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1,0
Publiée le 29 octobre 2020
Peut-être que le livre aurait rendu le Le 13è Guerrier plus logique. Le début donne juste assez d'informations pour savoir pourquoi l'Arabe se dirige vers le nord et je ne sais guère ce qui se passe après. Tout ce que je sais c'est que plus tard de nombreux combats ont eu lieu. Certaines parties de ce film semblaient également le jeter et n'avaient absolument aucun intérêt pour l'histoire globale. Ce film n'avait pas d'autre intrigue que quelques grands combats. Les effets sonores et certaines scènes de têtes coupées, des gens qui font des meurtres miraculeux se déplacent contre toute attente, des chevaux sautant à l'instant même sans sécurité, des émotions excessives des personnages. C'était surtout une perte de temps mais la violence était vive...
Un film à l'avantage d'Antonio Banderas qui y trouve un rôle qui se détache, varié et subtil. C'est une histoire mythologique relativement banale dans la formespoiler: il est question de combattre une horde de sauvage adorateurs du mal dirigés par une "mère" qu'il faudra tuer dans sa tanière. L'histoire est progressive et basé sur la différence du personnage arabe joué par Banderas exilé (c'est le début du film) et sa rencontre et voyage avec les vikings. Il fait mieux que se joindre à eux, devenant une sorte d'atout majeur et un"frère d'arme". C'est un récit de guerre dans des âges que l'on pourrait qualifier d'obscur avec des ressorts d'un combat pour l'humanité contre des formes de barbarie. Un peu un classique du genre mais qui ne se particularise pas assez, trop de bagarres et limité dans le sens d'une confrontation incontournable de type manichéen, le bien contre le mal.
Très réussi visuellement avec des acteurs convaincants. Le film monte en pression petit à petit avec ces 13 guerriers plus charismatique les uns que les autres. L’histoire est prenante grâce notamment à la légende des tueurs mi-bête mi homme nous tenant en haleine pendant une bonne partie du film jusqu à la découverte de leur véritable identité. Bonne BO également.
En fait j'avais déjà essayé (2-3 fois) de voir ce film, mais je n'avais jamais réussi à passer le cap des 20-30 premières minutes. Hélas rien de passionnant, si ce n'est quelques combats bien foutus et quelques jolies images. Franchement, une petite déception - au vu des critiques hyper positives qui précèdent le métrage et surtout de la part de McTiernan. À vrai dire j'ai plus pris mon pied devant Pathfinder, qui lui s'assume pour ce qu'il est.
Après une introduction claire et mesurée, le scénario déchaîne au galop les cavaliers de l'Apocalypse. Les combats s'enchaînent dans une intensité croissante.
Ah si seulement McT. avait pu faire la fresque épique qu'il avait en tête... Malheureusement, le film a perdu une bonne heure de métrage après les coups de cisailles des producteurs et de Michael Crichton (c'est bien la première fois qu'un auteur insiste pour que l'on tronque l'histoire de son bouquin, il aurait même achevé le montage en personne). Exit donc, la plus grande partie des passages où l'arabe et les vikings découvrent leurs cultures respectives, le film se concentre sur les moments où ça défouraille. Comme McTiernan est à la baguette, les scènes d'action ont de la gueule. Le bon côté de ce montage serré c'est qu'on ne pinaille pas, Banderas rencontre ses compagnons d'armes au bout de cinq minutes et part à l'aventure cinq minutes plus tard. Au final, le 13e guerrier est un bon film, mais je serai quand même curieux de voir un director's cut...
Une histoire original, des acteurs plutôt convaincant. On pourrait donc dire Bon Film! Cependant quelque petit détails pas très convaincant. Premièrement "Comment nous as tu compris?" "J'ai appris votre langue" cette scène que 'on voit dès le début m'a déçu comment serait-il parler une langue totalement inconnu en quelque jours juste en écoutant. Puis la fin m'a décu aussi, je m'attendais à une superbe bataille mais en fin de compte, une baston vite expédier. Bon le film reste bien mais je m'attendais quand même à mieux!
Relativement décevant... Le scénario n'est pas du tout réaliste, affreusement sans saveur et sans grand intérêt. Malgré une esthétique travaillée, les scènes paraissent extrêmement longues et molles. Dans ce sens, les scènes de combats ne sont pas prenantes et manquent considérablement de punch. Quant aux acteurs, ils ne sont pas transcendants et sont aussi ternes que l'intrigue, en particulier Antonio Banderas. En résumé, ce film est une perte de temps que je vous conseille vivement d'éviter.
Film injustement maudit et critiqué. Le 13ème Guerrier est un récit d'aventure comme on n'en fait plus : il laisse de côté fioritures et faux-semblants pour ne garder que l'épique. Tout va très vite, tout est très beau (mention spéciale au décors naturels hallucinants), et l'intrigue joue, comme dans tous les films de McT, avec plusieurs thèmes, dont celui des rapports inter-culturels. Divertissant, bien plus intelligent qu'il n'y paraît, et servi par une très belle B.O.
Mais quel navet! Et moi qui pensais voir un film potable par le réalisateur des "Die hard" et de "A la poursuite d'Octobre rouge", avec Banderas dans le rôle titre! Et ben je me suis fourvoyer! Une légende a deux balles, des dialogues vraiment très pauvres, des combats qui ne sont pas d'une beauté époustouflante. Non pas grand chose a voir on cède a l'ennui .
Si les fans les plus irréductibles de McTiernan maintiennent que le film est un chef d'œuvre, le film manque cruellement de sa saveur. Les séquelles sur des personnages peu explorés ne peuvent être ignoré et surtout, il est difficile de faire l'impasse sur un rythme bien mal équilibré. Il n'y a qu'à prendre l'ouverture du film. La version de McTiernan devait s'attarder grandement sur le périple du personnage titre jusqu'à sa rencontre avec les vikings. On assistait alors à ses contacts avec plusieurs peuplades, ce qui allait renforcer son statut de collecteur d'histoire qui apparaîtra au final mais également mettre en avant l'importance du brassage culturelle qui est au centre de l'œuvre de McTiernan et qui reviendra souvent au gré du long métrage (entre autres dans la merveilleuse scène de transition dialectique). Crichton préférera néanmoins sacrifié toute cette première partie, la résumant de manière ennuyeuse Cela dit, il faut reconnaître que le remontage ne fait pas disparaître les nombreuses ambitions du " 13ème guerrier ". Car le film regorge d'audaces scénaristiques qui méritent toutes notre attention. Rien que le parti pris narratif s'avère culotté puisque le narrateur de notre histoire n'est pas le héros. Le personnage de Ahmed ibn Fahdlan n'en en effet qu'un protagoniste actif certes mais secondaire de cette aventure se finalisé par la sacralisation du chef viking Buliwyf. Le procédé n'est pas nouveau mais reste trop peu employé pour ne pas s'épater d'un tel travail de conteur amplifié par une mise en scène ressituant constamment Antonio Banderas par rapport aux restes du groupe. Crichton mis à mal néanmoins cette ambition en cherchant à recentrer le montage sur le personnage. Le film peine malheureusement par manque de matériau propice à être incorporé dans cette optique. C'est ainsi que la romance entre Ahmed et une paysanne restera superficielle et ne trouvera pas de conclusion puisque celle tragique conçu par McTiernan l'inscrivait dans la construction de la légende de Buliwyf et non dans le parcours du personnage.
De légende, il est d'ailleurs on ne peut plus question dans le 13ème guerrier. L'œuvre n'est en effet ni plus ni moins qu'une relecture du célèbre poème Beowulf auquel les oripeaux du fantastique auraient été enlevé. En cela, le 13ème guerrier est véritablement le précurseur du mode de pensée des années 2000 où les mythes seront réexplorés dans une optique réaliste et humaine comme le fera Troie et autres roi Arthur. Modifiant légèrement les noms des protagonistes, le récit reprend à son compte les divers passages du poème (l'affrontement dans la salle du trône, le combat avec le dragon, la recherche de la mère des monstres dans sa caverne) mais les reforme pour aboutir à une vision tout à fait plausible. Bref, il s'agit de montrer la naissance des légendes comme dans cette scène coupée où lors de leur périple en mer, les vikings se croyaient attaqués par des monstres marins qui s'avéraient être des baleines. Pour poursuivre cette optique, McTiernan pratiqua un tournage éreintant. Tourné en grande partie dans des décors naturelles magnifié par une photographie limitant l'apport de lumières artificiels, le visuel du film dispose d'un réel cachet. On sent la dureté des conditions de tournage à chaque image et cela rend encore plus héroïques chaques gestes, mouvements ou dialogues des acteurs. Si cette relecture réaliste d'une œuvre fantastique fonctionne si bien, c'est parce qu'il est impossible de remettre en cause ne serait-ce qu'une seconde la crédibilité de cette univers barbare. La crasse étreint chaque décor et c'est avec hardiesse que le casting les traverse ou s'y combatte. Les batailles du film se montrent d'ailleurs fiévreuses et brutal même si le remontage a évacué les nombreux éléments gores qui les parsemaient.
Mais en dépit de ses qualités, le constat fait mal. Alors que l'heroic fantasy et les fresques guerrières allaient obtenir les louanges du public deux ans plus tard, le 13ème guerrier apparaît trop en avance sur son temps et les spectateurs le boudent. Il faut dire qu'il n'y a pas grand monde pour les pousser en salles. Se rangeant du coté de McTiernan, la critique se fait assassine face au film qu'on lui présente. Quant à McTiernan lui-même, il refuse d'assurer la promotion du film. Banderas en fera autant pendant qu'Omar Sharif se retirera des plateaux après avoir vu le sort que le film lui a réservé. Avec ses 100 millions de dollars de budget alloué, le studio Buena Vista fait fichtrement la gueule face à une telle contre-performance. Et Crichton dans tout ça ? Le bonhomme pense être dans son bon droit et refuse catégoriquement d'offrir la possibilité à McTiernan de livrer sa version du film. Les rumeurs les plus folles disent même qu'il aurait brûler les négatifs originaux pour que cette director's cut ne voit jamais le jour. Il faudra donc se contenter du film que l'on connaît. Une œuvre maltraité mais audacieuse et passionnée.
Un film qui va à l'essentiel, c'est le moins que l'on puisse dire. Charcuté par des producteurs peu scrupuleux – M. Crichton en tête – cherchant l'efficacité à tous prix (au moins 40 minutes se sont ainsi volatilisées), le métrage se résume à une tambouille hollywoodienne, pas forcement indigeste, mais emplie de bien des regrets. Regrets que le père McTiernan n'ait pas eu le final cut (une fois n'est pas coutume) et que la grande fresque "historique" qu'il avait ambitionnée n'ait pas vu le jour. Alors ce n'est pas ce que l'on pourrait appeler un film catastrophique – je dirais même loin de là ! – et McT maitrise comme un Dieu ses scènes d'actions/combats. Mais voilà, la question est "que reste-il au film si on lui retire ses scènes de batailles ?". Et c'est là que l'on s'aperçoit que le scénario tient finalement sur un mouchoir de poche et que Hollywood ne démérite pas sa réputation de Grande Faucheuse. Un film efficace, certes, mais sans véritable souffle épique. Frustrant!
8e long-métrage de John McTiernan, Le 13ème Guerrier est l’adaptation cinématographique du roman de Michael Crichton, intitulé "Le Royaume de Rothgar", qui nous montre comment au Xe siècle un poète arabe se retrouva mêlé à un groupe de Vikings, ce qui constitue donc une alliance des plus originale… On suit donc l’exil de Ahmed Ibn Fahdlan, et qui à la suite d’une rencontre avec les légendaires guerriers nordiques se retrouve inclut dans une prophétie, cette dernière l’amenant dès lors à effectuer un long voyage en direction du nord, vers les terres de ses nouveaux compagnons d’arme. Par ailleurs l’inclusion d’un mystérieux fléau frappant le royaume de Rothgar ajoute un surcroît d’intérêt à l’intrigue, déjà pour sa part captivante et intéressante… Ainsi, le film se fait fort dans un premier temps d’une ambiance quelque peu fantastique, l’ennemi semblant être des sorte de semi-démons, puis plus conventionnelle une fois passé les premiers affrontements ; ajoutons les batailles batailles restent de bonne facture, bien que parfois un peu confuses, ce qui est bien dommage… La BO elle est suffisamment efficace pour être appréciée, et les paysages sont propices à de superbes scènes. Néanmoins si au final cet ensemble se révèle plaisant, il aura manqué selon moi au 13ème Guerrier un certain sens de l’épique et du spectaculaire peut-être, notions qui lui font défaut alors que Antonio Banderas nous livre lui une bonne interprétation. Enfin ajoutons que le film fait parfois preuve de quelques incohérences, la plus belle restant l’apprentissage de la langue des Vikings par Ahmed, véritable prouesse un tant soit peu improbable en soit… Ainsi pour conclure ce long-métrage reste un très bon divertissement, si ce n’est que je lui reproche avec une certaine déception ce manque d’épique, qui aurait apporté un plus certain à l’ambiance du film !