Les bons sentiments font rarement de bons films. Né quelque part en apporte une nouvelle fois la preuve.
Farid doit se rendre en Algérie pour sauver la maison de son père. Il découvre un pays qu'il ne connaît pas, remplis de personnages fort sympathiques et... la suite ici :
Agréablement surprise par cette comédie plus fine qu'elle n'en a l'air... La vraie force de "Né quelque part", c'est son regard à la fois cynique et touchant du personnage principal sur sa propre culture, qu'il ne connaît pas et découvre de façon forcée (il se fait voler ses papiers par son cousin, ce qui l'oblige à rester sur la terre de sa famille)... Tewfik Jallab est toujours juste dans son jeu d'acteur et parvient à transmettre la détresse de ce jeune homme qui semble perdu, puis son émerveillement face au lâcher-prise local (il faut voir le café ! Meilleurs passages du film !). D'ailleurs, Fatsah Bouyahmed, avant de percer dans la comédie La Vache, nous fait déjà mourir de rire en réceptionniste "made in Algérie" (il passe ses journées sur la terrasse du café près du combiné pour décrocher au moindre coup de fil, et de parler avec un accent à couper le beurre, et de sortir des expressions déformées qui en deviennent brillantes et hilarantes à la fois). Jamel Debbouze aurait pu prendre le devant de la scène, mais finalement il laisse la place au jeune talent Tewfik (on ne le voit que le temps de lancer l'intrigue), ce qui est appréciable. Bien sûr la fin est assez naïve et bon enfant, mais peut-on vraiment s'en plaindre lorsque l'on a le sourire d'une oreille à l'autre en fin de film ? Simple mais efficace, le regard tendre et la parole cynique, cette comédie brille par une finesse étonnante.
" Né quelque part " est un joli film mis en scène par Mohamed Hamidi et coécrit avec Alain-Michel Blanc (également scénariste de "La vache" en 2016). Leur scénario nous conte une histoire émouvante emplie de personnages attachants. Cette comédie sociale montre la condition de vie difficile des hommes en Algérie ainsi que le climat politique et policier envers les enfants "d'expats" pour qui la vie est loin d'être un long fleuve tranquille. La réalisation de Mohamed Hamidi donne un rythme intéressant à cette comédie au ton chaleureux, superbement soutenu par une BO haute en couleur avec la musique d'Armand Amar et la trompette de l'excellent Ibrahim Maalouf. Avec Jamel Debbouze et Fatsah Bouyahmed, ce film se démarque par un collège de comédiens talentueux rendant leurs personnages authentiques. Avec un coup de cœur particulier pour la prestation de Tewfik Jallab parfaitement crédible dans son premier rôle principal.
Au départ, un scénario qui paraît intéressant, au final, un film ennuyeux avec des clichés. Et puis ça ressemble plus à un téléfilm qu'à un film. Quelques scène drôle par-ci par-là, mais sinon rien de vraiment captivant. Jamel Debbouze a joué dans de biens meilleurs films.
Ce film de Mohamed Hamidi est pas mal, il retrace la vie d'un jeune homme franco algérien obligé d'aller en Algérie voir la maison que son père a construit brique par brique , seulement il ne connaît que de nom l'Algerie, il ne parle même pas l'Arabe pourtant son père y tient tant
En passant un agréable moment grâce à des scènes assez drôles, on se demande quand même où veut en venir le réalisateur. En effet la réalisation assez terne ne parvient à aucun moment à donner corps à l'histoire dans un récit formel plus abouti. Au final, le message humanisto-identitaire échoue à passer tant le film pêche à prendre réellement vie.
Franchement, maintenant que j'ai vu ce film. Je dois dire que je suis un peu déçue (pour ne pas dire énormément). Bien que n'étant pas d'origine maghrébine, j'ai eu l'impression que ce film était bourré de clichés. Et que tous les stéréotypes possible et inimaginable on était placer ici juste pour faire rire aux déprimes de la réalité. De plus beaucoup de scènes sont surjouées et il n'y a pas d’émotion. La seule surprise du film est en réalité Jamel Debbouze, car au vu de la bande-annonce et de l'affiche on pouvait croire que c'était un personnage important. Et au final non, il se casse très vite du film pour ne plus jamais le revoir. Tout le film repose donc sur Tewfik Jallab, qui essaye temps bien que mal de nous donner envie de voir le film jusqu'au bout. Au final ça se regarde d'un œil, mais on oublie très vite ce que l'on a vu. Pour dire, au moment où j'écris cette critique, j'ai déjà oublié la moitié du film.
Pas mal, ce film racontant la venue au bled d'une français d'origine algérienne. L'histoire brasse plusieurs thèmes, comme le rapport aux origines, l'immigration clandestine entre Europe et Maghreb, l'administration française, etc. Les acteurs sont formidables tous autant qu'ils sont, jouant juste et sans fausse note. Il manque le petit plus qui aurait pu rendre le film grand, mais il reste très agréable à regarder, et même drôle parfois.
Agréablement surpris parce que je m'attendais à une grosse farce avec des situations comiques dans tous les sens vu que l'affiche met en avant Jamel Debbouze qu'on ne voit finalement très peu. C'est surtout une belle histoire, touchante et surtout bien interprétée. Je ne connais pas bien le sujet mais le message m'a semblé honnête, objectif et réaliste. Pas une comédie pure donc même si on sourit beaucoup mais une belle histoire qui plaira à ceux qui aiment découvrir les destins de personnages touchants
Ce film est un concentré d'émotions, de témoignages, d'engagement, d'humour... Le résultat est donc plutôt réussi mais compte-tenu du nombre de sujets abordés en 1h30 (l'immigration clandestine, les mariages arrangés, la rigidité des administrations algériennes et françaises, les relations franco-algérienne, les difficultés d'intégration,...) on pourra le trouver un peu superficiel. Les personnages sont attachant, les bons sentiments sont là, ainsi que les mauvais. Le scénario est rythmé et surprenant parfois. Un bon petit film.
Intéressant, du moins pour le "gaulois" que je suis. Bien joué, pas trop long, montrant, me semble-t-il, beaucoup de chose de la vie algérienne même si c'est un peu trop caricatural (les bons, les méchants, etc...)
Un film qui sous couvert d’une certaine légèreté aborde des thèmes qui parlent à beaucoup de personnes issues de l’immigration, le rapport à la terre d’origine, la chance ou pas que nous avons eu par rapport à d’autres rester au pays Très bon film
Tewfik Jallab est Farid, français d’origine algérienne, parfaitement intégré à la vie parisienne. Issu de la seconde génération, il ne connait que ce bord de la Méditerranée – il n’a jamais mis le pied dans un souk, il ne connait rien au désert, il ne parle même pas l’arabe. En fait, il ne voit dans ses origines qu’un folklore à la fois touchant et un peu daté. Mais un jour, un malheureux concours de circonstances l’oblige à reprendre contact avec son sang. Premier film de Mohamed Hamidi, complice de Jamel Debbouze, à qui il offre quelques minutes de pitrerie contractuelle, Né quelque part oppose les droits, les cultures, les générations, un thème aux échos multiples que le cinéaste a dû mûrement réfléchir durant sa vie. C’est un pèlerinage auquel il nous invite, et il est frais, fort sympathique, un peu trop vite expédié mais globalement attachant. Les Marius du bled offrent une galerie radieuse de portraits goguenards, élevés à la dure mais toujours enjoués, et l’incontournable message de tolérance entre les peuples parvient à se maintenir discret. Humble et plaisant, quelque fois drôle, voilà un film qui aurait pu être une très bonne surprise, s’il n’avait pas tant manqué d’une quelconque ambition artistique. Dommage.
Un film sur un immigré de 2e génération que ses racines rattrapent, et qui témoigne qu'il est bien difficile d'être un français comme les autres quand on a le teint mat et des origines algériennes...
Quel dommage, Né quelque part parle d’un sujet fort et innovant au cinéma. Pourtant, le résultat abuse de la crème chantilly et proposant une œuvre lisse alors qu’elle aurait pu être poignante. Mais surtout, malgré des seconds rôles talentueux, Hamidi s’est royalement trompé en attribuant le rôle de Farid à Tewfik Jallab. Celui-ci joue mal et enchaîne les manières de pêteux. Ajouté quarante-huit avant le festival de Cannes 2013, le dernier sélectionné est repartit bredouille et c’est surement à cause d’une genèse non aboutie. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44