Pas son genre
Note moyenne
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422 critiques spectateurs

5
44 critiques
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Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2014
Une histoire à la base banale : la rencontre d'un prof de philo parisien envoyé, un peu contre son gré, à Arras, et d'une jolie coiffeuse éprise de people et de karaoké. Mais la composition éblouissante des deux acteurs nous touche de plein fouet, car tout est d'un réalisme saisissant et nous plonge dans nos souvenirs de jeunesse. Une belle réalisation.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2014
Après "38 témoins" qui m'avait royalement barbé, ce 9ème long-métrage de Lucas Belvaux m'attirait davantage. Pour la 1ère fois, le réalisateur belge se tourne vers le genre du film romantique.
Il met ici en présence 2 héros que tout oppose a priori, à savoir une coiffeuse enjouée fan de karaoké (radieuse Emilie Dequenne, parfaite pour ce rôle), et un professeur de philo intellectuel et cérébral (révélation Loïc Corbery, issu de la Comédie Française).
Elle est fleur bleue et attend le grand amour, lui ne croit pas au couple et ne souhaite pas s'engager.
On assiste à cette collision de cultures et de valeurs, au fur et à mesure que le couple fait connaissance et s'apprivoise, ce qui s'apparente alors à une comédie romantique classique mais charmante.
Heureusement, "Pas son genre" (2014) ne se limite pas à cette jolie amourette, et s'avère plus profond au fil des interrogations qui se font jour, jusqu'à un dénouement brillant et (plus ou moins) inattendu.
Un film d'amour à la fois léger et intelligent, que je vous recommande.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2014
Après ses drames sociaux aux accents de thriller avec Yvan Attal,Lucas Belvaux change complètement de registre avec cette comédie romantique hors des sentiers battus. En effet," Pas son genre" ne s'intéresse pas à la formation du couple,mais à son existence impossible,barrée par des écarts socio-culturels béants,que le sexe seul ne peut combler. Un discours profondément pessimiste et déterministe,apporté toutefois avec la subtilité nécessaire,notamment dans les silences révélateurs,ou dans les efforts besogneux que l'homme et la femme fournissent,pour se rapprocher vainement l'un de l'autre. Le regard de Belvaux comprend mieux le prof de philosophie élitiste,qui vit comme une expérience ethnologique son année à Arras que la coiffeuse faussement écervelée éprise de karaoké et de grands sentiments. Et pourtant,c'est bel et bien Émilie Dequenne qui crève l'écran. Dans un rôle proche d'elle:vivante,vibrante,spontanée,optimiste... elle a toute notre empathie. Au-delà des clichés vivaces,cette étude de caractères laisse groggy par son réalisme.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2014
(...) Lucas Belvaux, réalisateur belge chevronné et engagé, est connu pour sa dénonciation farouche des inégalités sociales et sa propension à contester l'ordre établi (...) Il délaisse ici son sujet de prédilection pour ce qui se présente comme une comédie douce-amère sur la difficile condition humaine (..) Le couple improbable qui se forme sous nos yeux parait dans un premier temps n'avoir qu'une fonctionnalité somme toute illustrative (...) Vivre ne s'apprend pas dans les théories littéraires, fussent-elles de Kant. Il faut accepter de souffrir pour se révéler à soi-même et rien ne remplacera jamais ce risque-là. Tout est mécanique chez lui (Clément), jusqu’au plaisir charnel. Son amour est pur et véritable mais trop contrôlé pour accéder à la vérité des sentiments (..) La caractérisation des personnages est un peu trop stéréotypé dans son premier tiers et la volonté perceptible qu'il a d’embellir l'antagonisme Paris/Province en surjouant la fierté et la beauté campagnarde contre l'austérité et l'inélégance de la capitale desservent un brin la force de son travail. Mais ces petites réserves, mises à part, n’entachent en rien l'intelligence et la sincérité du résultat final. A voir absolument !
Philippe C
Philippe C

12 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2014
Une mention spéciale pour Emilie Dequenne. Elle est tellement vraie ! Elle ne joue pas, elle vit son rôle.
J'ai beaucoup aimé le film. Car il n'est pas du tout caricatural.
Cela aurait pu l'être. Cette rencontre en ce jeune professeur de philosophie, imbu de lui-même, pédant, d'un milieu de haute "intellectualité" et la "coiffeuse" ringarde, en apparence! et c'est le plus important. Car elle se révèle beaucoup plus fine que ce à quoi on pouvait s'attendre.
Je n'ai pas mis 5/5 parce que je suis resté sur ma faim à la fin !
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2014
Le titre est trompeur. « Pas son genre » devrait plutôt se nommer « Pas sa classe sociale » (ça sonne moins bien, c’est vrai). Parce qu’on ne parle pas tellement de la différence homme-femme, mais plutôt et surtout de la différence entre la France d’en haut et d’en bas, via Clément (prof de philo intello parisien) et Jennifer (coiffeuse à Arras). Vu comme ça, on sent évidemment la montagne de clichés arriver. Mais il serait dommage de s’arrêter là. Car Lucas Belvaux semble assumer ceux-ci, pour nous interroger sur la possibilité pour ces deux êtres de vivre une relation amoureuse sérieuse. Il y réussit assez bien, selon moi : j’ai cru aux personnages et à leur relation, je me suis attaché à leurs tentatives de concilier les univers de l’un et de l’autre (littérature pour l’un, karaoké pour l’autre). Par contre, le conflit Paris-Arras ne sort jamais vraiment des stéréotypes, je pense qu’on aurait pu s’en passer. Belvaux met en scène de façon élégante cette relation Loic-Jennifer, il y a des très beaux regards, on sent la caméra tomber amoureuse de ces personnages également ; je me suis régalé avec toutes les scènes au karaoké, par exemple (et quelle bande-son !). Et puis comment ne pas évoquer Emilie Dequenne, qui irradie sur tout le film par sa beauté, sa spontanéité et sa tendresse ? Et en plus, elle chante bien ! Que demander de plus ? Je pense qu’il s’agit d’une des meilleures performances d’actrice francophone vue récemment. Face à elle, Loic Corbery est bon aussi, dans un tout autre registre, gardant beaucoup de mystère en lui.
La dernière partie est plus déroutante, mais avec le recul, je pense qu’elle est pertinente de la part de Belvaux, qui ne juge pas ses personnages et reste dans ses questionnements plutôt que d’imiter les comédies romantiques classiques. Sans être révolutionnaire, il parvient à trouver une voie peu commune dans le cinéma francophone, quelque part entre le cinéma coloré à la « Demoiselles de Rochefort » et le drame social à la Dardenne brothers. Et on se dit qu’Emilie Dequenne aurait pu sans problème jouer les rôles de Deneuve chez Demy ! Rien que pour rêver de ça, je suis content d’avoir vu ce « Pas son genre » !
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2014
Dommage que certaines scènes soient portées par des acteurs jouant plus au style théâtral que cinématographique, cela gâche une bonne partie du film. Autre déception au niveau du traitement de l'histoire, bien que touchante, elle reste superficielle. Sans l'actrice principale, sans l'originalité du lieu, ce film ne serait qu'une comédie dramatique de plus, prête pour passer à la télé.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 15 octobre 2014
On s'étonnera qu'en 2014 une coiffeuse, intelligente bien que peu cultivée, ne prenne pas 5 mn pour aller taper sur google le nom de son nouveau boyfriend et s'apercevoir que ce dernier ne croit pas beaucoup aux histoires d'amour s'inscrivant dans la durée. Car plus que l'antagonisme prof de philo/coiffeuse qui est assez prévisible, on s'aperçoit au bout d'1h, quand le film commence à décoller et délaisse un peu poncifs du genre et dialogues sur-écrits, que c'est plus une opposition des caractères qui pose problème entre ces deux là. Un final pas très crédible ( spoiler: il est là 3 jours par semaine mais c'est elle qui quitte la ville pour le fuir
) achève les bonnes intentions du film et la belle performance d'E Dequenne.
Patricemarie
Patricemarie

49 abonnés 1 280 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2014
Je peux dire que dans ce film:

- On voit beaucoup Emilie Dequenne sous toutes les couture surtout en gros plan.
- Emilie Dequenne chante très bien, démonstration faite sur "I will survive"
- Ce quasi one man show d' Emilie Dequenne laisse un sentiment amer sur les couples superficiels de province.
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2014
Long-métrage intéressant, "Pas son genre" offre une histoire originale et réaliste grâce à un scénario bien écrit. Néanmoins, la réalisation ne permet pas d'être pleinement captivé et les acteurs sont justes mais sans plus. Ainsi, le film divertit quelque peu tout en étant plus ou moins ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 octobre 2014
fabuleux ce film! Il faut du temps pour se mettre dedans car le personnage principal n'est pas très attachant: un professeur de philo inexpressif et hautain. tout change lorsqu'il rencontre Jennifer. les deux personnages sont tellement différents que ça en est fascinant. C'est cette opposition de style qui nous permet d'apprivoiser les personnages. Dès le début, on a les clés de l'intrigue amoureuse en main: elle croit au prince charmant et lui ne croit en rien. Sa chaleureuse simplicité contraste avec sa froideur. Et pourtant, comme on a de la peine autant pour lui que pour elle! Comme les émotions sont bien amenées! Certaines scènes sont absolument stupéfiantes. Lorsqu'elle lui dit je t'aime et qu'il la regarde avec un sourire mystérieux. Ce film met en scène des personnages formidablement humain, avec tout ce qu'ils ont de complexe et de dérangé. Le réalisateur ne nous donne pas la clé. il nous laisse, spectateurs, devant ce terrible tableau de la fragilité des sentiments.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 septembre 2014
Lucas Belvaux, c’est plutôt mon genre de cinéma. De ses premiers films très sociaux à « 38 témoins » , plus soigné mais essentiel, il propose un point de vue sans être lourd, sans l’imposer. Il y a quelque chose de différent, de reconnaissable: comme s’il essayait de nous montrer une idée principale dans une scène, puis de la recouvrir d’un léger voile dans la suivante. La nuance intelligente est palpable et Belvaux ferait un bon diplomate, lui qui est déjà un bel ambassadeur du cinéma belge dans le monde...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 septembre 2014
Quelle délicatesse,quelle sensibilité dans ce film ! Emilie Dequenne est touchante,émouvante,parfaite dans ce rôle de coiffeuse éprise d'un prof de philo qui n'est pas de son monde...Ce film est un régal!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 septembre 2014
Fin décevante, histoire lente et fatigante, grosse déception.
LALALALALERE
LALALALALERE

21 abonnés 199 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2014
Un film intelligent, rempli d'humour, fragile, avec une merveilleuse Emilie Dequenne. La fin est étrange, énigmatique. On aurait voulu en savoir plus. Belvaux réussit quelques moments de grâce. Ce n'est pas donné à tout le monde.
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