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momo M.
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4,0
Publiée le 30 avril 2014
C'est un roman d'amour qui n'a rien d'une bluette. L'amour est partagé et pourtant impossible car la barrière sociale demeure infranchissable. Lucas Belvaux réussit très bien cette histoire d'amour sur fond de fracture sociale et culturelle. Les personnages sont très bien joués. Emilie Dequenne pétillante et Loic Corbery complètement craquant en amoureux jouant les pygmalions. Allez voir ce film !!
Alors ok le perso principal est "marrant" (enfin vite fait), alors ok Dequenne semble pétillante (semble seulement)... Mais bon... c'est pas grand chose tout ça...
J'aime bien l'idée du couple mal assorti, est-ce-que l'amour peut dépasser la condition sociale, ce genre de trucs... mais là, boarf, ça n'en fait rien d'autre qu'un film répétitif et inutilement verbeux, explicitant tout au lieu de montrer par la mise en scène. On dirait un très mauvais Rohmer en fait. Le réal (ou alors ça vient du livre) n'a ni l'intelligence, ni la finesse pour comprendre de quoi il veut bien parler... Il nous parle de Zola qui parle d'une description d'une époque... ben là ce film parle juste de ses deux personnages assez banals et qu'on a déjà vu ailleurs...
Pas grand chose à se mettre sous la dent, les scènes de chansons sont pas superbes... et Dequenne peut se trémousser autant qu'elle veut, rien n'y changera... c'est mou... la mise en scène n'aide pas...
En gros lorsque la fin arrive, ben je m'en fous... ça ne me fait ni chaud ni froid. Et ceci alors que je me reconnaissais plutôt pas mal dans le perso principal.
C'est loin d'être l'éclate ce film... et pourtant j'avais aimé 37 témoins, précédent film du réalisateur... je suis d'autant plus déçu... bref une comédie (?) romantique de moeurs on ne peut plus dispensable et qui ne comprend même pas son sujet... un peu navrant.
Cependant ce n'est pas nul à chier non plus, c'est juste mauvais...
Je n'ai pas aimé le début, très lent et plein de clichés, mais heureusement, le ton devient bien plus juste et sensible dans la deuxième partie, jusqu'à une fin très réussie. "Pas son genre" doit également beaucoup à Emilie Dequenne qui y est lumineuse !
Fable de l’amour impossible, Pas son genre hésite longtemps entre beaucoup de choses, maladroitement coincé quelque part entre La vie d’Adèle, pour la lutte de classes, et Bienvenue chez les Ch’tis, pour la farce provinciale. Visiblement mal à l’aise avec son sujet, qui est pourtant la principale force de son film, Lucas Belvaux semble longtemps faire étrangement tout pour ne pas être pris au sérieux, au risque d’un flou artistique à peu près total. S’il n’y réussit heureusement pas complètement, cela ne suffit pas à vraiment sauver un film qui ne fait rien pour être aimé.
Si Pas son genre ne mérite sans doute pas d’être excessivement encensé ou démoli, peu de films m’ont au final laissé aussi perplexe une fois le clap de fin tombé. Au-delà de sa qualité intrinsèque, loin d’être exceptionnelle, il me semble en effet que le dernier film de Lucas Belvaux est l’exemple parfait d’un quiproquo artistique total, dialogue raté entre l’auteur et son public. Explications.
Pendant une bonne heure, Pas son genre semble être un film d’une stupidité presque totale, caricature à peu près complète du bon peuple et de la province. Flirtant sans cesse avec un mépris social assez insupportable, notamment grâce à l’interprétation quasi grotesque d’une Émilie Dequenne qui nous a pourtant habitués à mieux question crédibilité, le film de Lucas Belvaux débite tous les clichés possibles et imaginables sur le petit peuple de province, forcément naïf et sympathique, et le parisien type, forcément hautain et spirituel. Dans cet exercice de style franchement affligeant, étant en plus mis en scène avec autant de doigté qu’un épisode de Joséphine ange gardien, tout semble alors prêter à sourire et les signaux sont au vert pour pouvoir gentiment se foutre de la gueule de cette pauvre gourde d’Émilie Dequenne, bien gentille mais un peu coconne, et la salle ne s’en prive alors pas (bah oui puisque qu’à Paris on est du bon côté de la farce…). Malaise de mon côté, mais certains ont alors l’air de beaucoup s’amuser. C’est vrai que c’est marrant de tirer sur des ambulances.
Et c’est là que Lucas Belvaux perd à mon sens ses spectateurs, qui l’ont certes bien mérité parce que le panneau est franchement gros, et se perd finalement en partie avec son film. Car Lucas Belvaux n’a bien sûr pas voulu seulement réaliser qu’une farce de boulevards sur les amourettes provinciales d’un jeune et brillant philosophe parisien (difficile au passage pour les « provinciaux » de ne pas encore plus détester Paris avec des films de ce genre), et le tournant dramatique arrive finalement quand on ne l’attend presque plus, gavé de scènes plus pénibles les unes que les autres. Et là plus personne ne dit rien dans la salle, parce qu’on s’est bien foutu de la gueule de cette pauvre petite et on se rend maintenant compte qu’on ne vaut pas mieux que ce cher philosophe. Magie du cinéma, qui n’est finalement qu’un grand miroir.
Si les choses ne s’arrangent pas complètement, le regard de Lucas Belvaux sur son héroïne restant très condescendant, ce ton résolument dramatique donne à son film un peu de la profondeur qu’il fuyait jusque-là désespéramment. En mettant régulièrement en scène le malaise social s’installant entre les deux amants, il offre également la possibilité à Émilie Dequenne d’enfin sortir de la caricature dans laquelle elle était enfermée pour entrer dans un registre de la détresse qu’elle maîtrise au contraire sur le bout des doigts, ce qui permet en grande partie au film d’échapper au complet raté vers lequel il semblait se diriger. Si tout cela reste précaire et que cette dernière partie n’a rien non plus d’un chef d’œuvre, ce retournement de style a au moins le mérite de rétablir l’équilibre entre ses deux héros, et surtout de réhabiliter son héroïne durement traitée jusque-là.
Il ne répond en revanche pas à la question de savoir si Lucas Belvaux a intentionnellement massacré la première partie de son film juste pour que le style colle au caractère de son héroïne, alors dépeinte comme la dernière des idiotes. Que ce soit volontaire ou pas, Pas son genre nous laisse donc au final avec cet étrange paradoxe : bien que très largement raté, il n’en est pas moins un véritable objet de réflexion, et ça n’est déjà pas si mal. Reste toutefois l’impression d’une forme de gâchis, et d’avoir raté quelque chose de plus beau et de plus grand. Tant pis.
On tombe dans des fossés de clichés à trop vouloir les éviter. Du Harlequin au cinéma: On prend son temps, ça se regarde facilement, mais on n'y croit pas. Dommage.
N'ayant pas lu le livre, c'est essentiellement pour cette magnifique actrice qu'est Emilie Dequenne que je me suis rendu à la séance. Et effectivement, elle crève l'écran par une force de transmissions émotionnelles multiples, et ce quelle que soit la situation, gaie, triste, euphorique ou... musicale (séquences magnifiques si vous avez déjà pris part à un karaoké).
J'ai par contre été un peu moins convaincu par la mise en scène banale spoiler: hormis la magnifique scène du carnaval tout en silence et par le personnage de Clément (parfait Loic Corbery) qui pour moi, manquait de "passion philosophique". Le film s'adresse avant tout à vous Mesdames romantiques (4/5ème de l'assistance) mais vaut tout de même la peine d'être vu
Dans le genre ultra mauvais difficile de faire pire, jeu d'acteurs improbables, scenario ridicule, pas credible pour deux sous, dialogues a la limite du supportable, décors hideux, clichés permanents atroces, et bien entendu, une fin ultra mauvaise et comletement deplacee
Ce film témoigne d'une façon admirable et sensible de l'incompréhension entre un homme et une femme et entre deux êtres de culture et de tempéramment différents lorsqu'il faut exprimer ses sentiments. Elle extravertie et spontanée, lui introverti et pudique n'ont aucune chance de s'entendre. Lui le sait, elle doute mais espère désespérement lui faire avouer ses réels sentiments. Elle est dans l'émotion, lui reste imperturbable
Heureusement, je n'habite pas Arras....... Apparemment à Paris, il n'y a jamais de mecs bourrés dans les rues la nuit, enfin sûrement pas dans les petites rues sélects de saint germain des près...... Un film sur le choc des cultures ? un film sur les différences de classes et comment les surmonter ? un film sur la mixité sociale ? non, juste un film qui essaie de nous faire croire qu'un bobo serait assez intelligent pour ne pas discriminer une personnes qui ne lui ressemble pas..... et çà je n'y crois pas....... au delà de çà, Emilie Dequenne est resplendissante et convaincante et Loïc Corbery aussi mais pas dans le rôle d'une coiffeuse et d'un prof de philo. Et la fin est brutale et bâclée, j'ai eu l'impression que le réalisateur ne croyait pas non plus à son histoire........
Mon dieu ! Je me demande sérieusement si Lucas Belvaux avait fait un pari avec ses potes pour voir combien de clichés il pouvait empiler sur le choc des cultures dans un seul film, mais si c'est le cas, il mérite son nom dans le livre des records. J'en vois des daubes, mais en général ils essaient quand même de se limiter à un ou deux détails lourdingues ! Donc je résume, d'un côté il y a un mec parisien méprisant qui est prof de philo, a un appart avec une bibliothèque immense mais pas de télé (pouah!), va boire son café (à 6 euros) aux Deux Magots, lit Dostoïevski pour le fun mais n'a aucune culture "populaire" et a des parents bourges qui vont à l'opéra en râlant parce qu'il n'a pas fait L'ENA. Et de l'autre, il y a une gourdasse coiffeuse décolorée au doux nom de Jennifer (avec l'accent svp) qui vit en province (beurk!) dans un appart rose bonbon avec son fils Dylan (ça ne s'invente pas !), ne lit que des magazines ou des romans d'Anna Gavalda (comble de l'horreur apparemment), passe ses soirées à faire du karaoké et à parler de Jennifer Aniston, utilise des surnoms style "chaton" et se fout des paillettes plein le décolleté pour aller s'extasier devant le raffinement d'un resto normal. Et encore, je ne parle pas des dialogues ahurissants de naturel et du jeu des acteurs pas du tout emprunté... Au début j'étais un peu outrée des abords misogynes du "je vais te faire découvrir la grande littérature, ma cocotte", mais après j'ai compris qu'en fait non, le personnage masculin était lui aussi écrit comme un crétin qui a droit de son côté à "je vais te décoincer ton balais dans le fondement et t'apprendre les valeurs et le bon sens populaire". Tellement affligeant que s'en est presque drôle. Presque.
Fabuleux film ; à voir à tout prix, au début on pense que ça va être « Bienvenu chez les ch'tis » à Arras mais sans ch'tis, mais on se laisse embarquer dans un fabuleux film d'une très rare qualité.Les acteurs sont éblouissants dans cette histoire d’un amour qu’on sait condamné mais qu’on imagine possible presque jusque la fin..J'ai été totalement emporté par ce film au point d'avoir une vive envie de redécouvrir Kant !!! A VOIR OBLIGATOIREMENT...
Un film sur la différence de classe sociale sans préjugé, sans manichéisme. Le sujet est traité avec finesse et justesse. Emilie Duquesne est éblouissante (un césar, un césar!). Bon enfin bref, ce film m'a énormément plu.