La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 novembre 2013
Adèle sera une grande actrice.
Comment un film pareil peut recevoir une palme d'or au festival de Cannes.
1/ trop long, il y a un nombre de longueurs qui ne servent à rien
2/ le scénario n'a aucun intérêt et ne tient pas la route
3/ les acteurs surjouent ou le jouent pas
4/ les gros plans ont été utilisés de manière excessive et inappropriée
5/ les scènes d'amour sont trop longues et n'apportent rien
6/ comment se fait-il que le film ne soit pas interdit au moins de 16 ans alors que l'on voit un sexe en érection un sexe de femme épilé et un nombre de positions... comment un enfant de 13 ans peut voir un film pareil
7/ parfois cela ressemble à un reportage sur l'école
8/ le rôle d'Adèle n'est pas crédible car l'histoire ne correspond pas à sa psychologie
9/ beaucoup d'ennui dans ce film qui vous mais mal à l'aise sans raison
10/ ce film n’entraîne que le vide et aucune réflexion profonde
11/ beaucoup de cadrage mauvais
12/ beaucoup de scènes mal jouées
13/ l'usage excessif de la nourriture n'apporte rien dans le film
14/ la fin est à l'image du film, sans intérêt
15/ si l'on enlève les scènes d'amour que reste -t-il? et les scènes d'amour sont un film presque pronographique
AMANO JAKU

356 abonnés 797 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 octobre 2013
Un jour, alors que je me rendais dans ma librairie habituelle pour acheter mes mangas, je suis tombé sur une BD dont la couverture m’a interpelé : « Le Bleu est une Couleur Chaude ». Intrigué je commençais à la lire puis l’achetais. Une fois chez moi, je l’ai dévoré en à peine 15 minutes et je fus sur le cul d’avoir découvert une histoire aussi magnifique, l’une des plus belles histoires d’amour jamais contée (je tiens à préciser que je suis hétéro grand fan de romans/BD/films fantastiques et d'horreur, donc mon jugement n'est nullement influencer par mon orientation sexuelle ou mes opinions). Alors quand j’ai su qu’on allait adapter cette BD au cinéma, j’étais trop impatient de voir le résultat, d’autant que le film avait tous les moyens pour surclasser "Love Story" ou "Philadelphia" en termes d’émotion. Cependant, mon enthousiasme fut rapidement calmé lorsque j’ai appris que c’est Abdellatif Kechiche qui allait le réaliser. Ce type que toute la presse pseudo-intellectuelle idolâtre alors que c’est l’un des plus mauvais réalisateurs exerçant dans notre contrée (tous ces plans n’ont ni début, ni fin, aucune technique de montage : tout est fait au hasard, même les caméras sont positionnées au hasard, les scènes de dialogues se contentent de champs/contre-champs sans saveur, la photographie n’est jamais réellement travaillée, tout juste le strict minimum syndical, une direction d’acteur à côté de la plaque, souvent outrancière, amenant la plupart du temps à l’image des clichés misérables qu’on ne devrait plus voir dans un film au 21ème siècle…bref, je doute que ce type est mis les pieds une seule seconde dans une école de cinéma !!). Mes doutes sont devenus plus grands lorsqu’ils ont dévoilé le titre du film ("La Vie d’Adèle" ??? Mais qui est Adèle ?? Où est Clémentine ?). Pire, tous mes espoirs sont partis en fumée lorsque j’ai appris que le film avait reçu la Palme d’Or, le trophée de cinéma ultime qui récompense toujours le film le moins intéressant du festival !! C’est donc tout de même avec un peu d’espoir que je me suis rendu au cinéma…mon dieu qu’ai-je fais ?? Mais comment une telle chose a-t-elle pu voir le jour ? Le titre du film aurait dû me mettre la puce à l’oreille : plus rien de la sublime BD de Julie Maroh ne serait-ce que le fil conducteur de l’histoire et son début où Emma se rendait chez les parents de Clémentine (et oui, Clémentine : PAS Adèle !!!!) juste après son décès…non on oublie tout ça et on se tape une longue et ennuyeuse scène de cours de Français dans une classe quelconque d’un lycée (et allez, Kechiche nous refait le coup de l’horripilant "La Graine et le Mulet"….mais putain jamais il nous lâchera avec ce docu merdique même pas digne d’Arte). J’ai cru me revoir en terminale : long, chiant et interminable. Une chose est sûre : Kechiche sait mettre en route une histoire !! Ensuite nous suivons Adèle avec ses copines pour de passionnantes et intellectuelles discussions (T’as déjà baisé ? Moi je suce si j’ai envie de sucer ! Tu l’as déjà fait à trois ?...ah quelles sont belles les jolies jeunes fleurs d'aujourd'hui...). Là où dans la BD on voyait Clémentine avec son ami homo Valentin lors d’échanges très intelligents, ici plus rien n’a vraiment d’intérêt scénaristique. Et c’est là où je veux en venir : d’habitude je ne suis pas contre le fait qu’une adaptation soit différente de son matériau d’origine, du moment que la différence est cohérente, construite et intéressante. Ici il n’y a que du néant. Par exemple dans la BD, Clémentine soulignait le doute intérieur qui la ronge par des monologues intéressants et criant de vérité, alors qu’ici on a juste des plans de l’héroïne qui ne dit rien, tentant de dévoiler une émotion sur son visage coincé mais au final on ne ressent rien, et pire : on ne comprend pas ce qui se passe dans la tête d’Adèle. Voilà pourquoi Kechiche nous affuble de deux scènes de cours de français redondantes : c’est le seul moyen qu’il a trouvé à l’écran pour nous expliquer le désarroi de son héroïne par l'intermédiaire des explications de texte du professeur. C’était pas assez classe de garder l’idée des monologues ??!!! Mais, comble de la bêtise, c’est que les doutes d’Emma (alors pourquoi elle a gardé son prénom original elle, au fait ??) vis-à-vis de sa relation avec Clémentine sont totalement absent du film. Mais merde, c’est justement cette double peur de leurs sentiments qui rendaient ses deux personnages si touchants et attachants. Je ne parle même pas des personnages qui apportaient du poids au récit comme valentin ou Sabine, la copine d’Emma, qui sont juste relégués ici à une ou deux scènes sans importance. Alors ok, le réal veut s’éloigner de la BD, ok mais alors pourquoi avoir fait une love story si insipide ? Le film traîne tellement en longueur que s’en est navrant : on s’attarde sur des scènes fades qui n’apportent vraiment rien à la narration (la fête avec les amis d’Emma : pompeuse et inutile, le dialogue entre Adèle et Thomas sur le livre de français pendant qu’ils mangent un Kébab et les scènes de dégustations de spaghettis bolognaises….mais c’est quoi ce trip de montrer des gens bouffer en gros plan ??!! Et pourquoi leur demander de manger comme des sagouins ? C’est quoi le message : les jeunes d’aujourd’hui sont des gros porcs ??...démarche totalement incompréhensible). Justement, je me pose une question : le festival de Cannes 2013 avait-il lancé un concours du gros plan avec une somme à gagner à la clé ? Parce que "La Vie d’Adèle" est composé à 99,99% de GROS PLANS !!!! Mais à quoi ça sert ? On ne profite d’aucun décors, on ne voit même pas les figurants puisque la caméra étant à 30 cm de la tête de l’héroïne, tout ce qui est autour de sa tête est flou à mort ? Pour faire ça, pas besoin d’argent pour tourner dans des lieux et prendre des acteurs : Adèle sur un fond vert aurait suffit et coûté beaucoup moins cher !! Le comble c’est que ça rend quelconque des séquences censés être chargées d’émotions (comme le face-à-face entre Adèle et Emma sur le banc ou dans l’herbe), voire même ridicules (toutes les scènes de pleurnicheries où l’on ne voit que la morve coulant sur la bouche plutôt que la tristesse du personnage…mais au secours, c’est quoi ce film ??!!). Maintenant passons à LA chose qui a choqué les gens : les scènes de sexe. Il y en a trois dont la durée cumulée doit approcher les 15 minutes…là où la BD n’en contenait que 4 pages sur un total de 150 !!! La première étant la plus longue (presque 8 minutes !!) et tellement poussive (l’actrice qui simulait l’orgasme le plus violent avait droit à une prime de 1000 euros ??) qu’elle en devient ridicule là où, dans la BD, elle était un passage obligé mais tendre. Ici on a juste l’impression d’assister à un kama-sutra lesbien ou « comment faire jouir une meuf en 45 positions et pratiques ». Le comble c’est que sur ces trois scènes, deux sont hyper rallongées et la dernière n’existe pas dans la BD. Mr Kechiche avait-il envie de se faire plaisir en tournant ? Une vision d’hétérosexuel car au lieu de nous montrer une scène d’amour tendre entre deux femmes amoureuses dont l’une se laisse enfin totalement envahir par sa vraie sexualité, nous assistons impuissant et au bord de la crise de rire à une vulgaire scène lesbienne outrancière que l’on pourrait retrouver dans n’importe film porno de Marc Dorcel. Je crois que de nombreuses lesbiennes ont du avoir les dents qui ont grincé en voyant cette chose pathétique. Et puis je terminerais sur le « twist » amenant la fin du film (alors là, rien de rien à voir avec la BD de Maroh) où Adèle, devenue instit (là, aussi…dans la bd on a 3 cases….3 PUTAIN DE CASES qui nous indique qu’elle est instit….et nous on se tape plusieurs scènes scolaires entre Adèle et ses bouts de choux…"La Graine et le Mulet 2, le Retour"….c’est pas possible, Kechiche, va pourrir en enfer avec Ed Wood et Uwe Boll !!!!!!), commence à regarder ses élèves et on comprend que elle aussi la pauvre, elle e envie d’être mère…difficile quand on est lesbienne. Je ne raconte pas plus pour ne pas faire de spoilers, mais j’ai envie de demander c’est quoi la morale ? Pour avoir un enfant soyez hétéro ? Toute cette histoire avec Emma n’était qu’une expérience curieuse, rien de plus ?? Mais on va où là : on est carrément à l’opposé du message de l’œuvre de Maroh….non mais allo quoi ?!! (oui je sais : cette référence est navrante d’incultisme, mais je me mets au niveau de Kechiche). Côté acteurs bin on va juste parler des deux principales puisqu’on ne voit qu’elles à l’écran : tout d’abord je ne comprend pas pourquoi on a pas choisi de vraies adolescentes pour incarner Clémentine (oui : le prénom Adèle m’emmerde) et Emma car soyons francs, si Léa Seydoux arrive à nous faire croire à une étudiante en art, Adèle Exarchopoulos est décidément trop vieille pour incarner une jeune fille en première Littéraire ! (à quand Emmanuelle Riva dans l’adaptation de Yoko Tsuno ?). Et puis Léa Seydoux, qui est pourtant bonne actrice, voit son personnage d’Emma très diminué dans l’histoire par rapport à son modèle et se contente de quelques lignes de dialogues dont certaines sont même navrantes (quand Emma demande à Clémentine de partir, jamais une grossièreté n’est utilisée dans la BD et on en a pas besoin pour ressentir toute la colère d’Emma, alors qu’ici les mots « pute » et « traînée » sont balancés jusqu’à l'overdose…pour Kechiche la vulgarité est le seul moyen d’exprimer la colère ?...faut vraiment prendre des leçons mon pote…) ; mais le pompon revient à « LA » star du film : Adèle Exarchopoulos. Quel foin on fait sur cette actrice et sa soi-disante prestation magnifique…mais soyons sérieux : elle affiche toujours la même tronche, sorte de mélange entre un cocker battu et un drogué qui regarde devant lui bouche bée. Adèle fait nous la compassion : gueule de cocker battu junkie…la mélancolie : gueule de cocker battu junkie…le doute : gueule de cocker battu junkie…la colère : gueule de cocker battu junkie..qui hausse la voix ! ….et la tristesse : gueule de cocker battu junkie avec de la morve plein la bouche ! Même Sandra Bullock ou Diane Kruger qui comptent parmi les actrices les plus insignifiantes du moment a plus de charisme que Mlle Exarchopoulos...et même Marine Vacth aurait été meilleure, c’est pour dire !! Alors pourquoi ce premier rôle ? En plus on oublie le prénom de l’héroïne de base pour garder le sien et on le case dans le titre du film ??!! Est-elle la maîtresse actuelle de Mr Kechiche (ou l’aurait-il bien voulu ?). C’est à n’y rien comprendre et il aurait encore mieux fallu prendre une totale inconnue. En plus, lors de scènes n’ayant pas lieu d’être, Kechiche fait dire à son personnage des choses aberrantes de stupidité lui faisant perdre toute crédibilité : une fille en L qui ne connaît que Picasso comme peintre, qui croit que l'huître est un crustacé et qui donne des exemples de réalisateurs comme Stanley Kubrick sans arriver à nommer un de leurs films (Inculte va !!!).
Bref, si on oublie sa durée supra exagérée (toutes ces longueurs inutiles…le film aurait pu tenir en 1h45/2h !), "La Vie d'Adèle" peut être un bon film aux yeux de personnes non cinéphiles, non exigeantes ou n’allant que très rarement au ciné mais, comparé à son modèle d’origine, se plante totalement dans son message. D’ailleurs je comprends mieux pour Kechiche n’a même pas mentionné Julie Maroh lors de la remise de sa Palme…et aussi pourquoi Holy Motors ne l’a pas gagnée : il y avait encore plus nul cette année !! Alors pour tous ceux qui ont aimé la BD, fuyez cet insulte visuelle ; pour ceux qui ont aimé le film, lisez la BD pour vous rendre compte de la chose (et surtout parce qu’elle est 1000 fois mieux que le film) et regardez "Philadelphia" pour voir une vrai film émouvant et intelligent sur l'homosexualité. Pour ma part, encore une Palme d’Or de la honte…enfin c’est pas la première, et certainement pas la dernière !!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 octobre 2014
A force d'entendre parler du "chef d'oeuvre " de Kechiche je me suis dit: allez! Regardons...
Si ce film est un chef d'oeuvre je pense que dorcel a pas mal de chef d'oeuvre a revendiquer.
Aucune émotion, pas de dialogues touchants, rien de transcendant.
Un film X lesbien point barre.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 décembre 2013
Allez, quelqu'un pour apprendre à Kechiche ce qu'est un film ?
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 janvier 2014
Adèle Ex. fait très bien le lapin, mais elle traverse le film (en gros plan exclusivement ) avec trois (jolies) expressions: chien battu, sourire timide, extase... Léa S. ne fait pas bien l'artiste et a moins d'expressions et des cheveux bleus moche. Abdel K. ( il déteste qu'on l'appelle comme ça...) fait comme à son habitude le cuistre et le malin. Tout ça et plein d'autres choses oiseuses ne font pas vraiment un film. Vu en DVD César où la mention légale est permanente ( je soupçonne Abdel d'avoir imposé ça rien que pour faire chier, c'est son genre...) mais me suis vengé en "skippant" avec volupté (ramené le film à 1h20, ce qui suffit pour un pensum bêtassou, non?)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 juillet 2014
Allez je me décide à voir LE FILM qui a marqué le tout Cannes en 2013 et résultat ............ rien ...... un navet monumental et indigeste de 3h00, oui 3h00 de plans fixes (type des hommes et des dieux, avec des plans sur des spaghettis entre autres), pour une histoire qui aurait pu être racontée en 1 heure chrono sans toutes ces longueurs épouvantables. Finalement, une histoire banale de lesbiennes, clairsemée d'un peu d'art et de philosophie de bas étage tirée et paraphrasée de Wikipédia. On penserait presque que le réalisateur est un authentique débutant !! Mais bon, il parait que le milieu artiste bourgeois parisien a fantasmé sur ce film, tant mieux pour eux. Pour les autres, passez votre chemin, la dernière minute du film résume à elle seule la vacuité de l'ensemble ...........
Zoé B.
Zoé B.

481 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2013
Je n’étais pas trop pressée de voir le nouveau Kechiche. Palme d’or ou pas. Ce type me hérisse le poil à chacune de ses apparitions. Tellement infatué de lui-même, avec en plus cette drôle de colère rentrée, qu’à côté même Michael Haneke parait un modèle de gentillesse et d’humilité. Pas pressée donc. La polémique sur les conditions de tournage n’aidait pas spécialement. Les règlements de comptes par médias interposés, non plus. Et puis, je me suis souvenue de l’éblouissement qu’avait été "L’Esquive". Après tout, le don de sympathie n’est pas vraiment la qualité première qu’on attend d’un cinéaste. J’ai donc fini par aller voir "La Vie d’Adèle". Et voilà, j’en sors tout juste. Il y a plein de choses que je n’ai pas aimées, j’essaierai d’en parler après, mais là, pour le moment, je suis encore sous le coup de ma rencontre avec Adèle. Je ne pense pas avoir ressenti pareil choc, pareille évidence, depuis "A nos Amours" de Pialat et la révélation de Sandrine Bonnaire. Pour moi, "La Vie d’Adèle" est vraiment de ce niveau. Une actrice nait sous nos yeux, une actrice embrase l’écran, et elle s’appelle Adèle Exarchopoulos ! Belle sans être canon, et juste, incroyablement juste. Et généreuse aussi : l’air de tout donner à son personnage et à son réalisateur. Et Kéchiche, je suis bien obligée de le reconnaître, fait de cet abandon un truc assez formidable. Il ne la lâche pas, il ne la lâche jamais. Sa caméra suit Adèle en gros plan, en très gros plan même. C’est presque une esthétique de téléfilm. La télé nous a habitués à ces cadres très serrés sur les visages, mais dans une grammaire assez convenue du champ/contrechamp. Kéchiche en fait autre chose, il s’en sert pour passer par dessus l’épaule, rentrer dans le cercle. Nous avons ainsi droit à la confidence, accédons enfin à l’intime. Et cette caméra qui est là au plus près, capte tout : la gène d’un regard, le tressaillement d’une peau. Nous assistons, comme dans la vie, comme du moins chaque fois que nous en sommes les spectateurs attentifs, à la naissance d’un trouble, la montée d’un sourire. Pialat, pour reparler de lui, n’avait jamais osé s’approcher aussi près de Bonnaire. A part dans une scène peut-être, celle de la fossette, où il jouait lui-même. Ici, nous sommes avec Adèle, dans les émotions d’Adèle. Pour ça, pour cette palpitation continue, vous avez M. Kechiche ma reconnaissance éternelle. Voilà, c’est dit. Je suis plus à l’aise à présent pour parler de ce que je n’aime pas. Les scènes de cul par exemple. Je sais à quel point l’irruption du plaisir dans la vie d’Adèle est une chose importante, combien son histoire d’amour avec Emma (splendide Léa Seydoux) est faite aussi de ça, et qu’il faut le raconter. Et le raconter longtemps, puisque c’est aussi important. Mais bizarrement, pour ces séquences, la caméra se met soudain à distance. Kechiche dit avoir voulu filmer les corps comme des tableaux. En fait, il quitte le registre de l’intime. Et ce faisant, il ne filme plus que la baise. Dans la salle, la gène des spectateurs était palpable, comme pris en otage d’un assez mauvais porno. Autre reproche, la caractérisation souvent sommaire des personnages. L’opposition des 2 familles, par exemple, est assez caricaturale. Chez Adèle, on ne mange que des spaghettis, et qui plus est, devant "Questions pour un champion". Une famille de travailleurs qui mange à 18h, comme le réalisateur doit en connaître des tas... Enfin, dernière critique : le film est trop long. On finit par s’ennuyer ce qui, pour un film jusque-là aussi prenant, aussi émouvant, est un comble, non ? Mais 3h00 c’est vraiment trop. J’aurais voulu que le récit se termine plus tôt, les dernières péripéties me plongeant dans une indifférence et une torpeur coupables. Par contre, je serais ravie qu’on revienne de temps à autre me donner des nouvelles d’Adèle. Chapitre 3, chapitre 4.... Si tant est que ce soit encore possible.
Stéphanie G
Stéphanie G

22 abonnés 15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 octobre 2013
Une demi étoile, peut être un peu sévère... allez 2 ce serait le bon prix... car il y a de belles choses...
Mais voilà j'en ai marre de tous ces éloges à côté de la plaque sur ce film soit disant "une déchirante histoire d'amour " alors que c'est un film sur le pouvoir et la fascination.

Ce qui est raté:
-Il y a un cruel manque d'émotion tout le long du film.
Du coup on ne croit pas à cette histoire d'amour, on ne ressent rien.

-Seydoux est exécrable (son personnage, mais est-ce que ça vient de son jeu ou est-ce une volonté du réalisateur?) Dès la première rencontre elle est tellement condescendante qu'on se demande comment on peut nous parler d'amour dans cette histoire.
Ici il n'y a qu'adèle qui aime et encore, ne serait-ce pas plutot de la fascination?
On ne comprend que dans la scène du resto vers la fin ce qui retient Adèle dans cette histoire: le sexe.
Car voilà les scènes de sexe ne font même pas ressentir cette fusion qui nous est révélé vers la fin.
Elles ne véhiculent aucune émotion, et du coup leur désir semble factice.

-Adèle dans son genre "bouche ouverte, perdue, je regarde partout autour de moi" (Kechiche nous refait 50 fois ce genre de scène qui peuvent être intéressantes mais s'éternisent toujours trop) est assez inexpressive.

- Pour moi la première émotion n'arrive que vers 2h45 de film dans cette fameuse scène de resto car seulement à ce moment là je comprends ce qu'a vécu adèle: ce premier amour fusionnel, cet éveil des sens, ce passage vers l'âge adulte.... et d'un seul coup plus rien, le vide ( bon sauf que là dans cette scène de restau on est 3 ans après la rupture alors on aurait aimé le comprendre juste après la rupture

C'est cette absence d'émotion qui pour moi fait que le film est raté.
Souvent cela vient d'un mauvais choix de situation
exemple: adèle et emma couchent ensemble, scène suivante elles sont à la gay pride... et ben moi j'ai envie de la voir rentrer chez elle, affronter le regard de ses parents par exemple... la gay pride je m'en fout

ou alors, adèle est quittée, très bien la scène fin d'année scolaire, mais l'été à la plage je m'en fout, les larmes régulières, je m'en fout aussi. C'est pas qu'adèle pleure souvent qui m'ennuie, c'est qu'elles n'ont pas contexte.

-Toutes les scènes sont trop longues.
toutes.

- certaines scènes sont mêmes inutiles ( la gay pride, les moments genre Adèle écrit, Adèle lit, adèle prend le bus..., les 3 scènes de sexe c'est trop en tout cas comme elles sont là, même l'embrouille avec les ados du lycée vue et revue en extrait est elle vraiment necessaire? elle nous emmene sur une fausse piste inutile, la plage... il y en a d'autres mais j'ai oublié

- le choix du Gros plan en permanence est indigeste.
Il doit y avoir 15 plans larges en tout et pour tout.
Alors du coup ça fait genre mise en scène radicale mais c'est oppressant. et c'est probablement de là aussi que vient cette absence d'émotion.

ce qui est réussi:

-Le début très naturaliste et très juste sur l'adolescence

-la fin, très belle avec la seule intervention de musique extra diégétique du film et qui reprend celle de la rencontre dans la rue.

Là tout devient limpide et c'est peut être enfin le moment ou Adèle est adulte... l'autre l'utilisait pour créer mais elle ne l'aimait pas.

-ce choix de raconter un amour qui n'en est pas un.
ça c'est intéressant! ce premier amour qui est plus de l'ordre de la fascination pour quelqu'un qui se sert de l'autre et qui le rabaisse, c'est une situation propre à l'adolescence qui rencontre un autre plus âgé plus savant, plus cultivé, plus libre...
Adèle a une vision de l'amour bien plus simple et plus vraie que celle de "l'intello" dont elle tombe amoureuse.
Et c'est pour ça qu'elle souffre autant de cette perte, qu'elle ne sait ni gérer l'histoire, ni la fin de l'histoire.
Ça, on ne l'apprend pas à l'école...
Mais ça on le comprend vraiment qu'à la fin du film et c'est bien dommage.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 novembre 2016
Après avoir longtemps hésité à le voir, je me suis enfin lancé et quelle monstrueuse déception ! L'archétype même du genre de film que je n'aime pas avec un rythme désespérément lent et ses cadrages qui se limitent presque exclusivement à de très gros plans. Un mélange entre dialogues d'une stérilité affligeante, des tranches de vie d'une banalité exaspérante et des scènes de sexe particulièrement crues et dérangeantes, à la limite du pornographique. Une histoire d'amour qui aurait pu être encore plus belle si elle n'avait été biaisée par le regard d'un homme, le sulfureux Abdellatif Kechiche. Une désillusion à peine sauvée par le talent, la justesse et le charme d'Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux m'agaçant comme jamais. Voilà bien une éternité que je n'avais pas mis la note minimale à un film.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2014
la métamorphose de la chenille en papillon, le passage à l'âge adulte d'une jeune fille dans son temps
la passion sous toutes ses formes est présente dans le film
bien interprété , les actrices sont justes
pour ma part trop de scènes de sexe et des dialogues par moment chiants
un film pour bobo qui se veut intello
par contre très belle lumière mettant en valeur les actrices et une musique très présente
pour public averti quand même
Hubert Guillaud
Hubert Guillaud

137 abonnés 126 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 janvier 2017
Si "L'esquive" et "La Graine et le Mulet" sont de très grands films, "La vie d'A." est un naufrage, enchaînant 3 heures de banalités. Alors certes, il y a le symbole de cet amour pour tous, dans une France devenue bien rance. Est-ce pour autant qu'on doit subir 3 heures de clichés éculés, de banalité et d'insignifiance ? Une histoire d'amour sans connivence autre que sexuelle... Mais où s'est perdu Kechiche ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 juin 2014
Je crois rêver: c'est ça Le film qui a mis la critique à plat ventre? Ce truc hypocrite, qui entre deux scènes porno, appelons un chat un chat, merde! Filmées avec un oeil de vieux mec libidineux, se rachète une caution avec des scènes soit disant "sociales", plus baclées, manichéennes et clichées que le pire téléfilm de France3, et encore, c'est pas sympa pour les téléfilms de cette chaîne souvent beaucoup plus fins dans ce domaine
C'est ça qui a mis à genoux le jury du festival de Cannes?Ce film dégoulinant de larmes, de morve, de sauce tomate à chaque plat de pâtes pris (un leit-motiv dans le film, pour dire le niveau de la représentation de la fracture sociale chez Kéchiche: les classes moyennes bouffent des pâtes bolognaise pour se nourrir et les classes "supérieures", cultivées, des huîtres, pour le plaisir, (avec en prime une grosse, très grosse et lourde allusion au sexe féminin : heureusement la petite Adèle, va apprendre à aimer les huîtres et donc se libérer de sa culture prolo en même temps que sexuellement: bonjour la finesse psychanalytique, degré zéro, voire en dessous de zéro) Ce pseudo film naturaliste ou à chaque plan on entend presque le réalisateur diriger ses acteurs et notamment sa pauvre et très jeune actrice principale, tellement c'est too much pour faire plus vrai que vrai: "Vas-y, ouvre la bouche en mangeant, bave en dormant, chiale, laisse ta morve couler sans l'essuyer", sans parler des scènes pornos, ou on sent son regard priapique sur ces gamines, bien bien loin d'un regard humaniste et respectueux. Comme l'a dit l'auteure du livre ayant inspiré le film, qui a détesté ces scènes de cul chirurgicales, il manquait des lesbiennes sur le plateau. Ou juste des femmes, en fait. Je ne suis pas lesbienne mais je me prend à rêver de ce qu'aurait fait une Pascale Ferran avec ce sujet...La vie d'Adèle est l'antipode de son Lady Chatterley, éminemment plus sensuel, plus érotique, plus profond avec quelqu'un qui sait filmer le désir, les corps nus, les frémissements d'un amour charnel et la profondeur des êtres qui le ressentent. Je tire mon chapeau aux deux actrices qui parviennent à s'en tirer quand même, encore que pour la petite Adèle, par sure qu'elle soit bien consciente de ce qui lui a été volé dans ce film et je ne vois pas bien, après ça, quel avenir elle aura professionnellement. Ce n'est pas parce qu'on donne tout à un réalisateur sans réfléchir qu'on est une grande actrice, au contraire même...Léa Seydoux a presque plus de mérite de quand même rendre touchant un personnage aussi caricatural, à peine ébauché, avec des dialogues aussi venteux et éculés sur l'art et la philo que ceux qu'elle doit se coltiner. N'importe qu'elle actrice aurait sombré dans le ridicule avec ses tirades sur Sartre ou Egon Shiele. On sent tellement que ce qui a vraiment intéressé le réalisateur, c'est de filmer son actrice principale le faisant bander, pardon d'être crue à mon tour, que s'en est carrément obscène. Le reste du film ne sert que de prétexte à nous vendre ses fantasmes comme un film acceptable, respectable. En fait au fond, il rêvait je pense de faire du porno sans vraiment oser. Tiens bin d'ailleurs son prochain sujet c'est l'histoire d'une star du porno, c'est bien mieux quand on assume et annonce la couleur à l'avance et qu'on ne trompe plus personne sur la marchandise. Finalement c'est peut-être lui qui à travers ce film aura trouvé sa libération sexuelle?
Fred Monneron
Fred Monneron

165 abonnés 113 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2014
Palme d'Or Cannes 2013 ... ? Mais que se passe-t-il dans ce cinéma made in France qui a vu pourtant naître -dans le désordre et sans quête d'exhaustivité- les Baur, Raimu, Romance, Vanel, Fresnay, Philippe, Simon, Jouvet, Gabin, Blier, Ventura, Piccoli, Morgan, Noiret, Marilelle, Rochefort, Deneuve, Depardieu, Gélin, Jourdan, Montand, Périer, Bourvil, Marchal, Marais, Signoret, Carol, Moreau, Mondy, De Funes, Brasseur, Delon, Serrault, Poiret, Dewaere, Adjani .... Guitry, Duvivier, Renoir, Clair, Grémillon, Decoin, Pagnol, Clément, Lampin, Melville, Le Chanois, Lautner, Lelouch, Verneuil, Truffault, Autan-Lara, Delannoy, Cocteau, Resnay, Demy, De Broca, Jaque, Rappeneau, Martinez, Granier-Deferre, Grangier, Annaud, Besson, Ganz ... Audiard, Prévert, Simonin, Aurenche, Marcel Aymé, Fallet, Janson, Boileau-Narcejac, Bost, Boulanger, Carrière, Conchon, Cosmos, Dabadie, Poiret, Japrisot, Jullian, Thompson,
et j'en oublie des dizaines ... ?

Heureusement que j'ai pu constater que je n'étais pas le seul à avoir eu une overdose de nouilles durant ce film infiniment pénible, long, ennuyeux, fastidieux et aux scènes de sexe qui lui auraient valu une interdiction en salles il n'y a pas si longtemps. Bref encore une incommensurable énigme cinématographique pesante, trash et sans intérêt. Je hais ce cinéma-là qui n'est qu'ennui et platitude, même si la jeune actrice principale et le second rôle ne sont pas dénués de talents ...
Je vais encore me faire détester par les bobos de Neuilly ou ailleurs ...
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 octobre 2015
On vit quand même une drôle d'époque!

Qui aurait pensé un jour qu'un téléfilm érotique de bas étages, agrémenté d'une scène de sexe à la limite de la pornographie en guise d'illustration de la passion dévorante (ou comment mesurer les sentiments à l'aune du point d'intimité jusqu'où on est capable d'enfoncer sa langue!!), puisse recevoir la palme d'or d'un festival jadis illustre mais aujourd'hui phagocyté par les lobbies et l'opportunisme politique?

Parce qu'il en faut du culot pour encenser la tête haute un film qui non seulement ne reflète en rien l'amour de près ou de loin (ou alors il faut vite filer un oscar à Marc Dorcel pour sa contribution au genre) , mais qui tend malgré lui à illustrer la manipulation subie par une fille de prolo paumée (Adèle) bien trop naïve pour réaliser la portée de son sacrifice social sur l'autel de la perversion présenté par une petite bourge (Emma) jouissant littéralement de pouvoir corrompre la pauvresse à grand renfort de philosophie merdique de pseudo artiste cooptée.

Véritable objet de propagande LGBT, l'histoire prend brutalement fin pour Adèle au moment où cette dernière se fait dégager comme une sous merde de l'appartement cossu (qu'elle avait cru sien) de l'amante offensée que l'autre ne se soit pas plus compromise en officialisant la relation auprès de sa famille...(tu parles de tolérance!) .

Un film qui devrait faire honte à son auteur, tant dans ce qu'il expose graphiquement que dans ce qu'il encense moralement
gjolivier1982
gjolivier1982

70 abonnés 330 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 février 2014
J'ai enfin pu voir la si estimée Vie d'Adele. Nul doute que la palme vient ici récompenser le sujet surtout à un moment où le thème du mariage gay faisait ravage. Ce n'est évidemment pas un problème en soi. Bien au contraire d'ailleurs. Les récompenses ont parfois été un outil politique et permettaient d'ouvrir le dialogue tout en servant de vitrine pour la société.
Le problème ici vient des critiques absolument dithyrambiques qui n'ont pas du voir le même film.
Mais revenons au film à proprement parler qui est très loin du chef d'oeuvre annoncé qu'on a bien voulu nous vendre.
Je commencerai par ce long titre : "La vie d'Adèle chapitre 1 et 2" qui laissait tout à fait imaginer cette fin désastreuse typique des films d'auteurs français, c'est à dire une fin qui n'en est pas une et donc qui n'est en rien satisfaisante. C'est ballot pour un film interminable de trois heures. On devra donc repasser pour les chapitres suivants...
Il faut souligner que les personnages du film sont très peu écrits et ne vont absolument nul part. Or si le film se contente de traiter la passion amoureuse, il le fait plutôt mal. La preuve vient assez évidemment des scènes de sexe aussi crues qu'absolument grotesques et si peu réalistes. Sans être lesbienne, je n'ose imaginer ce qu'elles vont penser de ces scènes ridicules. On a l'impression qu'un adolescent attardé les a chorégraphiées. Bien sûr les gens riaient dans la salle mais contrairement à ce qu'on en a dit avant, cela n'a rien à voir avec leur crudité ou leur longueur mais tout simplement au caractère improbable de ces scènes. Les actrices s'y donnent sans compter certes mais ne sont pas très probantes.
Venons en à l'intrigue. Elle débute plutôt très bien lorsque Adèle s'éveille à sa propre sexualité. Les moments où celle-ci doit faire face aux attaques de ses camarades de classe sont justes et fortes. Malheureusement tout s'arrête net et ce thème passe rapidement a la trappe. Dommage donc car il y avait là un véritable sujet.
La deuxième partie du film traite donc de la "passion" entre ces deux jeunes femmes plutôt transparentes et inintéressantes (dû à un manque évident d'écriture je me répète).
Cette partie est bien moins convaincante que le chapitre 1. Au fait que les personnages sont plutôt creux s'ajoute le fait que leur relation ne semble pas dépasser le cadre de la passion sexuelle. Or celle-ci sonne aussi faux que les scènes de sexe.
Enfin je finirai sur la mise en scène que j'ai personnellement trouvée aussi pénible que maniérée. Elle se résume à une chose : le gros-plan.
Les nombreux gros plans sur la bouche mi-close d'Adèle (jolie mais à claquer un peu à la manière d'une Kristin Stewart dans Twilight) ou sur les pâtes à la bolognaise aspirées goulûment (et salement) deviennent insupportables à la longue.
C'était pour nous faire comprendre qu'Adèle était gourmande (joli plan de léchage de couteau également). Si on avait pas encore compris, c'est pas grave on nous le dira.
C'en est presque drôle car quand il y a un telle économie de dialogues, verbaliser ce qui était montré dans de trop nombreux plans, c'est prendre le spectateur pour un abruti.
Enfin parlons des dialogues, peu nombreux au demeurant, mais d'une bêtise affligeante "on est bien" "t'es marrante toi" "t'es douce"... Et j'en passe. Soit dit en passant, la palme revient aux scènes où Emma et Adèle discutent de Sartre et de croûtes... Si si!
J'en viens donc à me demander ce que les critiques ont pu fumer avant la projection cannoise.
Le grand film sur ce thème n'est pas encore sorti, passez votre chemin sans crainte.
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