Il était une fois dans l'Ouest
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Hotinhere

809 abonnés 5 551 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2022
Un western mythique à la mise en scène sublime, à l'atmosphère fascinante où tout est dans les silences, les regards (les yeux bleus d’Henri Fonda qui sabote ici son image), l’air inoubliable d’harmonica lancinant composé par Ennio Morricone (Ouin, ouin, ouin, ouiiiiiin), et son casting sublime.
La quintessence du Western spaghetti !
blacktide
blacktide

82 abonnés 795 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2016
Les Westerns se couchent à l’Ouest

Pour une poignée de regards, Leone dépoussière le temps, l’imprègne de sa musicalité mélancolique, magnifiant un Duel au soleil de la décadence stimulante de ses "gueules" saillantes. La sueur ruisselle, les regards fusillent, un ballet mortuaire se joue devant la porte du paradis.

Au silence infiniment désertique succède une faucheuse chimérique, emportée par l’inexorable requiem d’une vengeance mutique. Les notes se font lourdes, grinçantes, attendues à l’image d’une mort imprévisible et paradoxalement conjecturée. Une gare délabrée, des gueules cassés, une goutte d’eau, des portes mal huilées, une girouette, une mouche racoleuse,… l’ouverture frappe l’inconscient de son génie aphasique. Tout s’enchaîne, l’attente diffuse sa fureur authentique. Waiting. Un train émerge du cadre. Avec lui, la mort transcende l’espace, les sons s’évanouissent dans le vent, Blowin’ in the wind dirait Bob Dylan. Les regards fusionnent, les sourcils flanchent, la main cherche un appui extérieur. La foudre s’abat à la faveur d’un Harmonica. Leone donne le ton. Un western ? Non, une épopée néoréaliste, un High Noon crasseux et carnassier, la dissection d’un genre aussi vaste que les plaines d’Arizona.

Once upon a time in the West incarne la beauté perdue du cinéma, l’inévitable alchimie d’une œuvre avec son spectateur. Sergio Leone, cinéaste talentueux, poète contemplateur, prophète dans l’arène de la vie, Rimbaud des images, autant de casquettes que de sang dans le corps humain (Convertissez-vous donc au Leonisme !). Leone accumule les acmés épiques à en faire rougir John Ford. Loin du romantisme Fordien et d’une caméra fixe écarquillée par les amours éternels et les chutes de titans, Leone retourne le western de son lyrisme pervers et de sa cruauté magnifiée. Dans la fuite des nuages, par des panoramiques d’une beauté sauvage, les vestes flottent dans le vent, soufflent la poussière de leur ombre répulsive. Le silence règne à Sweetwater, le désert rouge s’empare de l’innocence, les gros plans accaparent l’enfant immobile devant l’impossible imminence de sa mort. Frank, un sourire sadique, un regard plongeant, tueur d’enfants lui-même esclave d’un âge de cristal, l’homme des vallées perdues secoue d’impétuosité. L’arrivée d’Henry Fonda est fracassante : humaniste aux yeux bleus clairs, emblème d’une Amérique victorieuse, le voilà à endosser l’abject incarné ; d’un mouvement circulaire de caméra, Fonda apparaît, glacial, un contraste saisissant à la hauteur de la portée symbolique de ce rôle.

Toucher au sublime, Leone nous le promet. Son ambition s’engouffre en nous telle une balle hors de son revolver. Le temps d’un travelling arrière sur le quai d’une gare, Leone capte toute l’intensité que peut procurer le cinéma, une sorte d’apogée émotionnelle dans une œuvre déjà irréellement sensationnelle. Claudia Cardinale, beauté incarnée, s’abandonne au gré d’un vent porteur de renouveau, avançant vers des contrées inconnues, d’un regard affectueusement désenchanté à une ville foisonnante de modernité : seule la voix d’Edda Dell’Orso berce son avancée, élévation de la caméra, élévation de la voix, érection émotive d’un phantasme naissant. D’une myriade d’onirismes voilés, Jill se mue en Noodles, abusée par les mêmes désillusions mélancoliques qu’Il était une fois en Amérique.

Notre cœur vacille sous la symphonie épique de Morricone. Mais par quels démons angéliques peut-il être habité ? Cette musique, envolée lyrique reflet d’une image emphatique, s’incruste dans l’être, réflecteur de l’âme celée dans la psyché de chaque. Musique et mouvement sont indissociables. Une musique souvent omniprésente mais au rôle bien défini. L’entrée en scène de ces bons, brutes et truands entrelace des mélodies distinctes, sollicitant la reconnaissance presque aveugle de ces caractères singuliers. Cheyenne, Jill, l’Harmonica, tous s’affirment par la musicalité de l’image.

Tout visage est un paysage choisi dirait Leone, non seulement pour sa capacité à véhiculer des émotions pures, mais aussi pour transposer un vécu dissipé dans le relief d’une peau lacérée, poussiéreuse. Les yeux, emblèmes de l’introspection, hypnotisent de leur empreinte impénétrable, complexe, et élèvent la tension à la clarté d’une pupille fixe. Les répliques, quant à elles cinglantes et percutantes, fusent (on ne parle pas pour rien dire chez Leone), interpellent, marquant à jamais le cinéma de leur empreinte indélébile. Mais, une fois de plus, la brillante idée de Leone est de jouer sur l’inhabituel, l’insensé. La scène d’ouverture, à elle seule, exprime la rupture avec ses œuvres précédentes, d’un rythme effréné à une fresque modérée, une entité.

Par son apparition presque providentielle et fantomatique, L’harmonica se mythifie, habité par un Charles Bronson indéchiffrable, d’une passivité à toute épreuve, tourmenté par une silhouette vaporeuse, chimère d’un passé ineffaçable. Jill, la putain au cœur d’or, transcende l’austérité masculine de son éclat invétéré, nous entraînant dans la profondeur d’un regard charbonné, une Scarlett O’Hara à l’épilogue de Gone with the Wind, forte et déterminée à tout rebâtir. Cheyenne, lui, ténor de la gâchette, empoche notre attachement, éternel complice d’une irrésistible sympathie. Leur destinée se croise l’espace d’un conflit commun, jusqu’au crépuscule des hommes, éternels conquérants, justiciers, arpentant l’Ouest en quête d’une contingence idéalisée.

Mais c’est dans son dénouement que l’intensité est à son comble. Le flashback s’éclaircit dans la vision en close-up d’un Bronson froissé par les vestiges d’une arche fatale. Fonda s’avance, ralenti oblige, dans cette réminiscence, tortionnaire accablant d’une corde la fraternité et d’un harmonica-témoin les stigmates d’un calvaire. Something to do with death. Tout s’articule autour de la musique, l’affrontement se fait attendre, les hommes s’interrogent, chancellent dans un duel circulaire. Un dernier tango pour la dernière race d’homme. Les frissons montent. Les mouvements se font fluides, puissantes sont les images. Les plans s’enchaînent à la vitesse d’une mort terrassante. Le temps se suspend pour côtoyer les cieux. Tout s’emboîte. Frank mord la poussière, entraînant dans sa chute les legs du passé. Dans son ultime souffle de vie, l’Harmonica épouse la circonférence de ses lèvres. La clairvoyance l’achève. La violence succombe à la culture, l’Ouest n’est plus qu’un souvenir parmi tant d’autres, et la femme renaît dans sa postérité.

Ecrire sur Il était une fois dans l’Ouest, c’est un duel avec soi-même dans le but de retranscrire le plus fidèlement possible la beauté de ces fragments contemplatifs, quelque chose d’impossible à extérioriser hors de son cadre. Le virtuose a réussi son coup, net et durable. Par la mélancolie de l’objectif, Leone arrête le temps, immortalise un monde qui s’efface à mesure que le soleil se couche, où les hommes, les vrais, s’éclipsent dans l’ombre de l’impitoyable progrès. Puis le temps passe, les souvenirs restent intacts, le petit fugitif s’évade dans la nostalgie d’une œuvre au succès éternel, s’engouffre dans les yeux élégiaques de Bronson et de sa légendaire vendetta…

Le fantasme d’un gosse…
Ice Jack
Ice Jack

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2014
sans doute LE western un film d'exception avec des personnages superbement interpretés et une musique absolument magnifique
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 août 2014
Mon beau-père me prends la tête pour voir ce film. Donc j étais très septique... Bonne surprise  l histoire est excellente. Le son, de l harmonica est culte . Les acteurs sont au top. Par contre y a des scènes trop longue vraiment trop longue . 2h39 ce film ....
NiERONiMO
NiERONiMO

59 abonnés 353 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2014
Est-il utile de présenter Sergio Leone, le maître incontesté de tout un pan cinématographique ? Celui-ci s’est en effet fendu de plusieurs western spaghetti mémorables, les meilleurs même, œuvres qui relancèrent par la même occasion le genre du western en général, alors en déclin. Mais s’il est à citer un titre en particulier de sa formidable filmographie, il s’agit sans aucun doute du monument qu’est Il Était une fois dans l’Ouest, un véritable aboutissement en la matière et pour beaucoup le western par excellence. Celui-ci est assurément doté de la patte si caractéristique du cinéaste italien, alors porteur d’une mise en scène impressionnante, truffée de longs plans et d’une pléiades de regards en disant long ; et comme si cela ne suffisait pas, cette atmosphère si captivante se trouve décuplée de par sa parfaite association à la bande originale d’Ennio Morricone, donnant lieu à une alchimie ni plus ni moins ahurissante. Le duo composé de ce dernier et de Leone fait donc une fois encore des ravages, notamment au gré de scènes puissantes en terme de tension latente ; la géniale séquence d’ouverture n’est ainsi pas en reste, tant elle donne derechef le ton, et laisse pantois sans même l’aide d’un dialogue (ou presque). Le succès intemporel du film s’explique aussi de par son casting somptueux, avec en tête de file un Henry Fonda renversant en tueur charismatique, tandis que Charles Bronson (mystérieux), Claudia Cardinale (sublime) et Jason Robards (attachant) ne sont également pas en reste ; ces derniers servent donc au mieux une galerie de protagonistes foutrement intéressants, Il était une fois dans l’Ouest détournant avec un savant brio des figures de prime abord typique du western classique. La trame propre au long-métrage n’est donc pas manichéenne, le scénario dressant un portrait éloquent de la conquête de l’Ouest Américain, avec l’avancée du chemin de fer en toile de fond ; les diverses personnalités traitées ici font alors mine d’évoluer au fil de son inexorable construction, et l’intrigue ne manque pas de surprendre en chamboulant tout du long des faits que l’on pensait intangibles (trahisons et alliances), preuve en est de l’intelligence du propos véhiculé par le film. Si l’ambiance sert donc au mieux l’immersion, la trame n’est assurément pas en reste, tandis que l’on assiste à une reconstitution irréprochable de l’époque ; le statut de long-métrage culte est par ailleurs doublement assuré par des répliques sensationnelles, et bien entendu des fusillades / duels à armes à feux proprement dantesques… à commencer par l’affrontement final, qui conclut d’une manière incroyable l’intrigue centrée autour de l’Harmonica, ici opposé à un Frank / Henry Fonda décidément grisant. Bref, voilà un chef d’œuvre incontournable dans le genre, fort d’un impact culturel indéniable et d’une atmosphère unique, apologie du style aussi intimiste que spectaculaire de Sergio Leone, ici épaulé à merveille par l’illustre Ennio Morricone.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 septembre 2014
Un bon western avec le célèbre morceau d'harmonica et la merveilleuse musique d'Ennio Morricone. Une bonne histoire malgré quelques scène assez longues et ennuyantes.
L'Infernaute de l'Apocalypse
L'Infernaute de l'Apocalypse

54 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2014
Un western légendaire qui n'a rien perdu de sa violence, de sa fougue et de son pouvoir de fascination. Le western le plus virtuose, le plus beau jamais réalisé avec "Le Bon, la brute et le truand". Mon préféré aprés le Bon, la Brute et le Truand.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2014
Qui n’a pas entendu une fois dans sa vie le thème à l’harmonica de « Il était une fois dans l’Ouest » ? Qui n’a jamais vu, au moins en partie, cette introduction silencieuse dans une gare poussiéreuse située dans le grand ouest américain ? Le film de Sergio Leone, sorti en 1969, ultime demande des producteurs voulant cantonner le maître au genre, a été étrangement snobé lors de sa sortie dans les salles américaines, mais adulé en Europe, et plus particulièrement en France. L’œuvre est tellement culte qu’il est difficile de la regarder une première fois sans apriori. C’est ainsi que je me suis efforcée, l’œil neutre, à voir ce film en ignorant le fait que c’est l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma paraît-il. Pour son western, Leone réunit des "gueules" du cinéma. Il y a tout d’abord Charles Branson. L’acteur, déjà remarquable dans les « Sept mercenaires » de John Struges, récidive huit ans plus tard en interprétant un protagoniste mystérieux et taciturne ne se départant (presque) jamais de son harmonica. C’est de l’homme à l’harmonica que sont nées les petites notes cultes que l’on associe systématiquement au film. Du grand art ! Il y a également Henry Fonda, à l’origine réticent lorsqu’il s’est vu proposer le rôle Frank, qui sera pourtant l’une des plus grandes interprétations de sa carrière. Jason Robards complète le trio de tête d’affiches masculines avec Cheyenne, son génial personnage de loubard au grand cœur. Une seule femme à l’affiche, et pas n’importe laquelle. La sublime actrice italienne Claudia Cardinale apporte sa sensualité, sa douceur mais aussi sa forte personnalité aux arides terres américaines. Tout ça pour dire que la distribution est à l’image du film : magistrale ! Le cinéaste italien prend tout son temps pour narrer son histoire. Tout comme son introduction d’un quart d’heure intrigante et largement dispensable à l’intrigue, Leone ne joue pas sur l’économie des minutes. C’est une audacieuse force mais aussi un pari risqué. Une longueur restant une longueur, il est parfois difficile de maintenir l’attention totale du spectateur. Mais globalement, le pari est gagné ; les 2h45 passent rapidement. La trame de l’histoire, bien que pas vraiment jalonnée d’évènements marquants, est bien ficelée. Elle trouve un magnifique dénouement dans l’ultime confrontation de Branson et de Fonda. Accompagnée par la musique de Morricone, cela donne sans conteste l’une des plus grandes scènes de l’histoire du cinéma. En parlant du maestro italien, jamais un film n’avait à ce point mis en valeur ses compositions. Le but de Sergio Leone semble avoir été de réaliser un western faisant une apologie du silence. L’absence de bande-son rend les thèmes d’Enio Morricone, lorsqu’ils surgissent, encore plus puissants. Comme quoi, la musique si elle est intelligemment dosée, contribue à la définition d’une œuvre et à ce que l’on en retient. « Il était une fois dans l’Ouest » regorge aussi de nombreuses qualités techniques. Sa photographie ensoleillée en met plein la vue, la mise en scène est remarquable -prouvant que Leone n’est pas adulé pour rien- et les décors concoctés par Carlo Leva et Rafael Ferri atteignent un niveau de détails épatants. Les décors naturels ne sont pas en reste avec de sublimes étendues sauvages rappelant la beauté du grand Ouest américain. Après une telle analyse, inutile de rappeler que « Il était une fois dans l’Ouest » mérite amplement tous les superlatifs qui lui sont régulièrement attribués. Un grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juillet 2014
pour la Nèmè fois, on nous repasse ce film à la tv.
au delà du western, ce chef d’œuvre se singularise par une atmosphère inoubliable, des personnages fascinants, aussi bien les gentils que les méchants, une musique légendaire, des paysages grandioses et un scénario qui nous tient en haleine tout le film.
Sergio Leone s'était déjà fait la main avec " et pour quelques dollars de plus ", " pour une poignée de dollars ", et le sublissime " le bon, la brute et le truand". trois autres chefs d’œuvre.
les lenteurs du tournage en font une fresque unique de Sergio Léone, réalisateur génial, qui ne s'arrêtera pas là, et qui continuera son génie avec la révolution mexicaine et le fameux film qui révéla De Niro, l’Amérique.
ce film à marqué ma culture cinématographique et reste à mon avis, un des plus grands films du 20è siècle...
ptitarya
ptitarya

71 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2014
J'avais peur que le film soit trop lent et au final non c'est plutôt bien passé. Je ne vais pas pouvoir le comparer à d'autres western car je n'en ai pas vu d'autres excepté django mais ce n'est pas du tout la même époque. Ce qu'on retiendra en premier d'un tel film c'est sa musique qui est magistrale, signée par le maestro Ennio Morricone. Cette musique, que tout le monde connait même sans en avoir vu le film, fait parti des musiques qui vont parcourir les générations sans jamais vieillir. D'ailleurs sans elle, le film ne serait plus le même. On pourrait d'ailleurs se demander si sans cette musique le film ne serait pas un peu vide, mais je pense qu'il ne faut pas réfléchir de la sorte car le film a évidement été tourné en sachant qu'il y aurait une musique si forte pour porter le film. Le scénario est bon, mais je pense qu'il aurait pu être un peu plus étoffé, mais Sergio Leone a pris la position de s'attarder sur des moments immobiles très forts, de nombreux jeux de regards, d'ailleurs le réalisateur n'aurait pas pu en faire de grands moments sans de grands acteurs et il faut l'admettre que Charles Branson, Henry Fonda ou encore Jason Robards sont extraordinaires. Comment ne pas mentionner la sublime Claudia Cardinale (je ne pensais pas d'ailleurs dire cela d'une femme d'un film des années 60) qui sublime le film de par sa beauté, sa grâce et son merveilleux jeu d'actrice, elle est pour moi l'autre réussite de ce film car elle est la pièce maîtresse du film. Les décors sont bien faits, je me suis bien sentis au far West. On a le droit à de nombreux scènes sous tension mais si on ne devait en retenir qu'une c'est peut être la première où l'homme joue de l'harmonica, c'est tout simplement haletant. La scène finale est pas mal non plus dans le genre sous tension mais elle est moins marquante par le fait qu'il n'y a rien de très original. Finalement moi qui m'attendait à m'ennuyer un petit peu il en a été tout autre, j'ai été envahit par cette ambiance et je n'en demandais pas plus.
BURIDAN
BURIDAN

27 abonnés 201 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2014
Ce soir, 14 juillet 2014, 27389ème diffusion à la télé de "Il était une fois dans l'Ouest".
Ressortez vos cache poussières ! Il va encore faire chaud sur les quais d’une gare perdue on ne sait où….

Le chef d’œuvre de Léone ! Du grand art, ce western rangé dans la catégorie méprisée « spaghetti » ! Et bien mal accueilli à sa sortie (normal c’est un chef d’œuvre !). Les producteurs obligèrent même le réalisateur à amputer « Il était une fois dans l’ouest » d’une vingtaine de minutes… Les gougeâts ! Maintenant le film est au pinacle et l’on se doit de l’aimer pour ne pas passer pour un malotru !
Chef d’œuvre absolu… Sublime, la musique d’Ennio Morricone qui accompagne chacun des personnages… Elle fut composée avant même le tournage… Oui, oui ! Et elle fut jouée devant les acteurs afin qu’ils s’imprégnassent de leur rôle ! Pas mal... non?!

Vu et revu, certes… Mais il reste toujours à découvrir dans ce film, cette sorte d’anthologie amoureuse du western… Par exemple, repérer les citations, les emprunts, à d’autres grands westerns : « Le train sifflera trois fois », « L’homme des vallées perdue », « Johnny Guitare »…
Et c'est pour cela, peut-être, que d'aucuns trouvent que le réalisateur plagie et se plagie ! Mais le choix de Leone réalisateur d’une envergure telle qu’il est bien au delà du moindre scribouillard, professionnel ou amateur, est-il critiquable ???
Bon… Moi, ce que j’en dis…
Val_Cancun
Val_Cancun

74 abonnés 764 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2014
Je ne connaissais pratiquement rien au western ni à l'oeuvre de Sergio Leone avant de voir "Once upon a time in the west" (1968). J'avais simplement lu qu'après sa trilogie du dollar posant les jalons du western spaghetti, qui détournait les codes du western classique, la démarche de Leone était plus de l'ordre de l'hommage cette-fois.
Et dieu que cet hommage est réussi, tant "Once upon a time in the west", qui s'inscrit dans le développement du chemin de fer en direction de la côte pacifique, cumule les (très) bons points :
- un rendu visuel de toute beauté, permis par la technique de Hollywood et le savoir-faire inégalable de Leone, forgé à Cinecitta.
- des personnages charismatiques incarnés par des acteurs au top : le "gentil" Henry Fonda est parfaitement crédible en ordure intégrale, idem pour Bronson le justicier taiseux, Robards la crapule au grand coeur, et de nombreuses gueules dans les seconds rôles.
- la sensualité de Claudia Cardinale, belle à se damner, qui dégage un érotisme torride mais aussi une personnalité bien affirmée.
- enfin et surtout, la musique d'Ennio Morricone, belle et lyrique, magnifiée par le travail sur les silences et les sons isolés du Far West (un moulin rouillé, une mouche, comme dans l'introduction de 13 minutes!)
Alors pourquoi ma note ne grimpe-t-elle pas davantage? Par manque de point de comparaison, étant un béotien du western, et surtout parce que la lenteur (voulue, je le sais bien) et le rythme languide du récit m'ont dérangé, voire fait sortir de l'histoire par moments, rallongeant inutilement ce (très) long métrage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juillet 2014
"Il était une fois dans l'Ouest" incarne par excellence le "Western Spaghetti", mais à la fois le Western classique ! Avec son point de vu sur "la conquête de l'Ouest Américain" et sa critique de l'expansion des chemins de fers et de la colonisation, ce film enterre d'une certaine manière le mythe du Western (Hollywoodien). Mais c'est aussi un sommet du genre, Sergio Leone sublime son film par sa mise en scène, qui atteint son paroxysme, et avec ça, tous les ingrédients d'un chef d'oeuvre du maître réunis ; gros plans à foison, suspenses grandioses, gueules patibulaires, musique magistrale signée Morricone... Qui n'a jamais chantonné ou siffloté le culte et terrible de l'homme à l'harmonica, alias Charles Branson ?! Cette musique est, comment dire... MAGISTRALE, REMARQUABLE, GRANDIOSE... Oui, c'est ça ! Tous les acteurs sont stupéfiants ; Charles Bronson, le vengeur à l'harmonica, Henry Fonda, le méchant diabolique, sadique, terrifiant, génial (!), Claudia Cardinale, qui apporte un peu de féminisme et de délicatesse dans ce monde d'homme, de brutes, et pour finir Jason Robards, dans le rôle de Cheyenne, un Bandidos et aventurier qui n'est pas aussi cruel qu'il le fait penser... Sergio Leone nous passionne, nous émerveille, avec cette ambiance, cette musique, cette mise en scène et ces acteurs ! Il sublime l'Ouest Américain, sa poussière, sa violence, avec ces longues scènes de suspense, à l'image de la première ; quand la bande de bandits attendent l'homme sans nom de l'histoire, l'harmonica ; la mouche, la goutte d'eau, l'éolienne qui bouge doucement en faisant du bruit... Cette séquence est insoutenable et passionnante à la fois ! Elle montre à elle seule toute l'ampleur du génie de Leone. Donc voilà, je crois que c'est assez bien résumé, "Once upon a time in the West", ou "C'erra una Volta il West" est un Western mythique et culte, intemporel, magnifique ; ça fait beaucoup de superlatifs, mais ce film les mérites largement et bien plus encore... Vraiment, je me souviens quand je l'ai vu pour la première fois, j'étais émerveillé, c'était un Western avec un grand W, du Cinéma avec un grand C : un chef d'oeuvre !!!
Yellau
Yellau

9 abonnés 81 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2014
Étant donné le nombre de critiques positives, il est difficile d'ajouter quoique ce soit. J'ai cependant envie de dire ceci : il y a "film" et "Film". La différence, c'est que même les scènes où il ne se passe rien (du genre une personne qui attend plusieurs minutes) débordent d'intérêt et se dégustent comme un vin millésimé. Car les acteurs, la musique et la mise en scène sont magistraux. Un film à revoir indéfiniment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mai 2014
Il était une fois une référence absolue, d'une beauté rarement atteinte. Que dire? Parler de la sublime BO de Morricone prendrait des heures, évoquer le talent démesuré de Leone également. Soyons précis:une légende.
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