Nommé dans neuf catégories à la Berlinale 2014, La Belle et La Bête est l’une des réadaptations les plus réussies de ces dernières années. Rien à voir avec le chef d’œuvre de Jean Cocteau, il n’en résulte pas moins que ce conte revu par Christophe Gans est féérique. Ce qui ressort principalement, c’est la beauté et la magie des décors sublimés par des effets spéciaux à la pointe de la technologie. Si les personnages manquent peut-être d’une pointe d’émotion, il est surprenant de voir Léa Seydoux en douce princesse charismatique. Elle confirme cette année qu’elle sait tout faire et l’affirme dans des robes dignes des plus précieux rêves de jeunes filles. Aucun public ne sera lésé grâce à un mélange de genre. On retrouve à la fois beaucoup de noirceur, de poésie et d’humour. André Dussollier s’impose en papa protecteur à qui on a envie de donner toute sa confiance. La Belle et La Bête est une création à 45 millions d’euros, mais qui fait plaisir à voir. D’autant plus quand il s’agit d’une œuvre intégralement française. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Énorme déception que ce film. "La Belle et la Bête" est un conte de fées que j'affectionne particulièrement, c'est même un de mes contes préférés. Je m'attendais donc légitimement à apprécier un minimum ce film. Mais au final j'ai détesté. Ici on a un film plat à gros budget qui se perd en voulant rivaliser avec les productions américaines sans pourtant y parvenir. Alors qu'on aurait pu s'attendre à un conte de fées revisité de manière flamboyante, tout tombe à plat. La magnifique histoire d'amour de ce couple atypique formé par la Belle et la Bête est totalement occultée au profit d'spoiler: une vague histoire de vengeance impliquant les frères de la Belle , et dont on n'a que faire. Belle est fastidieuse et l’actrice est mono-expressive, un peu comme Kristen Stewart. On ne croit pas une seconde aux sentiments de la Belle et de la Bête ni à leur romance. Il n'y a aucune alchimie entre les deux personnages qui sont censés s'aimer. Là dans le film, entre la Belle et la Bête, il n'y a spoiler: aucun contact, contrairement au dessin animé où ils apprennent à se connaître . Le scénario est poussif et il n'y a aucune poésie ni tension dramatique. Aucune émotion n'est véhiculée dans ce film. Les deux sœurs de Belle semblent sorties d'une comédie française potache. On a les animaux tout mignons qui spoiler: ne servent à rien . Le personnage de Belle n'est pas attachant pour un sou, elle est présomptueuse, orgueilleuse, insolente, insensible, froide, à la limite du vulgaire, elle représente la fille bourgeoise moderne des milieux très favorisés, et la Bête est un poil plus attachante et Vincent Cassel est le seul acteur qui s'en sort convenablement car Léa Seydoux joue affreusement mal. Alexandra Lamy cabotine à mort et n’est pas crédible une seconde dans son rôle alors que c’est une bonne actrice. Les sœurs de Belle sont idiotes à souhait, ce qui fait tomber le film dans une farce ratée. L'énorme défaut du film reste cette multitude de scènes inutiles qui font que rien n'est développé et que l'on s'attarde sur des choses qui n'ont aucune importance, qui n'apportent rien à l'histoire, au lieu de se concentrer sur la romance qui unit les protagonistes, romance qui au final n'est jamais ne serait ce qu'effleurée. Par ailleurs la morale du conte originel n’est jamais mise en avant. Le résultat est qu'on ne s'attache ni à l'histoire ni aux personnages, et qu'on en est même agacé. Le comble du ridicule revient à la scène finale où spoiler: le Prince (la Bête) devient fermier . Même la bande-son est inexistante. Cependant sur le plan visuel, rien à dire, le film possède une esthétique propre à mettre en place un univers féérique propre aux contes de fées, avec notamment des décors et des costumes féériques, fantastiques mais aussi des jeux de lumière de toute beauté. C’est donc un film très soigné sur la forme mais profondément vide sur le fond. Vraiment affligeant. Cette reprise du célèbre conte de Christophe Gans est un immense échec, une honte pour le conte, bref, un gros navet français et une adaptation honteuse de "La Belle et la Bête"
Je trouve ce film bien fait. En général, je trouve les films français assez mal dans les effets spéciaux. Mais j'ai complètement été surprise avec ce film. Oui on voit que c'est un film français, mais je le trouve bien que ce soit décors, effets spéciaux,... Le casting est bien pour ma part. Les acteurs jouent très bien leur rôle et l'histoire, bien qu'elle change un peu, est bien, comme le conte. Je trouve les décors magnifiques.
Un poil déçu de cette réalisation et de cette reprise du conte. Les effets spéciaux ne sont pas exceptionnels contrairement à ce que j'avais pu lire, ce qui ne crée pas la magie qu'on attendait et le jeu de certains acteurs vraiment médiocre (notamment les sœurs insupportables, dont Audrey Lamy). Le film pêche aussi de quelques longueurs et de passages très gnangnan. Franchement, le scénario n'est vraiment pas à la hauteur. Je pense qu'il y avait bien mieux à faire, notamment avec la présence du grand Vincent Cassel.
Version fantasy outrancière du célèbre conte, essentiellement basé sur le budget mirobolant et les effets spéciaux qui, même grandiloquents, ne sont jamais qu’un accessoire. Telle une rédaction segmentée de lycéen, la mise en scène présente une succession de scènes saccadées sans fluidité qui s’essaye à la poésie sans hélas parvenir à être convaincante. L’étude des personnages demeure superficielle et les prive de noblesse et d’attrait. Les acteurs rivalisent étonnamment d’amateurisme poussif, ce qui est surprenant de la part de Léa Seydoux et d’Eduardo Noriega, comme s’ils s’ennuyaient eux aussi, même Cassel et Dussolier semblent réciter une leçon puérile qui ne ressemble pas à leur talent habituel. Le conte reste une belle histoire sur l’amour véritable triomphant sur l’apparence, mais l’ensemble laisse un goût tiédasse, qui restera heureusement passager dans ma mémoire.
Splendide. Les acteurs sont tous incroyable. Vincent et Léa ça fonctionne du tonnerre. Vincent est superbe dans le rôle de la bête. Dommage pour la fin. Ça fait pas très fini comme fin, mais bon. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants (2)......
Christophe Gans nous offre un film très beau et esthétique. Un joli conte. Seul bémol de ne pas voir Belle tomber amoureuse un peu plus et de voir la relation se construire
Gans a peu tourné et à part Silent Hill qui m'a déçu j'ai apprécié ses 2 premiers films, c'est un réalisateur singulier dans le cinéma français qu'on aimerait voir plus souvent à l’œuvre et le voici avec une nouvelle adaptation de La Belle et la Bête pour un résultat très mitigé. Visuellement il n'y a rien à dire cette version de La Belle et la Bête car c'est somptueux et vraiment très joli (les effets spéciaux sont de très belles qualités et n'ont rien à envier aux films hollywoodiens à gros budgets) pourtant c'est un film fade qui manque grandement de magie et ne parvient jamais à nous passionner, niveau acteurs c'est bien joué mais aucune émotion nous touche. Vraiment dommage.
Paru en 1740, écrit par Madame de Villeneuve, puis reprit en 1757 par Madame Le Prince Beaumont, le célèbre conte La Belle et La Bête a été adapté à plusieurs reprises. Une déclinaison cinématographique plus que réussi avec la version poético-surréaliste de Jean Cocteau sorti en 1946 et le chef d’œuvre animé des studios Disney daté de 1991. La version 2014 revient sur les écrans sous la houlette de Christophe Gans et l’écrivaine Sandra Vo Anh. Renouant avec le monde des légendes (Le Pacte des loups relatant l’épisode de la bête de Gévaudan), le réalisateur du sombre et mélancolique « Silent Hill » signe un spectacle sublime à l’esthétique ultra-léchée, visuellement impressionnant…
Les effets sont trés beaux et c'est agréable ce genre d'ambition dans le cinéma français. La relecture néanmoins de plusieurs contes parait par moment un peu brouillon et on s'y perd un peu mais ça semblait une vraie bonne idée pour apporter un peu de nouveauté. Rafraichissant donc, sans plus.
Je mets trois étoiles pour Vincent cassel à qui le rôle de la bête va comme un gant aux effets spéciaux assez remarquables et à la réécriture du compte très intéressante. Mais trop de choses viennent polluer le film comme le surplus d'effets spéciaux justement une Léa seydoux mauvaise comme ya pas et un côté gnian gnian ou le film tire en longueur . dommage
La soirée continue avec le belle et la bête de Christophe Gans avec Vincent Cassel , des décors magnifiques avec des acteurs français qui articulent bien ( c'est assez rare donc je le dis) l'histoire est un peu vite expédiée à mon avis car la fille se fait quand même séquestrée par la bête et est coupée du monde à vie par une bête et tombe amoureuse très vite malgré tout !!! 30 minutes de film en plus pour la crédibilité de la relation entre les 2 personnages aurait été nécessaire je trouve .
Enième mise en forme de ce conte-type, ce film séduit par ses décors enchanteurs et ses effets spéciaux judicieusement distillés. Il séduit par sa forme et c’est malheureusement tout. Non seulement on passe son temps à mentionner les incohérences qui parsèment l’histoire. Le scénario est ficelé de bric et de broc, les personnages totalement désincarnés quand ce n’est pas incohérents et ridicules. Quand bien même il s’agit d’une histoire imaginaire, elle pourrait faire preuve d’un peu de crédibilité. Bien des choses sont comme ça, un point c’est tout, parce que ça facilite la tâche du scénariste. Mais le pire dans ce ratage manifeste, c’est sans conteste le jeu d’acteurs, totalement inexistant, et les voix toutes insipides, mièvres ou inaudibles qui rendent l’ensemble laborieux à suivre. Les acteurs ne donnent aucune consistance à leur rôle et ne transmettent aucune émotion, mais alors là, rien de rien. Dans le rôle de la bête, le chat de « La véritable histoire du chat botté » avait plus de prestance, puisque l’on joue ici dans le même registre sonore. La palme du ‘coté de la plaque’ revenant à la Belle, à qui l’on a donné La tâche de nous conter en plus l’histoire. Bref, joliment anémique et soporifique.
Difficile de dire beaucoup de mal de ce film dans le sens où le travail visuel est tout bonnement fabuleux, avec des décors et des costumes qui frisent la perfection tandis que la direction artistique se révèle cohérente, exigeante et brillante. C. Gans se fait littéralement plaisir et on ne peut lui en vouloir pour ça. Il gomme les nombreux aspects un peu vieillots de la version de Cocteau et y inclut ses propres thèmes, ses propres références bref, c'est sa version bien à lui. Le film oscille entre le genres, surprend parfois, et surtout décolle au détour de certaines séquences, atteignant une forme de jubilation. Les acteurs s'en sortent aussi avec les honneurs, y compris L. Seydoux. C'est beau, parfois poignant et nos yeux sont régulièrement hypnotisés par ce spectacle étourdissant de virtuosité même si certains détours du scénario ne sont pas vraiment heureux. Et puis, encore une fois, je suis déçu quand au déroulement de la relation qui se noue entre Belle et Bête, l'attirance se révélant mal montrée (voire pas du tout) et surgissant presque comme un cheveu sur la soupe. Du beau travail certes mais qui pêche sur la narration. D'autres critiques sur