Il était une fois dans l'Ouest
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SofaVoyageur
SofaVoyageur

101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2026
"Il était une fois dans l'Ouest" est superbement réalisé par Sergio Leone. Ce dernier est un grand perfectionniste des cadrages: chaque plan et sa lumière sont tellement satisfaisants à regarder. Les grands espaces de l'Ouest nous laissent rêveurs et leur conquête par le chemin de fer nous fait goûter l'aventure.
La musique culte d'Ennio Morricone est un personnage à part entière. Elle élève les émotions et ajoute de la grandeur au film. Claudia Cardinale (Jill McBain) fait face avec force et charisme à tous ces hommes à la virilité écrasante. Le Cheyenne (Jason Robards) est un chef de gang attachant tandis que le joueur d'harmonica (Charles Bronson) est un solitaire mystérieux aux ambitions vengeresses.
Enfin, Henry Fonda (Franck) est mémorable dans son rôle à contre-emploi de tueur cruel sans foi ni loi, alors qu'il avait l'habitude de jouer des hommes honnêtes et moraux.
Ce western est une œuvre majeure du cinéma.
J31frites
J31frites

18 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2026
Premier volet de la trilogie du Temps, ce film porte bien son nom car il semble capter à merveille, notamment à travers des personnages types, l’essence de ce grand ouest sauvage à l’époque du développement des chemins de fer.
Certes Sergio Leone est au plus haut de son art en ce qui concerne les cadrages et mouvements de caméra mais qu’on se le dise : c’est plein de longueurs. Oui ça fait partie du style, c’est toute une ambiance, les paysages sont grandioses et l’immersion est totale mais franchement la scène d’ouverture doit bien faire une heure… Le point essentiel du film est pour moi la musique sublime d’Ennio Morricone, essentiellement composée de trois thèmes (le “Main title” magnifique, celui de l’harmonica incroyablement classe, et celui de Cheyenne très amusant) qui tournent en boucle sans arrêt.
L’histoire n’est pas toujours claire, notamment pour ce qui est des relations entre les personnages mais au fur et à mesure du film on obtient des explications, notamment avec le superbe flashback de l’homme à l’harmonica à la fin.
Quelques scènes d’action stylées comme la fusillade avec Frank et Harmonica.
Des rôles vedettes aussi, avec Claudia Cardinale en gentille veuve, Henry Fonda en salaud et Charles Bronson mythique en bienfaiteur musicien.
Un très bon film mais peut-être pas le sommet du western qu’on lui prétend.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 décembre 2025
Sergio Leone entame son triptyque historique et romantique en explorant l'Ouest américain. Dans son entreprise de déconstruction méticuleuse du mythe américain il s'attaque à la conquête de l'Ouest, période de violence et d'individualisme où les premières fortunes monopolistiques commencent à se former.

Jill, ancienne prostituée, hérite de la ferme de son époux et découvre qu’elle se situe sur le trajet d’une future ligne de chemin de fer en construction, et que des tueurs sont déjà missionnés pour récupérer, par tous les moyens, le lopin de terre.

Décors majestueux, environnements naturels sublimes (Leone s'autorise même une partie du tournage aux Etats-Unis), figurants en nombre, stars hollywoodiennes : Leone a définitivement franchi un cap. Et pourtant le principal point faible du film est là, malgré son opulence de moyens, Leone reste enfermé dans sa formule. Car si le style des westerns spaghettis servait surtout à l'origine à tourner à l'économie et à l'efficace pour de petites productions, avec ses plans serrés, ses duels étirés, ses zooms sur les visages, il en devient un carcan, un schéma caricatural qui empêche le réalisateur de donner un réel souffle épique soutenu par un rythme fort à son film.
Leone reprend aussi son personnage de l’homme sans nom, vengeur mutique et symbole de la fin d’une époque, qui abandonné par Eastwood, est assumé par Charles Bronson sans guère de réussite. Bronson livre une performance totalement mutique qui donnerait de l'émotion au jeu de Schwarzenegger.
La bande originale de Morricone est sublime mais poncé jusqu'à l'épuisement : le thème de chaque personnage étant joué à chacune de ses apparitions pendant près de 3 heures.


Le long métrage n'est pas dépourvu de moments de bravoure : l'arrivée du personnage de Claudia Cardinale avec un traveling latéral qui l'accompagne jusqu'à la gare puis un traveling vertical qui dévoile toute la ville du far West est absolument sublime.
Et autre immense point fort, le personnage de Franck, dans un rôle à contre-emploi du légendaire Henry fonda, tueur à gage cruel, classe et méthodique, iconisé par un thème sublime d'Ennio Morricone. On imagine l'effarement du public de l'époque, en voyant Fonda, éternel héros vertueux du cinéma américain, abattre des enfants dans sa scène introductive !

Un film intéressant pour sa proposition romantique mais infiniment kitsch par son style et surtout très inférieur aux grands westerns américains.
Mr_Simple
Mr_Simple

30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2025
L'époque où les films sans budget faisait mille fois mieux qu'aujourd'hui avec des scénarios simple et une mise en scène à faire frémir les poils du bras! Un de mes westerns préféré qui sait tenir son publique.
Cvsf
Cvsf

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2026
Il était une fois dans l’Ouest" est un véritable opéra baroque mêlant violence, désespoir, tristesse et un peu de joie quand même. Meilleur western de tous les temps! Le seul film que j'ai vu 5x au ciné à l'époque et 5x à la tv...
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

27 abonnés 876 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
"Do you only know how to play or do you know how to shoot ?"

Avec une très longue scène d'ouverture quasi muette uniquement rythmée par quelques grincements récurrents (une goutte, une mouche, une éolienne rouillée), une des marques de fabrique de Sergio Leone, Il Était Une Fois Dans l'Ouest est avant tout un document artistique de tout premier plan, quatrième western spaghetti réalisé par celui qui en fut l'inventeur, et sans aucun doute son chef d'oeuvre en la matière. Si les très gros plans (qu'on se rappelle celui sur les visages lors du triple duel de Le Bon, la Brute et le Truand) sont toujours omniprésents, avec celui d'une femme ayant ici plus, beaucoup plus d'importance, ils ont gagné en fluidité, dans le passage de l'un à l'autre. Les scènes lentes, préludes souvent à exécution rapide, sont également plus tendues, plus musicales et, de fait, la musique d'Ennio Morricone a elle aussi gagné en envergure pour atteindre au sublime.

Il n'y a pas grand chose à jeter de ce film, référence visuelle et musicale totale, qui a influencé toute une génération de réalisateurs rebelles, de Spielberg et Scorsese à Tarantino. La distribution, portée par des interprètes illustres (Charles Bronson, Claudia Cardinale, Henry Fonda, Jason Robards) est, elle, mesurée, presque froide, comme pour illustrer l'aridité du décor et la rudesse des moeurs d'un temps presque révolu. On y retrouve, outre le personnage féminin nouvellement débarqué, un trio comme il y en avait déjà dans Et Pour Quelques Dollars de Plus et dans Le Bon, la Brute et le Truand. On notera que, comme dans la Trilogie du Dollar, l'un des héros ne porte pas de nom, là encore un classique chez Leone, qui cosignera également le scénario de Mon Nom Est Personne.

Un scénario plus complexe (Dario Argento, Bernardo Bertolucci, Sergio Leone) vient enfin servir de trame de fond à une fresque comme un adieu, tournant la page du western et d'une époque à la faveur de l'avancée du chemin de fer et d'une certaine idée de la civilisation. En témoignent les plans de foule autour de la construction de la gare et les paysages arides et déserts proprement typés western.

En résumé, en réalisant un film au cadre typiquement américain, Sergio Leone nous offre une oeuvre grandiose, visuellement parfaite, et une fresque sociale intelligente, à la manière des grands opéras romantiques italiens.
Spider cineman
Spider cineman

218 abonnés 2 559 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2025
Un chef d œuvre du genre, car il l a inventé : le western spaghetti. Sergio Leone nous transporte dans cette conquête de l ouest brutale avec un casting parfaitement conduit et une musique iconique accompagnant nos protagonistes. Un film marquant que l on voit et n oublie plus.
jacky froidevaux
jacky froidevaux

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2025
Bonjour, tout y est magnifique,le scénario, la mise en scène,la qualité des acteurs , les décors et bien sur la musique d'Ennio Morricone qui porte ce chef d'œuvre au panthéon du Cinéma. Une pensée toute particulière pour la magnifique Claudia Cardinale qui vient de nous quitter mais qui restera éternelle à travers l'œuvre qu'elle nous laisse comme héritage sacré. Un grand merci au grand Sergio Leone.
Asia
Asia

3 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2025
Du vrai cinéma et une BO inoubliable. le son lancinant de l'harmonica, la scène finale, le regard d'Henry Fonda et de tous ces acteurs ont fait de ce film avec Ennio Morricone le meilleur western du cinéma (selon moi), le vieux monde américain poussiéreux va s'effacer pour laisser la place au 20ème siècle et à l'industrie naissante.. La terre, la propriété, la vengeance c'est aussi vieux que le monde des hommes. Le rail, le train qui a vu tout le paysage des états unis changer au fur et à mesure qu'il passe sur les plaines d'Est en Ouest laissant à terre tous ceux qui s'y opposent.
Khora
Khora

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2025
Premier Leone, première claque.
Trois regards, un train, un harmonica — et me voilà hypnotisé.
Que dire de cette séquence d’introduction… possiblement la meilleure de tous les temps.
Je voulais juste “essayer du Leone”, je me retrouve à contempler la quintessence du western.
Dans une Amérique gangrénée par le progrès, magnifiquement symbolisée par la construction du chemin de fer, Leone filme la fin d’un monde.
spoiler: Harmonica et Frank, deux visages d’un même mythe qui se meurt. Le personnage de Cheyenne apporte ce côté loufoque mais parfaitement dosé, qui rend cet univers encore plus humain. Et puis il y a Jill : cette femme qui devait vivre le plus beau jour de sa vie et qui finit plongée dans le pire. Mais quelle force ! Son évolution est le cœur même du film — tout le reste gravite autour d’elle.

Et bien sûr, il faut souligner la bande originale : Morricone, tu es immense.
Leçon de cinéma. Monument absolu[.
JMi
JMi

22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2025
Attention, chef d'œuvre.
La réalisation, les acteurs.
L'histoire est sans importance. Ce qui compte, c'est comment Sergio Leonne vous jette les acteurs à la figure.
Matthieu B.
Matthieu B.

18 abonnés 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2025
Film visionné au cinéma en version restaurée 4K. Globalement c'est de l'excellent travail. L'image est nette et le son excellent.

C'est un film que je connais très bien et que j'ai vu une bonne dizaine de fois. A sa sortie, il avait été maintenu au cinéma 48 mois en France et fit 15 millions d'entrées. Il y a une raison à ça. Les paroles sont justes, mesurées, aucun personnage ne parle pour meubler. L'harmonica n'a pas beaucoup de lignes de dialogue, et c'est ce qui lui donne de la force et de la crédibilité. L'intrigue a un sens. Les personnages, de vrais personnalités. Une critique moderne trouvera à redire sur le rôle de Claudia Cardinale mais s'attaquera surtout au rythme, un peu hors du temps, car très lent et peu dynamique. Il faut presque réapprendre à prendre son temps.

Si le réalisateur avait d'abord besoin d'americaniser son nom pour travailler à Hollywood à ses débuts, autant dire qu'après ce film, il n'en eut plus besoin.
Einleiger
Einleiger

8 abonnés 114 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2025
Si tu veux savoir pourquoi dans Harry Potter on ne doit pas prononcer son nom, regarde Il était une fois dans l’Ouest.

Une gare au milieu d’une zone aride. On attend le train, à l’ombre, dans la gare en bois. Le parquet grince sous les pas. Il fait chaud. Les corps sont enduits de sueur. Le cliquetis de l’éolienne donne le tempo. La première scène est longue, très longue. Leone étire le film. Il fait parler les regards grâce à des gros plans sur les visages. Des plans larges sont remplis de détails (c’est vraiment un film à voir sur grand écran).
Le film est long, mais suffisamment court pour bien faire comprendre qu’on regarde un film sur le temps qui passe : il a fallu du temps pour McBain pour réaliser son rêve, tout comme pour Morton ou l’Harmonica, tandis que d’autres vivent à cent à l’heure (Cheyenne). Le temps est marqué par l’image et en même temps par la musique. La partition musicale est telle que je la sifflote à la sortie du cinéma : Ennio l’éternel.

Est-ce un western ? Oui, si on considère que le film se passe aux États-Unis au XIXe siècle. Non, parce que le sujet ce n’est pas l’Ouest américain, qui ne sert que de décor ; c’est une histoire d’hommes qui doivent s’adapter (ou pas) à l’évolution de leur société. Je l’avais noté dans ma critique de son précédent film, Sergio Leone fait évoluer ses personnages dans un contexte historique. Il filme juste des individus et c’est ce qu’il sait faire de mieux, avec un style qui lui est propre. A cela se rajoute une nouveauté chez Leone, il donne un rôle important à une femme, même si Jill ne fait que réagir aux événements.

Certaine critique parle de film daté, mais au contraire, Leone impose un style unique, qu’on aime ou on aime pas, mais ce film reste éternel.

Ma scène préférée : celle de la taverne, j’ai été vraiment surpris par tous les détails du décor.
Vu au cinéma le 28/09/2025, en VOSTFR, quelques jours après le décès de Claudia Cardinale
oloc
oloc

9 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2025
J'ai eu l'opportunité de voir en salle la version restaurée du mythique Il était une fois dans l'ouest de Sergio Leone en cette fin juillet 2025.

Il était une fois dans l'ouest... une famille décimée un jour de mariage, une mariée veuve (Claudia Cardinale), un évadé Cheyenne (Jason Robards), un harmonica jouant du 6 coups (Charles Bronson), un Tchou-tchou (Gabriele Ferzetti) et le patibulaire Franck (Henry Fonda). Leurs routes se croisent autour de rails avançant toujours plus loin leur parallèle...

Ce film en techniscope (2,35:1) est extra large, aussi étiré que le projet de joindre les deux côtes Est et Ouest avec le chemin de fer.
Ce cheval de fer transportant marchandises et multitude de voyageurs symbolise la modernité et la fin du cowboy solitaire voyageant léger. La fin d'une époque. Ce film est aussi la fin du cycle des westerns pour Sergio Leone (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le bon, la brute et le truand).

Tous les plans sont incroyables de précision. En particulier les plans séquences de ces villes champignons en construction, en devenir, sont magnifiques. Des mouvements de caméra de bas en haut comme les charpentiers érigent les bâtiments puis en profondeur comme les urbanistes étendent les cités. Une activité de civilisation qui efface les brutalités et les violences du far-west. Car, par le train, il n'est plus far, il n'est plus tant west.

Les acteurs sont magnifiques, sauf Claudia Cardinale qui crève l'écran ! J'avoue l'avoir redécouverte sous le nouveau jour de cette restauration sur un écran de salle, quel jeu ! On en prend plein les yeux.

La musique d'Ennio Morricone propre à chaque personnage chapitre le film, nous tourne les pages de la partition autant que celles du scénario. On a beau vanté la composition musicale, la scène mythique de la gare semble sans musique. Semble car les bruits forment une mélodie qui bientôt s'évanouira avec l’arrivée du train. Et pourtant ces tours de roue grinçants restent dans toutes les oreilles.

Un film mythique à voir et revoir à toute vapeur !
Zerax4921
Zerax4921

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2025
Divin, tout simplement. Once Upon a Time in the West m’a offert ma plus belle expérience au cinéma. Je comprends enfin pourquoi ce film est aussi mythique : tout y est d’une maîtrise incroyable. La mise en scène est époustouflante, chaque plan est pensé comme une œuvre d’art et captive le regard du début à la fin. Le rythme, volontairement lent, installe une atmosphère unique avant de s’intensifier jusqu’au final grandiose.
Les scènes d’introduction des personnages sont mémorables, chacune posant une aura presque légendaire. La musique, que je connaissais déjà, prend une force nouvelle sur grand écran : l’harmonica, en particulier, ajoute une tension saisissante. Les acteurs livrent des performances remarquables et les décors restituent à merveille l’ampleur de l’Ouest sauvage.
En résumé, un chef-d’œuvre absolu qui m’a profondément marqué et que je ne suis pas près d’oublier.
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