Horsehead est un film qui hante. La façon dont il continue à vivre dans l'esprit du spectateur après la projection est symptomatique de l'ambition de ce cinéma fantastique-là, tirant vers le haut le spectateur qui veut bien se prêter au jeu. Ce film interroge sur la signification des rêves et leur portée symbolique, sur notre rapport à la réalité, tout autant qu'il met en lumière - et en images, fascinantes et répulsives - le poids héréditaire des rapports parentaux. Je me répète, c'est un film qui résonne en nous bien après la dernière image, tétanisante dans les révélations qu'elle apporte. Horsehead est de ces films dont les libertés stylistiques et interprétations multiples permettent à chacun de se l'approprier et de l'apprécier suivant sa sensibilité. Via ses propositions thématiques et libertés stylistiques débridées, Horsehead ouvre sans broncher de belles portes à ses amateurs comme à ses détracteurs potentiels. Il est clair que ce film ne laissera personne indifférent. Une chose est sûre, Basset est un réalisateur à suivre.
"Horsehead" plonge le spectateur dans un trip visuel sombre et onirique. Je vois ce film notamment comme une métaphore de la difficulté de grandir et de se séparer de son enfance. Les acteurs sont bons, mais ce qui frappe surtout, c'est la réalisation : c'est super soigné, avec des effets spéciaux impressionnants (la créature en titre est sublime) et qui créent une atmosphère particulièrement flippante, entre Fulci et Lynch. "Horsehead" est un film original et audacieux, certains diront déroutant, qui ne manquera pas de surprendre son spectateur.
Horsehead est une œuvre onirique aussi troublante que fascinante. Romain Basset signe un premier long-métrage d’une rare audace visuelle où l’horreur psychologique flirte avec le surréalisme pur. La direction artistique est somptueuse, les décors et la lumière évoquent les cauchemars de Lynch ou d’Argento, tout en gardant une identité propre. L’interprétation de Lilly-Fleur Pointeaux, poignante, est portée par une bande-son envoûtante qui amplifie l’atmosphère hypnotique du film. Horsehead n’est pas seulement un film d’horreur : c’est une plongée viscérale dans l’inconscient, une expérience sensorielle à ne pas manquer !