Pas son genre
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 mai 2014
Émilie Dequenne, Loick Forgery, Merci. J'ai passé en votre compagnie quelques heures merveilleuses. Pourtant, quel sujet! Une coiffeuse et un prof de philo, un amoureux de kant et une adepte de karaoke, une nana de province et un parisien endurci. Le rapprochement impossible, des chausses trappes tous les mètres de pellicule, tout pour tomber dans le cliché.
Sincèrement, j'avais peur d'un remake des Chtis'...

Et ben non, tout ça se passe sur le fil du rasoir, et jamais ailleurs, dans l'élégance, la tendresse, l'humanité dans ce qu'elle peut encore nous faire espérer d'un monde meilleur... Je suis peut être émotif, mais j'avais les cils humides. J'ai pensé à ces moments inespèrés, à la fois simples et magiques, que peut vous faire vivre un archet entre les mains d'un seigneur du violon.
Un film qui vous bouleverse, ne peut pas vous laisser indifférent et ou chacun retrouvera un bout de sa propre histoire.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2014
Belle histoire romantique atypique. Pour une fois, les personnages ne sont pas faits l'un pour l'autre mais tentent quand même le coup malgré leurs différences. c'est vraiment ce qui m'a plu ici, de voir que quelque chose est possible même si on a pas les mêmes attentes, les mêmes centres d'intérêt... Aujourd'hui, avec les sites de rencontres particulièrement, on cherche quelqu'un aux critères bien définis, bien calibrés comme on voudrait qu'il soit ne laissant plus aucune place aux charmes de la découverte de l'autre, plus aucune place à la surprise, à la découverte...... Qui a dit que nous devions être amoureux de quelqu'un à la personnalité semblable à la nôtre??? J'aime le rock donc je devrais aimer quelqu'un qui aime le rock??? Mouais.... c'est pourtant ce que tendent à nous faire croire les critères de recherches. Bref, le film... Scénario original donc, une mise en scène assez simple, une belle interprétation ( je connaissais pas Loïc Corbery, c'est une belle découverte pour moi) et un dénouement inattendu m'ont laissé une belle impression du film. Un film agréable à suivre dont on ne devine pas la fin au bout de 15 minutes comme la plupart des films du genre. Quelques longueurs quand même mais qui n'ont pas gâché mon plaisir.
Gilles P
Gilles P

22 abonnés 553 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2014
Le thème de la collision de deux mondes que tout opposent pour un final plus que déroutant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 mai 2014
Petit film. .....sympa ....scénario pas très original.....la fin est surprenante,,,,la coiffeuse est pétillante et sympa
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mai 2014
Superbe film.
L'histoire est simple et banale mais pourtant originale. Non pas originale sur le scénario mais sur la justesse des dialogues et une interprétation très réaliste des acteurs.
Un couple que tout oppose et qui pourtant s'attire et s'aime chacun à sa façon. Les dialogues, bien que des scènes du film soient "clichées, sont d'une extrême finesse et proche de la réalité.
Je ressors de ce film avec le sourire spoiler: bien que la fin me laisse perplexe. Mon coté romantique est déçu car la dernière scène du film est tout sauf optimiste à mon gout contrairement au reste du film...mais pourtant, plus proche de la réalité et donc plus juste!

Le personnage de Jennifer croque la vie à pleine dent et cela donne le sourire et remonte le morale!
Un très bon film très bien interprété tout en couleurs!
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mai 2014
Les opposés s'attirent, ou pas. Elle est coiffeuse, il est professeur de philo. Elle habite Arras, il est parisien. Elle bouquine Gavalda, il lit Dostoïevski. Elle fait du karaoké, il va à l'opéra. Bref vous l'aurez compris, Jennifer et Clément n'étaient pas faits pour s'aimer mais vont pourtant vivre une histoire sous la caméra de Lucas Belvaux, le réalisateur du bousculant 38 Témoins.

Peut-on aimer quelqu'un qui diffère de nous par de nombreux aspects ? Il est évident que oui, car seuls les livres que nous lisons ou les films que nous regardons ne font pas la valeur d'un couple. On s'aperçoit finalement assez vite que Pas son genre pose un faux problème. Si la romance entre l'intellectuel et la manuelle n'arrive pas à fonctionner dans le long terme, ce n'est pas pour leurs centres d'intérêt divergents, mais parce qu'ils n'ont pas la même vision de l'amour. Lui ne veut pas de relation durable, elle attend le prince charmant. Ce n'est pas plus compliqué que ça, et cela n'a rien avoir une quelconque question de QI.

Étirant le récit à son maximum (scènes de karaoké interminables, plans de coupe trop longs), le spectateur s'ennuie de voir un film qui devrait durer bien moins longtemps. Qu'on se le dise, Dequenne et Corbery incarnent des caricatures comme il en existe des millions dans notre société, mais le problème ne vient pas de là. En plus d'être parfois lassés par le débit de mitraillette que l'actrice envoie, nous sommes déçus de voir que leurs scènes de couple ne varient pas et tournent en rond (lecture, restaurant, karaoké).

Avec son adaptation, Belvaux a eu une intention louable, celle d'entrer en profondeur dans les sentiments amoureux et d'approcher leurs paradoxes. Mais cette volonté théorique n'arrivera pas à émerger due à des personnages qui l'empêchent d'étudier son sujet avec nuance. Sa narration restera donc en surface, du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 mai 2014
Un très bon film. Je m'attendais à un truc neuneu et sans surprise, mais au final c'est surprenant et très beau. Les acteurs sont très bons dans leur rôle et la mise en scène est particulièrement subtile. De belles images de la ville d'Arras et des passages musicaux bien à propos!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 mai 2014
Ils parlent de la vie.
Elle, c’est l’apparence, changer le look de ses clients, chanter, danser, rire, s’occuper de son fils et chercher l’amour.
Lui, ce sont des mots, ceux de Kant, Dostoïevski ou Zola, mais aussi les siens, ceux qu’il emploie pour enseigner la philosophie dans un lycée d’Arras ou à la fac de Jussieu à Paris ou ceux qu’il écrit et dont le dernier livre est en bonne place dans les librairies.
Il est parisien, elle est arrageoise.
Il la rencontre dans le salon de coiffure où elle travaille et elle lui propose de changer sa coupe de cheveux. Lui veut la séduire et il va y arriver facilement grâce à ses mots. Elle va tomber amoureuse.
Lui aussi va l’aimer, à sa manière, en faisant attention à ne pas s’engager. Elle ne comprend pas cette distance qu’il met entre eux, presque une barrière. Ces mots qui devaient le protéger la frappent comme des coups de poing et elles ne va plus les supporter.
Lui réalise qu’il l’aime vraiment, qu’il est en train de la perdre. Trop tard, elle est partie.
Certains penseront qu’il y a une barrière sociale entre un professeur de philosophie et une coiffeuse. Y a t-il aujourd’hui un fossé tellement profond qu’il empêche cet homme et cette femme de s’aimer ?
Je ne crois pas.
Elle a fait beaucoup d’efforts pour lui. Il en a fait aussi beaucoup pour elle.
Suffisemment ? Elle veut le faire chanter, il ne veut pas car il chante faux. Il lui offre un livre de Kant qu’elle n’arrive pas à lire.
Dans les chansons qu’elle interprète en karaoké, il y a des mots, pas très éloignés de ceux des petits poèmes en prose de Charles Baudelaire qu’il va lui réciter. Ces mots qu’ils n’arrivent pas à assembler.
Elle va chanter seule à la fin du film en karaoké "I Will Survive", hit de Gloria Gaynor.
Elle survivra, il survrira aussi, mais ne sont-ils pas passés à côté l'un de l'autre ?
Ps : Emilie Dequenne et Loïc Corbery sont parfaits dans le rôle. Il faut savoir aussi qu'elle a eu son bac à 16 ans quant à Loic Corbery, il joue la comédie depuis tout jeune au théâtre. Comme quoi !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mai 2014
Idée originale, c'est un peu "bienvenue chez les ch'tis" version intello mais les clichés utilisés sont les mêmes, les gens d'Arras sont vus comme alcooliques (scènes de clochards bourrés), la région est vu comme pluvieuse (scène dans le salon de coiffure avec tous les synonymes du mot pluie...) la vraie bonne surprise c'est la prise de vue, la lumière qui nous fait découvrir une ville d'Arras MAGNIFIQUE, le jour et la nuit...
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2014
C'est d'abord un film extrêmement touchant et émouvant, essentiellement grâce à Emilie Dequenne, qui est extraordinaire de lumière, de générosité,et de tendresse. Une histoire d'amour, une histoire triste
Tout est résumé dans la chanson du générique de fin "C'était une histoire d'amour" (Piaf)
C'est un film sur la lâcheté , celle de Clément, qui n'aura pas le courage d'assumer et d'affirmer son amour à la face du monde. Et sur ce point, la différence de milieu pourrait faire place à une différence d'âge, ou de couleur de peau, que l'on aurait la même situation: comment certaines personnes déplaceraient des montagnes par amour, alors que d'autres ne déplaceraient pas même un grain de sable
Clément aime Jennifer, mais dans une bulle, hors de sa vie parisienne à laquelle il ne sacrifiera rien. L'amour ne représente qu'une partie de sa vie, alors que pour Jennifer, c'est sa vie.
J'ai trouvé que le film était un superbe portrait de femme, et qu'il maltraitait quelque peu ce prof de philo inapte à vivre ses émotions et à s'engager, et ne sachant que penser sa vie sans la vivre. C'est en fait Jennifer,le prof, et c'est bien Clément,qui n'est "pas son genre". Et comme il est dit à un moment, en effet, il ne la mérite pas.
J'ai aimé que le film inverse ce qui était attendu et "prévisible", aidé en cela par une Emilie Dequenne rayonnante, qui éclipse littéralement son ectoplasme de philosophe-Loïc Corbery.
Ce qui finit par l'emporter, ce sont les conventions sociales, si on veut, mais elles ne sont que ce que l'on veut bien qu'elles soient.. Ce qui l'emporte, pour Clément, c'est le regard des autres sur lui, sur son couple, la honte qu'il éprouve à présenter celle qu'il aime, confit qu'il est dans son conformisme et son cocon bourgeois. Très beau film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 mai 2014
Une grande incompréhension face à toutes les critiques positives et un casting qui semblait prometteur. J'ai rarement assisté à un spectacle aussi mauvais... L'écran rend certainement les émotions d'autant plus insaisissables qu'elles sont sur-jouées. J'ai presque eu le sentiment qu'on se moquait de moi.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2014
Un film c'est comme un repas, si le dessert est décevant on gardera une impression mitigée de l'ensemble. Malgré de bons acteurs (Emilie Dequenne absolument craquante), malgré une belle histoire, malgré des personnages intéressants, malgré des vraies questions intelligentes sur le couple et l'amour d'une manière générale, et le nécessité ou non d'avoir des points communs et de venir d'un même milieu socio-culturel pour vivre heureux ensemble, malgré tout ça donc, on ne pourra qu'être déçu par la fin. Une fin en queue de poisson, qui dit tout et rien en même temps. Et même si elle ouvre à la réflexion et si elle apporte un élément dramatique intéressant, elle apparaît comme tellement peu crédible qu'elle fout en l'air tout le reste du film. Dommage, avec une autre fin le film méritait deux étoiles de plus...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2014
Un vrai régal ,film très bien vu avec finesse et pudeur,sur une passion amoureuse entre 2 personnes issues de mondes totalement différents,Émilie Dequenne est extraordinaire,elle nous émeut a tout instant,on aimerait être aime par cette femme qui sent petit a petit que ce premier grand amour va vers une impasse,la scène de la fête d'Arras est pathétique ,elle comprend qu'elle n'aura pas d'avenir avec Clément qui a honte de la présenter,le visage d'emilie montre tout son désarroi et clément ne semble pas voir qu'il est entrain de la perdre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 mai 2014
Après l'excellent "Dans la cour" de Pierre Salvaldori, est sorti la semaine suivante "Pas son genre", un film dont j'esperais beaucoup en regard de son sujet et de son metteur en scène (bien que j'avais été déçu par son précédent long 38 témoins sonnait parfois faux, et qui ne m'a pas déçu du tout, bien au contraire.

Car "Pas son genre" est avant tout une magnifique histoire d’amour, un genre certainement vu et revu au cinéma (enfin c'est les autres qui s'en plaignent),, mais dont, personnellement, je ne me lasse jamais surtout lorsque les cinéastes, comme l'a fait aussi Spike Jonze dans son "Her" ou Kechiche dans "sa vie d'Adèle", arrivent à apporter à ce genre aussi vieux que le cinéma un regard original et singulier sur cette rencontre entre deux êtres qui n'étaient pas forcément destinés.

Ainsi, face àux arguments de ma propre mère qui se refuse à aller voir ce film,pourtant défendu par toutes les critiques (qu'elle a tendance à suivre autant que moi), au motif que l'histoire est la copie conforme de la Dentellière (adaptation d'un roman de Pascal Lainé "La dentellière"] portée à l'écran par Claude Goretta avec Isabelle Hupert qui voyait aussi une jeune coiffeuse d'origine modeste tomber amoreux d'un professeur plus aisé socialement, je lui ai rétorqué que le film de Claude Goretta est de 1978, et que s'il a fallu attendre 35 ans pour voir une histoire similaire, c'est quand même que la question d'une relation entre deux êtres a priori complètement opposés n'est pas si traitée que cela au cinéma, et en tout cas pratiquement jamais avec la même sensibilité que ne le fait Lucas Belvaux dans son nouveau film.

Car un des immenses mérites du scénario de "Pas son genre", c'est qu'il décrit ainsi en prenant son temps et sans jamais prendre de haut ses personnages cette tentative de relation entre ces deux êtres que tout oppose ; condition sociale, niveau culturel, le lieu géographique, l'éducation, les plaisirs de la vie, et dont la relation va peu à peu tenter de se transformer en une relation tendre et amoureuse et où les deux pourraient y trouver leur compte. Les sentiments y sont explorés dans toutes leurs composantes, culturelles évidemment, mais aussi sexuelles ( à noter les très belles scènes d’amours sans aucune vulgarité ni voyeurisme aucun).
"Pas son genre" nous démontre de très belle façon à quel point l'amour et la passion sont de belles utopies qui, comme toutes les utopies, n'ont d'autre choix que de se briser face à la réalité sociale. La joie de vivre et l'insouciance de la belle provinciale face à l'arrogance inconsciente et la culture littéraire de l'autre nous entraineront forcément, sans spoiler la fin, dans une voie sans issue, au grand regret du spectateur (en tout cas du mien) qui aurait aimé croire à l'issue heureuse de cette histoire aussi chimérique soit elle.

On sait énormément gré à Lucas Belvaux de briser les a priori des deux milieux sociaux qu'il décrit, grâce à des dialogues sont très bien écrits qui mélangent avec grande pertinence le vocabulaire populaire avec celui d’une classe plus instruite, bien loin des caricatures ( si présentes dans les comédies françaises dont j'ai parlé au début de billet). Brisant les représentations inhérentes à leurs deux milieux, Lucas Belvaux prend surtout soin d'aimer terriblement ses personnages, et de nous les présenter avec énormément de bienvaillance dans le regard.

Car, empêtrés pourtant l'un et l'autre dans leurs conventions et leurs reflexes liées à leurs statut social respectif, ce couple improbable suscite ainsi la sympathie et l'empathie des deux côtés, ce qui constitue assurément la force des très grands films (et le livre de Philippe Vilain que je n'ai pas lu, dont le film est tiré, était visiblement un poil plus condescendant sur ses personnages)....suite de la chronique sur baz-art
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 mai 2014
Ce film est magnifique et l'interprétation de l'actrice Emilie Dequenne est époustouflante !
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