represente la fin de la barbarie dans l'ouest, avec un des pire hommes de cette terre abattue. habillé dans en noir. harmonica donne justement son harmonica a Frank ( henry fonda), comme si il passait son traumatisme,il passait a autre chose, a enfin eu sa vengeance.
et meme le choix d'Henri fonda comme grand mechant, cette acteur qui avant etait uniquement vu comme un hero charismatique, l'américain auquel on s'attache. maintenant il joue le "gangster" ( si on peut appeler ça ainsi) violent et sans cœur. Leone nous annonce qu'a cette epoque, les heroes n'existe pas réellement.
et cette scene d'introduction, tellement iconique, tellement mythique. sa lenteur extrême, la musique de moriconne, ou meme uniquement ces bruits de gare, légendaire.
elle "humanise" ces tueur elle les montrant s'ennuyer, se battre contre une mouche, pour au final nous rappeler leur seul but, tuer.
Avec un personnages comme harmonica, charismatique, calme, plan large, qui nous sort une des meilleures replique du cinema, légendaire.
Claudia cardinal joue parfaitement cette veuve désespéré et solidaire, dans sa maison trop grande, qui va finir par devenir la chef du chantier, qui annonce le nouvel Amérique, comme si elle abandonnait son passe pour devenir chef d'un nouveau monde.
il brise les codes, nous livre ici un film qui signe la fin d'un genre, mais aussi d'une epoque.
a travers la construction du chemin de fer, qui represente la construction du nouvelle Amérique, et la fin du genre western au cinema.
car leone savait que le genre etait finis. la trilogie du dollar lui avait donner un dernier souffle, mais c finis. il nous sortir donc ce film, bijoux de mise en scene, de jeux d'acteur.
la scene du duel final est un des peak cinema. ces jeux de regards, cette mise en scene, avant en arrière plan le flash back qui comprendre les raison de cette affrontement.
spoiler: la mort d'Henri fonda represente la fin de la barbarie dans l'ouest, avec un des pire hommes de cette terre abattue. habillé dans en noir. harmonica donne justement son harmonica a Frank ( henry fonda), comme si il passait son traumatisme,il passait a autre chose, a enfin eu sa vengeance.
et meme le choix d'Henri fonda comme grand mechant, cette acteur qui avant etait uniquement vu comme un hero charismatique, l'américain auquel on s'attache. maintenant il joue le "gangster" ( si on peut appeler ça ainsi) violent et sans cœur. Leone nous annonce qu'a cette epoque, les heroes n'existe pas réellement.
et cette scene d'introduction, tellement iconique, tellement mythique. sa lenteur extrême, la musique de moriconne, ou meme uniquement ces bruits de gare, légendaire.
elle "humanise" ces tueur elle les montrant s'ennuyer, se battre contre une mouche, pour au final nous rappeler leur seul but, tuer.
Avec un personnages comme harmonica, charismatique, calme, plan large, qui nous sort une des meilleures replique du cinema, légendaire.
Claudia cardinal joue parfaitement cette veuve désespéré et solidaire, dans sa maison trop grande, qui va finir par devenir la chef du chantier, qui annonce le nouvel Amérique, comme si elle abandonnait son passe pour devenir chef d'un nouveau monde.
le meilleur des western de tous les est magnifique ce film, les séquences où il y a que du son et pas un mot voir le bruit d'une abeille.
4 pour « la Révolution »
4,5 pour « L’ouest »
5 pour « en Amérique »
Le triptyque de Sergio Leone est tout simplement fabuleux !
Fabuleux d’émotions.
Souvenez-vous : c’est quoi un grand film ?
Un film dont on se souviens pour la vie de certaines scènes dans leurs moindres détails.
Sergio for the Eternity.
Au plaisir de prendre un verre avec toi une fois là haut .
4,5 pour « L’ouest »
5 pour « en Amérique »
Le triptyque de Sergio Leone est tout simplement fabuleux !
Fabuleux d’émotions.
Souvenez-vous : c’est quoi un grand film ?
Un film dont on se souviens pour la vie de certaines scènes dans leurs moindres détails.
Sergio for the Eternity.
Au plaisir de prendre un verre avec toi une fois là haut .
le top du western spaghetti
le top du western (tout court)
le top du cinéma : niveau réalisation, interprétation, décor-costume, musique
un nouveau chef d'oeuvre signé Sergio Leone, avec la musique parfaite d'Ennio Morricone
le top du western (tout court)
le top du cinéma : niveau réalisation, interprétation, décor-costume, musique
un nouveau chef d'oeuvre signé Sergio Leone, avec la musique parfaite d'Ennio Morricone
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