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Un visiteur
4,5
Publiée le 30 avril 2014
Film profondément émouvant et intelligent. Emilie Dequenne est très belle, lumineuse, solaire. Je trouve que les deux personnages sont traités à égalité.
c'est parfait. les relations humaines sont très bien rendues. le titre n'est pas tout à fait exact. indépendamment de la différence de culture il y a aussi la lâcheté de l'homme ou la peur de ne pas vouloir s'attacher. Emilie Dequenne est partie pour un prochain césar. elle éclate l'écran.
C'est un roman d'amour qui n'a rien d'une bluette. L'amour est partagé et pourtant impossible car la barrière sociale demeure infranchissable. Lucas Belvaux réussit très bien cette histoire d'amour sur fond de fracture sociale et culturelle. Les personnages sont très bien joués. Emilie Dequenne pétillante et Loic Corbery complètement craquant en amoureux jouant les pygmalions. Allez voir ce film !!
Ai vu ce film, ne suis pas d'accord avec Christine R, ceci n'est pas un cliché Harlequin, au contraire cela existe et la jeune fille l'a très bien senti ... très gentil, très amoureux mais cela ne suffit pas... le contrat social existe tjrs... Cela dit Emilie joue parfaitement, et mérite de jouer encore et encore Qt au jeune homme il est très crédible également, amoureux mais (inconsciemment la famille est là), malgré que….
Lucas Belvaux est un réalisateur trop méconnu pourtant auteur d’excellents films dont l’inoubliable polar social « La Raison du plus faible ». Observant avec acuité les couches défavorisées il a également mis en scène le magistral triptyque « Un couple épatant » / « Cavale » / « Après la vie » où chacun des segments utilisait les mêmes personnages mais abordait des genres différents. Ici, loin de la comédie romantique que laisse entrevoir l’affiche mais toujours dans une veine sociale, il montre la rencontre amoureuse entre un prof de philosophie de la capitale et une coiffeuse provinciale. Ecart culturel et social sont montrés de façon claire et pertinente même si subsistent quelques clichés de ci de là. Aux antipodes d’un « Pretty Woman » ou de tout autre conte de fées moderne, le fossé pouvant exister entre deux manières de vivre, deux manières d’avoir été éduqué et deux milieux diamétralement opposés est établi de façon judicieuse. On se doute bien que tout cela ne va pas forcément bien finir. Et si le point de vue adopté est davantage celui du professeur (et c’est dommage), la fin laisse entrevoir une conclusion plus ambiguë et intéressante. Emilie Dequenne et le peu connu du grand écran Loïc Corbery semblent nés pour leur rôle et cristallisent merveilleusement bien la fracture naissant peu à peu entre leurs personnages. Sociologiquement passionnant et observé avec finesse malgré une forme somme toute banale.
Un beau film, emmené par deux superbes acteurs,que sont Emilie Dequenne, solaire et touchante, et Loic Corbery, intriguant et très juste. Le film questionne, est toujours prenant et souvent drôle, avec des dialogues très bien écrits tout en restant accessibles. Les stéréotypes de la coiffeuse provinciale et de l'intello sont certes appuyés mais cela ne nuit pas à la mise en scène ni à la crédibilité des personnages dont on ne peut deviner les actions/réactions. Une jolie surprise.
Allez d'urgence voir ce film... C'est un film émouvant et drôle, même très drôle à certains moments et touchant... Bref, il n'y a pas assez d'adjectif pour le décrire. Tout ce que je sais c'est que c'est un chef-d’œuvre et que vous ne serez pas déçu! Bon film!
On tombe dans des fossés de clichés à trop vouloir les éviter. Du Harlequin au cinéma: On prend son temps, ça se regarde facilement, mais on n'y croit pas. Dommage.
Je ne suis pas sûre que ce film mérite 4, en fait si je m'écoutais je mettrais plus, mais je ne serais pas objective. Je me suis beaucoup reconnue dans ce film, un peu trop. C'est pour cela que je l'ai vraiment aimé, sinon ça reste un film d'amour à la française gentillet mais l'actrice y met vraiment de la fraîcheur.
Enflammez-vous pour une romance Kantienne ! Portrait de deux êtres qui aiment chacun à leur manière, Pas son genre est porté par un duo époustouflant, qui nous émeut et nous touche par leur sincérité. Ce film vous donne l'envie de prendre Clément et Jennifer par la main, flâner dans les rues pavées de la ville d'Arras, manger des frites, boire de la bière dans le pub du quartier, ou même s'endormir au son des Arrageois qui poussent la chansonnette sous vos fenêtres... Faites-vos bagages et prenez le TGV pour une histoire qui vous transportera ! Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
film vu en avant -première à Massy en présence du réalisateur : une histoire d'amour superbement jouée par les deux principaux acteurs, film avec beaucoup de rythme, d'une grande intensité émotionnelle. Jamais Emilie Duquenne n'a été si lumineuse, A voir absolument !
Lucas Belvaux signe donc avec Pas son genre une comédie sentimentale passionnante grâce à un scénario bien ficelé alternant judicieusement humour et émotion, où la touchante authenticité et la dimension réflexive empêche cette relation amoureuse de paraître niaise. Un agréable moment porté par deux comédiens savoureux.
L'une, pétillante et rayonnante, vit et exprime pleinement ses émotions; l'autre les réprime à force d'intellectualiser la relation amoureuse. Au-delà du fossé social qui les sépare, c'est la différence de leur rapports respectifs à la relation amoureuse qui fragilise et magnifie ce couple. Cette ambivalence est d'autant plus intéressante qu'elle peut se manifester à l'intérieur de chacun de nous. Aimer l'autre nous donne tantôt envie de nous protéger (c'est plutôt la posture de Clément, qui présente la philosophie comme "un sport de combat", ce qu'on pourrait traduire ici par "un sport de défense" et une volonté de maîtrise) tantôt de nous abandonner et de nous livrer pleinement, quitte à risquer la souffrance. Si, de prime abord, Clément semble "dominer", Jennifer affirme de plus en plus sa personnalité. Moins cultivée, elle n'en est pas pour autant moins intelligente. Elle saisit parfaitement les ambivalences et les obstacles de la relation qu'elle vit et ce n'est pas le fait d'avoir laissé libre cours à ses sentiments pour Clément qui l'empêche de prendre la décision de le quitter. Le rayonnement d'Emilie Dequenne (une magnifique performance d'actrice qu'il faut saluer au passage !) dont émane vie, tendresse et authenticité questionne également, à lui seul, le rapport de domination qui semblait s'imposer dans un tel contexte. Soulignons, enfin, la magnifique interprétation d'"I will survive" à la fin et la qualité et la pertinence du choix des musiques en général... Ce film est un petit bijou, délicieux à regarder.
Pas son genre : ON Y VA parce que une simple histoire d’amour, ça peut aussi faire un bon film. Dans « Pas son genre », un professeur de philo muté à Arras rencontre une charmante coiffeuse, interprétée de manière pétillante et naturelle par la très mignonne Emilie Dequenne. Une histoire d’amour nait presque fortuitement entre ces deux personnages que tout semble éloigner. Elle, y croit avec légèreté et enthousiasme, lui, bien que moins expansif, s’implique vraiment. Cependant, il doute, leur relation lui semble merveilleuse, mais désespérément provisoire. Il se protège, s’enferme dans une fausse indifférence. Le scénario a l’intelligence de se concentrer sur les personnages, de ne pas chercher à dessiner une fresque sociale sur fond de remake raté de Roméo et Juliette. Lucas Belvaux nous épargne ainsi la rencontre entre les parents bourgeois et la coiffeuse provinciale ; il n’ira pas non plus à jouer le rôle d’un beau-père de rencontre. Au long de cette romance filmée avec délicatesse sans violons ni tambours, se sont les sentiments qui triomphent, pas nécessairement pour le meilleur, et on comprendra qu’en amour il faut savoir prendre des risques, déposer son armure et être prêt à l’impensable.
Ce n’est vraiment pas son genre !! Lucas Belvaux nous a habitué à mieux. Ce film a beaucoup de longueurs et une fin très …. décevante ! L’histoire est plutôt originale : deux personnes de milieux et de cultures différentes qui se rencontre, c’est sympa mais il n’y a rien d’extraordinaire tout au long de l’histoire, on s’ennuie. Je trouve également que Loïc Corbery n’a pas l’allure d’un prof de philo. Un prof de philo est toujours original, je n’en ai jamais vu des communs, tout raide dans leur costard comme l’acteur.