Bird People
Note moyenne
2,9
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197 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 2 juillet 2014
Bird People est de ces films qui nous mettent dans un état de contemplation vide. La réalisatrice a dû pondre une page de texte en tant que scénario pour ensuite filmer tantôt des tapis roulant, des gens qui marchent, des bouteilles de javel et j'en passe. Dire que le film est totalement vide serait malhonnête car il y a vraiment du fond dans ce qui est montré, mais il nous fait parvenir un message en 2h là où 1h20 aurait largement suffi. Et encore il resterait des séquences planplan pour montrer combien on est un grand artiste...
La réalisation est finalement de celle qu'on voit beaucoup trop, quelque chose d'extrêmement conditionné et uniformisé, de codifié pour se sentir grand cinéaste, alors qu'il ne fait qu'ennuyer le grand public, moins habitué à se prendre la tête pour analyser et comprendre où se trouve la quintessence de la subtilité artistique dans l'élément de la vie de tous les jours, le banal, le monotone. Cette bouteille de javel filmé en coin, c'est la monotonie de la vie de la jeune fille, pardi ! c'est sa vie de tous les jours, son rôle dans l’hôtel, résumés en une image ! Ouais, enfin si on avait encore besoin de ça pour comprendre.
Reste que le film aura au moins une légère touche fantaisiste appréciable - dont la survenue restera une énigme vis à vis du reste du scénario - mais qui traînera malheureusement en longueur au travers de toujours autant de contemplation vide..
Roger O.
Roger O.

15 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2014
Chacun dans sa case, chacun dans ses problèmes: même dans le RER bondé, pas la moindre solidarité, pas la moindre communauté humaine, tant les voyageurs sont englués dans leurs soucis individuels de travail, de famille.

Chacun fuit ses responsabilités: pour rompre, l'Américain choisit la visio-conférence. Il n'a jamais eu le courage de s'expliquer clairement avec sa femme et il ne peut le faire que par l'intermédiaire d'un écran d'ordinateur à des milliers de kilomètres de chez lui. Il n'a que faire de la vie de son épouse totalement anéantie par sa décision soudaine et égoïste

Chacun ment: le concierge du luxueux hôtel, dont les fenêtres donnent sur l'aéroport Charles-de-Gaulle, fait croire à sa collègue de travail qu'il dort chez un copain, en attendant de trouver un logement décent. En réalité, il couche dans sa voiture. Même la vieille cliente bien mise et si respectable raconte au téléphone qu'elle est dans le couloir de son immeuble alors qu'elle regagne sa chambre.

La petite bonne du Hilton de Roissy, à qui personne ne parle, dont le travail n'est reconnu par personne, en a assez de nettoyer la saleté des autres, ces autres qui restent dans leurs cases toutes identiques. Elle décide de fuir, elle aussi: elle devient oiseau, comme dans un conte de fées, un simple moineau qui survole l'aéroport, de nuit, pendant que David Bowie chante Space oddity. C'est beau un aéroport vu d'oiseau, mais quand on est un petit oiseau, on court le risque d'être dévoré par un chat ou un hibou. Humain ou animal, on n'est jamais tranquille...sauf quand un artiste vous prend pour modèle, et qu'on devient tout fier qu'il vous dessine. Vous êtes enfin devenu quelqu'un.

Quelqu'un, une personne, pourtant identique à d'autres personnes. Une parmi d'autres, avec un nom et un prénom. Et non plus personne, le néant. Nobody.

Pascale Ferran sait filmer, nous amuser et même philosopher.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 juin 2014
Pour me consoler de la Vie d'Adèle, vu tout récemment et détesté, j'ai couru voir Bird People afin de retrouver la profondeur, la vitalité frémissante et la sensualité de Lady Chatterley.
Le sujet semblait en promettre beaucoup. Hélas hélas hélas, après un début hommage à Wenders, cela commence comme les Ailes du désir: on entend les pensées de personnes dans le RER, ce film, où il est question d'ailes aussi (de désir beaucoup moins par contre!) ne décolle, ,au propre comme au figuré, qu'après une heure et demi interminables, avec le portrait raz du plancher du personnage masculin, totalement insipide et cliché: le success boy américain qui rompt brutalement avec sa vie futile et frustrante après une crise d'angoisse dans un hotel de l'aéroport de Roissy ou il est venu pour affaire. Par malheur, l'acteur, a, en prime, à l'instar de son personnage falot, un charisme d’huître, une expressivité proche de zéro, pas un seul un instant on est touché par son histoire: pire, on s'en fout des problèmes existentiels de ce pur produit de l'Amérique libérale ( quels problèmes exsistentiel d'ailleurs? on ne saura jamais ce qui a été le déclic de sa rupture, qui en plus ne lui coûte pas grand chose sur le plan matériel). Filmé à plat, pas une once de la poésie annoncée par la critique n’effleure ce pauvre pantin au regard vide, au court de cette heure et demi ou on le voit fumer à la fenêtre,téléphoner( avec des dialogues tous plus clichés et attendus les uns que les autres), boire à son bureau, téléphoner, puis fumer à la fenêtre, téléphoner, boire à son bureau...puis rompre enfin sur Skype, avec sa belle femme blonde (forcément) et insipide autant que lui, le cliché de l'américaine dans les séries, via une scène interminable elle aussi. Deux têtes à claques dont les états d'âme nous agacent plutôt que de nous émouvoir. Quand enfin arrive l'inattendu, le merveilleux et la poésie, il est bien trop tard pour se réveiller de l'engourdissement pesant dans le lequel on a été pris au piège les 3/4 du film en se demandant tous les quart d'heure, si on ne va finir par sortir sans attendre ce merveilleux tant promis. Qui aurait peut-être pu fonctionner avec 3/4 d'heure de moins dans cette première partie et surtout un autre comédien, c'est fort dommage pour le moineau et Anaïs Demoustier qui parviennent malgré tout à nous arracher quelques sourires mais surtout une grosse nostalgie de ce qu'aurait pu être ce film au joli sujet...Gros gâchis!
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 juin 2014
Fan de cinéma et de Pascale Ferran, je me demande comment j'ai pu supporter ce film!
Première partie: documentaire sur le RER B et Roissy.
Deuxième partie :une fiction à laquelle on ne peut adhérer tant elle est banale.
Qui n'a pas rêvé d’être un oiseau un jour?
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2014
Il était une fois un prince charmant. Fatigué d'une vie qui ne lui convient plus et d'un labeur qui a trop duré, il décide de tout plaquer, du jour au lendemain, dans une chambre d'hôtel. Dans ce même endroit, Cendrillon récure, range et frotte toutes les cochonneries de son prochain. Dame de chambre le jour, elle se transforme une nuit en petit moineau virevoltant où le vent le mène.

Malgré un côté fantastique assumé, Bird People ne s'approche pas du conte mais plutôt du récit existentialiste. Ambitieuse, cette mise en scène veut capter tout ce que l'homme ne voit pas. Les gens, leurs pensées et ce qui font d'eux des êtres contradictoires. Nous sommes à la fois tous différents, et tous identiques. Pascale Ferran s'attarde néanmoins sur deux personnages, perdus dans un lieu de transit où les individus s'arrêtent mais ne vivent pas, en attendant leur prochaine destination (l'hôtel est près d'un aéroport).

La première partie, reposant sur Gary, est excellente de minimalisme. Presque en huit-clos, nous assistons aux heures les plus importantes de la vie d'un homme. Jouant la froideur et l'apaisement dans un mélange convainquant, l'interprétation du trop peu connu Josh Charles est très intelligente, à l'instar du traitement psychologique qu'en fait la réalisatrice de Lady Chatterley. Loin de tout et de tout le monde, cet homme peut réfléchir enfin à ce qu'il veut.

La deuxième partie, se passant largement à l'extérieur, se situe presque à l'opposé de la précédente. Malgré ce contraste séduisant, elle n'en reste pas moins un échec. Surfant sur le même style existentialiste, on s'ennuie beaucoup à suivre cet oiseau ne sachant pas où aller, tel le scénario perdant de vue sa cohérence générale. Nous entrons en empathie avec cette jeune femme grâce au charme de Demoustier, sans réellement la comprendre.

Il est par ailleurs heureux que la fin réussisse à remonter le niveau de la narration en mettant en point d'orgue les difficultés qu'ont les humains à se comprendre, ainsi que les paradoxes de notre langage. Existons-nous pour autrui où sommes-nous invisible dans cette société ?
Patmarob
Patmarob

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 juin 2014
Bird People ne laisse pas indifférent...Les critiques de la presse m'ont incité voir ce film, si je reconnais des innovations et un réel travail dans la réalisation, je ne suis pas rentré dans le film. L 'image est soignée, les plans sur l'aéroport de Roissy et ses extérieurs sont beaux et travaillés . La première partie traite d'un cadre américain en rupture totale avec sa vie professionnelle et affective ; la seconde est plus déroutante, une employée de l'hôtel explore le monde extérieur transformée en oiseau...La vie présentée comme une fuite, un refus du quotidien et de ses contraintes, un éloge de la liberté ..Un film certainement ambitieux mais qui m'est apparu très long.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 juin 2014
Du lever au coucher un film planant, exaltant, drôle triste et poétique, sur la terre et dans les cieux, dur comme la pierre et volatile comme l'éther, à voir sur grand écran obligatoirement. Le jeu des acteurs est exactement juste, le choix de ziggy pour le vol est une perle, la caméra est un vaisseau fantôme, une expérience cinématographique comme je n'en attendais plus, sensible, intelligente, étonnante, onirique. J'y retourne les yeux grands
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2014
Inclassable, poétique, insolite : ce nouveau long métrage de Pascale Ferran est une réussite indéniable. Espérons que sa singularité ne l'empêche pas de trouver un vaste public.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2014
(...) Pascale Ferran, revient après 8 ans d’absence, avec ce film très poétique qui nous fait réfléchir sur notre problème de communication et nous amène à profiter de l’instant présent à travers la métaphore filée de l’oiseau. On commence dès la première scène, dans le quotidien des transports, qui nous est tous familier. La foule du lundi matin qui se presse aux machines à tickets, les escalators qui se croisent, les gens qui se bousculent, les horaires qui nous dictent notre vitesse, la sonnerie des portes qui se ferment. Bref, on nous représente déjà les cages qui nous rendent solitaires et coupent nos ailes.
(...) Réalisé en chapitre séparé, Bird People parle de ces deux personnages, qui ont chacun une soif secrète de liberté. Tous deux veulent vivre différemment du quotidien construit qui les a emmurés et privés de connaitre réellement ceux qui les entourent. Le seul moyen pour eux est alors de briser les habitudes. Audrey, plongé dans le noir, est contrainte de s’élever sur le toit de l’Hôtel. L’histoire brise alors les conventions mais devient d’autant plus intéressante (...)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 juin 2014
Toutes ces heures de transport sont soudainement convoquées. Ces heures que l'on s'applique souvent à "tuer" s'imposent, magnifiées, à travers deux personnages qui rêvent de ne plus les subir pour enfin les vivre. S'évader du pragmatisme, décoller littéralement comme métaphoriquement, devient un besoin vital ... Un bel hommage à tous ceux qu'on croise sans avoir le temps de les regarder. Un bel hommage, finalement, à ce qui fait, s'il en est une, la grandeur de l'humanité.

PS ) Mention spéciale pour la première scène qui est vraiment remarquable, ainsi que pour la scène de mise au point et de séparation.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 juillet 2014
Ce film est très très bon, très original. J'ai très apprécier la tournure que ça a pris.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2014
"Bird People" est un très beau conte sur l'émencipation, racontant avec apaisement et légèreté la coupure de deux personnes d'un monde hyperconnecté. Quel bonheur de voir ainsi un film si proche de ma propre vision du monde. Merci Pascale Ferran !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2014
Chef d'oeuvre ! Merci ! Je crois pouvoir dire avec certitude que ce film est un hymne au spectateur. J'accepte la métaphore du moineau, mais c'est bien parce que dans The tree of life le nuage de moineaux est associé à dieu. Enfin, j'aurais accepter de toute manière puisque cela ne manque pas de charme et de naïveté. Bird people : personne ou tout le monde, n'ayant pas de casquette mais une identité propre, à cela près que tous nous nous ressemblons, égaux face au film en tant que spectateur ou face au monde. Sommes nous des moineaux ? Que sommes nous en tant que spectateur ? Le cinéma comme tour de contrôle. Le spectateur entre décollages et atterrissages. Je pourrais, probablement sans trop d'erreurs, filer une métaphore sur le spectateur et sa place dans le cinéma et dans le monde en relevant chaque élément du film pouvant s'y rattacher. Cela serait probablement intéressant, mais laborieux, alors je laisse, qui veut, le faire pour lui même. Mots clés : miettes(petit poucet?)-fenêtre-image-mouvement-envol-atterrissage-identité-double-communauté-communions-(chez-soi)-passage-sommeil-rêve-humain-(en-transit)-réalité-lien-impersonnel-nuit-intérieur-soi... Les principaux sont là.
-L'image clé, c'est le piano qui joue une partition sans personne pour la jouer-
Je m'attendais en allant voir le film à une réalisation beaucoup plus enlever et vibrante. J'ai eu beaucoup mieux que ça. Sans gâcher la fête, je dirais que c'est grâce à cette minutie appliquée que la magie peut prendre autant ensuite.
Ce que dit ce film, entre autres, sur notre monde et qui me semble crucial, c'est qu'aujourd'hui un homme qui décolle, c'est d'abord une histoire d'atterrissage. Et puisque ce film encre sa fantaisie dans le monde du quotidien, si je n'avais pas été déjà sur le sol il m'y aurait attiré. Mais c'est bien parce que je suis au sol que je peux rêver, grâce au film, à ce que la terre, un jour, devienne un ciel à notre portée. Grâce au cinéma, dans la terre des hommes, enraciné. De l'humain dans l'humanité.
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

235 abonnés 2 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2014
Beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord, ce film nous montre la vie des hommes et des femmes en France, de nos jours, avec beaucoup de justesse. La mise en scène est souvent originale spoiler: (les trajets dans le RER avec les pensées et petites habitudes de chacun et, bien sûr, tout ce qui touche aux moineaux)
. Le film est souvent étonnant et donne matière à réfléchir, en particulier sur le « Burn Out ». La fin du film est simplement magnifique. Un film qui sort vraiment des sentiers battus…
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 juin 2014
Long et pénible. J'ignore vraiment pourquoi je suis allé voir ce film. Le film a sûrement été sponsorisé par Toblerone, Oasis et Coca-Cola, en tout cas je ne compte plus les placements de produit.

Les transitions sont brutales, une voix de narrateur qui se fait entendre au bout de quarante minutes (et qui semble sortir de nulle part sur le coup on pourrait se dire "hein?! qui parle?!") et qui disparaît purement et simplement du film comme elle est venue. Cela se veut certainement artistique,
dénonciateur, poétique et/ou je ne sais quoi, en attendant c'est long.
C'est pénible.
On voudrait se crever les yeux et sortir, se faire rembourser. Même l'artiste -parlant japonais (Pourquoi d'ailleurs? il n'est même pas japonais, il aurait pu parler sa propre langue, cela aurait été plus naturel? ou s'il ne parle rien, pourquoi ne pas engager quelqu'un ayant une autre langue?)- est en carton et a un accent bizarre.
La bande annonce ne reflète pas le contenu et fait miroiter un film plutôt mouvementé, vivant alors que la séance est morne, entre trente vues panoramique, quelqu'un daigne bouger un petit doigt. Ou se met à piquer une colère pendant plus de 30 minutes. Peut-être qu'il y avait un stock d'images panoramiques et un dompteur très fier de ses moineaux apprivoisés? Si ce n'est que pour montrer des moineaux savants et du vide je préfère ouvrir la fenêtre.
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