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Un visiteur
0,5
Publiée le 4 juin 2014
ce "film" est un documentaire sur Marlboro. En tout état de cause , au moins financé en partie par la marque.2h08 de cigarettes allumées,de paquets vides ou pleins, de cendriers . On sort de la salle intoxiqué mais soulagé en se demandant pourquoi l'on s'est infligé la punition de rester jusqu'à la voyant ces deux excellents comédiens Molière aurait pu dire " Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère?"
Enfin un film vraiment original, sensible, qui ne cherche pas à flatter le spectateur, qui n'est pas non plus dépressif, ni plein de prétention. C'est juste un film sur deux personnages, simple, un morceau de leur vie, assez étrange en même temps et étonnant, loin de ce qu'on pourrait s'attendre au départ.
C’est une histoire qui laisse un peu perplexe, le réalisateur a attaché beaucoup d’importance aux « non-lieux » ces endroits qui ne sont que des lieux de passages, comme ici à l’aéroport de Roissy. La caméra est souvent posée dans les grands terminaux à l'aéroport, dans le RER, à la Gare Saint Lazare, comme si on était là, assis, comme un oiseau qui regarde passer la foule, qui regarde les gens se presser et se battre contre le temps en assayent d’imaginer ce qu’ils pensent. L’histoire est centrée sur deux personnage un peu comme un roman, des chapitres différents s’enchaine pour pouvoir découvrir d’un coté la vie de la jeune Audrey, étudiante en situation bancale, qui a un métier à mi-temps, qui est devenu plein-temps dans un hotel proche de Roissy et d’un autre coté la vie de l’Américain Gary, stressé par son métier d’ingénieur qui ne le passionne plus et agacé par la vie avec sa femme qui lui déplaît de jour en jour. Les deux sont dans un changement de vie, dans un endroit de transit ! C’est vraiment une idée originale dans le scénario, certains moments sont un peu long, et d’autres très fantastiques, voir surréaliste tout ça sur une narration de Mathieu Amalric. Il faut rentrer dedans sans trop se poser de question et se laisser porter par le cours du film, c’est comme ça qu’on peut l’apprécier.
Huit ans déjà depuis le très beau Lady Chatterley, le dernier film de pascale Ferran, César du meilleur film. Bird People était donc très attendu. Je ne savais pas du tout de quoi il en retournait et plusieurs jours après l'avoir vu, il me hante encore. D'entrée, le film fascine. La gare du Nord, le RER B, les pensées des passagers. Plus il avance et plus il devient...
J'admire ceux qui auront compris le sens de ce film. Moi, ça m'est passé totalement à côté, bien que j'avoue ne pas avoir passé un mauvais moment... La première partie, celle avec Gary, n'est pas très claire : en dehors du fait qu'il en a marre de tout et de tout le monde et qu'il décide de tout plaquer, on reste un peu sur sa faim quant à ses motivations. Audrey qui, elle aussi, en a un peu marre de faire croire à ses parent qu'elle suit des cours à la fac' alors qu'elle n'est que bonniche à l'hôtel Hilton de Roissy (belle présentation de la qualité des relations humaines dans cet hôtel qui n'a même pas pris un pseudonyme !...), devient un beau soir un moineau qui découvre plein de choses, certes, un artiste japonais (?), la vie cachée de certains de ses collègues, mais aussi un chat qui manque de peu de la bouffer et in hibou itou. Elle retrouve finalement sa forme humaine et rencontre Gary l'espace d'un trajet en ascenseur. Scénario curieux, assez ésotérique qui plaira sans doute à certains. Je n'y ai quant à moi pas tellement retrouvé mon compte, en dépit de belles images et d'acteurs corrects.
De manières différentes, chacun a besoin de prendre une liberté inespérée. L'un se pose en quittant tout, l'autre s'envole littéralement... Audacieux, intriguant et touchant. Le duo principal captive.
Beau film exigeant, au rythme lent et au style presque documentaire, jusqu'à une envolée symbolique et réelle qui vaut la peine et se mérite. L'américain est moins intéressant que la petite française, femme de chambre. Dommage que la première partie soit si longue et appuyée. Très pénible scène de rupture sur skype.
Entre un film de présentation du Sheraton ou d'Adp, il y a une démonstration d'animation 3D avec un moineau et des histoires multiples qui n'ont pas de fin, comme la fin du film qui tarde à venir ! Un exercice de style technique mais certainement pas un film ! Payer 14 € pour cela c'est de l'arnaque...
Fallait-il un film aussi long pour réunir deux personnes qui font le point sur leur vie qui les déprime? Ou bien au contraire, est-ce que la réalisatrice filme l’ennui des personnages seuls dans des lieux aussi impersonnels que des hôtels d’aéroport? Cela aurait pu faire un court métrage intéressant et plus concis et en cela plus poignant dans ces vies tristes et lieux moroses. Au lieu de cela, on s’ennuie assez vite. Seule la dernière scène est salvatrice
Quel beau moment de cinéma. Ce film m'a transportée de bout en bout ; une première partie intrigante et une deuxième partie tout en douceur, en mélancolie, en poésie. Un film très humain, sincère, magnifique. Deux heures suspendues, hors du temps.
Le sens du vent. L'oiseau en cage ne sait pas qu'il ne sait pas voler. Pascal Ferrand s'amuse avec son drone pendant une heure. A trop vouloir m'enfermer pour retrouver ma liberté.
Un film qu’on peut clairement décomposé en deux parties, dans la première il est fait le choix du réalisme aboutissant à une réflexion sur les choix tandis que la seconde s’engouffre dans un fantastique empreint de légèreté. Pendant une heure le long-métrage présente un véritable intérêt qui s’évanouit comme un battement d’aile par la suite.
Inclassable, poétique, insolite : ce nouveau long métrage de Pascale Ferran est une réussite indéniable. Espérons que sa singularité ne l'empêche pas de trouver un vaste public.
Le film de Pascale Ferran est assez désarçonnant, pas désagréable, mais plutôt étrange. En fait, le film se concentre essentiellement sur deux personnages principaux : un ingénieur américain logeant dans un hôtel près de l’aéroport de Roissy et venu en France pour une réunion business et une étudiante travaillant à mi-temps dans ce même hôtel pour payer ses études. Mais, si on excepte cette localisation géographique commune, les deux personnages n’ont que peut de moments en commun et le film semble se scinder en deux en suivant quelques jours de la vie de ces deux êtres. Cela ne gêne pas et on prend autant plaisir au drame intimiste, et presque en huis-clos, de cet ingénieur qui en une soirée et dans l’intimité (donc) de sa chambre va bouleverser totalement sa vie qu’aux aventures surnaturelles de cette jeune fille qui dans la peau d’un (... je vous laisse le découvrir) va voir le monde sous d’autres perspectives. Le premier offre de beaux moments d’incompréhension entre cet homme qui renonce à tout et ces collègues, avocat et femme (l’affrontement entre cette dernière et son mari via Skype est d’ailleurs très fort) et le deuxième des plans spectaculaires et parfois poétiques qui chassent les dialogues, si présents dans le premier, pour du cinéma très visuel. Le film est un peu décevant dans sa conclusion et n’échappe pas à quelques coups de mou au long de ces deux heures, mais le spectacle qu’il offre est assez envoûtant. À voir.