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Un visiteur
4,5
Publiée le 10 mai 2013
Polansky a du faire des choix pour l'adaptation d'un remarquable polar, sinon le film aurait duré deux bonnes heures de plus, on y perd en détails appréciables sur les adeptes du satanisme, comme le fut apparemment Dumas, mais l'ambiance qu'il instaure est envoutante, et il a malgré tout signé un film de bonne facture, original, bien joué. Et je recommande vivement le livre d'Arturo Pérez-Reverte "Le Club Dumas" dont le film est adapté.
Mystique ou mystérieux, ce film ne laisse pas insensible par sa beauté, son élégance et son côté énigmatique. Une balade comme une chasse au trésor sous fond d'oeuvre du diable. Un grand Johnny Depp et un Polansky en forme. Film agréable à voir, voire à revoir.
"La 9e porte" se veut un film fantastique. Dans ce domaine, c’est un échec complet, total, définitif. En revanche, comme à son habitude, Polanski réussit presque (même le « presque » est habituel…) son polar (comme pour Frantic) mais il est finalement faisandé. Le spectateur se demande où diable va le mener cette quête du livre démoniaque perdu. Intrigue à tiroirs, assassinats, tentative de meurtre, énigme biscornue constituent la bonne part du film. Hélas, c’est à peine son prologue. Le reste ressemble à un essai de thriller fantastique potache et bringuebalant qui n’inquiète ni n’effraie jamais. La « surprise finale » est pressentie par le spectateur moyen, même assoupi, très tôt. Tout cela sent le boy-scoutisme luciférien, images d’Épinal incluses. On voit les seins d’Emmanuelle Seigner… Satan m’habite ? Même pas… À la porte ! http://autopsie-du-monde.over-blog.com/article-les-nanars-de-la-semaine-critique--40760493.html
Polar / film d'enquêtes peu passionnant et très ennuyeux. Dommage car j'adore Johnny Depp et les films de Roman Polanski en général. Ici rien ne m'a réellement emballée et les scènes finales spoiler: (mêlant sorcellerie et paranormal) sont ridicules et risibles. On est content que ça se termine.
J'avoue être resté de marbre, quand bien même on pourrait considérer l'enquête comme relativement prenante! Mais il y a dans la réalisation de Polanski, tout comme dans l'interprétation de Depp, une distanciation ironique d'avec le sujet qui ne me permet pas vraiment d'être happé par l'intrigue. Ainsi, tout me parait artificiel, un peu bancal, peu crédible (l'interprétation de Seigner, le monde des passionnés de démonologie,...)... et finalement plutôt grotesque et oubliable!
Le début du film est très réussi avec un scénario qui sort de l'ordinaire sur l'univers des collectionneurs de livres occultes anciens. Malheureusement à partir de l'épisode de Paris, et la révélation de la nature surnaturelle du personnage joué par Emmanuelle Seigner, le film perd en crédibilité. Les dialogues sont aiguisés et les personnages cyniques à souhait. La psychologie des collectionneurs est assez bien rendue, en particulier ce hobby qui devient une véritable addiction et qui finit par coûter extrêmement cher. Johnny Deep arrive à camper un expert en livres anciens sympathique malgré toutes les méchancetés qu'il se dit sur lui-même à tous les personnages qu'il rencontre, Malgré le peu d'illusions qu'ils se fait de lui-même et de son métier, il sait flatter les collections de ses clients millionnaires, pour tirer le meilleur pourcentage possible de ses transactions, mais ne possède lui-même aucun livre ancien. Cela rappelle beaucoup les conseillers en peinture, qui ne possède aucun tableau.
Un thriller sur fond d’ésotérisme frisant le plus souvent avec le grotesque. La réalisation de Roman Polanski est impersonnelle, ne parvenant jamais à créer une quelque atmosphère tandis que l’intrigue outre ses nombreuses invraisemblances ne parvient guère à convaincre en flirtant avec le fantastique et se montre très laborieuse. Quant à l’interprétation, elle est d’une fadeur extrême.
Le mystère qu'un collectionneur charge Dean Corso d'éclaircir se trouve dans trois livres anciens dispersés. C'est le début d'une enquête complexe, d'autant plus que l'irrationnel et, peut-être, le démoniaque, y tiennent une large part. Roman Polanski réalise un polar chargé d'étrangeté et baignant constamment dans une atmosphère trouble. Le terrible secret contenu dans les trois livres procure par avance un plaisir ludique qui réveille notre imaginaire et des fantasmes sur les maléfices diaboliques. On reste cependant un peu sur notre faim. Car, même indépendamment d'un dénouement qui n'est pas aussi spectaculairement infernal qu'on l'espérait, l'enquête internationale de Johnny Depp manque, en dépit de ses figures inquiétantes et de son contexte surnaturel, d'intensité dramatique. Sans doute le scénario n'est-il pas suffisamment astucieux ou surprenant. Au long des pérégrinations de Corso, on a le sentiment que le réalisateur ne parvient pas à s'affranchir d'un certain prosaïsme et, par conséquent, à introduire une anxiété pleinement métaphysique. La mise en scène est soignée, sombre, mais elle semble un artifice esthétique plus singulier sur la forme que sur le fond.
Voilà un petit film plutôt sympathique qui mêle thriller et fantastique en la présente d'une histoire de livre ancien écrit par Satan lui-même qui ouvrirait la Neuvième Porte des Enfers. Comme le veut la tradition des films noirs auquel fait référence Polanski, on a droit au détective privé ingénieux à la merci des femmes fatales, manipulés par tout le monde et totalement dépassé par l'univers dans lequel il a mis les pieds. Cette quête du précieux manuscrit est bien sûr couverte de cadavres, et l'on ne sait jamais quelles sont les intentions des protagonistes. Le tout ayant pour fond le mystique et le diable. Disons que le film n'est guère prenant, les rebondissements s'enchaînent mais l'on reste de marbre. Malgré des efforts évidents dans les décors, le film manque d'atmosphère, d'une ambiance qui collerait au propos. En dépit de la présence d'acteurs charismatiques (dont Johnny Depp), l'interprétation globale laisse quand même à désirer, on l'est pas loin d'un téléfilm (français?). Le film peut être vu comme un mélange entre Qui a tué le chevalier? (roman du même auteur) et Angel Heart et pourquoi pas le Nom de la Rose. On déplorera également le doublage de Johnny Depp, très mauvais, qui ne colle pas du tout au bonhomme. Le film se laisse regarder sans déplaisir, mais pas deux fois.