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Philippe C
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2,5
Publiée le 24 juin 2024
Un film militant contre la déforestation en Amazonie et pour la sauvegarde des cultures primitives encore présentes dans cette espace vierge en cours de disparation. De jolies photos, de belles scènes de danses pour certaines cérémonies indiennes. Mais, et c'est dommage, une impression de mièvrerie et des dialogue père/fils indigents, tant au début qu'au moment des retrouvailles. Et puis, il faut accepter le coté magique des cérémonies divinatoires sous l'emprise d'une drogue...
La Forêt D'Émeraude est un très bon et très beau film. Un superbe film d’aventures, inspiré de faits réels, qui se voit également comme une quête initiatique semée d’embûches d’un ingénieur cherchant désespérément son fils, enlevé par des Indiens, au cœur de la forêt amazonienne. Le cinéaste nous signe une fable écologique d’une beauté à couper le souffle, qui véhicule une réflexion sur l’avenir de la civilisation d’autant plus saisissante puisqu’elle s’appuie sur un regard d’ethnologue. On est immergé dans les mystères de la forêt ainsi que dans les rites des tribus indiennes au sein de ce plaidoyer écologique. Une immersion totale, soufflé d’un réalisme surprenant aidé également sans doute par le non doublage lors des passages de dialogues au sein de la tribu. On retiendra également sa superbe bande son mystérieuse, envoûtante et excellente à écouter qui rend ce côté immersif du métrage. Le réalisateur John Boorman nous régale les yeux avec une réalisation dirigée avec maestria en nous offrant des plans d’une richesse visuelle absolument magnifique. Sa direction d’acteurs et sa mise en scène sont tout bonnement incroyable. Il parvient à capturer une beauté impérieuse au cœur de cette mystérieuse forêt amazonienne. Les acteurs sont époustouflants et aide au réalisme du film avec notamment le fils du cinéaste Charley Boorman, Powers Boothe, Meg Foster. Les acteurs interprétants la tribu indienne sont extra notamment Ruy Polanah, Dira Paes l’une des nombreuses femmes qui nous en mettent plein les mirettes. Cette forêt d’émeraude est un bijou, une œuvre fascinante, riche et sans temps morts. Ma note : 8.5/10 !
Bien étrange fable écologique de John Boorman, qui mêle des éléments clichés plutôt propres au cinéma de divertissement à une gestion du rythme et un rapport à la violence beaucoup plus personnels. Pour les premiers, on notera un manichéisme perceptible dans le traitement des deux tribus autochtones et le peu de crédibilité qui s'ensuit. Un bon paquet de facilités pseudo-mystiques (les transes du personnage principal et leur dévoiement narratif, alors qu'on aurait simplement pu s'en servir comme d'un élément propre à fasciner) qui détruisent en bonne partie la fibre réaliste et vivante du long-métrage. On peut également ajouter un happy-end pas vraiment inspiré, qui ne sert à rien d'autre que de souligner la vengeance cathartique de John Boorman sur sa civilisation corrompue et son rapport perdu à la Terre. C'est vraiment l'idée qui émerge involontairement, celle d'un long-métrage vaguement bien-pensant. Je n'ai pas de conviction écologique bien affirmée. C'est dommage de voir ce genre de richesses disparaître, mais c'est inévitable, et plaidoyer désespérément pour la sauvegarde à l'identique de ces paradis perdus en perdition, c'est aujourd'hui la preuve d'une naïveté fébrile et infantile. Je préférerais à cela une contemplation calme pleine d'acceptation, l'occasion de s'immerger réellement dans ces cultures indiennes et ces forêts insondables, sans le filtre indu d'une vision occidentale pleine d'une bonne conscience qui falsifie tout. Les bons sentiments ne sont que complaisance et empêchent d'accéder réellement à la beauté de ce qui est filmé en tentant vainement de rendre belle une vision déjà pré-fabriquée. Bon, j'exagère, La Forêt d’émeraude n'en est pas encore là. Boorman maintient en effet un montage à l'écoulement irrégulier, moins prévisible qu'on peut s'y attendre dans un banal divertissement et propre à rendre tangible le mystère et la pluralité de vies grouillant dans cette nature secrète et qui nous est désormais étrangère. Je l'ai dit également, la violence jamais surlignée ni pleurée que dévoilent les images parait sans but et déroute par son traitement. Son utilisation est très réussie, parce que qu'elle ne justifie pas sa présence mais ne l'incrimine pas non plus, laissant juste planer un vague désespoir sans condamner les indigènes. La Forêt d'émeraude n'est donc pas le divertissement niais que j'ai pu maladroitement évoquer plus haut. Il manque quand même vraiment de la radicalité d'un vrai film d'auteur, et quitte à s'intéresser au sujet, autant revoir Le Nouveau Monde, sans doute le meilleur Malick jusque là et le seul que je pourrais vraiment revoir avec plaisir. Le sujet était passionnant mais le film échoue à lui rendre honneur. Très mitigé.
Réflexion sur la civilisation et ses dangers, sur l'ignorance et l'indifférence de la nature par cette civilisation, sur les peuples primitifs, sur l'écologie... on peut voir dans ce beau film de Boorman beaucoup de choses ; le réalisateur a comme dans Excalibur, développé le thème de la quête initiatique, à travers les images de nature sauvage de la forêt amazonienne qui est montrée ici avec une grande poésie, même si elle aussi recèle des dangers qu'il faut savoir éviter. Boorman réussit un film de toute beauté, sans vedettes et sans effets de style, simplement en magnifiant la nature.
Ce n'est peut etre pas un mauvais film mais je me suis reellement ennuyeux j'avais l'impression que sa n'en finissait plus et je ne suis pas du tout rentré dans le film, qui avait pourtant une bonne idée de scénar. Certes les paysages sont magnifique les acteurs sont pas mauvais on découvre une nouvelle civilisation ainsi que le malheur que l'être humain "moderne" provoque sur l'environnement des forets d'amazone. Mais c'est juste trop long il se passe pas grand chose vraiment très décu du realisateur du génial Délivrance
L'immersion dans la forêt d'Amazonie est total. L'evolution de l'Américain parmis les indiens se revèle passionnant et instructif. Le film soulève le problème de la déforestation par les hommes et touche un point sensible toujours d'actualité de nos jours. Note : 7,9/10
Et un chef-d'œuvre de plus à la déjà longue liste de film tourné par le maître John Boorman. Les années passent et cette "Forêt d'émeraude" ne prend décidément pas une ride. Scénario maîtrisé de bout en bout, mise en scène inspirée, art du suspense, poésie (on pense là à la "Nuit du chasseur"), philosophie... Une fois encore Boorman l'inclassable surprend montrant à quel point il maîtrise son sujet. 30 ans après son tournage, la "Forêt d'émeraude" demeure au panthéon des films écologistes, Boorman devinant avant tout le monde les effets pernicieux de la déforestation à outrance, du dérèglement climatique et des conséquences catastrophiques de l'intervention humaine sur la nature qui l'entoure. Une leçon de cinéma.
Comme je disais dans mon petit laïus à propos du film "Hatchi", les réalisations s’inspirant d’une histoire vraie ont un parfum particulier. C’est le cas de "La forêt d’émeraude". Tiré d’une histoire vraie ayant eu lieu en 1972, "La forêt d’émeraude" porte un message fort et engagé : la lente et inexorable destruction d’un espace vital (le poumon de la Terre) où se côtoient un incalculable nombre d’espèces animales et végétales alimentant une multitude de tribus indigènes vivant en harmonie avec la nature, loin, très loin, tout du moins aussi loin que possible de la civilisation, en tout cas pour la plupart d’entre elles. Outre un film d’aventures très réussi, John Boorman nous propose ici une histoire colorée, forte en émotions, dans laquelle Tomme (Charley Boorman) y est un personnage plus qu'attachantspoiler: , où il a appris à vivre en parfaite symbiose avec la nature au sein de la tribu des Invisibles, une hygiène de vie que même son père qui finira par le retrouver au bout de 10 ans d’interminables recherches n’arrivera pas à faire revenir vers ce que nous appelons la civilisation . Entre les décors qui nous font voyager à travers l’Amazonie, des maquillages sublimes, des interprétations exceptionnelles par Charley Boorman, Powers Boothe dans son meilleur rôle, une réalisation parfaite et maîtrisée de John Boorman, et une photographie très inspirée, nous ne pouvons qu’être émerveillés devant cette plaidoirie quant à la forêt amazonienne, à condition toutefois que le spectateur soit sensible à cette cause devenue pourtant très préoccupante. Autant dire que ce film profondément humaniste est à voir absolument. Résolument dépaysant, c’est l'un des plus beaux films d'aventures jamais vu, accompagné qu’il est par une douce musique digne des titres destinés à la relaxation. Pour finir, je dirai que l’authenticité a su être préservée en gardant les dialogues des indigènes en version originale sous-titrée. Pour ceux que ça intéresse, il a été décliné en livre par Robert Holdstock en 2003, procédé plutôt rare car ce sont plutôt les films qui s’inspirent des livres et non l’inverse.
Le neuvième long métrage de John Boorman est une magnifique déclaration d’amour à la nature et aux peuples indigènes de la planète. Trente ans plus tard, la sonnette d’alarme tirée par le cinéaste britannique résonne encore, et "La Forêt d’émeraude" est plus que jamais d’actualité.
Un film surprenant mais irrégulier. Le scénariste aborde une bonne diversité de thèmes: les rites et la culture des tribus indiennes, les conséquences de la déforestation sur ces tribus, la corruption de l'homme blanc sur les indiens et surtout la quête désespérée d'un père qui recherche son fils disparu. Que dire? Tant de thèmes dans un film, c'est assez difficile car il faut que l'intrigue reste cohérente malgré tout : et, là, on peut dire que la construction d'ensemble est correcte. Mais ce qui m''a d abord plu, c'est que l on voit rarement ce genre de sujet au cinéma. Et c'est d'ailleurs le principal point fort de ce film. On peut ajouter aussi que les scènes d'action, nombreuses (et oui, c'est un film d aventure), sont plutôt bien faites et les décors sur l'Amazonie impressionnants de réalisme. Malgré tout, j ai été dérangée par la fin du film, trop surréaliste et le recours aux rituels, trop insistant : la part du surnaturel relève de la superstition, ce qui n'est pas terrible, à mes yeux. Quant au jeu des acteurs, il n'est pas non plus vraiment convaincant et la psychologie du héros pas assez intéressante. Je ne sais pas vous mais moi, je ne le trouve pas vraiment marquant et ce, en dépit de son parcours atypique. Peut-être parce qu'il manque de réactions émotionnelles fortes ou de répliques percutantes ? Du coup, malgré une idée forte et le traitement de thèmes peu courants, la note baisse.
Un grand classique de Boorman, qui a gardé beaucoup de charme. Le film vaut surtout pour le côté documentaire sur les indiens d’Amazonie, et les pratiques coutumières de ceux-ci. C’est très bien documenté, bien réalisé, bien reconstitué. Le Chaman, les pratiques de la tribu, le clan vivant de chasse et de pêche. On est probablement très proche de la réalité. L’intrigue est parfois un peu simpliste, et la fable écologique qui vient se greffer sur l’histoire n’est pas toujours réussie. Les théories de Levi Strauss ne fonctionnent pas nécessairement avec l’écologie moderne. Et puis les acteurs ne sont pas très bons. Le père ne joue pas très juste, pas très fin, et le fils non plus n’est pas crédible, beau playboy aux yeux bleus, c’est un peu « too much », avec toute cette ribambelle de belles indiennes autour de lui. Ce n’est pas un film qui brille par l’analyse fine et objective, mais sa naïveté lui procure un charme unique, et on se prend d’affection pour cette tribu idyllique et bucolique que l’on voudrait protéger. Le final est très mignon, avec les couples de cette nouvelle tribu qui se forme, et la jeune fille prête à partager son homme, qui lui demande de « s’ occuper » des quelques filles célibataires qui seront seules, et le héros tout empreint de la culture occidentale , refuse en lui disant son amour monogame. C’est romantique, naïf, un peu bêta un peu à l’image du film, mais on voudrait croire à cet Eden paradisiaque.. Un bain de pureté
popopo, décevant, le pitch était prometteur mais au bout d'une vingtaine de minutes j'ai vraiment décroché, j'ai trouvé ça trop classique esthétiquement et l'histoire pas assez développée, le coup du gosse qui se fait enlever par les indiens et pendant 10 ans est élevé par eux était franchement très intéressant et aurait pu donner un truc génial mais pour ça y'aurait fallu Terrence Malick à la barre, c'est le premier qui m'est venu à l'esprit en commençant le film, lui qui sait filmer la nature aurait pu nous livrer un véritable bijou sur ce sujet mais au lieu de ça on se retrouve avec un film très bof que j'ai suivi d'un œil désintéressé, c'est bien simple j'ai fini par aller sur l'ordi en même temps. Les acteurs sont vraiment pas terribles et la nature n'est pas bien filmé donc forcement ça ne marche pas.
Une belle histoire entre un père et son fils. émouvant, ce film est réussi tant par la richesse de son scénario que par sa beauté et le message toujours plus valable 30 ans après qui s'en dégage. La fin est tout de même plutôt candide
Un très beau film sur l'Amazonie. Un très beau manifeste contre la déforestation. Les indiens amazoniens qui ont beaucoup à nous apprendre sur leur culture. Comme le dit Direct Martin, un tarzan écolo. Une Pocahontas engagée. Une explosion de couleurs. On est plongé au cœur de la forêt amazonienne.
L’histoire de "La Forêt d’Émeraude" est classique, celle de l’enfant enlevé à ses parents et élevé dans une autre culture, mais John Boorman l’adapte d’une façon un peu inhabituelle puisqu’il parvient à faire en sorte que le point de vue qui nous semble le plus naturel soit celui des ravisseurs. En effet, comme souvent, le père tente de retrouver son fils et, quand il y arrive, c’est lui qui paraît étranger et anormal, comme si le père de substitution était plus légitime que le géniteur. Quand les Indiens expliquent que la forêt est le centre de l’univers, que le monde industrialisé est un monde mort ou qu’un chant entonné par des grenouilles peut détruire un barrage, on les croit sans problème et eux ne paraissent en rien candides. Bill le comprend très bien puisqu’il se résigne rapidement à la perte de son fils. Ainsi, les constructions modernes sont soumises à un nouveau regard ; elles paraissent inconnues et on s’étonne avec les Indiens que des lianes soient capables d’électrocuter un homme. La mise en scène est en outre remarquable, n’hésitant pas à s’intéresser aux animaux de passage, leur donnant presque un point de vue et développant le côté animiste du film. Il y a une grande beauté dans les actes des hommes et femmes vivant dans ce cadre, un amour de la nature qui provoque l’émotion en même temps qu’il conquiert un sentiment de vérité.