La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 juillet 2014
"La Vie d'Adèle"... Que dire de "La `vie d'Adèle" ? Si ce n'est l'émotion, le travail acharné d'un réalisateur perfectionniste et de deux actrices Epoustouflantes. Cette oeuvre est tout d'abord une pensée, un rêve, un projet abouti. "La Vie d'Adèle" est le fruit d'une recherche mais aussi quelque part, la recherche de l'émotion du spectateur. Cette oeuvre veut aussi nous faire réfléchir, nous toucher là, droit au coeur. Ce film veut nous faire passer un message, il veut nous choquer mais de la bonne manière pour ensuite faire appel à notre réflexion, à notre manière de voir les choses de la Vie. Il nous bouleverse, nous choque, et nous envahie à la fin d'un sentiment de frustration, car voilà où nous en venons au remarquable travail des actrices, ce film nous transporte dans la Vie d'Adèle, jeune adolescente, qui nous transmet ses émotions et nous les fait vivre. Ce film nous emmène vers un monde où l'Amour est plus puissant que jamais même si dans l'inconscience il nous fait faire des erreurs qui bouleversent la Destinée et nous plonge dans le Désespoir et la Frustration. Ce monde où Regret, Amour, Vie, Destinée se font Echo. Ce monde loin des contes où la fin est la même : "Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps et eurent beaucoup d'enfants" Ce monde que "La Vie d'Adèle" nous montre par sa puissance qui nous envahie, ce monde qu'est celui de la Vraie Vie. Un monde montré par Adèle et Emma qui nous prouve que l'Amour sincère existe.
MC4815162342

455 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2014
La Vie d'Adèle est un très beau portrait de jeune femme livré par un très bon Abdellatif Kechiche que je ne connaissais absolument pas avant d'entendre parler de ce film, film qui fit énormément parler de lui et qui remporta pas mal de récompenses, pour moi ce n'est pas le chef d'oeuvre que tout le monde a vu, enfin je généralise car il y'a bien évidement eu des gens qui ont traité ce film de "porno", et oui comme partout y'en a des gens comme ça, pour comprendre mon "comme ça", je vous renvoi à une phrase très connue de ce bon Michel Audiard.
Non je n'ai pas vu un chef d'oeuvre mais un très bon film, très bien écrit même si je regrette quelques petits détails, comme le faite que dans la deuxième partie on ne voit plus les parents d'Adèle, on ne saura pas comment ils ont réagit au faite qu'elle soit lesbienne, homosexuelle si certains préfère, et quelques petits autres trucs par ci par là, mais outre cela qui n'est en rien très grave l'histoire de cette jeune fille qui se pose des questions sur ses goûts, ses goûts sexuelles plus précisément est très intéressante et complète, 1h30 n'aurait certainement pas suffit à vraiment explorer ce personne et sa relation.
Adèle 17 ans est une ado totalement normale, elle est au lycée, fume et parle de sexe avec ses copines, oui c'est normal, elle est à peut près sur qu'elle est attirée par les garçons mais un jour en croisant une mystérieuse fille aux cheveux bleus dans la rue, elle a comme une sorte de coup de foudre, elle ne sait plus quoi penser, une amie à elle l'embrasse sur la bouche une fois pour tester, pour voir ce que Adèle en penserait et c'est vraiment là que sans en être convaincue cette jeune Adèle va commencer à explorer un peu plus ce terrain, en se rendant un soir dans une boite gay elle tombera sur Emma, la mystérieuse fille au cheveux bleus.
Une très belle histoire bien construite et en aucun cas remplie de cliché, rien de cul cul ou de gentilé, c'est une histoire tellement réaliste et tellement bien mise en scène qu'on croirait voir un documentaire, sans le coté plan plan et mou des documentaires, certaines scènes c'est juste du dialogue qui n'apportera pas grand chose à l'histoire et pourtant c'est scènes restes intéressantes.
Pour incarner cette jeune Adèle, Kechiche nous révèle la très talentueuse Adèle Exarchopoulos que j'ai surement vu avant mais qui ne m'a jamais marqué, elle est tellement vraie et sincère dans ce rôle, on la suit pendant 3 heures et elle ne perd jamais sa volonté et sa sincérité, on voit qu'elle donne tout pour être parfaite, elle donne tellement tout qu'encore une fois on la croirait réelle, à ses cotés vient une actrice assez connue, bon c'est pas non plus une star mais elle a quand même quelques bons rôles à son actif, elle a joué dans des films comme Robin des Bois, Inglourious Basterds, Mission : Impossible - Protocole fantôme, Minuit à Paris ou encore The Grand Budapest Hotel, ce ne sont là que de simple second rôles mais ça a le mérite d’être dit, elle a d'autres films où elle tient le premier rôle mais je ne les ai pas encore vu.
Elle accompagne merveilleusement bien Adèle dans son interprétation de gouine accomplie, elle est également très sincère dans son jeu et très impressionnante, à leurs cotés nombreux sont les acteurs connus ou pas, et je dois dire que je n'en ai trouvé aucun mauvais, un casting brillamment choisit.

Abdellatif Kechiche nous livre donc là un film surprenant, mis en scène, écrit et réalisé avec brio, du très beau boulot.
betty63
betty63

42 abonnés 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juillet 2014
C'est pas un film aussi excellent que Cannes veut bien nous le faire croire, d'abord parce que cette histoire d'amour est surtout charnelle (mais je rends hommage au jeu d'Adèle Exarchopoulos pour la traduction du coup de foudre que son personnage a ressenti la première fois qu'elle a vu Emma). Etait-ce vraiment nécessaire de passer tant de temps sur ces scènes d'amour ? Qu'est-ce-que ça amène de plus au film ? De plus ce film dure presque 3h et c'est un peu longuet quand on ne nous donne trop de sexe et pas trop de sentiments à se mettre sur le coeur. Si l'histoire diverge un tantinet de la BD "Le bleu est une couleur chaude", Abdelatif Kechiche aurait pu nous conduire dans un univers plus humain qu'homosexuel et faire tomber les barrières qui séparent les deux jeunes femmes, barrières qui auront raison de leur rupture. Je suis déçue et j'attendais mieux du réalisateur génial de "La graine et le mulet".
Rotten Tomatoes
Rotten Tomatoes

117 abonnés 695 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2014
La vie d'Adèle, c'est typiquement le genre de films français : long, lent et propice à l'interprétation. Si la première heure était très intéressante le film se transforme vite en ennui permanent. Beaucoup d'aspects du film ne sont pas traités et pourtant le film dure encore trois heures : La famille d'Adèle disparait, ses amis disparaissent, sa copine disparait et elle mène une vie monotone, toute seule. C'est bien beau mais de nos jours, on a un magnifique outil qui s'appelle l'internet et qui permet de garder contact avec tout ce beau monde. Bon ensuite, j'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs ainsi que la manière dont les scènes sont tournées. Je regrette juste une absence d'action malgré une dizaine d'années qui s'écoule dans le film. Finalement, il est difficile de continuer l'histoire. Adèle ne semble jamais se remettre de son histoire donc partant de ce principe, on aura beau faire des sauts dans le temps, je ne vois pas trop ce qui peut redonner un peu d'intérêt au scénario... 3/5
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

77 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2015
Palme d'Or du festival de Cannes 2013, "La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2" a fait couler beaucoup d'encre, que ce soit pour sa qualité, les tensions entre comédiennes et réalisateur, ou les scènes de sexe très crues qui y sont filmées. Il est vrai que visionner un tel film ne peut laisser un sentiment d'indifférence au spectateur, et encore plus au cinéma où la magie prend plus facilement, tant l'histoire d'Adèle et Emma est belle, profonde, émouvante, torride et intellectuelle, tant le réalisateur Abdellatif Kechiche pose un regard bienveillant et profondément humaniste sur cette Adèle qui, dans un monde où la perte des valeurs et des repères se fait de plus en plus grande et irréversible, cherche sa voie, celle de l'amour et de l'amitié, celle de son avenir aussi, avec des conséquences plus ou moins dramatiques à la fin. Kechiche est ici au sommet de son art, après trois films déjà maîtrisés et réfléchis, et le tandem Léa Seydoux/Adèle Exarchopoulos, sans qui rien ne pourrait aussi bien fonctionner, est en état de grâce permanent et d'une justesse magnifique. S'il n'y avait pas quelques longueurs et des scènes dispensables dans le déroulement de la vie d'Adèle, le film pourrait presque être qualifié de chef d'oeuvre. En tout cas il est clair que cette Palme d'Or a été méritée. A voir et revoir.
Killian L
Killian L

55 abonnés 290 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2014
La vie d'Adèle, un bon film d'une extrême banalité. Le quotidien d'une fille change lorsqu'elle se découvre homosexuelle. Je ne comprends pas pourquoi j'ai tant entendu parler de ce film... Je m'imaginais quelque chose de bon, même très bon et qui au final m'a apporté une grande déception. Je ne comprends pas aussi pourquoi le film dure 3 heures. Sachant qu'il ne se passe pas grand chose dans ce film, deux heures auraient été largement suffisantes. Les acteurs jouent bien mais à part ça, le scénario est plat et surtout, les scènes de sexe sont BEAUCOUP trop présentes.... Une je veux bien mais là, toutes les 15 minutes ça fait beaucoup... Je crois qu'au bout de 30 minutes de film, on connaît par cœur le corps de l'actrice principale. Bon au final une petite déception. Malgré ces trois heures, le film reste assez captivant même si le scénario à tendance à stagner.
boscopax
boscopax

102 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2014
Tout semble beau dans cette longue histoire de sentiments. La vie, l'amour, la honte, la persécution, la tristesse, le chagrin, le désir, le plaisir.... Beau quoique parfois pompeux, La vie d'Adele est un concentré d'émotions, portées par deux actrices d'une qualité exceptionnel. Tout semble juste jusque dans les couleurs et la manière de filmer. Jusque dans les longs plans séquence du visage triste de l'héroïne, ou encore ces scènes de sexe si peu inhibées....Une seule question vient à mon esprit : l'histoire aurait-elle été si belle si elle avait concerné deux hommes et non plus deux femmes?
Pierre Olivier D
Pierre Olivier D

13 abonnés 71 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 juillet 2014
Je suis certainement un mauvais client! on a encensé,césarisé et surtout "vendu" ce film trop long, sans surprise... Est- ce les scènes ( répétitives) sortant tout droit du cinéma lesbien? que l'on admire.
Abdellatif Kechiche ne capte plus mon interêt, à la différence de ses deux meilleures réalisations comme "la faute à Voltaire" et surtout "La graine et le mulet" trop de condescendance et de prétentention pour en faire un génie du cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juillet 2014
Beauté, magistral.

Voilà, deux définitions de la Vie d'Adèle. L'histoire est éprouvante, dense ; un concentré de jeux d'émotions.
Kechiche démontre, une nouvelle fois, que c'est un maître dans la direction d'acteur.
La caméra de Kechiche filme magistralement les visages, les sentiments, les chorégraphies des acteurs, tous d'un niveau exceptionnel. L'émotion qui ressort de l'Histoire d'Adèle est simplement inexplicable, comme un plaisir solitaire.

Les préjugés feraient craindre l'ennui dans un film sentimental de 3h. Le film ne compte aucune longueur, toutes les scènes présentes ont une utilité, ce qui n'est pas forcément le cas de la majorité des films d'1h20, toutes les scènes qui peuvent paraître secondaires prennent sens au fil du récit.

3 heures sans ennui ? Oui, pour le bonne raison, que l'histoire est l'Histoire d'Adèle de ses 15 à 25 ans (environ), l'histoire sentimentale, amicale et professionnel d'Adèle, on est pas dans un film dicté par la nécessité d'abréger les scènes, par la dictature du temps, de la rapidité, on est là dans un roman visuel.

Pas d'ennui ? Oui, car l'attachement du spectateur à Adèle et à son destin est réel, grâce au réalisme saisissant des scènes. Réalisme des scènes sexuelles, plus proches d'un porno sensuel, que d'un film érotique, des scènes belles et longues. Réalisme des émotions. Réalisme des situations.

Le passage en douceur, du monde scolaire au monde éducatif que fréquente Adèle est fait en 1 seconde. L'effet est incroyable, c'est surement un sentiment personnel, mais ce passage d'au moins 4 ou 5 ans, ce fait sans réalité visuelle, les actrices ne paraissent pas plus âgées, mais un sentiment de continuité est présent, on ne sait rien de ce qui c'est passé durant, ces années mais un sentiment de continuité, de fluidité sort de l'écran.
Le thème éternel de la lutte des classes est également abordé, expliquant l'issue de la relation.

Un film parfait, tout y est, sauf une scène où Adèle pleure dans la rue durant 4 secondes, qui sonne étrangement fausse.

Les querelles entre les actrices et Kechiche nous privent, sans doute, du chapitre 3 et 4 de cette Histoire des émotions.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juin 2014
Je n'ai que 14 ans et j'ai vu ce film il m'a tellement touché ! cette histoire de 2 femmes jouet en plus par 2 actrices exceptionnelle vraiment j'adore ,je le regarde et le reregarde sans arrêt
bref ... je le conseil :)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juin 2014
Chef d'oeuvre, chef d'oeuvre et re chef d'oeuvre !!! Oui le film dure trois heures : il en aurait duré 15 ça aurait été génial tout de même. Oui les scènes d'amour sont pour le moins explicite : Kechiche nous a offert avec ce film les plus belle scène de sexe de toute l'histoire du cinéma français (voir du cinéma tout court). Oui la mise en scène en guturale : ça bouffe, ça pleure, ça baise, ça se mouche et ça renifle, ça rebouffe et ça repleure et ça rebaise, et on veut que jamais ça ne s'arrete. Oui les acteurs ont été poussé au bout d'elle même pour ces rôles : mais jamais on ne les reverra à l'écran avec tant de justesse, de profondeur, d'amour dans l'oeil du ciénaste. Ce film est un miracle, une merveille, un pur chef d'oeuvre de cinéma et que les gricheux la mettent en veilleuse, aucun des aurgments avancés contre ce film ne tient la route, La vie d'Adele sera probablement LE film français des années 2010 !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 juin 2014
OH SEIGNEUR. Vous avez réussi à tout regarder ? Parceque moi ça fait 3 minutes et j'ai déjà des spasmes de fureur. Pourquoi elle a tout le temps la bouche ouverte ? Pourquoi TOUT LE MONDE a la bouche à moitié ouverte dans ce film ? C'est tellement agaçant. Et tellement prétentieux. Et ça fait 3 minutes...
Donc cette espèce d'atmosphère bourgeoise, figée et cotonneuse va durer tout le film. Après ça baise. Longtemps. Super longtemps. Et ça rigole pas dis donc, oulala faudrait tout de même pas envisager de s'amuser quand même. C'est sordide, chiant et embarassant.
Pour la suite on dirait un montage entre un clip de lana del rey et une pub buitoni (cf pates bolos).
Sans déconner je clique au hasard pour avancer dans le film et il n'y a que des gens en train d'être beaux et qui ne font rien, tout en ouvrant la bouche.
Voila voila, elle est bien chiante la vie d'adèle.
spoiler: >Palme d'or.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 juin 2014
Je crois rêver: c'est ça Le film qui a mis la critique à plat ventre? Ce truc hypocrite, qui entre deux scènes porno, appelons un chat un chat, merde! Filmées avec un oeil de vieux mec libidineux, se rachète une caution avec des scènes soit disant "sociales", plus baclées, manichéennes et clichées que le pire téléfilm de France3, et encore, c'est pas sympa pour les téléfilms de cette chaîne souvent beaucoup plus fins dans ce domaine
C'est ça qui a mis à genoux le jury du festival de Cannes?Ce film dégoulinant de larmes, de morve, de sauce tomate à chaque plat de pâtes pris (un leit-motiv dans le film, pour dire le niveau de la représentation de la fracture sociale chez Kéchiche: les classes moyennes bouffent des pâtes bolognaise pour se nourrir et les classes "supérieures", cultivées, des huîtres, pour le plaisir, (avec en prime une grosse, très grosse et lourde allusion au sexe féminin : heureusement la petite Adèle, va apprendre à aimer les huîtres et donc se libérer de sa culture prolo en même temps que sexuellement: bonjour la finesse psychanalytique, degré zéro, voire en dessous de zéro) Ce pseudo film naturaliste ou à chaque plan on entend presque le réalisateur diriger ses acteurs et notamment sa pauvre et très jeune actrice principale, tellement c'est too much pour faire plus vrai que vrai: "Vas-y, ouvre la bouche en mangeant, bave en dormant, chiale, laisse ta morve couler sans l'essuyer", sans parler des scènes pornos, ou on sent son regard priapique sur ces gamines, bien bien loin d'un regard humaniste et respectueux. Comme l'a dit l'auteure du livre ayant inspiré le film, qui a détesté ces scènes de cul chirurgicales, il manquait des lesbiennes sur le plateau. Ou juste des femmes, en fait. Je ne suis pas lesbienne mais je me prend à rêver de ce qu'aurait fait une Pascale Ferran avec ce sujet...La vie d'Adèle est l'antipode de son Lady Chatterley, éminemment plus sensuel, plus érotique, plus profond avec quelqu'un qui sait filmer le désir, les corps nus, les frémissements d'un amour charnel et la profondeur des êtres qui le ressentent. Je tire mon chapeau aux deux actrices qui parviennent à s'en tirer quand même, encore que pour la petite Adèle, par sure qu'elle soit bien consciente de ce qui lui a été volé dans ce film et je ne vois pas bien, après ça, quel avenir elle aura professionnellement. Ce n'est pas parce qu'on donne tout à un réalisateur sans réfléchir qu'on est une grande actrice, au contraire même...Léa Seydoux a presque plus de mérite de quand même rendre touchant un personnage aussi caricatural, à peine ébauché, avec des dialogues aussi venteux et éculés sur l'art et la philo que ceux qu'elle doit se coltiner. N'importe qu'elle actrice aurait sombré dans le ridicule avec ses tirades sur Sartre ou Egon Shiele. On sent tellement que ce qui a vraiment intéressé le réalisateur, c'est de filmer son actrice principale le faisant bander, pardon d'être crue à mon tour, que s'en est carrément obscène. Le reste du film ne sert que de prétexte à nous vendre ses fantasmes comme un film acceptable, respectable. En fait au fond, il rêvait je pense de faire du porno sans vraiment oser. Tiens bin d'ailleurs son prochain sujet c'est l'histoire d'une star du porno, c'est bien mieux quand on assume et annonce la couleur à l'avance et qu'on ne trompe plus personne sur la marchandise. Finalement c'est peut-être lui qui à travers ce film aura trouvé sa libération sexuelle?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juin 2014
Le regard d'Adèle est innocent et plein de vérité à la fois. Magnifique interprétation.
Des temps forts même silencieux, les émotions jouées sont ressenties parfaitement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 juin 2014
Mr Abdel kéchische,
Au-delà des critiques, des polémiques, des affrontements, des réconciliations, il reste l’œuvre, magnifique, violente, pleine de tendresse, courageuse, en un mot « LA VIE. »
Combien il est difficile de raconter, de filmer une véritable histoire d’amour sans tomber dans la niaiserie, l’érotisme voire la pornographie. Heureusement vous avez évité ces écueils avec talent. Le jeu de rôle des deux comédiennes est magnifique, empreint d’un réalisme saisissant, la caméra à disparue, nous sommes là, un peu voyeur, nous spectateurs, troisième personnage, présent au cœur même de l’histoire. Exercice de haute voltige, toujours sur le fil du rasoir, tant dans l’émotion, le doute, l’expression des visages que le partage des sentiments. Et pourtant, même si les scènes d’amour, « trop longue à mon gout », traite d’une façon sans équivoque la passion physique entre ces deux êtres, filmées de façon esthétique et très belles, si l’amour se nourrit de la communion des corps, il se nourrit également de la narration amoureuse. Hélas, trois fois hélas Mr Kéchiche ou sont les dialogues amoureux entre vos personnages durant leur liaison. La passion physique ne peut être vue, comprise, et bien entendu admise sans heurter si belle soit elle, si elle est habillée de sentiments amoureux traduits par la parole. « Alors tu ne m’aimes plus » dit Adèle à Emma dans ce bar, seul crie d’amour du film provoqué par une désespérance, dommage, oh ! Combien dommage.
Le montage d’un film n’est certainement pas une chose aisée, il peut être même un crève-cœur, le choix de telles scènes au détriment de tel autres, soumis à des impératifs de longueur, de présentation, de compréhension de l’œuvre et autres exigences qui me sont inconnues n’étant pas du métier, m’impose d’être dubitatif et malgré tout admiratif. Pourtant le traitement des différentes époques de vie du personnage d’Adèle manque de transition, de compréhension, de fluidité. Passant sans transition d’une vie de lycéenne à celle d’une enseignante, d’une vie commune avec Emma, d’un être délaisser, à une rupture, s’attachant avec longueur sur des scènes de repas de famille, de discutions pseudo-intellectuelle sur l’art, réaliste certes mais sans grande importance. Si ce n’est pour souligner la confrontation de deux mondes improbables. Cette peur pour un réalisateur d’être toujours trop long, ( J’ai vu des films d’une heure trente qui m’en paressai quatre tant ils étaient ennuyeux et d’autres de plus quatre heures que j’ai trouvé trop cour.) « Le temps ne fait rien à l’affaire » comme dit l’autre, seule la puissance de l’œuvre compte.
Je ne sais si vous lirez un jour ces quelques lignes, ces quelques critiques, mais sachez que je reste un inconditionnel de votre travail de réalisateur, depuis vos débuts, depuis votre premier film, pour conclure ces quelques mots, Mr kéchiche osez la réalisation du troisième volet de « La vie d’adèle » votre courage et votre talent sont les forces premières de votre personne et beaucoup d’admirateurs ne peuvent se contenter de cette dernière scène : Adèle de dos, dans sa robe bleu, s’éloignant dans cette rue.
Bien amicalement à vous, Bernard ARISO.
PS : « La critique est aisée mais l’art est difficile »
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