Connu par les plus jeunes. Cette adaptation est une réussite. De A à Z. L'histoire bien que simpliste (mais le film ne s'adresse pas au plus de 1 0ans), arrive à nous réserver quelques petites surprises et joue avec chacun des personnages (ou chacun dispose, de sa propre personnalité). L'humour est présent, on ne s'ennuit pas et même si les graphismes sont loin d'être ceux de Dreamworks et compagnie. LEs plus jeunes se rappelleront des lectures lors des sorties bibliothèque... Et améliorer cela, aurait dénaturer l'oeuvre. Ici, c'est fort heureusement pas le cas et même les plus grands connaissant le livre ; pourront apprécier cette adaptation. Sympa, simple, jentillet. Bref, un joli petit moment ; nous montrant que l'on a pas besoin de l'age de glace et compagnie pour réaliser un film réussit. LEs petits y trouveront peut être même davantage de plaisir! Apres, pour les plus de 10 ans (voir même 8 ans) ; ils seront sans doute interessé par autre chose...^^.
Derrière un dessin à l'esthétique somptueuse se cache une histoire simple, mais drôle, touchante et infiniment poétique. L'univers visuel mis en place, notamment le monde souterrain des souris, est inventif et très soigné. Un très beau film.
Après "Panique au village", c'est une nouvelle réussite de leurs auteurs. Graphisme élégant, discours humaniste, intelligence de la narration... Tout concourt au bonheur du spectateur, petit ou grand.
Avec Panique au village, fruit de leur précédente collaboration, Stéphane Aubier et Vincent Patar avaient réussit à imposer, en version long métrage, leur style unique, film d’animation à l’humour débridé, hystérique, hors des univers numériques et à la génétique made in Belgique. Benjamin Renner s’adjoint donc à ce duo pour livrer une adaptation des livres pour enfants, Ernest et Célestine. Choix qui pourrait surprendre tant l’univers des deux films semble distant, au premier abord, voire totalement opposé. Il en résulte pourtant une douce magie, qui opère comme par délicatesse et qui donne à Ernest et Célestine ce charme disparu des films d’animation, simples, enchanteur et joueur de la forme même du support. Graphiquement séduisant par son travail de pastel, le film n’est pas uniquement destiné aux enfants puisque les situations toutes plus malicieuses les unes que les autres invitent avec une facilité confondante les adultes dans ce monde polisson. Le propos, véhiculé entre le monde des ours et des souris, n’est ici que vecteur d’un message de tolérance pour le moins original, sans ne jamais tomber dans la lourdeur que le récit pouvait imposer. La présence de Stéphane Aubier et Vincent Patar impose cette patte si drôle et touchante que les deux réalisateurs avaient déjà versés dans Panique au village. Plus ancrée dans le monde de l’enfance et moins cartoonesque, Ernest et Célestine n’en n’est pas moins délicieux, mais offre sur un autre support et dans une forme différente, l’émergence d’un conte où chacun, petits et grands, y trouvera son « conte », par enchantement, tendresse et jubilation de tours malicieux. Enfantin sur le principe, grand dans la réussite. http://requiemovies.over-blog.com/
Sur le conseil avisé d’un ami, grand spécialiste en matière de films d’animation, je me suis décidé à voir « Ernest et Célestine » dont la réputation d’excellence n’est plus à faire. Bien lui en a pris, ce film est sans doute l’un des meilleurs dans sa catégorie (animation 2D) et même au niveau film d’animation tout court. Grace à cet univers pastel, où les « gentils » sont tendres et les « méchants » ne le sont pas tout à fait, l’histoire qui se dévoile sous nos yeux est touchante de sincérité, malicieuse et brillante. Son message humaniste parle à tous les publics par sa poésie ou ses moments oniriques (les cauchemars, comme la marée de rongeurs, sont surprenants de beauté). Le film est également pénétré par une vraie dimension surréaliste digne d’un Murnau (la partie belliqueuse, les décors…), un souci permanent de cohésion, de trouvailles visuelles originales et d’offrir de splendides images. On se souviendra toujours de ce couple d’amis atypique. Au fil de leurs saisons, les images viendront nous émerveiller et nous attendrir… Magnifique !
Un film d'animation absolument magnifique, avec des dessins et des couleurs sublimes. Ajoutez à cela une musique douce et une histoire drôle, touchante et vous obtenez un très beau film. Seul bémol, il est un peu court. C'est tellement bien qu'on ne voit pas le temps passer mais une fois fini, on aimerait que ça continue. Un peu déçu par cette brièveté. Cependant, ce film est véritablement bourré de qualités, de fantaisie, de poésie !!
Un joli conte, de jolis dessins, une belle petite histoire, qui plaît autant aux petits avec ses mignonneries qu'aux adultes avec des dialogues intelligents.
Tout est fluide, il n'y a pas de fioriture et chaque scène apporte quelque chose. Le doublage français est simplement exquis où j'ai été subjugué par la voix de Célestine.
En somme, une belle histoire a ABSOLUMENT voir pour les enfants (de 6 ans jusqu'à ++)
Je n'ai pas de grosses difficultés à me débarrasser du préjugé comme quoi "c'est pour les enfants" devant un film. Le monde est suffisamment frustrant comme ça, pas besoin de rejeter en plus les œuvres qui enseignent aux plus jeunes comment le changer.
J'ai donc vu le film avec mes yeux et mes oreilles de grand·e, qui ont été bien remplis du délicieux design sonore et du style d'animation. Mais ce sont bien mes yeux de petit·e qui ont été mis mal à l'aise, et même effrayés par le monde d'Ernest et Célestine (que je ne connaissais que de nom avant de voir le film). Quel est donc cet endroit où les deux amis sont les seuls personnages raisonnables, entourés d'adultes hypocrites qui veulent traiter une jeune orpheline comme une criminelle ? Quel est cet univers où le vol est puni de mort ?
J'entends bien que le tout veut être une leçon d'amitié, d'abnégation et de justice, pourtant l'oppression est de partout : aussi bien moralement et géographiquement, on est enfermé dans une chambre d'écho malsaine, dénuée de nuances, qui ne donne pas envie de faire différemment de nos aînés mais juste de courir le plus loin possible de ces adultes asphyxiants et irresponsables. D'un autre côté, le film instrumentalise les goûts stéréotypiques des enfants (les bonbons notamment) pour les diaboliser, les cauchemardiser, sans que rien ne vienne faire la part des choses derrière. C'est étroit d'esprit et dramatisant, ce qui fait que paradoxalement, derrière ses intentions pédagogiques, le film est une graine d'intolérance et de shaming, et tout ce dont un enfant a besoin pour bien reproduire les schémas toxiques qu'on lui aura inculqués.
Je suis prêt·e à croire que mon expérience est très personnelle, mais voilà un film qui m'aurait fait plus de mal si je l'avais vu durant mon enfance que bien des films réservés aux ados et aux adultes.
Un vrai bijou : entre l'animation très belle et très fluide, un scénario parfait d'humour, de tendresse, et de sous-texte politique. Ce qui apporte le plus !
J'ai plus été conquise vers la fin du film, il s'agit là d'une histoire originale et d'une belle histoire amitié ,les personnages sont touchants et les situations sont drôles, j'ai passé un agréable moment.
Je ne connais pas les livres, j'ai lu la critique d'un lecteur puriste qui a trouvé le film nul. Je peux comprendre, mais moi ce film il m'a permis de découvrir cet univers enchanteur. Le film est drôle, beau de par ses aquarelles, intelligent sur le discours qu'il développe sur la tolérance, l'entraide et le respect. Bref il est tout simplement magnifique. La voix de Lambert Wilson est méconnaissable une fois prêté à Ernest. Ça m'a donné envie de lire les livres, je pense que le pari est réussi. Et puis si on écoutait les auteurs qui ne veulent pas que leurs œuvres soient diffusées à un plus large public on aurait jamais eu Kafka ni dans un registre un pue moins soutenu Mary Popins... Après on peut toujours s'égosiller sur le côté pas fidèle mais c'est une approche qui amène à la découverte et ça aussi c'est déjà merveilleux !
Certes, il faut un temps pour rentrer dans ce film d'animation, un temps paraissant réservé aux plus petits. Simplicité du trait, premier degré de l'histoire, les petits s'amuseront d'entrée. Mais, dès l'installation de la vie commune entre deux exclus de leur société respective, une jeune souris contrainte de devenir dentiste alors qu'elle ne souhaite que dessiner et un ours solitaire qui n'aime que la musique et raconter des histoires, Ernest et Célestine devient tout à la fois drôle (jolies scénettes bien montées gràce à la force de l'animation), émouvant (cette magnifique histoire d'amitié culminant lorsque Ernest vient consoler Célestine recluse par l'ours dans la cave). Le film alterne des vitesses fulgurantes de poursuite dans la ville d'Ernest ou dans celle de Célestine et des purs moments de grâce (le réveil du printemps libérant la maison de la neige hivernale). Jusqu'à ses 3/4 de sa durée, le film ne serait qu'une bonne animation, mais il devient ensuite un chef d'oeuvre. La partie du spoiler: jugement des deux amis dans un "pays" étranger est sublime. Le cinéaste montre la dualité de deux quasi dictatures qui s'affrontent dans une intolérance respective. Cette partie est très maîtrisée, elle renvoit à Orwell, Kafka et dénonce l'inculture, l'intolérance des hommes dans certaines sociétés. De plus, les deux sociétés, celle d'en haut contre celle d'en bas font penser à La machine à explorer le temps d'H.G. Wells. Le pays d'Ernest pourrait être une société hyper libérale et celui de la souris représenter une société communiste. Un film qui passe de l'enfance à l'âge adulte en 1h20. Un film d'animation réussi, le meilleur de l'année avec Frankenweenie.
Attachant, professionnel, voilà des adjectifs assez intéressants pour un film qui a fait l'unanimité chez le public et la presse. Autant, sa courte durée donne un effet de rapidité et de brouillon un peu négligé sur tout le film, autant l'histoire reste courbée sur la relation souris-ours, qui est intelligente. L'ambiance agressive crée un peu le malaise chez le public. Mais, le film ne sort pas de l'ordinaire, car à la fin, c'est bien un message moraliste et politique qui y passe, même si le cliché et la banalité de l'histoire n'existe pas dans ce film.