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alouet29
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4,0
Publiée le 7 avril 2017
Ce film a tout d'une pépite : les dessins sont extraordinaires et le scénario bien construit nous raconte une histoire drôle, intelligente, poétique, humaniste et tendre.
César du meilleur film d'animation 2012, Ernest et Célestine est un petit bijou de l’animation française. Doté d'un scénario plein de fraicheur et de poésie, de personnages attachants et bien doublés, d'un discours sur la tolérance bienvenu et d'une animation à l'ancienne qui n'a rien à envier au Disney les plus récents, ce film d'animation est à voir de toute urgence. Succès critique et public mérités !
Un peu comme les "Triplettes de Belleville", on retrouve ici une animation à la française. Ça change des "dessins animés" américains avec plein d'effet 3D et plus rien à la main ou encore des animés japonais avec leur caractéristique bien à eux et parfois trop codés. Ici, c'est libre et original, avec ces scènes à moitié peinte et les impressions de voir un tableau en mouvement. L'histoire est un peu original mais pas très intéressante dans le fond. Ce qui va nous prendre, ce serait le message que prône le film; c'est-à-dire les respect à la différence qui est un sujet d'actualité que certains cerveaux débiles n'arrivent pas à supporter. J'adore ce film, mais il y a ce truc qui manque. Certes c'est mignon, beau, original et intelligent mais c'est pas LE film de l'année (peut-être d'animation).
Histoire magnifique, émouvante, poignante, plaçant subtilement des sujets délicats dans un dessin animé plein de couleur et de douceur, pour mieux apprendre la tolérance aux enfants.
Un excellent moment au cinéma, d'humour et d'amour
Tout simplement un émerveillement. L'univers de Gabrielle Vincent arrive au cinéma et d'une splendide façon : c'est une petite pépite tant au niveau des dessins que de certaines idées ou certains clins d'œil scénaristiques. Quelques maladresses sont effacées par l'enchantement que procure le film. Pour les petits ... et les plus grands.
Ernest et Célestine est un film d'animation touchant et poétique qui raconte l’histoire improbable d'une amitié entre Célestine, une petite souris douce et courageuse, et Ernest, un grand ours un peu bougon et solitaire. Lorsque Célestine fuit sa vie de contrainte dans le monde des souris, elle se réfugie dans la forêt et croise le chemin d’Ernest, un ours qui vit d’escroqueries. Leur rencontre, d’abord difficile, se transforme peu à peu en une profonde amitié, brisant les barrières entre les deux mondes séparés par des préjugés.
L’un des plus grands atouts du film est son style graphique en aquarelle, qui confère à l’ensemble une douceur et une chaleur visuelle. L’animation, qui semble prendre vie avec une simplicité charmante, accentue la simplicité et la sincérité des personnages. Cette approche visuelle rappelle les livres pour enfants, tout en apportant un aspect artistique qui plait aussi aux adultes.
Le film aborde des thèmes importants tels que l’amitié, le courage de surmonter les différences, et la manière dont les préjugés peuvent empêcher les individus de se comprendre. C’est un récit tendre, mais aussi plein de sagesse, qui invite les spectateurs à remettre en question les règles sociales et à écouter leurs instincts. Le duo formé par Ernest et Célestine est parfait dans son équilibre de contrastes : l'ours imposant et râleur, et la petite souris pleine de vivacité et de compassion. Leur relation évolue avec une douceur qui fait écho à une réalité humaine profonde : la solidarité et la tolérance peuvent naître là où l’on s’y attend le moins.
Les personnages secondaires, comme les autorités du monde des ours et des souris, apportent aussi un côté plus léger et comique au film. Cependant, l’essence du film reste l’émotion brute de l’amitié qui grandit au fur et à mesure que les deux protagonistes se soutiennent l’un l’autre.
4.5/5 – Un film d’animation magnifique et émouvant, avec une esthétique soignée et des thèmes profonds sur l’amitié et la tolérance. Parfait pour toute la famille.
Un vrai dessin animé à l’ancienne, mignon comme tout et traversé de quelques très jolis moments. Un film doux comme miel dont il n’y a pas non plus de quoi faire un fromage…
Ernest et Célestine est une vraie réusite ! Et, bien sûr, mes louanges sont sans lien avec le fait que je sois un ami d'enfance du producteur ! Une histoire simple sans être simpliste, poétique sans être nunuche. Un hymne à la tolérance qui ne verse pas dans la bien-pensance. Une trait épuré sans être ascétique. Des voix très réussies : celle de Ernest qu'on reconnaît (Lambert Wilson) et celle de Célestine qu'on reconnaîtra désormais (Pauline Brunner) Les critiques ne s'y sont pas trompées qui, du Monde à L'Express, de Télérama à Marianne, ont unanimement encensé ce dessin animé. Souhaitons-lui un succès public aussi vif que son succès critique.
Un duo riche en humour, en rires, en peines mais surtout un duo complémentaire et original. Les enfants comme les adultes sont touchés et emportés par les aventures de nos deux héros.
Une belle réalisation qui fait replonger dans de nombreux souvenirs, si vous avez lu quelques aventures d'Ernest et Célestine. Néanmoins une déception pour la fin qui manque de finesse à mon sens...
En animation, les opposés s'attirent (Bee Movie, Ratatouille) pour donner souvent naissance à de très belles histoires faites de tolérance et d'ouverture d'esprit (Zarafa, Ame & Yuki). En reprenant la série de livres créée par Vincent, les trois réalisateurs Renner, Aubier et Patar réussissent à faire d'Ernest et Célestine un film d'animation plein d'inventivité qui plaira aux petits comme aux grands.
Il y a le monde d'en haut, copie conforme de la société humaine remplacée par des ours. Et le monde d'en bas, communauté de souris très bien organisée où les dents sont la principale richesse. Le point commun de ces deux univers ? La peur de l'autre et le système répressif. En effet, les policiers sont partout et sont aussi bêtes qu'omniprésents.
Ernest et Célestine prend véritablement tout son sens dans la deuxième partie du récit, lorsque le duo commence réellement à prendre forme. Car c'est bien l'art qui unit l'ours et la souris. L'un est musicien quand l'autre est dessinatrice. Ces dessins à l'ancienne et ces couleurs aussi simples que puissantes donnent au récit un ton juste, à l'image de ses personnages.
Mais si la narration reste très simple puisque le film vise principalement les enfants, cela n'empêche pas à l'oeuvre d'avoir une double lecture, dotée de symboles réussis. La figure de la justice est montrée comme un monstre qui finira par s'autodétruire à cause de sa bêtise, et de sa confiance inaltérable en ses vieux principes. En outre, une petite critique du capitalisme est également évoquée, où créer un désir chez l'homme doit être nécessaire pour qu'il puisse consommer.
Se battant pour le droit à la différence, Ernest et Célestine fait forcément écho à l'actualité, mais il n'oublie pas pour autant d'où il vient. Il finit sur une très belle mise en abîme sur le dessin, l'essence même de sa composition.
Certes, il faut un temps pour rentrer dans ce film d'animation, un temps paraissant réservé aux plus petits. Simplicité du trait, premier degré de l'histoire, les petits s'amuseront d'entrée. Mais, dès l'installation de la vie commune entre deux exclus de leur société respective, une jeune souris contrainte de devenir dentiste alors qu'elle ne souhaite que dessiner et un ours solitaire qui n'aime que la musique et raconter des histoires, Ernest et Célestine devient tout à la fois drôle (jolies scénettes bien montées gràce à la force de l'animation), émouvant (cette magnifique histoire d'amitié culminant lorsque Ernest vient consoler Célestine recluse par l'ours dans la cave). Le film alterne des vitesses fulgurantes de poursuite dans la ville d'Ernest ou dans celle de Célestine et des purs moments de grâce (le réveil du printemps libérant la maison de la neige hivernale). Jusqu'à ses 3/4 de sa durée, le film ne serait qu'une bonne animation, mais il devient ensuite un chef d'oeuvre. La partie du Spoiler :des deux amis dans un "pays" étranger est sublime. Le cinéaste montre la dualité de deux quasi dictatures qui s'affrontent dans une intolérance respective. Cette partie est très maîtrisée, elle renvoit à Orwell, Kafka et dénonce l'inculture, l'intolérance des hommes dans certaines sociétés. De plus, les deux sociétés, celle d'en haut contre celle d'en bas font penser à La machine à explorer le temps d'H.G. Wells. Le pays d'Ernest pourrait être une société hyper libérale et celui de la souris représenter une société communiste. Un film qui passe de l'enfance à l'âge adulte en 1h20. Un film d'animation réussi, le meilleur de l'année avec Frankenweenie.
Quel plaisir de découvrir de temps en temps des films d’animation qui ne prennent pas les enfants pour des idiots en abordant des thématiques sérieuses et adultes. Ce génialissime film nous entraîne dans une aventure très bien réalisée, très drôle, très touchante, très créative, très bien rythmée et superbement jouée. Même si elle peut être difficile d’accès pour un public autre que les enfants et malgré quelques petits défauts de logique d’écriture, on a ici une œuvre très divertissante étudiant une magnifique histoire d’amitié. Un super moment!