Pas son genre
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423 critiques spectateurs

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Blanche G.
Blanche G.

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2014
c'est parfait. les relations humaines sont très bien rendues. le titre n'est pas tout à fait exact. indépendamment de la différence de culture il y a aussi la lâcheté de l'homme ou la peur de ne pas vouloir s'attacher. Emilie Dequenne est partie pour un prochain césar. elle éclate l'écran.
ffred

1 995 abonnés 4 298 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2014
Après quelques films très noirs, Lucas Belvaux (Rapt, 38 témoins) se tourne vers la comédie romantique. Enfin, c'est ce que laisse entendre la bande-annonce. Le philosophe parisien rencontre la petite coiffeuse d'Arras. En grattant un petit peu, ce télescopage de deux mondes, ceux de Kant et de Jennifer Aniston, rencontre de deux êtres que tout oppose, va très rapidement s’avérer être presque aussi...
vidalger

380 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2014
Après "38 témoins" qui ne nous avait pas vraiment convaincu, Lucas Belvaux nous donne dans "Pas
son genre" une petite leçon de cinéma. Bien aidé par un scénario très proche du roman adapté, et surtout par un couple d'acteurs époustouflants de naturel, il nous plonge dans ce qu'on devine être rapidement la chronique d'un drame annoncé. Émilie Dequenne, éblouissante en amoureuse blessée par la vie et qui veut encore croire au grand amour, confirme de film en film qu'elle a une réelle intelligence des rôles qu'elle interprète. La description d'une petite ville de province avec tantôt les yeux d'un Parisien intellectuel passablement coincé et tantôt ceux d'une coiffeuse provinciale aux distractions plus populaires, ne revêt pas l'aspect caricatural et méprisant qu'on aurait pu craindre. Les images de Belvaux sont marquées d'un classicisme de bon aloi mais on aurait apprécié un peu plus d'originalité dans le mouvement de la caméra ou les enchaînements afin de ne pas confondre certaines scènes avec des échantillons de "plus belle la vie". Bande-son superbe.
Ewen Blake
Ewen Blake

190 abonnés 1 309 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2016
Même s'il s'agit d'une histoire d'amour, qualifier le film de Lucas Belvaux de comédie romantique semble bien saugrenue quand tout son propos (et le simple fait d'en avoir un le distingue de biens d'autres comrom) l'oppose aux modèle du genre, Pretty woman et autres contes Disney qui nous font croire que l'amour est plus fort que tout. Dans Pas son genre, l'amour est un jeu qui se joue à deux et à la fin c'est le déterminisme social qui gagne.
Je n'avais pas vu un aussi bon film sur les couples séparés par leur milieux depuis La Vie d'Adèle. Mais l'incompatibilité socioculturelle se double ici d'un décalage sentimental car ce couple est différent jusque dans sa façon d'aimer. Clément d'abord est difficile à cerner : son amour de la littérature est tel qu'il vit autant sa vie dans ses lectures que dans la vie réelle. Il est prisonnier de son éducation et de ce qu’il est mais il a également de vrais lacunes affectives, des difficultés à sociabiliser et au-delà de son indéniable lâcheté, est incapable de verbaliser ses sentiments et de s’engager car aimant uniquement dans le présent. Pour autant il s’intéresse sincèrement à Jennifer, l'écoute sans la mépriser. Il serait injuste de n'en faire qu'un salop profitant de Jennifer mais pour autant il n'envisage jamais faire sa vie avec elle, à aucun moment il ne lui dit je t'aime, ou n'accepte de rencontrer son fils ce qui serait une étape supplémentaire dans son engagement. Son refus de la présenter devant sa collègue est symptomatique de l'ambivalence de son comportement et de sa lâcheté. Et c'est sa tragédie car il a tout de l'homme bien.
Si pendant la séance je me suis davantage reconnu dans Clément, de façon surprenante, je développais plus d'empathie pour Jennifer. Car Jennifer incarne une vraie, belle femme. Normale mais tellement positive : elle aime son job, sort avec ses amis, sait aimer. La bonne idée de Philippe Vilain c'est qu'elle est à la fois simple avec pour principale ambition d’être heureuse mais qu'elle n'est pas conne pour autant (en témoigne son choix final). Elle est de plus entière et s’offre totalement dans sa relation même si celle-ci semble vouée à l’échec dès le départ. Elle n'attend pas le bonheur, elle le construit. Bien davantage que Clément (qui est presque spectateur / analyste de son propre couple) elle est moteur dans la relation et s'efforce de fixer leur amour par exemple en essayant de lui faire rencontrer son fils. Elle tente également de se faire désirer, de susciter une réaction chez ce philosophe dont les ailes de géant l'empêche d'éprouver des sentiments, d'aimer tout simplement. Elle est généreuse et aime les choses pleinement, entièrement et c'est cet engagement qui confère une certaine noblesse à ses choix. De la même façon sa façon de toujours se montrer maquillée, coiffée, jolie. Cela pourrait paraître de la coquetterie, une perte de temps voir une marque de superficialité ou de narcissisme mais pas chez elle. C’est plutôt une forme de respect d’autrui, par politesse, pour donner une belle image d’elle-même. Si on veut aller plus loin on peut aussi se dire que se teindre en blonde décolorée c'est une volonté de plaire, de fabriquer une image destinée à plaire aux désirs supposés des hommes.

Ce que j'ai aimé dans ce film sur les différences sociales c'est que je n'ai pas eu l'impression de regarder des clichés même si les marqueurs sociaux sont nombreux. Les noms des personnages (Jennifer vs Clément), leurs villes respectives (Paris vs Arras), leurs goûts musicaux (Opera vs karaoke), leurs vêtements ou leurs lectures sont des stéréotypes certes mais finalement assez fidèle à leurs réalités respectives. Ils correspondent à leur milieu sans être caricaturaux. J'ai également beaucoup aimé le traitement de la culture dans ce film. Aujourd'hui (et c'est à mon avis nouveau et inquiétant) on affiche fièrement son inculture, pire on la revendique si bien qu'elle devient une source de célébrité (cf. la chroniqueuse au shampoing). Ce qui était un des rares moyens de transcender les classes sociales (avec le sport) devient un autre moyen de cliver les gens, les diviser. Certaines classes sociales s'auto excluent ainsi de certains loisirs (Opéra, musée, roman...) parce que cela n'est "pas pour eux". Les films d'auteurs, les intellos ou les Bobo sont maintenant des termes péjoratifs pour une partie de la population. Et c'est affreux parce que de facto cela signifie que les classes sociales supérieures se sont appropriées tout un pan de l'art qui par définition devrait être accessible à tous. Je crois que l'on peut s'élever par l'art, la culture et pas seulement par le pognon car c'est ce qui célèbre la vie nous fait vibrer et finalement nous rend humain. Je m'égare et avec un niveau littéraire qui ne fait pas honneur au thème que je défend mais toujours est il que Jen, elle, sans avoir honte de son inculture (et c'est tant mieux) s'intéresse aux goûts de Clément aux nouveaux horizons et possibilités qu'il lui rend accessible et desquels elle s'approprie certains éléments. Les barrières sont néanmoins hautes et l'on voit qu'elle n'a tout simplement pas les bases suffisantes, les clefs de lecture nécessaires à la pleine compréhension (mais qui peut s'en prévaloir ?) de certaines œuvres. Ainsi sur Zola où elle ne s’intéresse qu'à la qualité de l'histoire et non à ce que l'histoire raconte de l'époque, des personnages. (Le réalisateur fait d'ailleurs une habile mise en abîme puisque Zola raconte dans Le Bonheur des Dames l'amour du Directeur pour une... de ses vendeuse sans le sou). C'est cette volonté d'apprendre qui la rend si touchante et cette scène au bar, si cruelle. L'autre élément qui ne peut que susciter l'empathie c'est qu'on sent qu'elle prend du recul sur sa vie et ses choix passés. Elle s'aperçoit que ce qui rend leur amour impossible c'est qu'ils n'arriveront jamais à se rencontrer intellectuellement. Tous deux sont pourtant intelligents, amoureux, libres de contraintes extérieures et indépendants financièrement. Mais une fois encore le fossé culturel, la fracture sociale est trop haute. J'ai donc trouvé ce film très intelligent dans la construction des ses personnages mais aussi lors de certaines scènes particulièrement astucieuses. Ainsi les scènes d'amour ne sont tournés que sur les visages. J'ai trouvé cela intéressant car éviter de filmer les corps et se focaliser sur les têtes c'est traduire par la mise en scène, le choix de caméra, le rapport sexuel comme un choix réfléchit plutôt qu'une pulsion hormonale. Et c'est brillant car là encore c'est montrer la maturité de Jennifer qui d'ailleurs préviens Clément que "les aventures" ne l’intéresse plus. J'ai aussi aimé l'idée de traduire (même si c'est peu subtile) l'état émotionnel du moment de Jennifer à travers ses interprétations au karaoké. Les scènes sont d'autant plus réussis que les performances sont convaincantes. En bref, un film qui traite très bien son sujet et est tout aussi réussi (et c'est rare) que le livre dont il est tiré.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 mai 2014
Après l'excellent "Dans la cour" de Pierre Salvaldori, est sorti la semaine suivante "Pas son genre", un film dont j'esperais beaucoup en regard de son sujet et de son metteur en scène (bien que j'avais été déçu par son précédent long 38 témoins sonnait parfois faux, et qui ne m'a pas déçu du tout, bien au contraire.

Car "Pas son genre" est avant tout une magnifique histoire d’amour, un genre certainement vu et revu au cinéma (enfin c'est les autres qui s'en plaignent),, mais dont, personnellement, je ne me lasse jamais surtout lorsque les cinéastes, comme l'a fait aussi Spike Jonze dans son "Her" ou Kechiche dans "sa vie d'Adèle", arrivent à apporter à ce genre aussi vieux que le cinéma un regard original et singulier sur cette rencontre entre deux êtres qui n'étaient pas forcément destinés.

Ainsi, face àux arguments de ma propre mère qui se refuse à aller voir ce film,pourtant défendu par toutes les critiques (qu'elle a tendance à suivre autant que moi), au motif que l'histoire est la copie conforme de la Dentellière (adaptation d'un roman de Pascal Lainé "La dentellière"] portée à l'écran par Claude Goretta avec Isabelle Hupert qui voyait aussi une jeune coiffeuse d'origine modeste tomber amoreux d'un professeur plus aisé socialement, je lui ai rétorqué que le film de Claude Goretta est de 1978, et que s'il a fallu attendre 35 ans pour voir une histoire similaire, c'est quand même que la question d'une relation entre deux êtres a priori complètement opposés n'est pas si traitée que cela au cinéma, et en tout cas pratiquement jamais avec la même sensibilité que ne le fait Lucas Belvaux dans son nouveau film.

Car un des immenses mérites du scénario de "Pas son genre", c'est qu'il décrit ainsi en prenant son temps et sans jamais prendre de haut ses personnages cette tentative de relation entre ces deux êtres que tout oppose ; condition sociale, niveau culturel, le lieu géographique, l'éducation, les plaisirs de la vie, et dont la relation va peu à peu tenter de se transformer en une relation tendre et amoureuse et où les deux pourraient y trouver leur compte. Les sentiments y sont explorés dans toutes leurs composantes, culturelles évidemment, mais aussi sexuelles ( à noter les très belles scènes d’amours sans aucune vulgarité ni voyeurisme aucun).
"Pas son genre" nous démontre de très belle façon à quel point l'amour et la passion sont de belles utopies qui, comme toutes les utopies, n'ont d'autre choix que de se briser face à la réalité sociale. La joie de vivre et l'insouciance de la belle provinciale face à l'arrogance inconsciente et la culture littéraire de l'autre nous entraineront forcément, sans spoiler la fin, dans une voie sans issue, au grand regret du spectateur (en tout cas du mien) qui aurait aimé croire à l'issue heureuse de cette histoire aussi chimérique soit elle.

On sait énormément gré à Lucas Belvaux de briser les a priori des deux milieux sociaux qu'il décrit, grâce à des dialogues sont très bien écrits qui mélangent avec grande pertinence le vocabulaire populaire avec celui d’une classe plus instruite, bien loin des caricatures ( si présentes dans les comédies françaises dont j'ai parlé au début de billet). Brisant les représentations inhérentes à leurs deux milieux, Lucas Belvaux prend surtout soin d'aimer terriblement ses personnages, et de nous les présenter avec énormément de bienvaillance dans le regard.

Car, empêtrés pourtant l'un et l'autre dans leurs conventions et leurs reflexes liées à leurs statut social respectif, ce couple improbable suscite ainsi la sympathie et l'empathie des deux côtés, ce qui constitue assurément la force des très grands films (et le livre de Philippe Vilain que je n'ai pas lu, dont le film est tiré, était visiblement un poil plus condescendant sur ses personnages)....suite de la chronique sur baz-art
lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2014
C'est drôle la plupart des critiques du film parle de l'impossible amour dû aux différences de classe sociale. Or si j'ai bien écouté les dialogues, Clément évoque très clairement son non désir d'enfant , de couple. Et il me semble son impossibilité à s'engager.. J'ai cru qu'il allait tomber amoureux réellement de Jennifer.. Donc l'amour serait possible au delà des différences de classe.
Lors de la scène du carnaval lorsqu'il rencontre sa collège, il semblerait que plus qu'un problème de classe sociale, ce soit un problème d'engagement qui le retient de Présenter Jennifer comme son amie, fiancée ou compagne. Les deux autres brunes (celle de la rupture du début, et Amira Casar paraissent être de la même classe sociale et pour autant Clément ne s'est pas plus engagé avec elles.
C'est pourquoi cet aspect du film est intéressant, le thème est pour moi " cet homme va t-il s'engager?
Cet homme va t-il apprendre enfin à aimer? Quitter un peu la plateforme du "philosophe" (enfin du prof philosophe qui donne des leçons de vie) mais qui ne vit pas entièrement . Il est tellement coincé.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 août 2014
Beaucoup de longueurs pour ce film qui enfile les poncifs et stéréotypes comme des perles.
Il est prof de philo parisien pédant, avec ses airs supérieurs mais aussi auteur à succès, et il se retrouve muté à Arras (déjà une énorme incohérence).
Elle est coiffeuse, mère célibataire, et fan de karaoké...
Ils se rencontrent et tout les oppose...
Et ça dure pendant presque 2 heures. Les personnages ne sont que des caricatures, ce qui rend le film vraiment pénible. Emilie Dequenne, livre une belle prestation, mais son partenaire, totalement tête à claques, est hors sujet.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2014
Dans cette figure de jeune prof de philo incapable d'imaginer la vie hors Paris, Vilain a du projeter beaucoup de lui même. Vilain, grand amoureux -et lâcheur- de femmes, souvent un peu âgées et souvent très connues, depuis Annie Ernaux ce qui est de notoriété publique puisqu'elle l'a elle même écrit, jusqu'à..... mais chut!

J'aime énormément ce que fait Lucas Belvaux, réalisateur belge (même si on voudrait bien qu'il soit français.... hélas non, nos français se cantonnent sagement aux comédies bien grasses); j'ai été passionnée par Rapt, 38 témoins, et surtout cette épatante trilogie grenobloise qui l'avait fait connaitre en 2001, où les mêmes évènements, les mêmes gens étaient utilisés dans trois films, avec des traitements totalement différents: une comédie, un thriller, un mélo. Un des actes cinématographiques les plus intelligents, les plus créatifs et les plus réfléchis qui ait jamais été entrepris.

Eh bien, même si ce scénario est un peu simpliste pour Belvaux, plus à l'aise dans du plus large, même s'il conviendrait de couper un bon quart d'heure, le cinéaste a réussi à donner bien plus de vie, de profondeur et d'intérêt à cette romance entre Clément, professeur de philosophie muté à Arras -l'horreur absolue!! et Jennifer, coiffeuse arrageoise et heureuse de l'être que l'on en trouve dans le livre.

Ces intellos parisiens sont décrits par toutes petites touches toutes en finesse, mais si juste! le père du héros (Didier Sandre) qui grogne parce qu'on l'emmène à l'Opéra voir un Dusapin alors qu'il n'aime que Debussy et Messiaen.... si c'est pas du vécu! Ca caractérise une classe sociale mieux qu'un long discours.... leur coquetterie, Arras, mais quel désert, comment peut on vivre à Arras, leur prétention... Loïc Corbery est vraiment très bien.

Mais celle qui porte le film, c'est la merveilleuse Emilie Dequenne. Son visage bien carré de chat n'a pas perdu toutes les rondeurs de Rosetta; elle est ravissante. Elle court tout le temps, elle chante tout le temps, elle rit tout le temps, en s'occupant de son petit garçon qu'elle élève seule, en prenant le bus, en faisant le métier de coiffeuse qu'elle adore -et surtout, le samedi soir au karaoké où, avec ses deux copines du salon, elle chante du disco. Elle aime sa vie, elle aime sa ville, elle est solaire. Il lui fait la lecture, elle l'emmène au cinéma -c'est impossible qu'il ne connaisse pas Jennifer Anniston! elle l'emmène au karaoké. Il est amoureux d'elle aussi -c'est évident. Mais à condition qu'elle reste la femme d'à côté. Celle qu'on n'emmène pas à Paris, celle qu'on ne présente pas aux collègues.

Mademoiselle Dequenne ne veut pas qu'on la dénude. Il est donc prouvé qu'un réalisateur respectueux peut faire un film qui se passe en grande partie dans une chambre et même dans un lit, sans qu'il y ait une débauche de poils pubiens; elles devraient en prendre de la graine, toutes ces jeunes actrices qui acceptent de se faire viandiser en racontant que c'est pour l'art, alors que c'est juste pour que le cinéaste fasse des entrées en plus en attirant des messieurs à l'œil salace, n'est ce pas mesdemoiselles Seydoux et Exarchopoulos.....

Lucas Belvaux n'est il pas en train de prendre la succession de Tavernier, en assumant un cinéma de facture très classique tout en étant capable d'aborder tous les genres? Là, la subtilité avec laquelle il décrit l'incommunicabilité des classes sociales (quoiqu'en dise une certaine bienpensance...) est tout à fait admirable.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 mai 2014
2h d'ennui, des acteurs qui surjouent... Et mon moral plombé par une histoire d'amour clichée et déprimante.
aymericl
aymericl

19 abonnés 160 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 juin 2014
Un film rempli de clichés dans tous les sens!! A Arras, il n'y a rien à faire, la coiffeuse lit du Musso et le philosophe du Kant. Le philosophe est bien sur un petit bobo parisien qui va à des vernissages dans de magnifiques appartements, et la coiffeuse va chanter avec ses deux copines au karaoke le samedi soir!! Une grosse catastrophe! Je ne suis jamais rentré dans cette histoire qui ne tient pas la route! 2 heures d'ennui ferme
cinono1

370 abonnés 2 295 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 octobre 2017
Oui Emile Dusquenne est formidable de bout en bout, autant dans la gaïté insouciante que dans ces moments de tristesse. Elle défend la fraicheur de la provinciale avec talent, l'acteur qui incarne Clément est pas mal non plus. Mais il y a gros MAIS, c'est qu'on ne croit tout simplement pas à cette histoire d'amour. On arrive pas à voir ce qui rapprochent, attirent ces deux personnages,aucune fièvre ne se dégage dans leurs rapports, leurs regards, et ce même si les scènes de sexes sont plutot réussis. Et le film finit par procurer un ennui diffus...
willycopresto
willycopresto

152 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2017
"Pas son genre" (2014) France 3 le 20.02.2017

Lucas Belvaux ne serait-il pas mon genre ? Il n'a jamais rien fait qui suscite mon enthousiasme ! Son scénario et ses dialogues sont franchement neu-neu, et font de sa réalisation un film poussif auquel je n'ai pas adhéré un quart de seconde J'étais pourtant prêt à y croire ! Emilie Dequenne respire l'amour par tous ses pores ! Jusqu'à en être invivable voire , hystérique ! C'est la seule bonne chose de cette farce. Sans elqui devrait jouer l'amoureux. Il devrait surtout envisager de changer de métier ! Complètement à côté de son rôlle le château de cartes de Belvaux s'écroule. Son amoureux est aussi expansif qu'un zèbre en Alaska. Lui, l'amoureux transi dans le sens gelé-coincé, c'est Loïc Corbery , léthargique, antipathique, peu séduisant et sans charme ! Ilo nous casse les pieds avec sa philosophie de Monoprix. Cette pseudo histoire d'amour est pénible et ne constitue pas une référence en l'espèce, heureusement. Evidemment, ceux qui ne savent que dire se délecteront de la métaphysique et trouveront matière à être ébaudis en nous expliquant l'inexplicable ! Pour moi vulgum pecus, en un mot, tout simple ce film est tarte. Mais du genre de celles qui sont indigestes comme ce film. Comme sa fin, et les inserts musicaux interminables destinés à faire durer 110 mn comme quand on ne sait plus quoi raconter ! Payé au timing Belvaux ? Un bide : 345 000 spectateurs en salles !
willycopresto
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 novembre 2014
Bien et même très bien sans une fin certes généreuse pour l'héroïne mais qui désarçonne un peu le spectateur. Sinon c'est excellent sur plusieurs points : le film raconte la vie d'une histoire d'amour, hors du schéma archi-connu "on s'attire, on hésite, on se perd, on se retrouve pour de bon, clap de fin". Le mélange de romantisme authentique et de réalisme pessimiste est très subtilement dosé. Les personnages, bien qu'ils répondent à des stéréotypes (l'intello bobo, l'employée inculte) ne tombent jamais dans la caricature. Enfin, Emilie Dequenne porte "Pas son genre" quasiment à elle toute seule : péchue, lumineuse, mignonne, filmée quasi de façon amoureuse par Belvaux...et même chanteuse ! Tout cela compense largement quelques défauts (la fin donc et les scènes de q assez pénibles).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 mai 2014
Arras ayez de l'amour
Ce film est plutôt drôle et sentimental et pourtant ne ressemble pas aux comédies-romantiques du moment. Par son réalisme et sa sobriété le nouveau Lucas Belvaux tend grandement vers l'histoire de vie. "Pas son genre" alterne entre deux cinématographiques. Paradoxalement, l'intimisme est à la fois la force et la faiblesse du film. Il rafraîchie la romance tout en étant relativement instable.
Certaines ficelles de la comédie-romantique sont bien présentes ici et la forme narrative en garde les bases. Une rencontre fortuite qui n'annonce au départ pas une idylle, mais dont on connait les évidents rebondissements. Clément et Jennifer ne semblent effectivement pas faits l'un pour l'autre. Non pas parce qu'ils se repoussent un premier temps mais parce qu'ils ont un tempérament et un vécu extrêmement différents. De là découle des incompréhensions, une interférence dans le dialogue. Le scénario est enfin de compte une sorte d'anti-RomCom dans son déroulé. Ils tombent rapidement et naturellement dans les bras l'un de l'autre, mais on voit déjà qu'elle est condamnée à être une histoire à court terme. On échappe donc à l'indigeste, «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants». Ce réalisme apporte de la dimension à l'histoire et ses protagonistes et donc de l'émotion. C'est dans l'écriture qu'il y a le plus de justesse. Les échanges de Clément et Jennifer appuient très fortement leur traits de caractère opposés.
Emilie Dequenne est encore exceptionnelle. Elle fait même parfois preuve de trop de naturel pour un personnage un peu superficiel sur les bords. Quoique pas tant que ça. La jeune coiffeuse a une forte personnalité et du répondant. Son fils et sa façon de raconter ses histoires amoureuses dévoilent très bien un passé tumultueux mais constructeur. Cela justifie simplement la méfiance et la distance qu'elle prend au départ de la relation. L'actrice fait une grande performance dans son ouverture progressive et ses sentiments croissants. Cette vigilance établie au départ devient petit à petit un amour passionnel. On sent toute l’exaltation de l'amour que porte Jennifer à Clément. Le choix des prénoms (surtout le féminin américain) et des professions est tout de même stéréotypé.
Si le rôle offert à Emilie Dequenne bénéficie d'un peu de singularité, celui de Loïc Corbery en revanche est assez banal. Prof de philo introverti, nonchalant et plein de flegme. Comme Jennifer on doute de ses sentiments à son égard tant il en fait peu la démonstration. Même lorsqu'elle essaye d'y faire appel désespérément, Clément reste dubitatif. Il est charmant mais ce n'est une coquille vide. Le jeu du sociétaire de la Comédie Française (encore un) est juste, cependant le rôle n'est pas très intéressant dans l'écriture car il ne se dévoile jamais. Même lors des scènes où il est dans son élément, en salle de classe, c'est pas brillant et bien loin de la qualité pédagogique de "L'esquive" ou "Entre les murs".
Enfin de compte "Pas son genre" est une dévotion à Emilie Dequenne et le personnage qu'elle y incarne. Alors que Clément reste dans ses travers et même s'y enfonce presque, Jennifer résonne, comprend progressivement très bien sa relation avec lui et son tempérament. Le carnaval final est fabuleux en cela, flagrante croisée des chemins. Elle agit finalement logiquement compte tenu de cette lecture qui ne peut qu'être partagée.
L'authenticité n'est pas aussi puissante que chez Kechiche. Mais elle est bien présente et fait de ce film une comédie-romantique vraiment saisissante. La tragique mais belle histoire de ce couple est portée par une grande Emilie Dequenne (cela commence à être une pléonasme) et une mise en scène efficace dans sa sobriété. La dernière image d'un simple vide suffit à emmener l'émotion à son paroxysme.
Et je ne savais pas Arras aussi joli !
Roub E.

1 316 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 juin 2015
Quand je regarde un film, c est pour m évader, réfléchir, frissonner, vibrer. Du coup je ne comprend pas qu on puisse faire un film avec un personnage comme celui d Emilie Dequenne. Non pas qu elle joue mal dans ce film, mais franchement regarder pendant plus d une heure et demie les amours de cette coiffeuse d Arras amatrice de karaoké, de Jennifer Aniston et lectrice de Voici m a profondément ennuyé. Cette dernière rencontre un professeur de philosophie parisien qui va s enticher d elle. Et d une je n ai pas cru un instant à leur histoire, ensuite Loic Corbery est totalement transparent face à Émilie Dequenne, ce qui fait sonner faux les interactions entre les deux personnages. Un succession de clichés, un film aussi passionnant qu un rendez vous chez le coiffeur avec les conversation de 3 ménagères en bruit de fond sur la météo, le dernier épisode de plus belle la vie, les malheurs de Claire Chazal ...
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