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Alejandro Almodoclint
21 abonnés
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3,5
Publiée le 28 février 2020
Emilie Dequenne est majestueuse dans ce rôle. Tantôt joyeuse, tantôt émouvante, tantôt charmeuse, souvent juste, charmante et vraie. Cette comédie amoureuse et tragique a une vision du couple qui peut sembler désespérée car les obstacles sont nombreux mais finalement le metteur en scène, Lucas Belvaux réussit à mettre du sens a cette relation compliquée. Certes la fin est terrible (car on a appris a aimer ce couple) et ambiguë, mais elle est aussi d'une certaine manière heureuse. Est-ce heureux de tout quitter quand on est amoureuse? Oui car avoir le courage de partir et de passer a côté d'un bonheur actuel est un acte heureux. Comprendre que lorsqu'on n'a pas tout ce qu'on espère dans une relation, se rendre compte que l'amour, le vrai (celui qu'elle recherche) ne se fonde pas seulement sur une attraction physique mais se construit autour de valeurs communes, d'une vie partagée avec aucun secret , un vrai engagement mutuel et ça... Jennifer ne l'a pas . Elle a beau lui a fait la remarque à Clément mais lui, il n'a rien vu venir.... Partir est utile même si ça fait souffrir. Et sa souffrance, elle la transpire à fond Emile Dequenne dans cette derniere chanson (I Will Survive) chantée au karaoké, cette souffrance qui va lui faire prendre LA décision irrévocable. Le film est parfois un peu réducteur quant aux comparaisons des 2 mondes totalement opposés (d'un côté le prof de philo, intellectuel parisien et de l'autre la modeste coiffeuse chti sans ambition intellectuelle) mais l'histoire montre que finalement les contraires s'attirent parfois et q'une histoire d'amour peut exister malgré les différences pourvu qu'elle soit belle et sincère... Tiré d'un livre dont le fil et la fin n'ont pas été changés (et c'est tant mieux) le film nous fait réfléchir et c'est ça aussi le cinéma.
" ne pas mélanger les serviettes et les torchons " ... voilà ce que la génération de mes parents ( ouvriers et cultivées ) nous disaient . Coiffeuse je l'ai été pas par choix ( il fallait avoir un métier , notre mère a choisi pour nous .... ° 19 ans plus tard , j'ai repris l'université ( bac en candidat libre , cursus lettres ...)
Ce que Jennifer vit , je l'ai douloureusement vécu , d'un mari technicien batiment devenu " ingenieur maison " qd un " vous faites quoi dans la vie , pédant ? je répondais " coiffeuse " s'ensuivait une " ha bon ? puis un silence pesant ..... Clément considère t'il Jennifer comme une jolie poupée ? de peu de culture ? oui de peu d'intelligence , de finesse non ! elle en possède . C'est une jeune femme responsable ( son enfant ) solaire . Elle n'a pas envie de jouer qd clément lit " Cavana " ton moqueur et méprisant , qui méprise t 'il ? Puis il y a ce prof " de philo " qui reste tres theorique et n'applique pas . ses cours d'ailleurs sont ennuyeux . Puis ses amis , amies ( coincées dans ce que l'on étale qui ne suscitent aucun désir ) Clement est lache . Qui aime t'il ? une femme ou un diplome , une situation , des manières .... mais Jennifer en a des manières , elle s'efforce de comprendre ce qu'il lit , il la méprise et se moque d'elle . encore et tjrs les apprences . Clement disserte sur l'amour , tire des plans , parisien bon ton , il croit encore que rien n'existe en dehors de paris . Mais sa vie est étriquée et il se traine un poids familial ou les prejugés ont le vie dure .
Et l'on en revient tjrs à " les intellectuels , les manuels , à classer dans des tiroirs définitivement . C'est Jennifer qui décidera de partir ( doloureusement et discrètement ) parce que Clément qui ne s'engage pas plus en amour que dans sa vie professionnelle a choisi les apparences .
Qd en france cesseront nous de metrre dans des cases , de se croire " au dessus " la majorité des " philosophes " tres médiatisés " actuels , ne sont pas philosophes , ont étudiés puis enseignés la " philo " ( c'est mieux ce mot ) et s'auto proclame " philosophe " mais rien de bien nouveau à l'horizon , de personnel et dissertent ici ou là .d'un media , l'autre .
Jennifer est une caricature de coiffeuse Jennifer Aniston .... Karaoké .... Clichés . Dans ces salons à qui vous confiez vos cheveux , les discussions enrobent , politiques , retraites , gilets jaunes , les discussions plus personnelles .... Et jeune coiffeuse ( j'ai peu exercé ) nous ne coiffions pas un commercial , une prof , une" catégorie de classe " mais des gens tt court . Pour avoir pu vivre dans les pays nordiques ( suède notamment ) il n'y a pas ce fossé , cet entre soi . A une meme table une gynécologue obstétricienne , un avocat , un paysan et son épouse chercheuse , une infirmière et son époux coiffeur ....
Il est temps , largement temps que l'on cesse en france de se la " péter " que les mentalitées évoluent . Il n'y a pas d'Ena , ni de " petits napoléon " qui chaque élection sont gonflés par un pouvoir bien fragille
Probalement le film le plus inutile qui m'a été donné l'occasion de voir. Il n'y a pas d'intrigue, pas de personnages marquants, pas de fin. Ce film est une coquille vide. On se demande ce qu'on regarde du début à la fin, euh non du début au début vu qu'il n'y a pas de fin, ni même de contenu.
Clément est un intellectuel parisien pur souche, écrivain et professeur de philosophie. Quel n'est pas son désarroi lorsqu'il apprend qu'il est muté à Arras ! Pour tuer le temps, il flirte avec une coiffeuse locale, relation qui va déboucher sur quelque chose de bien plus sérieux que prévu... "Pas son Genre" aurait pu être très niais ou cliché, mais il n'en est rien. Il s'agit d'une histoire d'amour touchante sur deux personnes séparés à première vue par un fossé social et intellectuel. Cette composante sociale aurait pu être davantage développée, mais à défaut Lucas Belvaux prend le temps de s'intéresser à ses personnages. Il est un peu difficile de s'attacher au protagoniste incarné par Loïc Corbery, celui-ci jouant un professeur froid, qui intériorise ses sentiments. Émilie Dequenne fait davantage briller l'écran, avec son rôle de femme pétillante qui pense trouver l'homme de sa vie. Globalement la mise en scène est très classique mais professionnelle, et l'intrigue a le mérite d'éviter les sentiers battus. Intéressant.
On ne sait si c'est parce qu'Emilie Dequenne est hypnotisante que Loïc Corbery est si oubliable ou si ce sont les caractères diamétralement appuyés qui rend l'ensemble déséquilibré. La conclusion ne suit pas non plus et on en vient à se demander si l'inversion des caractères n'aurai pas trouvé notre indulgence dans ce récit.
Voilà une bien sympathique comédie où tout est excellent aussi bien le jeu des acteurs, le scénario, la photographie. Emilie Dequenne est rayonnante, solaire et convainquante. Ici tout est subtil on ne tombe jamais dans la mièvrerie ni dans le mélo.
Bien fait. Mais j'aurais aimé une autre fin. Pas une fin du style : ils se marièrent etc... mais pas comme celle-ci. Ca nous laisse un peu sur notre faim...
Sinon bien joué, on arrive à y croire, car la petite coiffeuse est craquante. Par contre on sent bien que l'histoire semble impossible à long terme. Trop de différence entre les personnages, mais surtout de projets de vie commune.
Un petit film sans prétention qu'on regarde avec plaisir et qui exprime pas mal de choses vraies dans notre société. Le contraste entre la peur de l'engagement chez l'homme et la quête du grand amour chez la femme. Cliché vous direz, ? Mais pas un peu vrai quand même ?
Pas vraiment ce qu' on peut appeler une comédie mais à la fois un film très bien écrit et assez cruel . Ce personnage de prof de philo donneur des leçons de vie est antipathique à souhait et parfaitement joué par Loïc Corbery acteur de théâtre qui donne ici une épaisseur pathétique à cet homme qui fuit le bonheur simple pour mieux s y perdre . Sa partenaire est lumineuse .Un film touchant.
Bien que n'étant pas très client de Lucas Belvaux, je reconnais que ce film m'a séduit. Le thème de la relation amoureuse à tracers la différence sociale est très bien traité. Emilie Dequenne fidèle à elle même est très convaincante dans ce rôle de Marilyn de province à la fois pleine de vie et tourmentée.On sait que l'histoire va tourner court mais le dénouement n'est pas forcément celui auquel on s'attend.
Cette idylle improbable entre une coiffeuse d'Arras et un professeur de philosophie kantienne au parisianisme insistant de futilité pour ne pas dire de crétinisme compte tenu du bagage du bonhomme. ("Loin de Paris je manque d'air", "Sans Paris je m'ennuie"...) donne cependant un film agréable à suivre, notamment par la présence à la bonne humeur et la simplicité communicative de Jennifer/Emilie Duquesne dont on déplorera juste la présence insistante... de son tatouage dans le dos. Dommage qu'à partir de leur dispute elle tombe dans les travers archétypaux de la grossièreté facile, chose que l'on n'aurait pas penser d'un tel personnage après trois-quart d'heure de film. Et la fin laisse perplexe. Car si c'est poétique, ce n'est pas si facile de disparaître ainsi, surtout lorsque l'on semble avoir une vie sociale et familiale assez ancrée.
Film qui ne laisse pas indifférent. La mise en scène manque de souffle et le scénario est par moment poussif, voire bobo-caricaturale. Reste une intrigue qui questionne et une Emilie Dequenne profondément touchante. Par son jeu, plein de fraicheur de vie et d'émotion, elle nous donne une belle leçon sur l'amour. Non, ce film ne laisse pas indifférent ...
Comédie romantique tendre et cynique sur deux personnes que tout oppose !! Les acteurs sont très bons, le scénario un peu basique mais prenant et certaines scènes sont tellement savoureuses qu'on est quand même conquis !! Un bon film mais pas le coup de coeur espéré !
Le début du film m'a irrité, sorte de remake de Bienvenue chez les Chtis sans le côté humour avec à la place de Kad Merad un professeur de philosophie tête à claque avec son air condescendant. Et puis il rencontre Jennifer la coiffeuse (Emilie Dequenne, qui crève l'écran) et là on bascule dans une histoire touchante, émouvante, celle d'un amour sincère qui s'avère impossible à cause d'un trop grand décalage culturel et d'une vision de la vie différente. Les acteurs sont bons, c'est triste donc c'est beau...
Très joli film, porté par deux superbes acteurs que sont Emilie Dequenne, lumineuse et touchante à souhait et Loic Corbery, ténébreux pygmalion, souvent déroutant. Lucas Belvaux transcende cette histoire d'amour sur fond de fracture sociale et culturelle. Le scénario est intelligent, quoiqu’un peu long, et joue sur la subtilité de la passion. C’est de l’art à ce niveau et non pas une banale comédie amoureuse. Je vous le recommande.