Une histoire dont on pense tout au long du film qu'elle ne va pas bien finir et à laquelle on croit quand même. Si bien jouée et émouvante. impeccablement filmée.
Les acteurs sont magnifiques dans leurs différences. Très bien joue ! On passe un très bon moment ! Peut-on être en couple, partager des moments, être heureux et vouloir faire des projets quand tant de choses nous séparent ?
Superbe film de Lucas Belvaux nous peignant, tout en finesse, une belle histoire d'amour dans des milieux culturels très différends. les acteurs sont remarquable, le ton est juste, le film est touchant...A voir et à revoir.
Clément, philosophe germanopratin et parisienissime, cœur récemment à prendre, doit rejoindre, contraint et chagrin, un poste d’enseignant dans un lycée d’Arras. Jennifer, coiffeuse arrageoise et fière d’être les deux, mère courageusement célibataire, rêve du grand amour et du prince charmant en s’exerçant joliment au karaoké. « Pas son genre » est l’histoire de leur relation amoureuse. Quel canevas pour se casser la gueule en beauté ! Et au début on a peur : générique sur une scène de rupture pas trop travaillée puis les clichés sur le héros, habitué des Deux Magots qui entonne son couplet d’exilé de l’Educ., la première nuit d’hôtel arrageoise troublée par un « Petit Quinquin » aviné, la collègue émoustillée par l’arrivée du parisien. Au secours, c’est Raphaël Enthoven chez les ch’tis ! Et puis non, Lucas Belvaux nous présente avec tendresse la petite coiffeuse et nous fait un numéro d’équilibriste pour raconter cette histoire de prince et de bergère sans la caricaturer. Improbable mais possible, leur relation est autant nourrie de curiosité que de désir. Improbable mais possible, leur relation est une réponse pied de nez à la mélancolie du quotidien. Improbable mais possible, leur relation est surtout un face à face de mots ceux des protagonistes mais aussi ceux qu’ils citent en les lisant ou en les chantant à l’autre, une sorte de « battle » amoureuse en noir et blanc et en couleurs, ou plutôt un jeu du qui perd gagne en terrains « neutres » pour lui, attendri par la générosité amoureuse de sa partenaire mais…cartes sur table pour elle qui prend tous les risques avec une fraicheur franche et sexy irrésistible mais… Jennifer va dans une librairie, prend deux livres que la libraire commente ainsi : ah, ce n’est pas le même genre ! Et nous y voici pas le même genre, pas son genre, bien au delà de certains débats à la mode, le cinéaste nous rappelle avec finesse, l’existence d’ostracismes culturels, sociaux qui renvoient qu’on le veuille ou non à une société où les barrières de classe et de milieu restent bien plantées dans la tête de ceux-là mêmes qui devraient être les premiers à les mépriser. L’écriture est juste, raccord, avec les âmes et leurs états, elle prend le plan/temps de dire les choses en direct ou en off, les chansons populaires autant que les citations littéraires nous parlent de ces cultures qui sont les nôtres en trop fréquentes parallèles qui s’ignorent et qui, par la grâce d’Eros vont se mettre à jouer ensemble. On oubliera le ixième ratage des scènes de cours (les cinéastes cultivent, en ce domaine, l’art des représentations convenues du métier d’enseignant avec un acharnement qui me laisse pantoise !), on oubliera la Grand Place d’Arras prise du vertige du héros et on gardera la belle performance d’actrice (et de chanteuse) d’Emilie Dequenne : oui, nous l’avons notre Cate Blanchett, jolie comme un cœur et qui n’a rien à envier à Jennifer Aniston !
J'ai failli manquer ce film de part la bande annonce très moyenne qui m'a fait penser à une histoire gnan gnan... Et là quelle surprise grâce à ces 2 acteurs qui nous mettent en pleine figure leurs sentiments retenus ou enjoués, portés par de bons dialogues et des scènes qui nous donnent envie de chanter, de danser, de faire la fête, et d'autres qui nous donnent la chaire de poule et qui nous rappellent des expériences similaires et finalement regrettables! Les premières minutes m'ont parues un peu surjouées et une fois les personnages installés, tout parait très vrai. Alors bravo vraiment à Emilie Dequenne, elle nous donne vraiment envie de l'aimer. Quant à Loic Corbery, c'est une très belle découverte.
Lucas belvaux a créé un film inspiré d'un roman, au départ, je découvre et me plonge dans ce qui est sur le ton d'une comédie, rom com et au fur et à mesure, c'est édifier des hypothèses ou d'autres, être bercée vers ce que ça devient. Jennifer pleine d'amusant et de légèreté m'a soudainement trop cassée là..... sur notre faim, du coup je le trouve comme une claque!
J’étais vraiment sceptique en regardant la bande annonce je me suis dit que cela risquait d’être une grosse daube, un véritable feuilleton entre une coiffeuse et un professeur de philosophie. Finalement c’est une fausse comédie romantique que nous livre le réalisateur. Un amour qui semble impossible du fait du choc des cultures, et de ces deux extrêmes réunis mais que l’on se plait à croire possible l’espace d’un instant. On ne peut pas dire que le film est dénué de clichés bien au contraire ils déferlent en abondance mais c’est justement au-delà de scènes légères que l’on aborde la difficulté d’un amour aux classes sociales distinctes, les premiers ébats, la passion de la chair tout ceci finalement loin de l’image rose bonbon des romances traditionnelles. Au-delà des caricatures peu plaisantes sur le Nord : vieux alcooliques qui chantent jusqu’à pas d’heure, l’inactivité d’Arras, le parisien peut aussi aller se rhabiller : hautain, pressé, peu ouvert sur le reste de la France. Finalement, l’espace d’un instant parisien et cht’i prennent le temps de s’aimer, de se découvrir jusqu’à un final prenant et surprenant.
La confrontation de deux personnages que les origines et conditions sociales opposent. Et malgré leur rencontre et leur désir d'apprendre l'un de l'autre, spoiler: nos tourtereaux ne réussiront pas à regarder ensemble dans la même direction . Il y a de l'Eric Rohmer dans cette narration sociale et amoureuse, mis à part l'absence relative de hasard et d'élément perturbateur. Dit comme ça, ça peut sembler assez plat comme scénario mais pourtant c'est la froideur du tableau qui donne tout son relief et son intérêt à ce film. Une démonstrationspoiler: implacable .
excellent film, excellents acteur, chacun y voit ce qu'il veut y voir, moi je me suis laissée totalement emballée et déplore une fin un peu brutale !!!
Agréablement surprise par cette histoire d'amour douce-amère. On se laisse volontiers porter par les personnages et leur joie de vivre. Assez criant de vérité sur certains points, c'est le genre de film qui reste longtemps à l'esprit. Mention spéciale pour Emilie Dequenne qui est ici excellente.
Assurément, pour moi, le meilleur film de cette année. Une belle étude psychologique sur les différences culturelles et leurs influences sur les sentiments amoureux. On enrage de ne pas voir l'amour triompher entre ces deux la. Les deux acteurs principaux sont magnifiques. Émilie Derquenne crève l'ecran, toujours entre les rires et les pleurs. Quelle grande actrice et quelle joie de vivre lorsqu'elle chante. Quelques airs de Sharon Stone.. Loic Corbery, qui a un rôle plus ingrat et réserve, intellectuel, à su trouver sa place sans faire de l'ombre à sa brillante partenaire. Le film a été tourné a Arras. Le réalisateur (Belge), L Belvaux, par sa proximité culturelle et géographique a su éviter les poncifs habituels sur le Nord tout en percevant bien les subtilités distinctives. Le patrimoine architectural de la ville est bien mis en valeur., notamment les places classées.
Empilement de clichés et de caricatures sur les blondes et les coiffeuses d'une part, sur les intellos parisiens d'autre part... Mais qui se prend au sérieux, sans humour. Avec un intrigue complètement plate Bref film très ennuyeux (et long)