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Laurent C.
295 abonnés
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4,0
Publiée le 17 novembre 2013
Je ne regrette pas du tout d'avoir vu ce film. Malgré l'aspect auto fiction, le film nous emporte avec gravité et légèreté à la fois dans les cavités intérieurs de ces personnages jamais ridicules et très beaux.
Valeria Bruni Tedeschi (VBT), seule femme retenue dans la sélection officielle au dernier Cannes, livre là un nouveau "long" (son troisième, depuis 2002) qui parle d'elle, et de ses proches, mais ce n'est pas une autobiographie pour l'écran, et on aurait tort d'y voir du nombrilisme verbeux, même si elle creuse le sillon de son mal-être, notamment sur la question de sa maternité contrariée, et même si "Louise", qu'elle incarne, bien sûr, lui ressemble par ailleurs tant, au caractère (enfant gâtée, femme angoissée), et dans les fragments de vie contés (ses amours compliquées en Louise avec Nathan/ Louis Garrel, son cadet de 18 ans, sa mère, Marisa Borini - qui ne change même pas de prénom et joue du piano comme la concertiste qu'elle fut - son frère chéri "Ludovico", se mourant de la même affection que son cadet Virginio dans la vraie vie..). Le "Château en Italie", qui donne son titre au film (scénarisé à 6 mains comme "Actrices" déjà, VBT, Noémie Lvovsky et Agnès de Sacy), est aussi un "château en Espagne" (synonyme de projets irréalisables : guérison du frère, maternité..), mais c'est d'abord un (magnifique) édifice bien réel, "Castagneto Po", ex-propriété près de Turin des industriels Bruni Tedeschi, symbole du raffinement et de la décadence de cette famille de très grands bourgeois (acheté par un cheikh en "vrai", par un oligarque russe dans l'histoire), où VBT a pu tourner. Valeria se livre ici avec à la fois humour et autodérision (nombreuses scènes piquantes, flirtant aussi avec l'absurde, intermèdes "bouffons" avec l'excellent Xavier Beauvois, plus en "choeur" à lui tout seul qu'en Candide - le tout souvent autour de la religion), et tendre impudeur, résolument côté sentiments (filiaux, fraternels, amoureux), comme dans "Il est plus facile" (où elle était "Federica"), plutôt que côté métier, à peine esquissé (alors qu'en "Marcelline", "Actrices" ne parlait que du paradoxe de la comédienne). Retour du deuil - après le père (opus 1), le frère (parfait Filippo Timi). Le ton de ce psychodrame (ou de cette auto-psychanalyse ?) est très personnel, très abouti et très séduisant. Solide équipe technique, entièrement féminine ! Une très bonne surprise cannoise - évidemment oubliée du palmarès.
Après quelques minutes d'hésitation, ce film m'a superbement transporté dans cet espèce de carnaval où les gens rient d'eux-même et de tout ce qui les entourent. La réalisation de Valéria Bruni Tedeschi est lumineuse et parfaite de moments forts mais aussi avec de grands moments d'amour et de tendresse, et aussi de beaux rires qui nous rappellent que la vie, il faut toujours la prendre en riant , si on veut pouvoir en garder le meilleur dans le cœur.
Est ce du grave qui se veut léger ou le contraire??? Pour moi la faiblesse du film qui aurait du pétiller et attendrir tient à la difficulté que j'ai éprouvé à m'impliquer Le rythme est sinusoïdal à la hauteur des humeurs un peu bipolaires des membres de la famille qui traitent les autres avec beaucoup d'inconstance voire de xalement c'est le pique assiette insupportable qui parait le plus solide : formidable Xavier Baudois Les autres acteurs ont campé des silhouettes plus ou moins bien découpées Exception notable Marisa Boroni très convaincante en matriarche dépassée et volontairement ignorante des réalités menaçantes.( C'est elle la star et dans ses traits fatigués on trouve indubitablement ce que Carla lui doit)
Film irritant,ridicule et pénible,j'ai lutte pour ne pas quitter la salle ,en espérant trouver une belle fin ,les criques de la presse étant globalement bonne. Au contraire le dernier tiers du film s 'emballe dans le grotesque .
Coincé au milieu de la rangée, je n'ai pas pu fuir au bout de 30 minutes (ce qui aurait été une première). . Ce château est le pire film depuis 5 ans. Aucun scénario, des scènes qui donnent toute sa valeur au mot ridicule (le mariage à l'hôpital, la bagarre avec la sœur pour le siège, l'insémination). Aucune émotion, des dialogues insipides. Quant aux acteurs, c'est le pompon. VBT et ses fous rires débiles mais surtout l'insupportable Garrel qui se prétend acteur mais est seulement le fils de. Heureusement qu'il y a la carte UGC
Quelques moments (voire instants !) de grâcespoiler: - la scène de l'avant-premier baiser entre VBT et LG, la rencontre avec l'ex-ami de la famille et le frère accompagné de sa femme, la fausse couche en pleine rue,les dernières secondes et l'image de fin... - et le jeu de certains acteurs (la mère, le frère...) ne suffisent pas à faire un film. De souvenir, j'avais vraiment aimé "Il est plus facile pour un chameau", moins "Actrices". En dépit des sujets abordés, on a l'impression que le film ne fonctionne pas vraiment : l'ennui gagne souvent ainsi que l'agacement face aux gesticulations quasi hystériques du personnage principal.
Tour de force de Valeria Bruni-Tedeschi d'avoir élaboré un scénario aussi complexe où chaque personnage a une épaisseur, de l'avoir tourné avec une énergie qui ne faiblit pas de bout en bout, et d'avoir incarné "son personnage" qui semble à l'opposé de toute cette clairvoyance...noyé dans ses problèmes, se cherchant avec hésitation ! Visage et jeu extrêmement expressifs d'une femme dans un tourbillon entre mère, frère, jeune amant, désir de maternité. Tous les acteurs excellents avec mention spéciale pour Marisa Borini. Bravo.
Je me suis sérieusement ennuyée pendant ce film. On assiste à la décadence d'une famille italienne, sans bien comprendre ce que Valeria Bruni Tedeschi souhaite nous faire partager. Les personnages ne sont pas antipathiques mais l'on n'arrive pas à s'émouvoir de leurs problèmes existentiels ni de leur "faillite" (tout est relatif ;-)). On ne peut que se ranger à l'avis du jardinier : c'est "une famille de dégénérés"… quelques scènes nous arrachent un sourire, les acteurs sont excellents mais cela ne m'a pas suffi pour passer un bon moment.
Au sortir de la salle , j'étais plutôt enthousiaste. Deux jours après, beaucoup moins, ce nouveau film de Valeria Bruni-Tedeschi m'est complètement sorti de la tête. Peut être étais-je encore sur le souvenir d'Actrices que j'avais beaucoup aimé. Ce nouveau long métrage de l'actrice-réalisatrice est, apparemment, très autobiographique (tourné dans le château de famille, le frère malade, la relation avec Garrel...une vraie mise en abime...). Et finalement très...
Drôlissime !!! Mais aussi fin, malin, sensible. Les personnages sont puissants, complexes, névrosés mais si attachants. Et je n'avais pas autant ri (la scène d'insémination !!!) depuis longtemps.
c'est vraiment le sujet du film qui le rend si insupportable. les problemes des gros riches, leurs pleurnicheries, leur mepris des autres, leur egoisme.... tout cela VBT le montre l'assume et semble en etre fière. Je pense que le cinema a mieux à montrer.