"Furyo" est un bon film, mais je lui mets que 2 étoiles. Oui, l'histoire est belle, à cause de l'atrocité de la guerre, entre ennemis, une amitié forte s'installe entre eux. Oui, la bande originale est magnifique. Oui on ne s'ennuie pas. Oui, Kitano, Bowie, Sakamoto et Conti et les autres acteurs jouent bien. Pourtant, ça ne m'a pas transcendé, je ne sais pas pourquoi, il n'y pas eu ce petit plus qui m'a fait innonder d'émotions. Dans un film, tout est une question de perception, en regardant Furyo, je me suis pas dit " ho, c'est l'un des meilleurs film que j'ai vu ". Un autre point que j'aimerais souligner, est le fait que l'affiche du film est un peu trompeuse. Pour moi, les rôles secondaires du film étaient nettement plus intéressants, notamment l'amitié entre Kitano et Conti. Surtout lors de la toute derniere scène que je trouve très touchante. Malgré tout, j'ai passé un très bon moment en regardant "Furyo".
Un peu déçu par ce furyo que j'ai trouvé peut-être trop lisse et facile parfois. Les personnages sont en somme assez caricaturaux (la scène de flashback m'a interloqué - le personnage de Celliers en général en fait) et seul l'égard de Yonoi envers Celliers nous sort de cette routine au seul intérêt documentaire. Quelques beaux plans / belles scènes quand même (le face à face yonoi/celliers lorsque ce dernier est enterré jusqu'au cou) mais ça n'a plus rien à voir avec ce qu'on pu me transmettre les premiers oshima
Quand deux grandes stars internationales de la scène rock se rencontrent dans un film à la production elle-aussi internationale, il ne peut s'en dégager qu'une magnifique histoire d'amour. La pureté des sentiments est sublimée par le regard attentif du réalisateur. Merry Christmas, Mr Oshima. Merry Christmas !
Un film qui garde toute sa puissance, mais qui accuse quelques longueurs dans sa réalisation. Reste un sujet intéressant, et surtout un duel saisissant entre Bowie et Sakamoto.
Un film magnifique ou il ne faut pas se laisser prendre par le piège de la violence qui chez Oshima est un moyen de nous prendre à contrepied pour faire passer le reste c'est à dire plusieurs lecons de vie. Cette cohabitation entre deux cultures est d'une richesse exceptionnelle si on songe à d'autres chefs d'oeuvres tel La grande illusion qui analysait les rapports humains entre gens d'une meme classe sociale certes appartenant à des pays différents mais à la meme civilisation. Rien de tel ici meme si les prisonniers anglais ont au début une vue monolithique des cultures Toute la richesse du film est de montrer que l'occident et l'orient peuvent et doivent arriver à se comprendre et à se respecter. Tout le mystère et toute la richesse de cette dualité affrontement-confrontation culminent dans le face à face inoubliable entre Celliers(prodigieux David Bowie)et Yonoi(prodigieux Ryuchi Sakamoto)qui donnent à leur affrontement subtilité,sensualité et poésie. Lors de la scène clé ou Celliers étreint Yonoi qui finit par craquer l'officier japonais devient injustement la première victime de sa fascination pour l'occident qui met à mal le code de l'honneur nippon qui n'accepte pas la défaite sans la mort. Les seconds roles Tom Conti en tete sont superbement rendus avec en cadeau une belle et touchante scène finale qui vient nous delivrer un regret teinté malgré tout d'un espoir pour le futur. Comment ne pas mentionner la musique douce,suave, poétique et quasi sensuelle de la pop star japonaise Ryuchi Sakamoto qui interprète le capitaine Yonoi? Après avoir visionné avec un recul de plus de 20 ans ce grand film humaniste,on regrette toutefois que le cinéma de tous les pays n'aient pas fait appel plus souvent à David Bowie et Ryuchi Sakamoto quand on revoie le niveau de leur performance et leur pouvoir émotionnel.
L'occasion d'un hommage pour David Bowie sur arte pour poser une rapide critique de Furyo. Deçu de ce revisionnage. Et pourtant ça me fait bien mal au coeur, j'aurais aimé t'apprécier pour ce film Bowie, RIP à toi, grand artiste précurseur, mais me concernant ce n'est pas ce film que je retiendrai de toi. L'époque de tournage et son interprète principal me faisait espérer de retrouver un film pétant les années 80 dans toute sa splendeur. En fait, je me suis retrouvé devant une oeuvre non seulement vieillie en ce qui concerne les coups en carton assenés aux protagonistes ou encore les hara-kiri où l'épée ne rentre pas du tout dans le ventre mais en plus extremement lent dans sa narration qu'on appréhende difficilement (où veut-ils en venir?). Après peut-être que le cinéma d'aujourd'hui, plus évolué dans son approche consumériste, m'a conformer à des films dynamiques sans fond intellectualisé, qu'on gobe pour l'image
pendant 2 heures, pour attirer le plus de monde, puis pour passer à autre chose qu'on a à nous vendre.
Peut-être, oui. Toujours est-il que la scène finale est certes jolie, avec Bowie (oui, on/je voit plus David
Bowie le chanteur que le soldat Jack Celliers) ensablé et agonisant au soleil sous les choeurs solidaires
des soldats... mais rendu à ce stade du film qui a cumulé les défauts surranés et les longueurs qui perdent
le spectateur on n'y croit plus vraiment, malheuresement. Surtout quand on a vu Le Dernier Samourai qui
fait mieux (sous un angle plus théatral et moins réaliste, sans doute, mais largement) en terme de dualité
occidentale-nippone, ou encore Le Pont de la Rivière Kwaï en ce qui concerne la peinture d'un camp de
soldats prisonniers américain pendant la guerre. Selon moi le film souffre en plus de l'aura de Bowie qui
n'est pas réellement crédible en acteur (au moins ici, je trouve), malgré son jeu et son faciès que j'ai trouvé
juste. En effet, attribuez au Pape, Barack Obama, ou à Michael Jackson un personnage, et voyez
combien il devient difficile de voir autre chose que la célibrité en question, trop connu de la culture
populaire. Ni décors, ni musiques, ni plan réellement marquant, et ajoutez-y une fin ambigüe, vous
obtiendrez un film qui sonne creux, pas réellement défendable pour son histoire pas assez singulière, ni
pour sa forme trop deffectueuse. Mais promis David, j'écouterai certaines de tes chansons encore et
encore avoir un plaisir qui ne décroira pas (en particulier Life On Mars...).
Musique extraordinaire, un david bowie bluffant, kitano emouvant. Un superbe film anti-guerre , pro homosexuel. Génial, la derniere minute est a pleurer.
Très intéressant ces variations autour des différences culturelles et des relations affectives entre geôliers japonais et prisonniers anglais, sur fond de croyances religieuses et de culte de l'honneur de part et d'autre. La musique est toujours aussi poignante. Un seul bémol : le côté parfois théâtral des acteurs et situations, et le manque de réalisme de certaines scènes. Certes, les images sont magnifiques, mais quelques fois trop pures et idéalisées pour traduire la rudesse des conditions de détention. C'est le style qui veut cela (aux antipodes des films d'action bien évidemment), mais peut-être est-ce un peu trop poussé sur certaines scènes. Un film qui vaut vraiment le coup, quoi qu'il en soit, pour le sujet abordé, la splendeur des images et la puissance des émotions véhiculées !...
Ce film est magnifique. Le contexte fait particulièrement froid dans le dos. Les images sont superbes, les atmosphères travaillées. Les acteurs sont excellents, surtout Sakamoto en terrifiant capitaine de l'armée japonaise.
Mon film CULTE. Une histoire complexe. Des acteurs magnifiques (Takeshi Kitano souhaitant un joyeux Noël à Tom Conti est prodigieux). Une réalisation inspirée (Bowie embrassant Sakamoto au ralenti).Une musique superbe. Tout y est. Rien que de penser à la fin du film j'éprouve plus d'émotions qu'après le visionage de 100 Titanic. Un pur chef-d'oeuvre qui aurait mériter la Palme d'or que beaucoup lui promettait (bien que "La Ballade de Narayama" soit un très bon film).
Furyo est un très bon film sur différents points. Le jeu d'acteur est vraiment convaincant et communicateur, on ressent une empathie pour les différents personnages et on est touchés à plusieurs reprises. On peut aussi ressentir une profonde injustice. Ce film montre bien les relations compliqués et ambiguës qu'il peut y avoir entre les hommes et montre une facette de la guerre dont on entends généralement moins parler mais qui est tout aussi intéressante. La merveilleuse musique du film est très prenante et reste en tête, rappelant l'opposition constante entre Celliers et Yonoï. Les scènes sont toutes chargées d'émotions. J'ai été convaincue par David Bowie en tant qu'acteur et je recommande vivement ce très beau film.