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Un visiteur
2,0
Publiée le 22 mars 2014
Entre excès et vaudeville, cette comédie écorche le monde politique sans retenue. Le trop de caricature atténue néanmoins le message qui aurait pu etre plus pertinent.
j'ai adoré; vraiment on s'y croirait, et ça ne donne pas forcément envie de travailler dans ce genre d'endroits. Le texte est vraiment bien écrit, les répliques très droles, et les acteurs sont excellents. Spécialement Thierry Lhermitte en Ministre déjanté et Niels Arestrup en haut fonctionnaire blasé.
A se perdre dans les couloirs. Vite décroché et même pas tenu jusqu'au bout. On a bien une caricature des fifres, et sous-fifres, et successions de postes inutiles : excact reflet de notre administration et du fonctionnariat estampillé de parisianisme. Genre tout ça pour ça. Ils sont beaux les Ors de la République. L'affiches est pas mal aussi.
Insipide, répétitif, agaçant. Une critique de la bureaucratie française fade et brouillon malgré un très bon jeu d'acteurs. Les personnages et les situations sont aussi nombreuses que survolées. Un ministre horripilant au comique de répétition qui finit par donner la nausée. Un film raté.
pas mal du tout, Thierry Lhermitte, est prodigieux, jouer un rôle pareil, je ne vois pas qui d'autre aurait pu le faire. Bravo l'histoire est un peu longue J'espère sincèrement que la politique ne se passe pas réellement comme cela en France, car je n'ose l'imaginer en notre petit Pays aux 4 gouvernements, la " Belgique "
Je donne à ce film 3.5 / 5. Je trouve ce film intéressant et drôle bien que parfois dur a suivre. Thierry Lhermitte est excellent, je trouve, dans son rôle de ministre des affaires étrangères. Il court partout, claque les portes, fait des fixettes sur des choses insignifiantes pour finalement confier a ses collègues toutes les tâches importantes de sa fonction. C'est d’ailleurs en cela que le film est intéressant. Il offre une vision de ce qui se passe derrière les figures de proues de la politique. Toutes ces petites fourmis qui s'agitent a l'arrière de la scène, qui se contredisent, qui se rentrent dedans pour finalement se plier aux exigences parfois exubérantes du ministre. Cependant , je préfère prévenir , ce film va relativement vite dans le sens où il y a beaucoup de personnages et de choses qui s’enchaînent de sorte que parfois on est complètement perdu. Par ailleurs, et sans spoiler , je n'ai pas aimé la fin.
Avec "Quai d'Orsay", Bertrand Tavernier s'attèle à un genre assez unique, à savoir la comédie politique. Malgré quelques gags visuels burlesques, ne vous y trompez pas, le film conserve une tonalité réaliste et de vrais dialogues sérieux la plupart du temps. Il s'agit de dépeindre véritablement, certes avec ironie, une vision du monde politique et du fonctionnement très codifié des ministères. Si la politique ne vous intéresse absolument pas, vous risquez presque d'être barbé par ces dialogues bavards et ces séquences très descriptives de cet univers. Reste que Tavernier et les auteurs de la BD dont le film est adapté ont a effectué un travail documentaire impressionnant pour rendre compte avec humour mais précision de toutes ces situations. Thierry Lhermitte trouve un de ses meilleurs rôles avec ce clone de Dominique de Villepin, qui nécessite un surjeu bien maîtrisé. Il est entouré d'une pléiade de seconds rôles qui tiennent bien leur rang. Le défaut majeur de "Quai d'Orsay" est lié à sa structure, autour d'un scénario minimaliste qui donne un peu l'impression de tourner en rond.
Nuuul. , j'ai mis ma tête sur l'épaule de ma femme pour m'endormir au bout d'un quart d'heure tellement je me suis ennuyé , elle aussi était dans le même état. Nous avons vite compris qu'il fallait quitter la sale. SVP les gars de la presse ne faites pas l'éloge de navets dans vos journaux, c'est sur vos bonnes critiques que j'ai proposé à ma femme d'aller voir cette nullité.
Malgré quelques longueurs fatales au chef d’œuvre cinématographique, "Quai d'Orsay" n'en demeure pas moins agréable à suivre, avec des situations réelles à peine dissimulées. Si les traits sont volontairement tirés, les acteurs s'en donnent à cœur joie, ce qui contribue à une bonne humeur communicative. Un petit OVNI du genre qui fait le plus grand bien.
Ca manque d'humour, il ne se passe pas grand chose dans le film on tourne en rond, on attend qu'une intrigue se mette en place mais rien...Franchement tout ça pour un discours de 30 sec c'est abusé, faire un film sur ça avec un scénario aussi bidon c'est vraiment prendre les gens pour des cons.
Une bonne surprise. Il faut dire que je n'attendais rien de ce film. La critique du Quai d'Orsay est acerbe et parfois très drôle avec de nombreux accents de vérité.
Portrait d'un homme imbu de sa personne, incapable de se concentrer sur une idée plus de deux minutes et qui se complait dans son jargon technocrate et ses phrases chocs, qu'il ne comprend pas lui-même, le film embrasse pleinement sa nature de satire avec ses personnages caricaturaux, ses dialogues et situations ubuesques et même les noms des personnages, quitte à peut être en faire un peu trop et en agacer plus d'un. Personnellement, j'aime ça et tant que ça reste drôle et pertinent ils peuvent bien grossir le trait tant qu'ils veulent je ne m'en plaindrai pas. Et c'est le cas ici, on assiste à des dialogues complètement surréalistes mais d'une drôlerie à s'en fendre une côte (la tirade de Thierry Lhermitte sur les stabilos qui "pluchent" est exceptionnelle), des situations frustrantes à s'en arracher les cheveux (je peux presque sentir les ulcères de Niels Arestrup me brûler l'estomac), tout en restant crédible, ou plausible (ce qui pour le coup rangerait presque Quai D'Orsay dans la catégorie des films d'épouvante). Le côté caricatural assumé se ressent également dans la mise en scène avec certains choix assez "gaguesques" (les feuilles qui s'envolent à chaque fois que le ministre entre dans une pièce par exemple). Je regrette peut être que le film ne soit pas assez "méchant", dans le sens où ça aurait pu être un peu plus agressif et un peu moins poli (à la In The Loop). Cependant, Quai D'Orsay parvient avec brio à dresser un portrait au vitriol d'un homme politique, hélas trop réel, ce qui fait au final, qu'à l'instar d'un Dr Folamour (bon à un autre niveau quand même), je ne suis pas sure de savoir si je dois en rire ou en pleurer.
Ce film me rappelle de nombreux souvenirs, j'avais oublié que Villepin avait été ministre des affaires étrangères avant d'être premier ministre, la guerre en Irak...
Ce film est un mélange de In the Loop que j'avais beaucoup aimé et de l'exercice de l'état. D'ailleurs le film traite de la même période que In the Loop mais du côté français (même s'il est moins corrosif que le film anglais).
En fait on a là un film qui je pense est encore en deçà de la réalité. On se doute bien que les ministres sont des incompétents notoires (on a quand même eut Roselyne Bachelot ministre de la santé) qu'ils se font des crasses entre eux et qu'en réalité c'est des conseillers qui font tout le travail pendant que le ministre remue beaucoup de vent pour rien. Et le film c'est exactement ça, on a le ministre qui fait du vent, ce qui est signifié d'une manière très BDèsque avec les feuilles qui s'envolent dès qu'il entre dans une pièce (je suppose que ça vient de la BD), qui change d'avis toutes les 30s qui est quelqu'un qui est incapable de tenir un cap, un propos cohérent et où finalement va laisser toutes les crises être gérées par un de ses conseillers (me souviens plus de son titre exact) joué par l'excellent Niels Arestrup, blasé, n'en pouvant plus de toutes ces conneries, ce brassage de vent.
Tavernier le fait bien passer par la mise en scène, le montage, surdécoupé lorsque la vacuité ministérielle est à l'écran et plus posé le reste du temps. Enfin posé... tout va très vite, des mini scènes qui vont s'enchaîner pendant deux heures. Du coup il n'y a aucune baisse de rythme, c'est drôle, bien foutu, bien joué, Thierry Lhermitte est agaçant juste comme il faut et on a les sublimes Julie Gayet (je ne crois pas l'avoir vu dans un film avant celui-ci) et Anaïs Demoustier qui je l'espère aura une grande carrière parce qu'elle est belle, fraiche, drôle.
On pourrait reprocher au film de ne pas être assez corrosif, mais je trouve que si j'étais Villepin je le prendrai déjà suffisamment mal tant son personnage est juste fatiguant à être à côté de la plaque systématiquement, mais disons que c'est plus des attaques sur Villepin que sur la diplomatie française en générale. Disons que du coup le film est dénué d'un fond plus politique.
D'ailleurs le seul personnage qui a une conscience politique c'est la copine du héros, c'est la seule qui se bat pour quelque chose, tous les autres ne sont que des pitres. Et on voit le perso principal être touché par ce même cynisme vain sur la fin.
En gros c'est un joyeux bordel et c'est à voir. Même si je pense que l'on peut être agacé par ce rythme survolté si on n'arrive pas à entrer dans le film.
Voir Bertrand Tavernier adapter une BD peut surprendre de prime abord, mais la chose peut paraître moins incongrue si l'on sait que la BD en question s'inspire d'un épisode de la carrière du très remuant Dominique de Villepin au Quai d'Orsay. La BD éponyme de Christophe Blain et Antonin Baudry s'intéressait à la rédaction du fameux discours de De Villepin au siège de l'ONU contre l'intervention en Afghanistan. En effet le réalisateur s'intéresse à la chose politique et le portrait de ce diplomate haut en couleur devenu ministre, fût-il de droite, avait tout pour le séduire. Autour de la rédaction du fameux discours et de la personnalité pour le moins décalée du ministre, les deux auteurs et Tavernier ont construit une comédie qui tout en se moquant des mœurs d'un cabinet ministériel semble en décrire de manière assez juste la vie au quotidien. Ce qui frappe tout d'abord c'est l'archaïsme des conditions de travail et la petitesse de l'équipe autour du ministre complètement en décalage avec l'image donnée de la gabegie des deniers publics allègrement pratiquée par nos politiques. Si le portrait du ministre est ressemblant, il confirme ce que l'on savait déjà des plus hauts hiérarques de la République. A part parler d'eux-mêmes, pas grand chose ne semble réellement les intéresser. Les ministres passent avec leurs marottes et pendant qu'ils se livrent à leur autopromotion le temps d'un mandat, ce sont leurs directeurs de cabinet qui font tourner la machine. Si dans le rôle du ministre inconséquent, Thierry Lhermitte semble parfois gêné aux entournures par tant d'extravagance à faire passer sans tomber dans le ridicule, Niels Arestrup fort justement récompensé d'un César est prodigieux dans le rôle du dircab aux nerfs d'acier qui tente de donner un peu de corps aux élucubrations parfois vaseuses de son patron. Une chose est sûre, l'efficacité ne semble pas être le maître mot du ministère sous l'égide d'un Alexandre Taillard de Worms (Thierry Lhermitte) qui se complait dans une joyeuse improvisation et une dans versatilité de tous les instants qui confine au gaspillage d'intelligences. Des intelligences qui finissent par tourner en rond à force de faire et refaire les versions d'un discours bien long à émerger. Au final, on se dit que l'on a eu de la chance que le sieur en question n'ait pas eu accès au destin dont il se pensait le dépositaire. Tavernier s'y entend à merveille pour diriger ses acteurs qui telles les abeilles d'une ruche, s'activent joyeusement à la suite d'un Lhermitte qui se sort quand même très bien d'un rôle sacrément périlleux car pivot de toute l'action du film. Une mention toute particulière à Bruno Rafaelli, sociétaire de la Comédie Française, très rare au cinéma complètement en phase avec son rôle de conseiller du Moyen Orient blasé qui a du mal à supporter les rebuffades de son ministre. Raphaël Personnaz, le jeune acteur qui monte, incarnation d'un Delon du XXIème siècle, s'en sort plutôt bien en jeune énarque qui l'échine souple, finit par se sentir comme un poisson dans l'eau dans un environnement qui dans un premier temps lui avait donné quelques doutes sur la grandeur de l'action publique. Avec en renfort Thierry Frémont, Jane Birkin, Didier Bezace et l'immense François Perrot pour de courtes apparitions, Tavernier a malicieusement assuré ses arrières. Il faut dire que l'ancien critique de Positif est comme le dircab de son film, celui à qui on ne la fait plus. Du cousu main, comme Lautner ou Molinaro autrefois.