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L'homme sans nom
178 abonnés
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3,5
Publiée le 28 novembre 2023
John Boorman nous emmène au cœur de la forêt amazonienne dans un film tout public et toujours très actuel, particulièrement intéressant pour les enfants. Pour le coup, je pense que c'est un des films qui m'a le plus marqué dans mon enfance et a accompagné mes premières convictions socio-écologiques. Quand je le revois aujourd'hui, je trouve néanmoins le film un peu trop manichéen et avec une vision des tribus d'Amazonie assez biaisé. D'autant que le récit finit par être assez conventionnel, et que certains thèmes très intéressants sont trop vites expédiés (l'incertion des autochtones à la société urbaine notamment). Malgré tout, il faut souligner la qualité des images dans des décors réels, de la bande originale marquante et une mise en scène de qualité avec des moments d'émotions assez touchants. Un film aux messages importants mais probablement trop hollywoodien pour en faire une œuvre majeure.
La balade en cette "Forêt d'émeraude" vaut le détour pour ses points de vue civilisationnel (mode de vie des tribus amazoniennes, ses rituels, son inévitable transition vers un avenir incertain) et écologique, portés par de sublimes images et bercés par un réalisateur qui prend son temps sans en abuser. Le scénario de base (disparition/rapt d'un enfant et retrouvailles avec le père) est plutôt mal ficelé, improbable (même si vrai) et souffre de nombreux raccourcis rapides et indélicats, mais l'intérêt de J.Boorman est dans son traitement d'une humanité brute et naïve, qu'elle soit ancestrale ou moderne, à l'image de cette Nature foisonnante, sauvage ou urbaine qui lui sert de décor. Très belle interprétation incarnée et hypnotique de son fils dans le rôle principal.
Un film engagé dans les années 80 alors que l'écologie n'était pas encore un effet de mode. On y parle insouciance perdue, de beautés de paysages naturels à couper le souffle. Mais passé le premier émerveillement, l'esprit cartésien se remet en route. Et on ne voit plus qu'une nostalgie d'un monde sur le déclin qui ne pourra pas grand chose face à la brutalité du monde moderne... Et le constat glacé arrive en fin de film : sur 4 millions d'humains vivant dans les forêts amazoniennes, il n'en reste plus que 120000 individus vivants là-bas... Et c'était dans les années 80...
Le début est bien, bon pitch, bonne réalisation... Mais vers le milieu, l'ennui prend place et l'intérêt qu'a su nous susciter le commencement disparait peu à peu.
John Boorman nous propose une belle fable écologiste, parfois un brin simpliste – les Indiens d'Amazonie, symboles de la société parfaite et utopique, menacés par les méchants occidentaux, porteurs de tous les vices. Mais il nous offre surtout un superbe moment de cinéma. Les images et la réalisation sont époustouflantes, parfaites synthèses entre gigantisme et intimisme. Son travail sur les sociétés amazoniennes est remarquable et les us, les coutumes, les croyances, les costumes... de la tribu des Invisibles sont magnifiquement retranscrits. La musique est prenante. Un très beau moment.
Alors oui, le film délivre un beau message, la cause (déforestation de l’Amazonie) est juste et il est bien d'en parler à travers un film, mais... le film est chiant, voila comment je résumerais ça, beaucoup de longueur et des acteurs pas très crédibles selon moi (Powers Boothe, plus endormi que jamais...). Un bon sujet ne suffit pas à faire un bon film, et celui-ci à techniquement trop vieillit.
Pour être honnête, ce n’est pas mon genre de films. Trop didactique, trop proche du documentaire, trop amorphe, il s’appuie sur la qualité de ses paysages luxuriants et son refus du spectaculaire pour décrire un peuple indigène dévorée par la civilisation mais aussi par une tribu sanguinaire. Le prétexte (un enfant enlevé par une gentille tribu), quant à lui, peine à convaincre même s’il s’appuie sur une histoire vraie. La quête du père aurait peut-être été plus passionnante si elle ne s’éventait pas aussi vite pour laisser place à d’étranges retrouvailles où le fils semble avoir tout oublié de sa vie d’avant et où le père capitule bien vite pour le convaincre de revenir vivre auprès de sa famille. Parsemé de rites initiatiques, le film restitue la vie de cette tribu rousseauiste à travers le personnage de celui qui en devient un acteur important. En creux, une critique de la civilisation moderne qui ne va pas plus loin qu’un message écologique rappelant que procéder à la déforestation de l’Amazonie, c’est mal et qu’il est important de protéger les cultures primitives (bien que certaines soient montrées sous un jour particulièrement barbare). Et c’est bien là que le bât blesse le plus ici. Cette fable écolo louable tourne quand même autour de la vision d’une tribu abusivement naïve et bien-pensante qui rend l’ensemble très caricatural. L’opposition entre le père (qui incarne la civilisation) et le fils intégré à cette tribu perd, de ce fait, de sa force. Seule, au final, la présence de la tribu cannibale apporte une nuance dans ce qui aurait pu devenir un film totalement manichéen. Reste que le film est très contemplatif et souffre d’une naïveté embarrassante en dépit de séquences d’action rares mais violentes et intenses où John Boorman se montre bien plus à l’aise plutôt que dans les longues séquences évoquant un reportage de National Geographic. L’intention est louable, on y trouve de belles choses mais l’ensemble est trop maladroit pour emporter une totale adhésion.
Un film surprenant mais irrégulier. Le scénariste aborde une bonne diversité de thèmes: les rites et la culture des tribus indiennes, les conséquences de la déforestation sur ces tribus, la corruption de l'homme blanc sur les indiens et surtout la quête désespérée d'un père qui recherche son fils disparu. Que dire? Tant de thèmes dans un film, c'est assez difficile car il faut que l'intrigue reste cohérente malgré tout : et, là, on peut dire que la construction d'ensemble est correcte. Mais ce qui m''a d abord plu, c'est que l on voit rarement ce genre de sujet au cinéma. Et c'est d'ailleurs le principal point fort de ce film. On peut ajouter aussi que les scènes d'action, nombreuses (et oui, c'est un film d aventure), sont plutôt bien faites et les décors sur l'Amazonie impressionnants de réalisme. Malgré tout, j ai été dérangée par la fin du film, trop surréaliste et le recours aux rituels, trop insistant : la part du surnaturel relève de la superstition, ce qui n'est pas terrible, à mes yeux. Quant au jeu des acteurs, il n'est pas non plus vraiment convaincant et la psychologie du héros pas assez intéressante. Je ne sais pas vous mais moi, je ne le trouve pas vraiment marquant et ce, en dépit de son parcours atypique. Peut-être parce qu'il manque de réactions émotionnelles fortes ou de répliques percutantes ? Du coup, malgré une idée forte et le traitement de thèmes peu courants, la note baisse.
"La Forêt d'Emeraude" m'avait marqué au moment de sa sortie en salle en 1985. Le choc des civilisations, une immersion au coeur de l'Amazonie et des tribus indiennes, à la limite du documentaire. Des décors naturels et des images magnifiques dominées par un "vert" intense. Des acteurs touchants pour une belle histoire au message écologique fort et toujours d'actualité. Un beau film humaniste, peu connu, à voir absolument.
Bonjour tout le monde, Voici une œuvre cinématographique quasiment chamanique , en tout cas initiatique en Amazonie. John Boorman est un cinéaste visionnaire et étonnant et qui a un réel plaisir à filmer et cela est nécessaire pour lui et pour nous évidemment. Cordialement. Gérard Michel
J'ai découvert ce film par hasard étant petite et aujourd'hui je l'ai trouvé en DVD! C'est peut être un vieux film mais il est superbe! Histoire tragique et mouvementée, de supers acteurs (surtout Powers Boothe), et beaucoup, beaucoup de réalisme ! A voir pour tous ceux qui aiment l'aventure!
Superbe film. D'abord, la qualité technique des images et du son est remarquable ! De plus, Boorman sait donner à la jungle amazonienne une vitalité extraordinaire. Certes, il y a quelques faiblesses : la tribu amazonienne des "Féroces" est un peu trop primate à mon goût ; et, surtout, une fin (scène de l'inondation) qui brise maladroitement la magie ambiante du reste du film. Mais pour le reste ... film enchanteur ... c'est un voyage fascinant dans un univers qui n'est pas rousseauiste, mais en harmonie avec la nature. Bref, un nirvana de verdure ...
10 ans après la disparition de son fils à la suite de la construction du barrage dont il en fait partie, Bill va tenter de le retrouver en pleine jungle et dont une tribu se serait installer dans le secteur.
Un très bon film qui sensibilise à la fois l'homme sur l'importance de l'écologie et humaniste aussi avec cette tribu devenu proche de ce petit homme qui au fil des années devient grand et fort au sein de sa nouvelle communauté.
Les décors esthétiquement sont sublimes et visuellement cela rend bien, on nous plonges au plus près de cette tribu, leurs coutumes mais aussi leurs inquiétudes sur le mondes "sauvages" et "extérieur" qui gratte chaque jour leur habitation.
L'histoire est très intéressante et de nos jours encore d'actualité malheureusement auquel l'homme veut toujours plus détruire pour bâtir, agrandir sans se soucier de ce qui l'entoure : La tribu, la flore mais aussi de la faune ici qui n'est pas référencé mais dont il est bien de souligner. Si la première partie s'avère très belle et prenante, la deuxième partie en revanche perd un peu en intensité à mon gout et des passages se révèlent pas totalement crédible spoiler: (notamment lorsque Tommy se retrouve dans cette ville après 10 ans ou lorsque les Féroces capture les femmes pour les donner aux blancs)
Malgré ces petits détails légers, cette oeuvre reste une belle réussite avec des acteurs globalement convaincants et auquel le réalisateur Boorman s’attaque cette fois-ci à une oeuvre environnementale pour sensibiliser et toucher le spectateur, un film dont le but est de montrer avant tout la cruauté de l'homme allant jusqu'à détruire le monde sauvage mais sain de ces indigènes même si cette histoire se base de faits réels